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Foot – Euro Iniesta :«Ça ne pourra pas se répéter»

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A l’image d’Iniesta, Piqué ou encore Fabregas, les joueurs de l’Espagne ont fait part de leur bonheur et de leur fierté après leur triplé Euro-Coupe du monde-Euro signé contre l’Italie (4-0).«Unique», «magique», «un bonheur immense»,… Iniesta et sa bande n’avaient pas assez de superlatifs au moment de décrire leurs émotions après leur écrasante victoire en finale de l’Euro aux dépens de l’Italie (4-0). Gagner sur un score aussi large en finale, personne ne l’avait encore fait. Signer un triplé Euro-Coupe du monde-Euro non plus. Pas même la RFA qui caressait le même espoir en 1976. «Il n’y a aucun mot», résume Cesc Fabregas. Sur la pelouse du stade Olympique de Kiev, l’Espagne est entrée dans la légende. «Tout le monde est sur son nuage», savoure Gerard Piqué.
Au moins autant que ce deuxième sacre européen d’affilée, c’est la manière avec laquelle il a été conquis qui semble rendre fiers le Barcelonais et ses équipiers. Critiquée depuis le début du tournoi pour son style de jeu, la sélection de Vicente Del Bosque a affiché dimanche soir un visage plus conforme à ce que l’on attend d’une équipe aussi forte techniquement. Beaucoup moins économe et calculatrice que lors des tours précédents. «Nous avons fait un grand match», confirme Fabregas. «Tous les joueurs ont été au top, apprécie pour sa part Iniesta. Mais les choses auraient peut-être été différentes si l’Italie n’avait pas joué à dix après la blessure de Motta».
Lorsque l’Espagne est entrée en lice contre… l’Italie, le 10 juin dernier, le milieu de terrain assure qu’il n’aurait «jamais imaginé un nouveau sacre possible». En raison de la Coupe du Roi, la préparation à l’Euro avait été perturbée, et la Roja n’avait disputé qu’un seul match de préparation (1-0 contre la Chine) avec son équipe-type. «Il faut être fier de ce qu’on a réalisé, insiste celui qui a été élu homme du match. Mais pas que nous. Tous les Espagnols et tous les gens qui s’identifient à notre football doivent l’être aussi. Ce qu’on a fait ce soir ne pourra pas se répéter. Il faut en profiter». - Emery TAISNE, à Kiev

Gloire éternelle à l’Espagne L’Espagne, en écrasant l’Italie (4-0), est devenue la première nation à réaliser un triplé Euro -Coupe du monde – Euro. Historique et inouï.

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L’Espagne est déjà dans la légende. La Roja a signé un triplé inédit en remportant l’Euro 2012 face à l’Italie (4-0), après avoir gagné l’Euro 2008 et la Coupe du monde 2010. La formation de Vicente Del Bosque a fait la différence en première période grâce à des buts de David Silva (14e) et Jordi Alba (41e) avant d’aggraver la marque en fin de match par Fernando Torres (84e) et Juan Mata (88e) face à une équipe italienne émoussée et sans réalisme, obligée de jouer à dix à partir de la 61e minute suite à une blessure musculaire de Thiago Motta. L’Espagne fait ainsi mieux que l’Allemagne, battue en finale de l’Euro 1976 après avoir gagné l’Euro 1972 et la Coupe du monde 1974, et que la France, sortie au premier tour de la Coupe du monde 2002 après ses succès à la Coupe du monde 1998 et l’Euro 2000. Longtemps pointée du doigt pour son incapacité à gagner des titres, la Roja affiche désormais la suprématie la plus longue de l’histoire du football au niveau international.

L’Italie n’a jamais été en mesure de le contester. Elle a vu les vagues rouges déferler sur son but dès les premières minutes de cette finale. Et l’Espagne a été réaliste. Gianluigi Buffon, d’abord soulagé de voir une frappe de Xavi passer légèrement au-dessus de sa barre (10e), s’est incliné sur le premier tir cadré espagnol. Sur une passe géniale d’Andres Iniesta, Cesc Fabregas a adressé un centre repris victorieusement par David Silva (1-0, 14e). L’attaquant de Manchester City restera comme l’un des éléments les plus influents de l’attaque de la Roja. Avec deux buts et trois passes décisives, il a été directement impliqué sur la moitié des buts de son équipe au cours du tournoi. Et rendu concret le pire scénario possible pour des Italiens handicapés par la sortie sur blessure de Giorgio Chiellini (21e), et qui ont ensuite systématiquement buté sur Iker Casillas. Le dernier rempart espagnol a surtout fait parler la qualité de son placement sur des les tentatives de Mario Balotelli (27e) et d’Antonio Cassano (29e, 33e).

Le bourreau Torres finit le travail

Le cauchemar n’en était pourtant qu’au début pour l’Italie. Sur un contre espagnol, la défense transalpine, trop attentiste, a laissé filer Jordi Alba vers un duel face à Buffon sur un service parfait de Xavi. Le futur Barcelonais, révélation espagnole de l’Euro, a doublé la mise avec sang froid (2-0, 41e). Avec deux buts de retard à la pause, Cesare Prandelli a bien tenté de modifier le cours de choses en faisant entrer Antonio Di Natale pour Cassano. Mais le buteur de l’Udinese n’a pas connu plus de réussite que ses coéquipiers, manquant le cadre de la tête (47e) avant de voir sa frappe à bout portant renvoyée par un Casillas encore bien placé (51e). Pour ne rien arranger, Thiago Motta, à peine entré en jeu (57e), s’est blessé à la cuisse quasiment dans la foulée, laissant son équipe terminer la rencontre à dix puisque Prandelli avait déjà fait ses trois changements.

Avec deux buts de retard et en infériorité numérique, l’Italie a bu le calice jusqu’à la lie. Et Fernando Torres, entré en jeu à la place de Cesc Fabregas pour le dernier quart d’heure, s’est chargé d’administrer la sentence. Lancé dans le dos de la défense par Xavi, “El Niño”, déjà buteur en finale de l’Euro 2008, a récidivé en trompant Buffon d’un plat du pied tout en douceur (3-0, 84e). L’attaquant de Chelsea, une nouvelle fois abandonné par la défense italienne dans la surface, s’est ensuite mué en passeur pour offrir le quatrième but à Juan Mata (4-0, 88e). Le duel si serré auquel la plupart des observateurs s’attendait n’a pas eu lieu. L’Espagne, qui a au passage aligné un neuvième match à élimination directe sans prendre de but dans en compétition international, a affiché sa supériorité dans cette finale à sens unique. Comme une preuve supplémentaire de sa domination incontestable sur le football mondial, symbolisée par ce triplé inédit. Ses yeux peuvent maintenant se tourner vers le Brésil.