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Equipe de France: Didier Deschamps s’est mis d’accord avec la FFF .

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Didier Deschamps, libéré lundi par Marseille, se serait mis d’accord avec la Fédération française de football (FFF) pour devenir le prochain sélectionneur de l’équipe de France pour les deux prochaines saisons, rapportent dimanche différents médias.

Selon le quotidien sportif L’Equipe et la radio RTL, le champion du monde 1998 bénéficierait de deux années supplémentaires en cas de qualification pour le Mondial-2014 au Brésil.

Le “résultat des discussions” entre le président Le Graët et Didier Deschamps sera connu dimanche “vers 21h00″, s’est toutefois contenté d’indiquer dans l’après-midi une source fédérale à l’AFP.

Le technicien avait rencontré une première fois lundi le président de la FFF Noël Le Graët, à la recherche d’un successeur à Laurent Blanc, son ancien coéquipier chez les Bleus.

“Il (Deschamps) fait partie d’une short-list”, avait déclaré Le Graët mardi à l’issue du comité exécutif de la FFF. C’est un très bon choix (…) L’envie de travailler ensemble est réelle, je le connais depuis tout le temps”.

Samedi, les deux hommes se sont à nouveau vus à Paris pour “engager une discussion concernant d’éventuelles modalités de collaboration”, avait indiqué la FFF dans un communiqué.

“Nous sommes en pleine négociation. C’est un pas supplémentaire, mais qui n’est pas encore un aboutissement. Nous sommes dans la phase d’une entrée en pourparlers. S’il y a aboutissement et un accord, je pense que ce ne sera que demain (dimanche)”, avait précédemment indiqué samedi à l’AFP une source proche du dossier.

Selon L’Equipe, Didier Deschamps sera accompagné chez les Bleus de Guy Stephan, qui était déjà son adjoint à l’OM et occupera les mêmes fonctions.

Lorsque sa nomination sera confirmée, il succédera à Blanc, arrivé en 2010 mais qui a renoncé le week-end dernier à prolonger son contrat de deux ans, faute d’avoir trouvé un accord avec le président de la FFF.

Blanc, ami proche de “DD” avec lequel il a remporté notamment le Mondial-98, avait rempli l’objectif sportif fixé, atteindre les quarts de finale de l’Euro-2012 (défaite contre l’Espagne 2-0) après deux éliminations aux premiers tours de l’Euro-2008 et du Mondial-2010, mais l’attitude de certains joueurs avait choqué, Samir Nasri insultant la presse notamment.

Mardi, le jour même où M. Le Graët faisait de Deschamps son favori pour succéder à Blanc, la FFF avait d’ailleurs convoqué devant une commission de discipline le milieu de terrain de Manchester City et trois autres joueurs (Jérémy Ménez, Hatem Ben Arfa, Yann Mvila).

Deschamps, capitaine de l’équipe championne du monde 1998 et championne d’Europe 2000, présente l’un des meilleurs palmarès parmi les entraîneurs français en exercice: finaliste de la Ligue des champions en 2004 avec Monaco, il a aussi gagné 6 trophées avec l’OM en 3 ans, dont un titre de champion de France (2010) et 3 Coupes de la Ligue (2010, 2011 et 2012).

L’ancien milieu international (103 sélections), âgé de 43 ans, avait déjà été candidat au poste de sélectionneur après l’échec de l’Euro-2008, mais la FFF avait continué à faire confiance à Raymond Domenech.

La FFF interdit à ses licenciées le port du voile

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Wimbledon: Serena Williams égale sa soeur Venus avec un cinquième titre.

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Serena Williams a égalé sa soeur Venus en gagnant Wimbledon pour la cinquième fois samedi à l’issue d’une finale plus disputée que prévu contre la Polonaise Agnieszka Radwanska, qui est parvenue à l’entraîner dans un troisième set avant de s’incliner 6-1, 5-7, 6-2.

