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Gerd Müller : “Messi est un géant”

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Le buteur légendaire allemand Gerd Müller s’est déclaré heureux que son record de 85 buts en une année, vieux de 40 ans, ait été battu dimanche soir par un “géant” tel l’Argentin Lionel Messi, a indiqué lundi le porte-parole de son ancien club du Bayern Munich.

“Mon record de 85 buts en 60 matches, qui tenait depuis 1972, a été battu par le meilleur joueur au monde, Lionel Messi, et je suis très heureux pour lui”, a dit Gerd Müller, qualifiant l’Argentin “de joueur incroyable, un géant qui est également très sympathique et un professionnel posé”.

A seulement 25 ans, l’attaquant du FC Barcelone a porté le record à 86 réalisations sur l’année civile 2012 grâce à un doublé lors de la victoire du Barça sur la pelouse du Betis Séville, lors de la 15e journée du Championnat d’Espagne.

“J’espère qu’il marquera encore un ou plus de buts lors des matches restant en 2012 et que son record tiendra pour les quarante prochaines années”, a ajouté le “Bombardier de la Nation” qui ne voit qu’un seul défaut à l’Argentin: “il ne joue pas pour le FC Bayern” dont Müller a fait les beaux jours entre 1964 et 1979.

Messi, qui a également battu le record du plus grand nombre de buts jamais marqués en Liga en une saison (50), part assurément favori pour recevoir le 7 janvier ce qui serait le quatrième Ballon d’Or de sa carrière. Ce qui lui permettrait de dépasser les mythes Michel Platini, Marco Van Basten et Johan Cruyff.

A 67 ans, Müller reste l’intouchable meilleur buteur de l’histoire de la Bundesliga avec 365 réalisations en 427 matches, mais voit son record de buts en équipe nationale (68) menacé par Miroslav Klose (67). fifa

Séjour de 3 jeunes Léogânais en Corée

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A l’invitation du contingent coréen de la Minustah (Rokengcoy), 3 jeunes originaires de la région de Léogâne,  Roodnie Sanon, 17 ans, Bolivar Saintilus, 18 ans, et Vladimir Ulysse, 20 ans, ont effectué un séjour d’une semaine en Corée du Sud. Ce voyage leur a été offert pour saluer et récompenser leur statut de lauréat acquis à partir du travail  fourni à l’école montée par le  Rokengcoy, école qui offre des cours en trois disciplines (informatique, pilotage d’engins lourds et taekwondo). Ces jeunes étaient accompagnés des secrétaires d’Etat à l’Education nationale, Mme Marina Gourgues, et à la Coopération, M. Robert Labrousse.

Un intéressant et instructif programme de séjour avait été préparé à l’intention des visiteurs, lesquels furent amenés à prendre contact avec divers aspects de la vie coréenne et à se pénétrer des ressorts qui ont élevé, en moins de trente ans, un pays quémandeur d’assistance au rang de celui de donneur d’aide.

Les jeunes Léogânais, qui sont à leur premier voyage en dehors d’Haïti, sont allés d’émerveillement en émerveillement. Leur plongée dans certains grands centres industriels, commerciaux, d’information et de télécommunication tels que le Samsung D’light, la fameuse tour de Séoul, le siège de la Télévision nationale de Corée, leur a fait découvrir un monde fort éloigné de leur univers habituel, un monde où la technologie réalise des miracles qui font admirer la civilisation moderne.

Ils ne furent pas les seuls à s’en réjouir. Car, outre l’élargissement de vision qu’a procuré le contact avec une société en expansion continue, les officiels qui les coiffaient ont, intellectuellement et sur le plan de la planification gouvernementale, beaucoup tiré  du voyage.

 Les entretiens avec les responsables du Centre du Saemaul Undong, organisme qui a orchestré l’essor de la Corée,  ont permis de mieux comprendre les mécanismes, méthodes et programmes, mis en branle pour arriver à cet essor. Et les rencontres avec les dirigeants de la BaMI, une organisation non gouvernementale qui était venue en Haïti après le séisme du 12 janvier 2010, donnent à augurer d’une relance significative de la coopération haïtiano-coréenne. Tout aussi éclairant a été le dialogue avec le professeur Won Ho Kim, recteur du Hankuk University of Foreign Studies, dialogue dans lequel ont été creusées les perspectives de renforcement des liens entre les deux pays.

