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Opposé à Martelly sur sa méthode, Levaillant Louis-Jeune veut « trois conseillers provisoires » au CEP permanent

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A peine revenu de l’étranger, le président de la Chambre basse exhorte le chef de l’Etat à rechercher un consensus avec les forces vives du pays et annonce l’examen par étape de la demande de mise en accusation du président du CSPJ formulée par les barreaux

Publié le lundi 27 août 2012

Absent du pays depuis une semaine, le président de la Chambre basse, Levaillant Louis-Jeune, à peine rentré, a relancé lundi le débat sur le conseil électoral permanent contesté en envisageant une possible désignation de « trois représentants provisoires » du Parlement malgré son opposition catégorique à l’initiative unilatérale du Président Michel Martelly de mettre en place un CEP de six membres.

Affirmant qu’il restait attaché au principe de la représentation du pouvoir législatif dans l’organisme électoral, le Député de Desdunes (Artibonite, nord) a fait savoir que lesdits « conseillers provisoires » devraient être choisis par les deux Chambres réunies en assemblée nationale.

Son homologue du Sénat, Dieuseul Simon Desras, avait déjà évoqué ce scénario devant l’impossibilité matérielle pour le Grand Corps de réunir les deux tiers nécessaires à la désignation des représentants de l’institution parlementaire.

Par ailleurs, Levaillant Louis-Jeune s’en est pris au chef de l’Etat qui, explique-t-il, a pris sur lui, en violation de la constitution amendée en vigueur, d’autoriser l’entrée en fonction de six membres du conseil électoral permanent alors qu’il en fallait neuf. Il appelle le chef de l’Etat, en tant que garant de la bonne marche des institutions, à dégager un consensus avec les différents secteurs de la vie nationale sur la formation du CEP chargé d’organiser les prochaines élections sénatoriales, municipales et locales.

Dans cette perspective, le président de la Chambre des Députés -qui continue de réclamer la démission du président du conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Me Anel Alexis Joseph- souhaite que l’Exécutif réévalue le mode de désignation des trois représentants du CSPJ au CEP entaché de graves irrégularités et à l’origine d’une vague de protestations.

S’agissant de la demande de mise en accusation de Me Joseph qu’a introduite la fédération des barreaux d’Haïti, la correspondance, comme toute autre pétition reçue, fera l’objet de discussions en conférence des présidents avant d’être portée devant l’assemblée des Députés, a conclu Levaillant Louis-Jeune.

La constitution du CEP permanent continue d’aviver les tensions entre d’un côté l’Exécutif et de l’autre le Parlement, la classe politique et la société civile qui, dans leur majorité, ont dénoncé une tentative de hold-up politique visant à garantir la mainmise du pouvoir sur l’appareil électoral et l’enclenchement d’un cycle interminable d’élections officielles. spp/Radio Kiskeya

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