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Foot: le Mondial-2014 est “sous contrôle”, selon les organisateurs

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Le Mondial-2014 football organisé par le Brésil est “sous contrôle” et sera “fantastique”, a affirmé mercredi à l’AFP le directeur général du Comité organisateur local, Ricardo Trade, exprimant sa confiance dans l’avancement des travaux, très critiqué pour ses retards.

“Je suis très optimiste, tout est sous contrôle et je suis sûr que nous allons organiser une Coupe du monde fantastique”, a déclaré l’homme fort du COL du Mondial-2014.

“Nous suivons les travaux 24 heures sur 24 et je peux vous assurer que les stades seront prêts à temps”, a-t-il affirmé lors d’un entretien au siège du COL à Rio.

Depuis que le Brésil a été désigné pays-hôte du Mondial en juillet 2006, les relations entre la Fédération internationale du football (Fifa) et les organisateurs locaux ont connu des moments de forte tension.

Le Brésil, qui a prévu d’investir 13,7 milliards de dollars, a garanti que toutes les installations sportives seront livrées à temps, mais 40% des travaux d’infrastructures n’ont pas encore commencé, selon un document officiel publié en mai.

“A présent, nous avons déjà d’autres priorités. Nous continuons à surveiller les travaux des stades, mais la question n’est plus de savoir s’ils seront ou non terminés dans les délais. Nous pensons déjà à l’aspect opérationnel, à la manière dont sera organisée la circulation autour des stades, où les officiels et la presse seront logés”, a dit M. Trade.

Selon la presse locale, le gouvernement a retiré des projets de la Coupe du monde quelques travaux qui ne seront pas prêts en 2014, comme un tramway à Brasilia.

La Fifa a récemment abaissé ses attentes et admis qu’il n’y avait pas besoin d’un “pays complètement neuf” pour le Mondial.

Depuis mai dernier, le gouvernement brésilien a repris les choses en main, intégrant la direction du COL, ce qui “resserre encore plus une relation de longue date”, selon M. Trade.

“Le gouvernement est maintenant plus proche de nous (le COL), ce qui est fondamental pour financer la plus grande partie des travaux. Cela a amélioré le quotidien de notre relation”, a-t-il ajouté.

Aucun français parmi les 32 meilleurs joueurs UEFA !

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L’UEFA vient de dévoiler sa liste des 32 footballeurs nommés pour l’élection du meilleur joueur de la saison. Et aucun Français n’est de la partie !

Les distinctions individuelles ne manquent sur la planète football. Et si le Ballon d’Or représente bien évidemment le nec plus ultra en la matière, d’autres récompenses sont prisées par les footballeurs. Et c’est ainsi que le trophée de meilleur joueur UEFA ne laisse personne de marbre. Certes moins glamour, ce titre reste apprécié. La saison dernière, c’est Lionel Messi qui avait là encore raflé la mise, s’offrant la première place devant Xavi et Cristiano Ronaldo.

Alors, qui aura droit aux faveurs de l’instance européenne pour la saison 2011-2012 ? Bien évidemment, les trois tauliers cités ci-dessus font partie de la liste des 32 joueurs présélectionnés publiée ce jour par l’UEFA. Une liste qui fait la part belle à l’Espagne, championne d’Europe en titre. Mais quelques surprises sont à noter malgré tout, avec notamment la présence du méconnu Leslie Davies, Gallois évoluant au Bangor City FC. En revanche, si même un tel élément s’offre une place de choix, aucun joueur français n’est de la fête. De quoi les faire méditer.

La liste des 32 joueurs :

Gardiens de but : Gianluigi Buffon – Iker Casillas – Petr Cech – Joe Hart

Défenseurs : Fabio Coentrão – Vincent Kompany – Pepe – Sergio Ramos

Milieux de terrain : Xabi Alonso – Jakub Blaszczykowski – Leslie Davies – Cesc Fabregas – Andres Iniesta – Shinji Kagawa – Frank Lampard – Luka Modric – Mesut Özil – Andrea Pirlo – David Silva – Yaya Touré – Xavi Hernandez

Attaquants : Sergio Agüero – Mario Balotelli – Didier Drogba – Falcao – Zlatan Ibrahimovic – Lionel Messi – Raul Gonzalez – Cristiano Ronaldo – Wayne Rooney – Fernando Torres – Robin van Persie

PSG: Zlatan Ibrahimovic, le jackpot potentiel pour les caisses de l’Etat

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FOOTBALL – Sur la base d’un salaire de 14 millions d’euros nets par an, le Suédois participerait à l’effort national…

«On est loin de la fiche d’impôts de beaucoup de monde en France». Marylène Bonny-Grandil, avocate fiscaliste chez Altexis, s’est penchée sur les rentrées fiscales qu’engendrerait la signature au PSG de l’attaquant suédois Zlatan Ibrahimovic. Sur la base d’un salaire net de 14 millions d’euros annuels, l’Etat français devrait s’en donner à cœur joie.