“Il a fallu que je te copie de nouveau”, a lancé l’Américaine à son aînée, qui assistait au match dans les tribunes du Central.

Serena a été submergée par l’émotion après sa victoire car il s’agissait de sa première en Grand Chelem depuis le grave problème de santé, une embolie pulmonaire, qui avait fait craindre pour sa vie en février 2011.

“J’ai passé de très mauvais moments. J’ai eu un tube dans l’estomac, j’ai eu un problème au poumon, j’ai eu deux opérations au pied, ça fait beaucoup. L’année dernière, j’étais 200e mondiale, c’est un retour incroyable”, a dit la championne, dont le dernier titre majeur remontait à l’édition 2010 de Wimbledon.

Williams a aussi rebondi spectaculairement après sa défaite il y a un mois au premier tour de Roland-Garros, où elle faisait pourtant figure de favorite après une excellente saison sur terre battue. Un échec à la suite duquel elle a cherché conseil auprès de l’entraîneur français Patrick Mouratoglou.

Le match a commencé par un cavalier seul de Williams face à une adversaire tétanisée par l’importance de l’événement, sa première finale majeure à 23 ans. Craignant une humiliation pour l’outsider, le public a chaleureusement applaudi lorsque la N.3 mondiale a enfin marqué son premier jeu à 5-1.

Le scénario du match à sens unique, si souvent vu en finale de Grand Chelem, a semblé se confirmer quand Williams a fait le break pour mener 3 à 1 dans le deuxième set, après une courte averse qui n’a pas nécessité la fermeture du toit.

C’est alors que Radwanska, enfin décrispée, a réagi contre toute attente.

Tenant enfin l’échange et osant prendre des risques calculés, compensant son considérable déficit de puissance par des coups bien placés, la frêle polonaise a poussé Williams à commettre de nombreuses fautes (36, dont la moitié dans le deuxième set). Particulièrement opportunisme, elle a concrétisé ses deux seules balles de break et égalisé à une manche partout.

Mais le suspense n’a pas duré bien longtemps car l’Américaine, de nouveau impressionnante au service (17 aces) malgré un pourcentage de premières balles assez faible (56%), n’a pas tardé à reprendre le contrôle des échanges à grands coups de boutoir du fond du court (mais aussi grâce à une amortie qui lui a donné un dernier break pour mener 5-2).

Le nombre des coups gagnants – 58 à 13 – dit assez la différence entre les arsenaux à la disposition de ces deux joueuses. Le service en particulier a été l’arme absolue de Serena pendant tout le tournoi, notamment en demi-finale contre la Biélorusse Victoria Azarenka (24 aces, un record à Wimbledon). Contre Radwanska, elle a même gagné un jeu en servant quatre aces à la suite.

Serena en est désormais à quatorze titres du Grand Chelem, à quatre unités de deux autres légendes du tennis, Martina Navratilova et Chris Evert, et rien ne dit qu’à 30 ans l’Américaine ne pourra pas les rejoindre.

“Pourquoi pas? Je ne me suis jamais sentie aussi bien. C’est le début de quelque chose de grand”, a dit Williams.

Footballeuses voilées : mais pourquoi la FIFA accepte-t-elle de céder à l’Islam politique ?

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La FIFA a levé l’interdiction de porter le voile pour les footballeuses féminines. Cette décision, favorablement accueillie par l’Iran et Arabie Saoudite, marque une percée de l’Islam politique sur un terrain pourtant historiquement neutre. La Fédération française de football (FFF) a pour sa part interdit ce vendredi à ses propres licenciées le port du voile.

Atlantico : La FIFA a autorisé les footballeuses musulmanes à jouer avec le foulard islamique (hijab) grâce à la levée de l’interdiction par l’International Board qui définit les règles du football mondial. Si l’Iran et l’Arabie Saoudite s’en félicitent, d’autres organisations montent au créneau et dénoncent les pressions qui sont à l’origine de cette décision. Quelle est la position de la Ligue du Droit International des Femmes ?

