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Football : Bon départ pour les U-17 d’Haïti face à Sainte Lucie

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P-au-P, 05 jjuillet 2012 [ AlterPresse] — Les joueurs U-17 d’Haïti ont pris le meilleur 3-0 (mi-temps 1-0), sur leurs homologues de Sainte-Lucie, ce jeudi 5 juillet 2012 au stade Sylvio Cator à Port-au-Prince, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.

Les buts haïtiens ont été marqués par Jonel Désiré (auteur de 2 buts) et Jean Wisner Dérival.

L’équipe haïtienne s’est fait peur en deuxième période, tant les adversaires de Sainte-Lucie du jour se faisaient menaçants pendant que les joueurs U-17 nationaux rataient plusieurs occasions d’augmenter le score.

Finalement, le but libérateur est venu à la 67e minute de jeu (2-0), par le buteur de la première période Jonel Désiré.

Il s’agit de la première sortie de l’équipe haïtienne U-17 dans le cadre du tour préliminaire comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde 2013 qui aura lieu aux Émirats Arabes Unis l’année prochaine.

En lever de rideau, les équipes U-17 de la République Dominicaine et de Curaçao se sont neutralisées 2-2 (mi-temps) ce 5 juillet 2012.

En attendant les prochains matches qui se dérouleront les samedi 7 et lundi 9 juillet 2012, toujours au stade Sylvio Cator, Haïti occupe provisoirement la première place dans son groupe du tour préliminaire.

Le public, qui a fait le déplacement en grand nombre, espère une victoire du onze U-17 d’Haïti qui se mesurera à celui de Curaçao le samedi 7 juillet avant son ultime match contre celui de la République Dominicaine le lundi 9 juillet 2012.

Seule note discordante, qui a suscité des commentaires parmi les spectateurs, la présence de Olivier Martelly, l’un des fils du président haïtien (Joseph Michel Martelly), qui paradoxalement s’est placé sur le terrain au milieu des joueurs U-17 nationaux avant le match Haïti/Sainte-Lucie, au moment où les hymnes nationaux des 2 pays allaient être entonnés.

Cette présence, pour le moins inopportune, tend à donner une couleur politique à un match de football international, d’autant que la fédération internationale des associations de football (Fifa) s’oppose à toute interférence politique dans les affaires du football, signalent des chroniqueurs sportifs haïtiens. [jsr rc apr 05/07/2012 21:30]

Violence : la responsabilité et les causes (suite et fin)

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A présent, posons-nous la question : ” A qui la faute?”

Je réponds que le premier responsable de ces actes de violence c’est l’Etat haïtien.

Le public a pu accéder à la surface de jeu parce qu’elle n’est pas entourée d’un grillage sécuritaire.

Les gouvernements successifs ont démontré leur désintéressement au sport national en adoptant une politique de zéro investissement dans les infrastructures sportives desservant les clubs évoluant en championnat national. Ne l’a-ton pas vu ignorer les besoins de la ville de Léogâne, où existent quatre clubs participant à divers compétitions nationales de football pour aller aménager un parc sportif à Gressier , une ville où n’existe pas même pas un club de 3e division . N’ai-je pas entendu de mes propres oreilles le Secrétaire d’Etat aux sports nous dire que son gouvernement n’avait rien prévu dans son budget pour le Parc Gérard Christophe et se contenter de constater que le PNUD allait investir $150.000, une somme que les propres ingénieurs du ministère jugeaient insuffisante pour réaliser la totalité des travaux nécessaires pour en faire un espace qui attire les spectateurs et en conséquence pourrait aider les clubs à augmenter leurs recettes de match.

La politique de zéro investissement des gouvernements affaiblit en conséquence la FHF qui n’a pas toujours les moyens de recruter, former et payer les arbitres au tempérament bien trempé capables de se placer au-dessus de la partisannerie et de résister aux tentatives de soudoinement.

Le deuxième fautif, c’est la FHF qui en se refusant d’être à l’écoute des doléances des clubs et de mettre en place des mécanismes de supervision et d’évaluation des arbitres – le superviseur d’arbitre prévu au protocole n’était pas présent au Parc Julia Vilbon le dimanche 27 mai – alimente, renforce et laisse s’ancrer chez les fans le sentiment d’un complot monté contre leur Club.

Le troisième responsable : la Commission des arbitres. Nombre d’entre eux sont nuls, cons et corrompus. Une enquête sérieuse mérite de faire le jour sur ce corps incontournable pour la bonne marche du football.