L’impôt sur le revenu et cotisations sociales: «On est dans le cadre de la législation sur la contribution exceptionnelle des hauts revenus», détaille Marylène Bonny-Grandil, qui sort donc calculette. Pour gagner 14 millions d’euros nets par an, il faut tabler sur un salaire brut de 25.407.000 euros. Le calcul est simple: une fois que le PSG aura fait la déclaration de son attaquant en ligne, l’Etat lui réclamera 11.407.000 euros au titre de l’impôt sur le revenu. Ensuite, les dirigeants parisiens ne devront pas oublier de régler leurs cotisations sociales. «Généralement, il faut tabler sur 30% du salaire brut», suggère Marylène Bonny-Grandil. Soit 7.500.000 euros que le PSG devra verser. Au total, l’Etat français peut espérer récupérer un peu moins de 19 millions d’euros par an si Zlatan Ibrahimovic se décidait à rejoindre la Ligue 1. 

L’éventuelle taxe Hollande: Le président devrait proposer un impôt exceptionnel, «la taxe Hollande», qui propose de taxer à 75% des revenus après le premier million. Si celui-ci n’est pas encore voté, il fait partie des promesses de campagne. Et dans ce cadre, le coût salarial d’Ibrahimovic exploserait. «Pour qu’il lui reste 14 millions dans sa poche, le coût total pour le PSG s’approche de 70 millions d’euros annuels», assure Marylène Bonny-Grandil. Sur cette somme il faudrait verser près de 40 millions d’euros d’impôts sur le revenu, sans oublier les cotisations sociales, qui s’élèveraient alors à 16 millions d’euros. Un véritable jackpot. 

Les astuces pour payer moins: Zlatan Ibrahimovic serait très avisé de postuler au régime dit des «impatriés». «Il est ouvert aux personnes qui s’installent en France pour exercer leur activité et qui n’ont pas été résidents dans les cinq années précédentes. On pourrait bénéficier d’une exonération sur le revenu qui est forfaitairement de 30%», assure Marylène Bonny-Grandil. Par ailleurs, le joueur serait exonéré d’ISF pendant cinq ans, soit la durée maximale envisagée pour son contrat au PSG, mais serait quand même imposé sur tous ses biens acquis en France (immobilier, actions…). Enfin, il y a peu de chance qu’il investisse réellement en France. «Les valeurs immobilières on ne sait pas trop, les placements financiers sans risque ne rapportent que 1% à 2%…», remarque la fiscaliste. Malgré tout ça, les plus fervents supporters du PSG sont sans doute à Bercy, au ministère des finances.

Antoine Maes

Fabio Capello nommé sélectionneur de la Russie.

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L’Italien Fabio Capello, l’ex-sélectionneur de l’Angleterre, a été nommé à la tête de l’équipe de Russie, a annoncé lundi la Fédération russe de football, avec pour mission de qualifier la sélection nationale, éliminée au premier tour de l’Euro, pour le Mondial-2014. «Aujourd’hui, nous avons décidé de nommer Capello comme notre nouveau sélectionneur, a déclaré Nikita Simonyan, vice-président de la Fédération, à l’agence Itar-Tass. Nous l’attendons prochainement à Moscou pour finaliser les derniers détails de son contrat avant de le signer.»

L’Italien, qui succède au Néerlandais Dick Advocaat parti entraîner le PSV Eindhoven après l’Euro-2012, devrait toucher un salaire annuel de six millions d’euros, selon le quotidien russe Sport Express de la semaine dernière. Selon la même source, Capello, 66 ans, se trouvait à Moscou la semaine dernière pour des négociations avec les responsables de la Fédération et d’après Sport Express il aurait accepté d’inclure des techniciens russes dans son staff. Igor Shalimov et Dmitry Alenichev, qui ont joué en Serie A et parlent italien, semblent bien placés pour devenir ses adjoints.