Annie Sugier : Cette décision prise par l’International Board est d’autant plus incompréhensible quand on sait à quel point le sport mondial est codifié par le respect de principes universels. Par exemple, quand des athlètes obtiennent une combinaison qui peut les aider à gagner – comme les nageurs – les débats sont vifs et se concluent toujours par une interdiction de la tenue en question.

Dans le cas de ces footballeuses, elles ont une combinaison qui est différente des autres et ne sont plus sur le même pied d’égalité. A mon avis on les aide à perdre car l’image de la sportive est éclipsée par la volonté des pays islamistes d’imposer une notion contraire à la réglementation. On stigmatise le corps de certaines athlètes.

Ensuite, cette décision nuit au combat des pionnières marocaines, algériennes et tunisiennes telles que Nawal El Moutawakel ou Hassiba Boulmerka qui avaient respecté la réglementation et qui étaient menacées par les intégristes religieux. Ces femmes ont réellement résisté et seront condamnées à abandonner le discours qui les protégeait et qui consistait à dire qu’elles ne portaient pas le costume islamique en raison de la réglementation.

On remarque que dès lors qu’il s’agit des femmes, on cède trop facilement aux exigences posées par des pays qui n’ont cure de la défense de leurs droits.

Estimez-vous que cette décision est due à l’insistance du fils du roi Hussein de Jordanie, le prince Ali Bin Al Hussein, vice-président de la Fifa ?

Non seulement on a cédé au Prince Ali, mais aussi à l’Iran car cette interdiction pénalisait en premier lieu l’équipe féminine d’Iran. Le pays avait affiché très clairement qu’il s’agissait d’une position religieuse, or la loi n°4 stipule bien qu’aucune expression politique ou religieuse n’était autorisé dans le stade olympique.

Le Prince Ali représente aussi les intérêts des pays du Golfe qui désirent non pas le respect pour les femmes de la loi olympique ou sportive mais le respect de leur interprétation d’une loi religieuse.

A-t-on ici une percée négative de l’Islam dans un espace prévu comme a-religieux et laïque ?

Tout à fait, c’est une percée de l’Islam politique dans un milieu qui a bien mis l’accent sur sa neutralité. C’est d’autant plus étonnant que jusque-là, il l’avait défendu farouchement. A de nombreuses reprises et pour de bonnes causes les athlètes noirs américains en soutien à la condition noire dans leur pays avaient levé le poing et s’en était suivi une exclusion immédiate.

Aujourd’hui on se retrouve à céder à de quasi dictatures au mépris des dispositions prises par la loi, alors même qu’elles étaient très justes puisque l’on estime que le sport est uniquement un mouvement d’union. C’est un moment où tous les participants peuvent laisser aux vestiaires les convictions politiques ou religieuses.

Aussi contestable soit-elle, cette décision ne permet-elle pas néanmoins à des femmes amoureuses de leur sport de s’y adonner sans craindre de représailles ?

Considérez-vous que sur un sujet de cet ordre, il est juste d’être dans un registre compassionnel ? Quand on a exclu l’Afrique du Sud en raison de l’Apartheid, a-t-on pleuré sur le sort de ces athlètes qui attendaient de défendre leurs chances sur le plan international et qui pendant trente ans n’ont pas pu courir aux Jeux Olympiques ? Non. On a estimé que la cause que défendaient Nelson Mandela et les militants anti-apartheid méritait ce sacrifice. Veut-on faire progresser le droit international des femmes ou veut-on céder en rendant service à quelques dictatures du Golfe ?

Ne fallait-il pas également soulager ces femmes de la pression qui s’exerce sur elles ?

Je vous renvoie à ces athlètes américains qui ont été disqualifiés, qui ont été rabaissés et qui n’ont plus pu courir. Pourtant, ces athlètes sont devenus des héros car ils ont eu le courage de s’opposer à leur gouvernement qui couvrait la notion de séparation raciale. On ne s’est pas posé la question du respect de la loi, on l’a tout simplement appliqué.