Une part de responsabilité, sinon la moindre, incombe au Cavaly. Les dirigeants avaient pris le soin de placer autour du terrain un groupe de volontaires dont la mission consistait à aider le corps policier, composé de six agents, ce jour-là, à sécuriser les lieux.

Les six policiers en uniforme sur le terrain on vite été dépassés par les événements et n’était-ce l’appui fourni des policiers en civil, les dirigeants du Cavaly et les agents de sécurité bénévoles, l’issue de cet incident aurait pu être dramatique.

Pour prévenir la répétition des pareils incidents, parvenir à rehausser le niveau de notre football, offrir un spectacle qui attire les fans vers les stades, il faudrait :

a) En finir avec la politique gouvernementale de zéro investissement dans le sport national. L’actuel gouvernement devrait élaborer une politique sportive qui pourrait inclure ces aspects : subventionner les clubs et la FHF ; investir dans les infrastructures sportives en priorisant les villes où siègent les clubs de la 1ère et 2ème division.

b) Qu’on organise des états généraux du football où toutes les instances concernées débâteraient de cette problématique afin d’arriver à une vision commune et dégager des pistes de solution qui ramèneraient Haïti dans l’élite du football mondial.

En conclusion, nous venons d’apprendre les sanctions prises contre le Cavaly par le COCON, sanctions contre lesquelles nous avons fait appel car tout en assumant notre part de responsabilité, nous croyons que la COCON vient de faire montre de partialité négative et d’un excès de zèle envers le Cavaly très fort dans certaines prises de décision. Allez comprendre la célérité avec laquelle la COCON a mis moins de 24 heures pour décider des sanctions contre le Cavaly alors qu’elle s’était déclarée incompétente pour traiter d’un cas de violence perpètré à Four à chaux contre le portier du Violette lors de la rencontre Valencia – Violette comptant pour la 6e journée.

Mais le pouvoir est d’un temps après quoi il dégénéra surtout lorsqu’il est utilisé à des fins dévoyées. Aux fans du Cavaly : Nous traversons une passe difficile certes. Nous sommes loin d’être le responsables no 1 de cet incident. Néanmoins nous en avons vu d’autres et nous nous relèverons pour grimper lentement mais surement vers les sommets grâce à vous. Nous sommes de cette élite saine que vous supporterez toujours.

Philippe Beaulière/Président du Cavaly
Credit : Le Nouvelliste

Une école sur la base de Labaze

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La 1ère phase des éliminatoires de la Coupe du monde des moins de 17 ans 2013 relance sur le podium national l’entraineur Yves Philogène Labaze, ”transféré dans l’autre monde” par le désastreux tremblement de terre du 12 janvier 2010. Sportif dans le vrai sens du terme, passionné de football, éclaireur des U17 haïtiens qui firent flotter notre bicolore lors de la phase finale du mondial de cette catégorie en 2007 à Corée du Sud, l’entraineur Labaze a mis un terme à sa carrière et à son existence sur cette planète au ”quartier général du football haïtien”, où le train de la mort l’a renversé. Après avoir consacré plus de la moitié de sa vie au Sport, au football en particulier et à la jeunesse, Yves Philogène Labaze est parti avec un ballon dans sa dernière valise. Donc, il a quitté ce monde sportivement, footballistiquement. Ce qui signifie que le terrible séisme n’a pas eu raison de sa passion.
 Ayant conduit la sélection U17 d’Haïti sur la tribune mondiale en 2007, Yves Philogène Labaze se place à la hauteur de l’entraineur Antoine Tassy (Zoupim), l’un des artisans de la participation de la sélection nationale de football à la Coupe du monde de 1974 en Allemagne Fédérale. Ces 2 mémorables épopées transfèrent ces 2 coaches nationaux au ” Pavillon des immortels”. Tout en espérant que le savoir-faire, l’obstination, la détermination et le ” jusqu’auboutisme” de Tassy et de Labaze ensemenceront et fertiliseront le terrain au profit des entraineurs haïtiens d’aujourd’hui et de demain. Car ces 2 meneurs d’hommes représentent incontestablement des modèles pour les futures générations. Au coeur d’une originale société haïtienne où l’on s’acharne à médailler l’immoralité, on trouve tout ou presque tout sur le parcours du très regretté Yves Philigéne Labaze : sportivité, moralité, courage, solidarité, conviction, communication, militance, passion, simplicité, dépassement de soi, honnêteté et, ce qui est très rare sur cette terre, sincérité. Au sein du difficile et parfois insupportacle milieu sportif haïtien fréquemment rongé par des querelles nuisibles, ce grand sportif était parvenu à prouver que ” l’honnêteté et la sincérité sont des armes sportives ” qui garantissent une certaine application au niveau des relations humaines notamment. Ainsi, ” une Ecole sur la base de Labaze”, c’est construire l’avenir en se basant sur la culture sportive qui repousse le négativisme, la marginalisation, le sectarisme et la discrimination.
 Elevé dans la cité sportive léogânaise dominée par la rivalité Cavaly-Valencia, le sympathique Labaze a exposé sa tolérance au centre de ce débat. Violettiste dans l’âme, anacaoniste et cavaliste, il n’a jamais affiché aucune animosité à l’égard du Racing Club Haïtien, des Tigrasses ou du Valencia. En résumé, le militant Yves Philogène Labaze a respiré la sportivité jusqu’à son dernier souffle. C’est cet échantillon national que sa femme, ses enfants, ses parents, ses amis et ses collaborateurs ne cessent de pleurer.
Raymond Jean-Louis
Credit : Le Nouvelliste