On ne finirait pas de parler des attentions dont fut l’objet la délégation haïtienne. Dîner offert par le major général des Forces armées coréennes, Lee Sun Jin, qu’entouraient de hauts gradés de l’état-major. Réception par le président de la Fédération coréenne de Taekwondo, M. Wong-Sik Kang. Visites guidées au musée national, au palais impérial, au Musée de la Guerre. Promenade en bateau-mouche. Le tout agrémenté de l’exquise urbanité coréenne. Sans oublier le plaisir qu’a donné la dégustation de l’excellente cuisine coréenne. Pour couronner cet ensemble d’amabilités, le spectacle présenté à la Maison de Corée par le « Korean Traditional Art performance » enchanta les yeux, le cœur et l’esprit.

Tout avait été agencé pour que les jeunes lauréats de Léogâne réalisent, comme Alice, un voyage au pays des merveilles. Et il ne fait pas de doute que ce séjour en Corée s’est inscrit en traits indélébiles dans leur esprit et leur imaginaire.

Louis Calvet
Credit: Le Nouvelliste

Haïti, un fardeau pour la FIFA

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Claude Gilles Twitter: ClaudeGilles

Souvent à la remorque des sélections haïtiennes de football, Sepp Blatter, président de la FIFA, en a marre des demandes incessantes d’Haïti. Un tacle dans le dos pour la demi-île qui n’a pas de budget pour ses sélections.

Haïti est le seul pays qui sollicite l’aide financière de la FIFA pour faciliter les voyages à l’étranger de ses différentes sélections, s’est plaint le président de la Fédération internationale de football amateur (FIFA), Sepp Blatter auprès du Premier ministre haïtien, Laurent Lamothe, lors d’une récente visite à Londres. « J’ai été indigné », a avoué le chef du gouvernement lors du cinquième Conseil de gouvernement tenu dans la soirée du 8 août au Complexe administratif des Cayes.  

Ereinté après plusieurs heures d’échanges lors de cette réunion, l’ex-tennisman professionnel devenu Premier ministre a trouvé de l’énergie pour passer des instructions à Jean Roosvelt René, son ministre des Sports. « Que des dispositions soient prises pour que les athlètes haïtiens voyagent désormais dans de bonnes conditions », a exigé Laurent Lamothe au cours du Conseil de gouvernement retransmis en direct par la Télévision nationale relayée par des diverses autres chaînes et sur Internet. Le Premier ministre a ainsi ordonné l’arrêt immédiat de la mendicité internationale dont dépendent les équipes haïtiennes, particulièrement les sélections nationales de football.

Président de la Fédération haïtienne de football (FHF), Yves « Dadou » Jean-Bart ne considère pas comme un tacle dans le dos, les propos du patron de la FIFA au Premier Lamothe. « Je suis très content de l’intervention du Premier ministre au dernier Conseil de gouvernement, a réagi Jean-Bart dans un entretien téléphonique au journal. Je souhaite tout simplement que le gouvernement passe aux actes. » L’Etat haïtien, a ajouté le président de la FHF, n’a pas de budget pour les sélections nationales et les associations. « Les fédérations se retrouvent souvent en situation de solliciter l’aide de certaines structures internationales dont la FIFA », a concédé Yves Jean-Bart.

Rien qu’en 2008, la FHF s’est tournée vers la FIFA en trois ou quatre occasions pour faciliter la participation de sélections haïtiennes à des compétitions internationales. Le pire est arrivé au football haïtien en 2010, l’année du séisme qui a fait plusieurs milliers de morts dans le pays dont un coach et détruit diverses installations sportives. Les joueurs de la sélections des moins de 20 ans, s’est désolé M. Jean-Bart, ont récemment consenti un trajet de quelque 5 heures en autobus pour transiter vers la République dominicaine avant d’atteindre Porto-Rico en avion pour disputer la première phase des éliminatoires de la prochaine coupe du monde de cette catégorie. Une participation payante pour l’équipe haïtienne terminée première de leur groupe.     