Pourquoi quand il s’agit des femmes cela ne semble pas choquer de ne pas respecter la loi ? Cela prouve simplement qu’elles sont marginales dans le système. Au même moment, le débat du ramadan fait rage car le début du jeûne coïncide avec le début des jeux et pourtant là encore les organisations ont tenu bon. Pourquoi il y a-t-il un double  langage ? Ce n’est pas normal.

Propos recueillis par Priscilla Romain

Le régime syrien sur le point de s’effondrer

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L’histoire semble soudain s’accélérer en Syrie. En témoigne, la mise en garde d’Hillary Clinton, la Secrétaire d’Etat américaine, dimanche 8 juillet à Tokyo. Elle a affirmé lors d’une conférence de presse qu’il faut mettre un terme immédiatement aux violences pour éviter à l’Etat syrien de subir «un assaut catastrophique».

«Plus tôt les violences cesseront et un processus de transition politique commencera, non seulement moins de gens mourront mais plus il y aura plus de chances de préserver l’Etat syrien d’un assaut catastrophique qui serait très dangereux non seulement pour la Syrie mais aussi pour la région», a expliqué la Secrétaire d’Etat américaine. «Il ne fait aucun doute que l’opposition est de plus en plus efficace pour se défendre et pour passer à l’offensive contre l’armée syrienne et contre les milices du gouvernement syrien. L’avenir (…) devrait donc être parfaitement clair pour ceux qui soutiennent le régime Assad», a poursuivi Hillary Clinton. «Il n’y a presque plus de sable dans le sablier», a-t-elle conclu.

Au-delà des appels à la défection dans les rangs de l’armée syrienne après celle spectaculaire du général Manaf Tlas et d’une nouvelle semonce en direction de la Chine et surtout de la Russie qui continuent à soutenir le régime de Bachar el-Assad, la grande crainte aux Etats-Unis et au Moyen-Orient est maintenant celle du chaos dans un pays qui dispose de stocks massifs d’armes chimiques et sans doute bactériologiques. Et il ne s’agit pas comme dans l’Irak de Saddam Hussein en 2003 de fantasmes ou de prétextes à une invasion.

Car c’est sur le plan militaire que le régime de Bachar el-Assad est en train de craquer et de perdre la partie. Selon le site Debka, qui fait référence à des renseignements venant  notamment de l’armée israélienne: «les rebelles prennent le contrôle de plus en plus de territoires et non seulement ont encerclé Damas mais combattent à l’intérieur de la capitale. Pour se sauver, le régime de Assad, qui contrôle encore des unités de l’armée en-dehors de la capitale, peut en désespoir de cause ouvrir son arsenal d’armes de destruction massives et tenter de les utiliser voire d’élargir le conflit en s’en prenant à Israël ou la Turquie… Des sources du Golfe Persique annonçaient dimanche 8 juillet que l’armée syrienne ne pouvait plus se déplacer en convoi dans la capitale par crainte des attaques et que les militaires circulent dans des véhicules banalisés».

L’armée syrienne libre comprendrait aujourd’hui près de 50.000 hommes répartis en 17 brigades et recevraient des armes et une aide technique et logistique de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et du Qatar et sans doute plus discrétement de services de renseignements occidentaux.

Photo: Destruction in Baba Amr, Homs by Assad Militias. FreedomHouse via Flickr CC Licence by

Williams à nouveau Reine

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Serena Williams renoue avec le succès en Grand Chelem. Face à la combattante Agnieszka Radwanska, l’Américaine empoche son cinquième titre à Londres et son quatorzième majeur, deux ans après son dernier sacre. Et prive la Polonaise de la place de numéro un mondiale qui revient à Victoria Azarenka.