Violence : la responsabilité et les causes(1)

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Il s’est produit un incident regrettable inacceptable, il faut en convenir au Parc Julia Vilbon de Dufort, à Léogâne, lors du match Cavaly-Tempête comptant pour la onzième journée du championnat national de première division, le dimanche 27 mai 2012. A la fin des temps réglementaires, le Cavaly menait par un but à zéro. Le quatrième arbitre signala à l’arbitre principal qu’il restait une minute de temps additionnel. Ce dernier passa outre. On était déjà à quatre minutes et quelques secondes de temps additionnel lorsque Kimberly François, blessé, resta au sol. Le gardien du Cavaly tenta de dégager le ballon en touche pour permettre de le soigner. Charles Hérold Junior du Tempête intercepta le ballon de la main et le renvoya dans le champ du jeu, geste non sanctionné. L’action qui s’en suivit conduisit à un but d’Eliphene Cadet. Quelques uns des centaines des partisans mécontents du Cavaly envahirent le terrain et frappèrent l’arbitre avant qu’il ne peut siffler la fin du match malgré la présence des 6 policiers et des 10 agents de sécurité de terrain placé par le club hôte. Sinon, qui sait, cela aurait pu être pire. Regardons les causes immédiates et les conditions excitantes ayant favorisé ce déchainement de violence. 1-L’absence de grillage de sécurité autour du terrain de jeu. 2-Les erreurs d’arbitrage cumulées au cours de la rencontre 3-Les frustrations et la grogne larvées des fans du Cavaly. 4-Le système de sécurité insuffisant mis en place lors du match En dépit des carences connues du corps arbitral haïtien et des erreurs flagrantes de nos arbitres qui en arrivent a constituer même des incitations à la violence, il nous faut reconnaitre que si ce match avait eu lieu sur un terrain ceint d’un grillage de sécurité, un Parc Gérard Christophe réhabilité par exemple, cette foule en colère aurait pu être plus facilement contrôlée A présent que les causes immédiates en sont connues, regardons plus loin pour tenter d’identifier les causes profondes de cette violence. Autrement dit les vrais responsables. La violence sur le terrain de football n’est pas un phénomène nouveau et est passible de se reproduire quand les passions déchainés se combinent aux frustrations provoquées par un arbitrage perçu a tort ou a raison comme défavorable, biaise, oriente contré son équipe Trois niveaux de responsabilité sont identifies dans les incidents de violence enregistres au Parc Julia Vilbon de Dufort le dimanche 27 mai 2012. 1er niveau: l’état haïtien Après le séisme du 12 janvier 2010, le Parc Gérard Christophe de Léogâne, ou évoluaient les clubs de Léogâne, en particulier le Cavaly, le Valencia et Anacaona, club de football féminin fut transforme en camp d’hébergement. La surface de jeu, deux années après est inutilisable pour la pratique du sport. Des instances internationales avaient affirme la disponibilité de fonds et leurs intentions de financier la réhabilitation du Parc Gérard Christophe après l’évacuation des sinistres. D’abord la FIFA , au cours d’une réunion au travail tenue au local de la Fédération Haïtienne de Football au centre FIFA GOAL en 2010, avant la réouverture du championnat national, un représentant de la FIFA avait annonce que la FIFA avait des fonds disponibles pour sa réhabilitation après la relocalisation des sinistrés. Depuis nous n’en avons plus entendu parler. Les autorités footballistiques haïtiennes ont-elles poursuivi leurs demandes en ce sens, nous n’en savons rien. Ensuite le PNUD. Deux ans plus tard, en janvier 2012, une délégation composée de représentants du PNUD, du Secrétaire d’Etat a la Jeunesse et aux Sports s’était rendue a Léogâne pour visiter le Parc Gérard Christophe et tenir une rencontre avec des acteurs locaux intéresses a la réhabilitation du Parc. Participaient à cette rencontre, les dirigeants du Cavaly, du Valencia et d’Anacaona F.C, le