Fabio Capello, qui avait dirigé l’AC Milan, l’AS Rome, la Juventus Turin et le Real Madrid, a pris en charge la sélection d’Angleterre en 2007, la conduisant en quart de finale du Mondial-2010 avant de la qualifier pour l’Euro-2012. Mais le 8 février, il a présenté sa démission à la suite de la décision de la Fédération anglaise de retirer le brassard de capitaine à John Terry, accusé de racisme. Le défenseur de 31 ans a été acquitté vendredi à Londres. La Russie, favorite du groupe A de l’Euro-2012, a été éliminée dès le premier tour après une surprenante défaite face à la Grèce (1-0).

Fifa/pots de vin: Blatter affirme ne pas pouvoir sanctionner Havelange.

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Le président de la Fifa Joseph Blatter a affirmé jeudi ne pas pouvoir sanctionner son prédécesseur Joao Havelange, accusé par la justice suisse d’avoir, avec son ex-gendre Ricardo Teixeira, touché d’énormes pots de vin d’International Sport and Leisure (ISL).

Les attendus de la Cour suprême de Suisse rendus publics et publiés par la BBC mercredi indiquent que Joao Havelange, 96 ans et président de la Fifa pendant 24 ans jusqu’à l’élection de Joseph Blatter en 1998, touchait au moins 1,5 million de francs suisses (1,24 million d’euros) et Ricardo Teixeira, alors président de la Confédération brésilienne et vice-président de la Fifa, au moins 12,74 millions de FS (10,6 millions d’euros).

ISL, une société de marketing ayant l’exclusivité des droits pendant plusieurs Coupes du monde de football, avait fait faillite en 2001 avec une dette de quelque 300 millions de dollars (245 millions d’euros).

“Je n’ai pas le pouvoir de demander des comptes” à Havelange, a déclaré Blatter sur www.fifa.com. Le Congrès (de la Fifa) l’a nommé Président honoraire. Seul le Congrès peut décider de son avenir”.

Blatter a insisté sur le fait que de tels versements n’étaient pas illégaux en Suisse à l’époque et qu’ils “pouvaient même être déduits des impôts à titre de frais professionnels”.

Havelange, membre du Comité international olympique depuis 1963, occupait la présidence de la Fifa de 1974 à 1998 avant d’être remplacé par Joseph Blatter, le secrétaire général pendant de longues années.

Football: Maradona limogé du club d’Al Wasl faute de résultats

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DUBAI (Reuters) – L’ancien champion du monde argentin de football Diego Armando Maradona a été limogé mardi de son poste d’entraîneur du club émirati d’Al Wasl, ses employeurs lui reprochant de ne pas avoir été en mesure de remporter de titre.

Âgé de 51 ans, Diego Maradona avait signé un contrat de deux ans avec le club de football. Son limogeage a été acté au terme d’une réunion du conseil d’administration.

Depuis sa prise de fonction, la formation n’a pas été en mesure de remporter le moindre trophée et son classement a glissé à la huitième place de l’UAE Pro League, le championnat local de football, alors qu’il avait terminé sixième de la saison précédente.

Al Wasl n’est pas non plus parvenu à remporter la Coupe des clubs champions du golfe Persique, s’inclinant en finale contre Al Mouharrak.

Ce limogeage vient s’ajouter à une série d’échecs rencontrés par Diego Maradona dont la carrière d’entraîneur contraste avec la carrière de joueur.

Parmi ses faits de gloire, figurent la Coupe du monde de football 1986 et une série de titres de champion d’Argentine, d’Espagne et d’Italie.

Brian Murgatroyd, Nicolas Delame pour le service français

Equipe de France: après Blanc, Deschamps enfin dans le grand bain bleu

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Après Blanc, parti il y a une semaine, l’équipe de France accueille un 2e champion du monde comme sélectionneur, en la personne de Didier Deschamps nommé dimanche au terme d’un long week-end passé à négocier avec le président de la FFF les détails du contrat de deux ans qui l’attend.

L’heureux événement, pressenti depuis plusieurs jours, a fini par être officialisé en début de soirée par un communiqué sur le site de la Fédération française de football: “Noël Le Graët, Président de la FFF, et Didier Deschamps ont finalisé leurs discussions et ont abouti à un accord pour la nomination de M. Deschamps en tant que sélectionneur de l’Equipe de France”, est-il sobrement écrit.

La conférence de presse des deux hommes lundi à 17h30 au siège de la FFF permettra d’en savoir plus sur les termes de l’engagement prochain de “DD”.