Difficile de jouer sa première finale de Grand Chelem face à Serena Williams. Agnieszka Radwanska en sait maintenant quelque chose. Malgré une belle résistance, la Polonaise a été battue en trois sets par l’Américaine (6-1, 5-7, 6-2) qui a remporté son quatorzième titre majeur lors de sa 18e finale en Grand Chelem. La soeur cadette des Williams a décroché son cinquième titre à Wimbledon, deux ans après le dernier, sans que l’actuelle numéro trois mondiale ne puisse réellement la contrarier. En plus d’une première distinction en Grand Chelem, Radwanska manque l’occasion de grimper à la première place mondiale après Maria Sharapova. Victoria Azarenka, battue en demi-finale par la lauréate, en profite pour revenir à cette place de choix, un mois après l’avoir perdue à Roland-Garros.

Avec ce cinquième titre à Wimbledon, elle rejoint sa soeur Venus Williams dans le clan des quintuples vainqueurs, mais reste encore derrière deux références au All-England Club que sont Martina Navratilova (9) et Steffi Graf (7). Par contre, Serena est la première joueuse trentenaire à s’imposer sur le gazon londonien depuis Navratilova en 1990 (33 ans à l’époque). Elle renoue avec le succès en Grand Chelem depuis Wimbledon 2010.  Entre-temps, en février 2011, elle avait été victime d’une très grave maladie, une embolie pulmonaire, qui avait nécessité une opération d’urgence. Depuis, elle avait atteinte la finale de l’US Open en septembre dernier mais s’était inclinée face à l’Australienne Samantha Stosur. Elle devient ainsi la septième vainqueur différente de suite depuis la victoire de Kim Clijsters à Melbourne en 2011. Elle s’offre au passage son 42e titre en carrière et le troisième de la saison après Charleston et Madrid.

14e titre en Grand Chelem

A côté de cette référence en Grand Chelem, Agnieszka Radwanska s’est battue comme elle a pu. La Polonaise a débuté la finale de la pire des façons en perdant son service deux fois de suite pour être rapidement menée 5-0. Une interruption due à la pluie lui a permis de reprendre ses esprits après la perte du premier set (6-1). Seules ses premières balles, servies à 73%, ont évité de couler à pic. Malgré un jeu de service perdu dans la deuxième manche, elle a signé un joli retour en convertissant deux balles de break de suite. Profitant d’un moment de doute dans la tête de son adversaire, elle a égalisé contre le cours du jeu.

La troisième manche a sonné le réveil de l’Américaine qui a remis le train en route. Avec vingt coups gagnants (58 sur l’ensemble du match contre seulement 13 pour son adversaire) pour sept fautes directes, Serena a mis le coup d’accélérateur qu’il fallait pour achever son adversaire et filet vers le titre. Sans perdre le moindre point derrière sa première balle (et seulement huit lors des deux premiers sets), Williams a finalement survolé le troisième set pour l’emporter après deux heures de jeu. “J’ai vécu les deux plus belles semaines de ma carrière”, a commenté la Polonaise qui se souviendra longtemps de ce tournoi. Serena Williams, qui remonte à la quatrième place mondiale, également.

Football féminin : la Fifa autorise le port du voile

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Les footballeuses pourront désormais jouer voilées. Le port du hijab a été autorisé hier soir par l’International Football Association Board (IFAB), organe garant des lois du jeu. En mars déjà, cette mesure avait bénéficié d’un accord de principe. C’est la Confédération asiatique (AFC) et le Prince Ali Bin al Hussein de Jordanie, un des six vice-présidents de la Fifa (la fédération internationale de football), qui sont derrière cette requête. Adopté à l’unanimité, ce principe fera d’abord l’objet d’une période d’essais. La couleur, le design et la nature même des voiles seront maintenant débattus en novembre à Glasgow lors d’une réunion de l’IFAB.

Les féministes inquiètes

Les défenseurs de l’autorisation du voile sur les terrains affirment qu’il va permettre la pratique du football à toutes les femmes, ce qui n’était jusque-là pas le cas en raison de restrictions religieuses visant certaines communautés. Pourtant, la loi 4 du règlement de la FIFA impose de n’arborer ” aucun message politique, religieux ou personnel “. Les féministes s’inquiètent de leur côté d’une telle décision.