« Les complaintes de Blatter au Premier ministre haïtien ne sont pas quelque chose d’improvisé. La FIFA connait bien la situation d’Haïti », a expliqué M. Jean-Bart. C’est nous, a-t-il précisé, qui avons arrangé la rencontre du Premier ministre et du président de la FIFA, tous deux présents pour assister à l’ouverture des jeux olympiques à Londres. « Les athlètes haïtiens sont trop pauvres », a lancé Yves Jean-Bart qui réclame une assistance économique de l’Etat pour ces derniers comme cela se fait dans d’autres pays.

Les problèmes du football haïtien ne se limitent pas au seul besoin de billets d’avion pour ses sélections. La FIFA devra s’entretenir aussi avec chef de gouvernement haïtien sur l’académie montée au Ranch de la Croix-des-Bouquets par l’Etat haïtien. « La fédération n’a pas le contrôle des joueurs formés. Certains jouent en sélection nationale sans faire partie d’un club. Ils n’ont pas de licence », se lamente le président de la Fédération haïtienne de football.

Le projet de construction d’un stade olympique aux Cayes a, par ailleurs, été discuté au cinquième Conseil de gouvernement sous le leadership de Laurent Lamothe. Un problème foncier, selon le ministre des Sports, serait à la base du retard enregistré pour le lancement des travaux. Ce problème est en passe d’être résolu, a expliqué le ministre René qui répondait à certaines questions du chef du gouvernement. Ce dernier devra recevoir au début de la semaine prochaine à la Primature le titulaire des Sports avec le projet assorti d’un agenda en vue de la réalisation exécution du stade olympique annoncée à la population des Cayes.     

Claude Gilles Twitter: ClaudeGilles
Credit : le Nouvelliste

Le président Martelly motive Samyr

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Ce mercredi, le président de la République Michel Joseph Martelly a appelé Samyr Lainé au téléphone pour le motiver et l’encourager. « J’ai beaucoup apprécié. C’est un honneur pour moi. Le président m’a encouragé et m’a beaucoup motivé pour demain. Je dis un grand merci au président et je ferai de mon mieux demain matin pour faire flotter une nouvelle fois notre bicolore après l’exploit de Sylvio Cator en 1928. Je dois ajouter pour dire que Cator était un avocat et je le suis aussi », a déclaré Samyr Lainé, l’espoir de tout un peuple.

 

À rappeler que le mardi 7 août, à Londres, Samyr Lainé avait terminé en 6e position du groupe A, et 10e sur 26 au classement général avec un triple saut de 16.81 mètres. Ce jeudi, lors de la finale, il sera 3e à l’ordre de passage, aux côtés de Claye Will des États-Unis d’Amérique, Compaore Benjamin de la France, Adams Lyukman de la Russie, Greco Daniele d’Italie, Donato Fabrizio d’Italie, Platnitski Dzmitry du Bélarus, Copello Alexis du Cuba, Taylor Christian des États-Unis d’Amérique, Oke Tosin du Nigeria, Dong Bib de la République Populaire de Chine et Sands Leevan des Bahamas.