Mais il va vraisemblablement signer un contrat de deux ans avec une option de deux années supplémentaires, en cas de qualification pour le Mondial-2014 au Brésil.

Le président de la Ligue de football professionnel (LFP) Frédéric Thiriez s’est réjoui dimanche de cette nomination, assurant que Deschamps “est évidemment l’homme de la situation”. “L’équipe de France a besoin dans ce contexte difficile d’un homme de cette trempe et de cette expérience”, a-t-il commenté.

Libéré lundi dernier par Marseille, au terme d’une négociation tendue, le futur sélectionneur des Bleus n’aura pas attendu longtemps pour rebondir.

L’affaire aurait même pu être plus rapide s’il avait répondu tout de suite aux avances de Noël Le Graët, le président de la FFF, avec qui il a eu un premier entretien lundi.

“C’est un très bon choix (…) L’envie de travailler ensemble est réelle”, avait assuré dès mardi son prochain employeur, à l’issue du comité exécutif de la FFF.

Mais le capitaine des champions du monde 1998 avait préféré se ressourcer quelques jours en famille avant de renouer le contact samedi avec “NLG” à Paris.

“Nous sommes en pleine négociation”, avait alors reconnu l’un de ses proches.

Le Breton à la tête de la FFF a certes ouvert en grand la porte de l’équipe de France au Bayonnais de 43 ans, il ne veut pas lui donner les pleins pouvoirs, qu’il avait déjà refusés à Laurent Blanc. M. Le Graët, soucieux de rester maître à bord et de ramener les Bleus dans le giron de la FFF, a pourtant visiblement su être assez persuasif.

Avec la présence de l’envahissant agent de Didier Deschamps, Jean-Pierre Bernès, qui gérait déjà les intérêts de Laurent Blanc, et compte tenu des relations délicates qu’entretiennent de notoriété publique “NLG” et “DD”, deux forts caractères, ce n’était pas chose évidente.

En fait, on peut imaginer que ce sont les détails du contrat plus que le fond du dossier qui a tenu si longtemps en haleine.

Selon L’Equipe, Didier Deschamps serait accompagné de Guy Stephan, qui était déjà son adjoint à l’OM.

Si son salaire devrait avoisiner celui de son prédécesseur, il y a en revanche fort à parier que Le Graët, soucieux du contrôle des dépenses autant que de la bonne image des Bleus, a borné les prérogatives de son sélectionneur.

Car s’il se satisfait du bilan sportif de Blanc, qui vient d’atteindre les quarts de l’Euro-2012, le mauvais comportement de certains Bleus en Ukraine leur vaut d’être convoqués le 27 juillet devant la commission de discipline.

Deux ans après avoir nommé à sa tête un premier membre de la génération dorée de 1998, l’équipe de France s’apprête donc à retenter l’aventure.

Mais “DD” est un ami de “Lolo” et la transition devrait s’effectuer en douceur d’ici le 1er match amical le 15 août contre l’Uruguay et avant l’entame des qualifications du Mondial-2014 le 7 septembre en Finlande.

Après le délicat Euro-2012 de la bande à Blanc – une fade élimination en quart ternie par les mauvais comportements de certains joueurs -, la FFF peut en tout cas se féliciter d’avoir obtenu le concours d’un technicien plus expérimenté que le précédent.

Surtout, Deschamps présente l’un des meilleurs palmarès parmi les entraîneurs français en exercice: finaliste de la Ligue des champions en 2004 avec Monaco, il a aussi gagné 6 trophées avec l’OM en 3 ans, dont un titre de champion de L1 (2010).

Wimbledon: Roger Federer redevient le maître dans son jardin anglais

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Par Leon Neal

Roger Federer est redevenu le maître du tennis mondial, dimanche dans son jardin de Wimbledon, en y remportant un septième titre aux dépens du Britannique Andy Murray dans une finale accrochée où il a dû hisser son jeu à un niveau exceptionnel pour s’imposer 4-6, 7-5, 6-3, 6-4.

Rarement un joueur aura autant gagné en un seul match, car avec ce 17e Grand Chelem, son premier depuis deux ans et demi, le Suisse, nouveau N.1 à l’ATP lundi, a égalé d’un coup deux records: celui des titres à Wimbledon et celui des semaines passées au sommet de la hiérarchie (286), tous deux détenus par Pete Sampras.

A quelques semaines de son 31e anniversaire, il est plus que jamais à la tête du plus beau palmarès de l’histoire. Quant à son jeu, il garde le même éclat que lors des plus riches années de son ère, commencée en 2003.