” Tout se passe comme si le voile n’était pas une violence, indiquait Catherine Louveau, sociologue du sport au magazine ELLE la semaine dernière. Or, c’est au moins une violence symbolique, si ce n’est réelle dans les pays ayant adopté la charia ou qui, comme l’Arabie saoudite, interdisent aux femmes toute licence sportive. “

À quoi joue donc la Fifa ?

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Connue pour sa rigidité, la Fédération internationale de football (FIFA) a pris tout le monde à contre-pied. Jeudi 5 juillet, elle a en effet annoncé la mise en place de deux nouvelles mesures : l’intronisation de la technologie sur la ligne de but (acronyme anglais : GLT) et l’autorisation faite aux femmes de porter le voile en match officiel. Ces deux décisions sont surprenantes quand on connaît le conservatisme de la Fifa et de l’International Board, l’institution juridique garante des règles du football et dont l’aval est la condition sine qua non pour ne serait-ce qu’étudier une  évolution en la matière. Ce qui constitue un changement majeur, ce sont les raisons qui ont poussé ces gardiens du temple à changer les textes : elles ne sont pas (seulement) liées à des préoccupations footballistiques mais guidées par des intérêts – sans doute légitimes, mais extérieurs à la substantifique moelle d’un match.

L’apparition de la GLT est effectivement un véritable tournant dans l’évolution des lois du ballon rond en permettant de déterminer si le ballon est bien entré dans les cages. Ce procédé inédit sera utilisé lors du Mondial des clubs, en décembre prochain, puis à la Coupe des confédérations 2013 et enfin à l’occasion du Mondial 2014, au Brésil. La GLT sera néanmoins soumise à “un test d’installation final dans chaque stade avant que les systèmes ne soient utilisés dans les vrais matches de football”, a déclaré le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke. Jusqu’à maintenant, l’évolution des règles s’est principalement opérée par des changements relatifs au jeu proprement dit : modification du hors-jeu, sanction accrue des tacles par-derrière et des gestes d’anti-jeu, etc. Si l’on excepte l’arrivée des cartons jaune et rouge à la Coupe du monde 1970, pas un seul élément extérieur n’est venu “pervertir” la fluidité du jeu, si chère à Michel Platini.

Michel Platini fait grise mine

On a pourtant pu assister à de petites touches de “modernisation” : l’oreillette d’un arbitre destinée à améliorer la communication entre l’homme en noir et ses assistants ou encore l’utilisation de la vidéo après match pour sanctionner rétroactivement un mauvais geste. Mais là, la GLT va exercer son influence directement et instantanément sur le cours d’un match, devenant de fait un juge à part entière susceptible de décider de l’issue d’une rencontre.

Et quelle est la motivation de cette réforme ? Favoriser le football offensif ? Combattre l’anti-jeu ? Protéger l’intégrité physique d’un joueur ? Non, l’International Board prend en compte pour la première fois des facteurs extérieurs tels que le ressentiment médiatique lié à une injustice dans un match (comme le but de Frank Lampard refusé contre l’Allemagne lors de la Coupe du monde 2010) ou à des impératifs économiques soucieux des conséquences engendrées par de mauvaises décisions arbitrales.

Peu habitués eux-mêmes à une telle frénésie révolutionnaire, les membres de l’International Board ne manquent néanmoins pas de se justifier et de rassurer tous les puritains du football. “La technologie de la ligne de but est le commencement et la fin”, a martelé le secrétaire général de la Fédération anglaise, Alex Horne, qui siège dans cette institution. Sauf que cette fièvre réformatrice n’est pas vraiment du goût du président de l’UEFA, Michel Platini, qui s’est opposé récemment à la GLT. “Si on a la technologie sur la ligne de but, pourquoi pas sur la ligne de fond ? s’était-il interrogé lors de l’Euro 2012. Et s’il y a une main sur la ligne qui n’est pas vue par l’arbitre ? Je ne suis pas contre la technologie sur la ligne de but, je suis contre l’arrivée de la technologie parce que ça ne va pas s’arrêter là.”