Gérald Bordes, depuis Londres

Haïti en finale du triple saut

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Avec un saut de 16m81, Samyr Lainé a pris la sixième place qualificative directe pour disputer la finale du triple saut prévue pour ce jeudi 9 août à compter de 2h 20 (heure de Port-au-Prince) au stade olympique de Londres. En revanche, Jeffrey Julmis s’est fait éliminer dans les 110 mètres/haies lors des 1/4 de finale de cette épreuve.
Comme annoncé, le plus populaire et le talentueux des cinq athlètes représentant la délégation haïtienne aux Jeux de Londres, Samyr lainé s’est hissé en finale dans l’épreuve du triple saut en prenant la sixième place du groupe A lors de la première série des 1/2 finales avec un saut de 16m81 suffisant pour ravir la finale devant Dmitry Platnitski du Bélarus (16m62) qui s’est également qualifié.
Le Français, Benjamin Compaore (17m06) a mis tout le monde d’accord en s’adjugeant la première place suivant de près l’Italien, Daniele Greco (17m).
Toujours est-il, la délégation haïtienne peut encore espérer une médaille. Pour concrétiser ce rêve, Lainé doit être encore beaucoup plus performant ce jeudi.  
Voici à présent, les douze athlètes qui disputeront la finale du triple saut jeudi à compter de 2h20 PM:  Tosin Oke du Nigéria, Fabrizio Donato de l’Italie, Benjamin Compaore de la France, Samyr Lainé d’Haïti, Alexis Copello de Cuba, Dmitry Platnitski du Bélarus, Daniele Greco de l’Italie, Christian Taylor des USA, Lyukman Adams de la Russie, William Claye des USA, Bin Dong de la Chine et Leevan Sands des Bahamas.
En revanche, après respectivement Linouse Desravines en judo (-52 kilos), Marlena Wesh (athlétisme, 200 et 400m), Moïse Joseph (800m) et Jeffrey Julmis (110m/haies), la délégation haïtienne a perdu un nouvel athlète dans les Jeux Olympiques de Londres lundi matin. Il s’agit de Jeffrey Julmis en (110m/haies). Julmis a terminé avant-dernier lors des ¼ de finale de la cinquième série avec un chrono de 13’’87, laquelle a été remportée par l’Américain Aries Merritt (13’’07), le Barbadien, Ryan Brathwaite (13’’23), le Chinois, Wenjun Xie (13’’43). L’Italien, Emanuele Abate (13’’46) et le Jamaïcain, Richards Phillips (13’’47) sont également qualifiés pour les ½ finales en raison de leur meilleur temps.
Signalons que six pays de la Caraïbe se sont emparés au moins d’une médaille. Il s’agit respectivement de Cuba, pointé en 14e position avec  sept médailles au total, 3 d’or pour autant en argent et une en bronze, Jamaïque (25e): 2 d’or, une d’argent et une de bronze, République Dominicaine (35e): une en or et une d’argent, la Grenade (38e): une en or, Porto-Rico (68e) et Trinidad (70e) avec une médaille de bronze.

Légupeterson Alexandre
Credit: Le Nouvelliste

Le Premier ministre Lamothe à cœur ouvert au Matin

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En tenue décontractée, le samedi 28 juillet, le Chef du gouvernement haïtien, Laurent Lamothe et le ministre des sports, Jean Roosevelt René sont venus rendre une visite de courtoisie aux athlètes haïtiens au village Olympique.

 

Dans ses propos de circonstances, le Premier ministre a remercié les athlètes et les a encouragés en précisant que son gouvernement fera de son mieux pour les accompagner. « Nous sommes avec vous. Nous comptons sur vous afin de représenter valablement notre bicolore. Je tiens à vous préciser que mon gouvernement sera toujours à vos côtés pour vous aider », a-t-il déclaré à Marlena Wesh (200 et 400m), Jeffrey Julmis (110m/haies) et Linouse Desravines (-52kg, judo). Moise Joseph (800m) et Samyr Lainé (triple saut) n’étaient pas présents à la rencontre.

 

Après la réunion, Linouse a demandé au Premier ministre de lui accorder une aide financière afin de terminer ses études. Sans hésiter monsieur Lamothe lui a promis son aide. De son côté, le ministre des sports s’est engagé aussi à faire quelque chose pour elle dès son retour en Haïti. « Cette fille a beaucoup de talents. Elle est très prometteuse. Je vais faire tout mon possible pour l’encadrer », a fait savoir le ministre René dans un échange que nous avons eu avec lui. À signaler que le dimanche 29 juillet, avant son départ pour Haïti, le Premier ministre et son ministre des sports se sont rendus au stadium ExCel pour saluer et encourager Linouse qui allait combattre Bundmaa Munkhbaatar de la Mongolie. Dommage, notre compatriote n’a pas pu se défaire de son adversaire et a perdu la rencontre par ippon.

 

À part la visite effectuée auprès de la délégation haïtienne, monsieur Lamothe a rencontré plusieurs autorités internationales du sport. Il a paraphé un accord avec Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO) pour le démarrage des travaux du premier centre olympique haïtien. « Les travaux vont débuter sous peu », a-t-il informé.

 

Il s’est également entretenu avec Sepp Blatter, président de la Fédération internationale de football amateur (Fifa). Ce dernier a accepté de participer à la réalisation du centre olympique en proposant un apport pour augmenter le nombre de place assisses dans le stade qui sera réservé au football. « Nous avons eu une rencontre avec le président Blatter. Il va agrandir la capacité des places assises du stade de foot au centre olympique. Il a aussi promis de nous aider à réaliser des programmes sociaux dans des zones défavorisées », a-t-il souligné.