Il l’a montré dimanche en offrant au public du Central, qui pour une fois était, sinon contre lui, du moins en faveur de son adversaire, un éblouissant récital de jeu offensif.

Tous les coups y sont passés: le service bien sûr (12 aces), surtout après la fermeture du toit au début du troisième set à cause d’une averse, les accélérations de coups droits (18 gagnants), mais aussi les smashes et les volées, amorties ou claquées, qui lui ont permis de réussir un quasi sans-faute au filet (53 points sur 68 montées), et dans le registre de la contre-attaque, les passings.

Le Suisse s’est effondré sur le court après la balle de match, foudroyé par la joie de remettre la main sur le trophée auquel il tient plus qu’à tout autre.

“C’est un moment magique”, a réagi Federer, qui a eu le plaisir de brandir la coupe pour la première fois sous les yeux de ses jumelles, bientôt âgées de trois ans.

L’orgueilleux champion avait été vexé de n’avoir plus gagné de titres du Grand Chelem depuis l’Open d’Australie 2010, sa plus longue période d’insuccès en Grand Chelem depuis le début de sa domination, même si de belles victoires, notamment au Masters (2010, 2011), l’avaient aidé à patienter.

Il avait été encore plus fâché d’avoir échoué à Wimbledon dès les quarts de finale des deux éditions précédentes, contre des adversaires moins prestigieux que lui, Tomas Berdych en 2010 et Jo-Wilfried Tsonga l’an passé. “Je dois faire mieux cette année”, avait-il annoncé à la veille du tournoi, ce qui dans sa bouche signifiait “je dois gagner”.

Murray l’a obligé à sortir le grand jeu pour y parvenir. Nullement paralysé par l’enjeu, pour sa première finale à Wimbledon, l’Ecossais a tenté de prendre son adversaire à la gorge avec un jeu très agressif.

Dominateur dans le premier set, il paraissait encore légèrement au-dessus dans le deuxième, où il a manqué quatre balles de break. Mais c’est Federer qui a sorti les coups exceptionnels au bon moment pour égaliser à une manche partout.

Le duel a basculé lors d’un jeu interminable, long de près de vingt minutes, dans la troisième manche, dont Federer est sorti avec un break (3-2) à sa sixième occasion, après avoir été mené 40-0. L’incomparable expérience de ses 24 finales de Grand Chelem, et ses inaltérables ressources mentales, ont fait la différence.

Dans le quatrième set, l’Ecossais a paru usé par l’intensité de la lutte. Le Suisse, imperturbable, en a profité pour s’envoler vers la victoire avec un break à 3-2, grâce à un admirable passing de revers.

Redevenu le patron du circuit, Federer a maintenant l’occasion d’ajouter un nouveau chapitre à sa légende en devenant champion olympique en simple, l’un des deux seuls titres significatifs qui manquent à son palmarès avec la Coupe Davis, dans un mois sur le même Central de Wimbledon.

Murray, lui, a joué “la meilleure de ses quatre finales”.

De nombreuses personnalités britanniques avaient pris place dans la “Royal Box” pour encourager l’Ecossais, parmi lesquelles le Premier ministre David Cameron ou la duchesse de Cambridge Catherine et sa soeur Pippa, mais la Grande-Bretagne, privée de titre majeur depuis 1936, devra attendre encore pour retrouver un vainqueur de Grand Chelem.

Wimbledon: Roger Federer gagne son septième titre et redevient N.1 mondial

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Le Suisse Roger Federer a gagné son septième Wimbledon en battant le Britannique Andy Murray en quatre sets 4-6, 7-5, 6-3, 6-4 dimanche en finale et a récupéré la première place mondiale.

Federer égale les records des titres à Wimbledon et des semaines passées au sommet de la hiérarchie mondiale (286), détenus par l’Américain Pete Sampras.

Le champion helvète compte désormais dix-sept titres du Grand Chelem à son palmarès, un autre record qu’il a pris à Sampras (14) il y a trois ans.

Il s’agit du premier trophée majeur du Bâlois, qui fêtera ses 31 ans le mois prochain, depuis l’Open d’Australie 2010. C’est cette année-là aussi, en juin, qu’il avait cédé le N.1 mondial à Rafael Nadal, lui-même dépossédé par Novak Djokovic l’an passé.

Les deux joueurs se sont livré un match de très haut niveau, qui a commencé sous le soleil pendant deux sets et s’est terminé sous le toit fermé du Central après une averse.