maire adjoint de Léogâne en plus des cadres et techniciens du MJSAC. Le PNUD annonça qu’il déposait de $150.000 américains qui serviraient à reconstruire la clôture, réparer le terrain de jeu et les vestiaires. Une partie de ces fonds devaient être aussi utilises pour un programme de sensibilisation et d’éducation a la prévention de la violence. Il ressortit des discussions que les $ 150.000 seraient nettement insuffisants pour l’envergure des travaux a realiser. Je posai alors la question au Secrétaire d’Etat: Il n’a été fait mention ici que ces fonds du PNUD et ceux ci sont clairement insuffisants. Mr le Secrétaire d’Etat alors qu’elle sera la contribution de l’état haïtien a la réalisation de ce projet? La réponse du secrétaire d’état: le gouvernement actuel n’a pas de fonds prévus et alloues dans le budget pour la reconstruction du Parc Gérard Christophe de Léogâne. 2eme niveau : La fédération de Football et ses commissions affilies la COCON et la Commission d’Arbitrage, la Commission de Discipline. Une réunion tenue aux locaux de la FHF en janvier 2012 en vue de préparer l’ouverture de la saison 2012 donna l’occasion d’aborder la problématique de la violence sur les terrains de jeu et permit aux dirigeants de club d’exprimer leurs griefs vis-à-vis des arbitres. Oui ces fameux arbitres. J’intervins, quand ce fut mon tour pour faire ressortir ce qui suit : a)Dans le monde du sport, il ya chaque joute un gagnant et un perdant. La joie que nous éprouvons en célébrant une victoire rivalise avec la tristesse qui nous empare en concédant un juste défaite. Il n’existe de geste plus noble après une défaite, que de féliciter l’adversaire vainqueur du jour tout en sachant qu’il nous faut nous préparer pour être victorieux la prochaine fois. Notre plus grande frustration, voire notre vexation, provient du sentiment fonde que l’arbitre par un parti pris ostentatoire a cause la défaite de notre équipe. Or, il n’existe aucune instance au sein de la FHF par devant laquelle porter plainte contre ces arbitres. Les dirigeants de club ne sont informes d’aucune procédure à suivre en telle circonstance. L’adresse de la dite commission et les noms des membres qui la composent demeurent des secrets bien gardes. Il en résulte que a mesure que les frustrations montent et le sentiment, la certitude même gagne les esprits des fans d’un club que les arbitres sont montes contre eux ou même payes pour peser de tout leurs poids contre leur club. Alors la violence finit par éclater. b)La Fédération Haïtienne de Football souffre d’un déficit d’image et laisse percevoir que les résultats de certains matchs sont fixes à l’ avance par quelques esprits obscurs qui souhaitent anéantir telle ou telle équipe. c)Dans les commentaires des fans du club on entend souvent dire “COCON égale COQUIN” d)Je proposai aux dirigeants de la FHF de permettre aux dirigeants de club de commenter sur l’organisation, sur le déroulement de chaque match auquel ils participent. Pour cela, il faudrait à chaque rencontre soumettre au représentant de chacune des deux équipes un formulaire ou ils pourraient inscrire leurs commentaires sur l’intégrabilité des aspects de déroulement de l’événement sportif de l’accueil jusqu’à l’arbitrage. L’instance organisatrice pourrait en les recueillant et les analysant décider des dispositions a prendre pour donner d’avantage de formation aux arbitres ou d’écarter tout simplement qui auront été juges incompétents ou corrompus. Ceci sans écarter des sanctions contre les clubs qui auraient de façon continue et répétée manqué a leurs obligations relevant du protocole du championnat en matière d’éthique sportive Mes recommandations n’ont pas été retenues et la frustration des zèles du Cavaly a monte d’un cran jusqu’a déboucher sur les incidents malheureux dont nous avons été témoins au Parc Julia Vilbon de Dufort ce 27 mai 2012. (A suivre)
Philippe Beaulière/Président du Cavaly
Credit: Le Nouvelliste