 

Le Chef du gouvernement qui est également le ministre des Affaires étrangères a eu également un entretien avec le prince Charles. Ils ont échangé sur la question de reforestation d’Haïti et sur le plan de reconstruction du centre historique de la capitale haïtienne dévastée par le séisme du 12 janvier 2010. Monsieur Lamothe a aussi été reçu par la reine Élizabeth II. Il a estimé fructueuse sa rencontre avec la Reine d’autant que c’est elle qui avait manifesté la volonté d’accueillir pour la première fois un dignitaire haïtien. Le numéro 2 haïtien a profité de son passage pour discuter de quelques projets sur l’université de Limonade avec notre compatriote Michaëlle Jean qui est l’envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti et grand témoin de la Francophonie aux Jeux olympiques « Nous l’avons rencontrée au sujet de l’université de Limonade. Nous autres du gouvernement, nous allons allouer 5 000 000 dollars pour la construction des dortoirs supplémentaires à l’université », a-t-il précisé.

 

Enfin, M. Lamothe a également rencontré plusieurs chefs de gouvernement des Caraïbes et d’Afrique. « Nos commerçantes qui iront au Panama très prochainement n’auront pas de problème. J’ai demandé au responsable de ce pays de prendre des mesures pour faciliter le visa à nos ressortissants dans un délai ne dépassant pas sept jours. Nous prévoyons aussi d’établir des contacts diplomatiques avec nos frères et sœurs d’Ouganda. Nous allons travailler avec eux afin de suivre les modèles qu’ils ont utilisés pour résoudre le problème des ONG », a-t-il informé.

 

À noter que durant son passage à Londres, le Premier ministre a inauguré la « Maison d’Haïti » où se s’étaient exposés divers de nos produits d’art et d’artisanat. Les retombés de cette initiative seront bénéfiques au pays. Déjà plusieurs investisseurs se donnent rendez-vous en février 2013 pour une visite du terrain.

 

Un vaste programme sportif pour le gouvernement

 

« C’est pour la première fois qu’un gouvernement haïtien a autant de projets pour le sport. Nous allons construire 140 centres sportifs dans le pays, 20 terrains de basketball et 9 stades multisports », s’est vanté le Premier ministre Laurent Lamothe.

 

Il a annoncé aussi que son gouvernement compte mettre en place un budget pour desservir les délégations qui auront à représenter Haïti sur la scène étrangère.

Gérald Bordes

Depuis Londres

 

Haïti en demi-finales des 400 m

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Avec un chrono de 51 secondes 98 centièmes, l’étudiante en médecine, Marlena Wesh (21 ans) a pris la troisième place de la septième vague lors de la première journée du championnat d’athlétisme aux Jeux Olympiques de Londres 2012, ce vendredi 3 août chez les 400 mètres dames, une série dominée par la Nigériane, George Regina (51’’24) devant la Russe, Gushchina Yulia (51’’54).
Après la déception de Linouse Desravines en judo (52 kilos), l’espoir renaît dans le camp des haïtiens, suite à la qualification de Marlena Wesh pour les ½ finales des 400 mètres dames en prenant la troisième place de la septième série.
Lancée dans le couloir #4, Marlena Wesh, dossard (2030) n’a pas tardé pour donner le ton dès l’entame de la course. Au final, elle s’est emparée de la troisième place largement suffisante pour rallier les demi-finales puisque l’adversaire qui le suit, la Sénégalaise, Amy Mbacke Thiam, a réalisé un temps de (53’’23) mais distancée pour quelques centièmes par la Nigériane, George Regina (51’’24) et la Russe, Gushchina Yulia (51’’54).
Sur l’ensemble des 49 athlètes qui participaient aux 400 mètres dames, Wesh a réalisé le 14e meilleur temps sur les 21 athlètes qualifiées pour les ½ finales, mais loin derrière les trois lauréates, Amantle Montsho (50’’40) de Botswana, Antonina Krivoshapka (50’’75) de la Russie et Francena McCorory (50’’78) des USA.
Si la chance de médaille de Wesh n’est pas garantie, ce succès peut lui permettre de rêver grand, de préparer le choc des ½ finales où prendront part les étonnantes et atypiques Américaines, Jamaïcaines et Africaines dans la plus parfaite sérénité.,Les ½ finales sont programmées pour ce samedi 4 août à compter de 3h05 (heure de Port-au-Prince). L’Haïtienne se trouve placée dans la troisième série, accompagnée de Carol Rodriguez (52’’19) de Porto-Rico), Antonina Krivoshapka (50’’75) de la Russie), Omolara Omotosho (52’’11) du Nigéria, Lee McConneell (52’’23) de la Grande-Bretagne, DeeDee Trotter (50’’87) des USA, Novlene  Williams-Mills (50’’88) de la Jamaïque et de Nataliya Pyhyda (51’’09) de l’Ukraine.
En tenant compte de la performance de chaque athlète placée dans sa série lors ¼ de finales, Wesh (51’’98) avait fait mieux que Carol Rodriguez, Omolara Omotosho et Lee McConnell. Autant dire, Marlena Wesh qui sera placée dans le couloir #4 doit sortir une grande course pour espérer se qualifier pour la finale.
La prochaine sortie de l’athlétisme haïtien aux JO de Londres est programmée pour ce lundi 6 août avec la rentrée en lice de Moïse Joseph en 800 mètres hommes et pour l’occasion, Marlena Wesh va à nouveau tenter de se qualifier pour les ½ finales en 200 mètres dames.

Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com

Londres ouvre les Jeux du sport, de la musique et de l’humour

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LONDRES (Reuters) – Londres a lancé vendredi soir ses troisièmes Jeux olympiques en rappelant à un milliard de téléspectateurs ce que la Grande-Bretagne a apporté de mieux au monde depuis plus d’un siècle: son sens de l’humour, sa musique… et le sport bien sûr.

Jacques Rogge, le président du Comité international olympique, a rappelé que les Jeux revenaient ainsi dans le berceau du sport moderne et que Londres était la seule ville à accueillir le plus grand événement sportif du monde pour la troisième fois.

Puis dans la plus pure tradition olympique, la reine Elizabeth a déclaré “ouverts les Jeux de Londres, célébrant la 30e olympiade de l’ère moderne”.

Mais c’est avec beaucoup moins de conformisme que la souveraine a incarné le sens de l’humour de son peuple, en se prêtant à un clip rythmé par le générique de James Bond et laissant penser qu’elle arrivait au stade en parachute depuis un hélicoptère piloté par l’agent le plus célèbre à avoir oeuvré à son service.

La grande inconnue de cette cérémonie aussi haute en sonorités qu’en couleurs était l’identité de l’athlète qui embraserait le chaudron où brûlera pendant deux semaines la flamme olympique au bout de son voyage de 20.600 km.

C’est d’un bateau voguant sur la Tamise et piloté par David Beckham que Steve Redgrave, quintuple médaillé d’or en aviron, a reçu la torche pour la remettre à un groupe de jeunes représentants de cette génération que les Jeux de Londres entendent inspirer.

Et ce sont ces sept athlètes de demain qui ont eu l’honneur d’enflammer le stade en un bouquet incandescent avant que Paul McCartney ne ponctue ce long spectacle de près de quatre heures.

HUMOUR TOUJOURS

La ville avait déjà Big Ben, elle a désormais une cloche tout aussi célèbre, qui a sonné vendredi le début des Jeux olympiques de 2012.

Déjà, le matin à 8h12, toutes les cloches du royaume, du plus petit grelot au plus sophistiqué des carillons, avaient donné en choeur le “la” de la quinzaine à venir.

Dans le stade olympique grondant comme un bourdon des clameurs des 80.000 spectateurs, d’une partie des 10.500 athlètes engagés et de dizaines de chefs d’Etat, la plus grande cloche harmonique du monde a donné le coup d’envoi d’une cérémonie d’ouverture retraçant, dans des tons de vert et de gris typiques du Royaume-Uni, “les révolutions de la société britannique”.

C’est Bradley Wiggins, le dernier vainqueur du Tour de France, qui a le premier actionné cette machine à remonter le temps orchestrée par le réalisateur Danny Boyle et pulsée par le “beat” lancinant de centaines de tambours.