Contrairement à ce que beaucoup craignaient, Murray n’a pas été tétanisé par l’importance de l’événement, sa première finale à Wimbledon, et s’est montré très agressif dès les premiers échanges.

Plus solide du fond du court, l’Ecossais a logiquement remporté le premier set. Il était encore au-dessus dans le deuxième, ayant eu quatre occasions de breaker, lorsque Federer a soudainement haussé son niveau de jeu pour égaliser.

Après l’interruption par la pluie, le troisième set s’est joué dans un sixième jeu interminable de près de vingt minutes où Murray a perdu son service à la sixième balle de break après avoir mené 40-0.

L’expérience du Suisse, qui disputait sa 24e finale de Grand Chelem, là aussi un record détenu par lui depuis longtemps, avait encore fait la différence.

Le Britannique, N.4 mondial, a manqué une balle de break au début de la quatrième manche puis a paru usé par l’intensité de la lutte. Federer, imperturbable, a fait le break dans le cinquième jeu grâce à un admirable passing de revers avant de s’envoler vers une victoire après 3h 24 min d’un superbe spectacle.

Murray jouait lui sa quatrième finale majeure, ayant perdu les trois premières, deux fois contre Federer (US Open 2008, Open d’Australie 2010) et une fois contre Djokovic (Open d’Australie 2011). La Grande-Bretagne n’a pas eu de vainqueur en Grand Chelem depuis Fred Perry à Wimbledon en 1936.

Federer, l’excellence sans limite

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Roger Federer remporte son dix-septième tournoi du Grand Chelem à Wimbledon et reconquiert la place de numéro un mondial. Historique.

Non, Roger Federer n’est pas fini. A ceux qui en doutaient encore, le Suisse a adressé un message en réussissant un retour en grâce exceptionnel. A bientôt 31 ans, l’Helvète est parvenu à accentuer un peu plus son record de victoires en Grand Chelem en enlevant son septième titre à Wimbledon, son 17e depuis 2003, égalant la performance de Sampras et Renshaw, seuls septuples vainqueurs au All-England Club. Deux ans et demi après son dernier sacre en Grand Chelem, à Melbourne face à Andy Murray, l’Helvète revient sur le devant de la scène en dominant le même adversaire, qui jouait là sa première finale à Wimbledon (4-6, 7-5, 6-3, 6-4). Mais le Suisse ne s’arrête pas là : ce 75e titre ATP en carrière lui permettra de retrouver la première place mondiale, deux ans après l’avoir cédée à Nadal en juin 2010. Il est désormais assuré de dépasser Pete Sampras et ses 286 semaines au top du classement ATP, record après lequel il courait depuis sa destitution en juin 2010.

Murray n’a pourtant pas démérité. Il se devait de prendre ce match à bras le corps, c’est exactement ce que l’Ecossais a fait dès le premier set. Le Britannique a mis la pression d’entrée en faisant courir Federer. Servant très bien et se montrant très opportuniste en retour, il a logiquement fait la course en tête en breakant le premier. Si le Suisse recollait au score, Andy profitait du faible pourcentage de réussite sur seconde balle de son adversaire (27%, 3/11) pour prendre son service une deuxième fois et s’adjuger le premier set (6-4). Soucieux de faire durer le match, le Britannique partait sur les mêmes bases dans le deuxième set, mais était incapable de convertir l’une des quatre balles de break qu’il s’est procurées à 2-2, puis à 4-4. C’est le tournant du match car, dans la foulée, le Suisse ne ratait pas l’occasion d’enlever la deuxième manche sur le service de l’Ecossais, peu de temps avant une interruption d’une demi-heure à cause de la pluie.

Cette pause n’a pas vraiment profité au protégé d’Ivan Lendl. Au contraire. Avec des conditions indoor en raison du toit déplié, le combat se déséquilibrait peu à peu. Le Suisse enfilait les jeux blancs alors que l’Ecossais courait après le score. Face au flegme suisse, l’énervement écossais a crevé l’écran dans le troisième set. Sur le sixième jeu, Murray n’est pas parvenu pas à sauver sa mise en jeu, cédée sur la sixième balle de break après vingt minutes de combat où Murray s’est retrouvé trois fois au sol. Avec le break en poche, Federer prenait définitivement l’avantage en empochant la troisième manche 6-3. Le moral au niveau du gazon, Murray manquait encore une balle de break en début de quatrième set, sa cinquième du match qui scellait peu à peu l’épilogue du match.