Rigidité à géométrie variable

Ce conservatisme de l’ancien capitaine des Bleus est souvent en contradiction avec les projets du patron de la Fifa, Joseph Blatter, qui se montre partisan de l’arbitrage vidéo. Michel Platini a toujours été réfractaire à la technologie sur une pelouse et ses positions sont plutôt proches de celles des représentants de l’International Board, à savoir que les règles ne doivent pas être dictées par des motifs étrangers au jeu en lui-même. Deux oppositions de style qui démontrent que cette “révolution de juillet” ne suscite pas l’unanimité dans les plus hautes sphères des instances du ballon rond.

De la même façon, l’autorisation faite aux joueuses féminines de porter le voile est un fait inédit. Pour la première fois, la Fifa autorise que des signes d’appartenance extrêmement visibles et non liés à des intérêts sportifs ou commerciaux puissent être acceptés sur une pelouse. Pourtant, la Fifa, par le passé, n’a pas brillé par sa souplesse en la matière. L’institution internationale ne sanctionne-t-elle pas les joueurs qui enlèvent temporairement leur maillot pour aller célébrer un but ? N’a-t-elle pas sanctionné le Cameroun en 2004 pour un maillot jugé non conforme ?

Influence du Golfe persique

Sauf que, cette fois-ci, les données sont légèrement différentes. Le Qatar, pays musulman, organise en effet la Coupe du monde 2022 avec des moyens financiers colossaux qui émeuvent sincèrement la Fifa, au point qu’elle en oublie sa rigidité légendaire. Et de nombreux autres pays où l’islam est dominant disposent d’équipes de foot féminines compétitives, comme le Bahreïn, les Émirats et le Koweït. D’où un puissant lobby venant du Golfe persique. Ainsi, après s’être sans cesse focalisés à l’ouest, la Fifa et l’International Board prennent désormais en compte certaines préoccupations émanant de la Confédération asiatique, de plus en plus en puissante.

Sans parler du prince de Jordanie Ali Bin al-Hussein, vice-président de la Fifa et membre du comité exécutif qui a exercé un lobby régulier pour convaincre l’organisation de permettre aux joueuses de porter le voile. Cette règle reste certes anecdotique et ne concerne que les femmes footballeuses qui sont extrêmement minoritaires, mais cette autorisation souligne une tendance, celle de l’ouverture du football vers les pays de l’Est et du Golfe persique. Par le passé, l’Iran était bien seul à militer pour un football islamo-compatible. Le pays avait d’ailleurs porté plainte contre la Fifa après avoir été empêché, en juin 2011, de disputer un match de qualification aux JO 2012 en raison du voile islamique. Désormais, certains partisans de cette ouverture, comme le prince de Jordanie, font partie du pouvoir exécutif de la Fifa et sont donc aux commandes. Les instances du football ne souhaitaient pas moderniser leurs règles, elles ont juste renouvelé leurs membres…

Aleandre Borde

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Euro: l’Espagnol Andres Iniesta désigné meilleur joueur du tournoi

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L’attaquant espagnol Andres Iniesta a été désigné meilleur joueur de l’Euro-2012 au lendemain de la victoire en finale de son équipe d’Espagne face à l’Italie (4-0), a annoncé lundi l’UEFA dans un communiqué.

L’ailier ou milieu gauche de 28 ans, auteur du but de la victoire de la Roja en finale du Mondial-2010 (1-0 a.p. contre les Pays-Bas), a moins brillé par ses statistiques (aucun but, une seule passe décisive) que par son influence dans le jeu et les offensives espagnoles.

Son unique passe décisive avait délivré un caviar à Jesus Navas qui venait à bout de la coriace Croatie lors du troisième match de poule (1-0), et le Barcelonais est notamment à l’origine de l’ouverture du score de David Silva en finale, en lançant Cesc Fabregas dans la profondeur côté droit.