Par la suite, la grande mosaïque de la culture moderne du Royaume-Uni, et son corollaire obligé – l’humour toujours – s’est déployée dans l’enceinte du stade : Mr Bean lancé à grandes foulées dans les Chariots de Feu, Mary Poppins terrassant Voldemort.

Et Danny Boyle a rappelé que si la Grande-Bretagne avait inventé le sport, elle avait aussi donné au monde les musiques les plus brûlantes du siècle écoulé : Beatles, Stones, Who, Kinks, Jam, Blur, Arctic Monkeys, et même les Sex Pistols, ont résonné dans tout le Parc olympique, réveillant jusqu’aux plus vénérables des membres du CIO.

Puis les athlètes ont enfin repris leur juste place, la première, défilant dans l’ordre alphabétique, seulement troublé par le protocole: Grèce d’abord, puis le pays organisateur, en dernier.

À l’applaudimètre, Usain Bolt, porteur du drapeau jamaïcain, a battu de nouveaux records, tout comme la délégation américaine, coiffée de bérets, ou Chris Hoy, le porte-drapeau de la délégation britannique, défilant en short au son du “Heroes” de David Bowie.

Pour la France, Laura Flessel fut une figure de proue toute en élégance d’une délégation dominée par la stature de Teddy Riner.

Et puis, pour la première fois – signe de l’évolution météorique de la technologie en quatre ans – les sportifs du monde entier ont pu diffuser leurs photos souvenirs sur Twitter.

Edité par Henri-Pierre André

JO: une cérémonie d’ouverture aux racines de l’identité britannique

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Le stade olympique de Londres sera à partir de vendredi 21h00 locales (22h00 heure française) le centre du monde, quand y sera donné le coup d’envoi officiel des Jeux lors d’une cérémonie d’ouverture au rythme enlevé, dont les inspirations puisent aux racines de l’identité britannique.

Placée sous l’égide de la reine, se déroulant devant 120 chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des personnalités comme Michelle Obama, Brad Pitt, ou encore le Prince William et son épouse Kate, la superproduction de Danny Boyle ne souffrira aucun raté.

La pression sur le spectacle sera en effet planétaire avec plus d’un milliard de personnes attendues devant leur écran pour récolter les fruits de l’imagination du réalisateur multi-oscarisé du film “Slumdog millionaire”.

Il sera bien sûr difficile de rivaliser avec les folies pékinoises d’il y a quatre ans, au budget quasi illimité. Avec 27 millions de livres (34,5 millions d’euros) en poche, Boyle, 55 ans, a composé des tableaux inspirés de la pièce de William Shakespeare “La Tempête”.

Au vu des répétitions grandeur nature, lundi et mercredi, ses “îles aux merveilles” (Isles of Wonder) créeront un univers onirique où les références à la culture britannique seront omniprésentes. Et le public sera mis activement à contribution, impulsant un tempo enlevé à un ensemble qui fait la part belle à l’habillage musical.

Selon Stephen Daldry, le directeur créatif de la cérémonie, le spectacle rendra hommage au “riche héritage, à la diversité, l’énergie, l’inventivité, l’esprit et la créativité qui définit vraiment les îles britanniques. C’est un voyage qui célébrera ce que nous sommes, ce que nous avons été et ce que nous voudrons être”.

Les organisateurs n’ont eu de cesse de demander aux initiés de garder précieusement le secret sur le déroulé exact des trois heures de cérémonie, à laquelle participeront quelque 10.000 figurants -contre 15.000 à Pékin- et qui sera conclue par le défilé des athlètes.

Tranquillité trompeuse

Mais quelques détails savamment distillés filtrent depuis quelques mois. Un premier départ pour les 80.000 spectateurs du stade de Stratford, dans l’est-londonien, sera donné à 20h12 locales -comme 2012- avant que les télévisions ne prennent l’antenne à 21h00 (22h00 heure française) pour le début officiel des festivités.

La légende du football anglais, David Beckham, devrait faire une apparition, ainsi qu’un célèbre agent secret du cru. Des infirmières du National Health Service -le service de santé public- seront également conviées sur scène, avec, selon la presse, des dizaines de Mary Poppins descendant du ciel.

