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Laurent Lamothe et deux autres candidats écartés par le BCED

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Sur les 23 candidats à la présidence contestés au niveau du Bureau du contentieux électoral départemental (BCED), les juges électoraux recommandent au CEP d’agréer la candidature de 13 d’entre eux. Ils rejettent les contestations portées contre six sans pour autant faire des recommandations au CEP. Et enfin, le BCED recommande au CEP d’écarter la candidature de trois d’entre eux…

Après plusieurs jours de retard et de suspense, les juges du BCED ont finalement rendu leur verdict tard dans la nuit du mardi 2 juin 2015. Cette instance juridique au niveau du Conseil électoral rejette les contestations contre les candidats suivants et recommandent au CEP de maintenir leur candidature dans la course électorale, il s’agit de : Moïse Jovenel, Moïse Jean-Charles, Desras Simon Dieuseul, André Michel, Narcisse Maryse, Célestin Jude, Etienne Sauveur Pierre, Jacky Lumarque, Gauthier Marie Josefa, Gauthier Marie Antoinette, Zenny Edwin, Alexandre Jean-Bony, Jean-Henry Céant.

Cependant, pour les candidats à la présidence Mayard-Paul Thierry, Brutus Pierre Duly, Day Louis Gonzague Edner, François Level, Andrésol Mario et Saint-Lot Danielle, le BCED rejette les contestations portées contre eux, toutefois, les juges électoraux n’ont pas recommandé au CEP de maintenir leur candidature dans la course.

Dans la troisième catégorie de décisions, le BCED estime les contestations portées contre les candidats à la présidence Laurent Lamothe, Antoine Joseph et Bennett Anthony fondées et recommandent à l’institution électorale de rejeter leur candidature de la course électorale.

On savait la candidature de Damalcy Kesler contestée, mais le BCED n’a rien dit sur son cas.

Après la publication de la décision du BCED, Néhémy Joseph, le dernier responsable du CEP a quitté le BED de l’Ouest 1, a lancé un appel au calme, soulignant que les élections sont un passage obligé. Il en a profité pour appeler les forces de l’ordre à bien jouer leur rôle. Il a fait ces déclarations dans un contexte où des rumeurs ont laissé comprendre que les partisans des candidats écartés par le BCED seraient sur le point de semer le trouble dans le pays.

Le conseiller Néhémy Joseph a souligné que les candidats lésés par la décision du BCED ou les contestataires disposent de  72 heures à partir de la publication de la décision des juges électoraux pour produire leur recours par-devant le BCEN dont la décision est sans recours.

Par ailleurs, intervenant mardi matin sur Radio Magik 9, le conseiller électoral Néhémy Joseph a fait savoir que les dossiers des candidats à la présidence (les 70 candidats) ont été analysés minutieusement au regard de l’article 90 du décret électoral. Cet article présente les quinze critères auxquels une candidature pour être acceptée doit répondre.  Un candidat  dont les contestations ont été réfutées peut être quand même écarté de la liste s’il ne répond pas aux autres critères, a-t-il fait remarquer.

Sur la question de décharge pour les candidats à la présidence qui ont été d’anciens ordonnateurs ou comptables de deniers publics, Néhémy Joseph a déploré le fait que certains hommes de loi « respectés » induisent la population en erreur en tirant à boulets rouges sur le Conseil électoral provisoire qui aurait, selon eux,  fait preuve de malfaisance en empêchant des candidats de servir le pays malgré leur volonté.  « Nous sommes accrochés exclusivement aux prescrits de la Constitution dans le traitement des dossiers liés aux décharges », a-t-il déclaré à qui veut l’entendre.

Il a souligné que seules deux institutions du pays sont habilitées à accorder décharge aux anciens ordonnateurs et comptables de fonds publics.  Pour les  directeurs et les maires, il s’agit de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, a-t-il dit.  En ce qui concerne les Premiers ministres et les ministres, le processus doit commencer à la CSC/ CA pour se terminer au Parlement par un vote dans les deux chambres séparément  après analyse du rapport de la Cour supérieure des comptes par une commission bicamérale de décharge formée de quinze membres, neuf députés et six sénateurs, a avancé Me Néhémy Joseph.

« Se présenter avec une décision d’un juge de référé et dire qu’il s’agit d’un certificat de décharge est une blague », a tranché Néhémy Joseph. Il a rejeté la théorie des formalités impossibles avancée par certains juristes pour justifier l’acceptation de la candidature d’anciens comptables de deniers publics incapables de trouver décharge. « Le CEP n’est pas au courant de cette théorie », a-t-il dit, pour rejeter cette dernière d’un revers de main.

Il faut souligner qu’un candidat peut gagner la bataille au niveau du BECD et perdre au BCEN. Tout comme il peut gagner la bataille dans ces deux instances juridiques et voir son nom écarté de la liste définitive des candidats agréés par le CEP.

Robenson Geffrard Lenouvelliste

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