Choisi par un comité technique de onze personnes, Iniesta, qui semblait en balance avec l’Italien Andrea Pirlo avant la finale, succède à son compère Xavi, désigné meilleur joueur de l’Euro-2008 déjà remporté par l’Espagne.

Leur coéquipier Fernando Torres, qui avait marqué l’unique but de la finale en 2008 (1-0 contre l’Allemagne), a de son côté hérité du Soulier d’Or qui récompense le meilleur buteur (avec 3 buts et une passe décisive, devant cinq autres joueurs également à 3 buts).

Une liste des 23 meilleurs joueurs du tournoi a également été établie, où figurent un total de dix Espagnols (mais pas Torres):

Gardiens de but: Gianluigi Buffon (ITA), Iker Casillas (ESP), Manuel Neuer (GER)

Défenseurs: Gerard Piqué (ESP), Fabio Coentrao (POR), Philipp Lahm (GER), Pepe (POR), Sergio Ramos (ESP), Jordi Alba (ESP)

Milieux de terrain: Daniele De Rossi (ITA), Steven Gerrard (ENG), Xavi (ESP), Andres Iniesta (ESP), Sami Khedira (GER), Sergio Busquets (ESP), Mesut Özil (GER), Andrea Pirlo (ITA), Xabi Alonso (ESP)

Attaquants: Mario Balotelli (ITA), Cesc Fabregas (ESP), Cristiano Ronaldo (POR), Zlatan Ibrahimovic (SWE), David Silva (ESP)

 

Foot – Euro – ESP Casillas : «La barre très haut»

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Iker Casillas a apprécié la montée en puissance progressive de l’Espagne jusqu’à sa victoire en finale face à l’Italie (4-0). Jordi Alba, auteur du deuxième but, a vécu un Euro inoubliable, tandis que Xavi s’est délecté du scénario.Iker Casillas (Gardien et capitaine de l’Espagne, championne d’Europe) à la télévision espagnole : «Nous avons rendu facile ce qui est difficile. Certains peuvent penser qu’un 4 à 0 c’est facile contre l’Italie, parce que le match a donné l’impression d’être facile mais nous sommes vraiment allés en progressant dans ce tournoi. Nous avons joué avec nos joueurs et leurs qualités. Ils (les Italiens) étaient fatigués. Le deuxième but, celui de Jordi Alba, leur a fait mal. Au retour des vestiaires, ils ont essayé de revenir mais nous avons pu les contrôler. Il y aura toujours des critiques parce que nous avons placé la barre très haute et que dès que nous sommes moins bien il y a des commentaires.»
Jordi Alba (défenseur de l’Espagne, championne d’Europe) : «Ca a été un Euro inoubliable pour moi, mon rêve est devenu réalité. C’est ma première coupe d’Europe. Eux (ses co-équipiers) avaient fait l’histoire avant, mais maintenant je la fais avec eux. Tout ça, je n’y crois pas encore mais je vais finir par réaliser avec le temps.»
Xavi (milieu de terrain de l’Espagne, championne d’Europe) : «Nous avons joué notre meilleur match de l’Euro. Ce fut un match plein en permanence. A titre personnel, j’ai été bien aujourd’hui (dimanche), enfin déterminant (il a donné deux passes décisives). J’ai enfin sorti cette passe en profondeur (vers Alba sur le 2e but de l’Espagne, ndlr) que je n’avais pas réussie lors des matches précédents, donc je suis satisfait. Nous avons mis la barre haut, c’est pourquoi les gens attendent à chaque fois plus de nous, qu’ils exigent la victoire. C’est difficile, mais un défi grisant. (sur son avenir en sélection à deux ans du Mondial brésilien) Si je me sens bien je verrai avec le sélectionneur (Vicente del Bosque, ndlr). Mais si je le peux, j’y serai.» (AFP)