En attendant les exploits des athlètes, la pelouse du stade sera d’abord transformée en paysage bucolique, avec champs et rivières, vaches, moutons, basse-cour et fermiers labourant le sol. Mais la tranquillité de ce décor sera bien trompeuse…

Le mystère est toutefois encore total sur l’identité du dernier porteur de la flamme ainsi que sur l’emplacement de cette dernière, qui brûlera jusqu’au 12 août avant de repartir pour Athènes, avant un voyage au Brésil, pour les Jeux de Rio de Janeiro 2016.

JO: le village olympique, tour de Babel

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Des stars millionnaires du football britannique se plient à l’étroitesse des lits jumeaux, tandis qu’un couple de sportifs australiens s’est plaint de devoir faire chambre à part: bienvenue au village olympique des JO de Londres.

Onze bâtiments, plus proches du HLM que de l’hôtel 5 étoiles, abritent pour la durée des jeux 2.818 appartements “de standing olympique”, selon les organisateurs.

Pour des footballeurs britanniques habitués au faste des grands hôtels, les conditions sont plutôt spartiates: lits jumeaux avec table de nuit de bois clair, sac à linge sale et deux serviettes de toilette, une penderie pour deux et l’autorisation de ramener chez soi la couette aux couleurs olympiques.

Le milieu de terrain de Liverpool Craig Bellamy a reconnu que c’était “nouveau pour nous”, tout en trouvant que “manger avec les autres sportifs constituait un ajout heureux à l’expérience”. Les footballeurs sont “généralement tenus à l’écart”, observe-t-il, tout à fait prêt à “se mettre dans le bain”.

Le champion de tir australien Russell Mark s’est plaint en revanche de ne pouvoir partager sa chambre avec son épouse Lauryn, également membre de l’équipe australienne de tir, pendant les jeux.

Selon lui, il s’agit d’une mesure de rétorsion des autorités sportives australiennes mécontentes d’une photo de Lauryn dans un magazine masculin, en bikini et fusil à l’épaule.

“Le plus stupide est que des tonnes de couples homosexuels dans les équipes olympiques vont partager la même chambre, alors que nous sommes pénalisés en tant qu’hétérosexuels”, a-t-il protesté au grand dam de Nick Green, chef de mission de l’équipe australienne.

“Ce n’est simplement pas vrai … l’hébergement est organisé pour faire en sorte que tous les athlètes puissent dormir au village”, a-t-il assuré.

En tout cas, ce mode d’hébergement ne sera pas synonyme de mauvais moment à passer pour tout le monde, si on en juge par la mise à disposition de 150.000 préservatifs au village olympique…

Du choix à la cantine

Dans le village, les drapeaux nationaux, belge, slovène, norvégien, ou irlandais décorent déjà les façades ça et là et chacun investit les lieux à sa manière.

Les Australiens ont fait forte impression dès leur arrivée avec une gigantesque banderole proclamant “Australie, Australie, ouais, ouais, ouais” et même un kangourou gonflable suspendus aux balcons de leurs appartements.

La nageuse britannique Rebecca Adlington, double médaillée d’or à Pékin pour le 400 m et le 800 m nage libre a pour sa part envoyé sur Twitter une photo de sa chambre, avec la mascotte de l’équipe britannique sagement déposée sur le lit.

Les organisateurs britanniques ont mis les petits plats dans les grands, en proposant à la cantine des athlètes un choix assez large pour satisfaire tous les goûts, des traditionnels plats anglais, porridge ou pommes de terre en robe des champs (“jacket potatoes”) aux currys indiens, nouilles chinoises ou pizzas.

De quoi enchanter l’américain Kerron Clement (400 mètres haies), qui, après avoir twitté avec humeur qu’il avait erré en bus pendant 4 heures de l’aéroport au village, a corrigé le tir avec un message où il dit “adorer la variété de la nourriture”.

En attendant le lancement des jeux vendredi prochain, les sportifs peuvent trouver sur place coiffeur, barbier, et même “bar à ongles” qui leur permettront d’arborer les couleurs de leur drapeau respectif.

Tous les athlètes ne fréquenteront pas cependant cette moderne tour de Babel. L’équipe de basket américaine snobera par exemple le village, préférant l’intimité d’un hôtel londonien entièrement réservé pour l’équipe star de Kobe Bryant.