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Redéfinir la place et le rôle d’Haïti sur l’échiquier mondial

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Le président de la République Michel Joseph Martelly et le chancelier Pierre-Richard Casimir ont reçu ce mercredi, en audience, les chefs de missions diplomatiques et les représentants permanents d’Haïti à travers le monde, dans le cadre de la « Conférence diplomatique 2012 », qui se tient du 19 au 21 décembre à Port-au-Prince. Cette rencontre de trois jours portera sur la vision du gouvernement de redéfinir la place et le rôle d’Haïti sur l’échiquier mondial.

Douze ans après la dernière conférence des chefs de mission qui s’est tenue sous la présidence de René Préval, l’administration Martelly-Lamothe vient d’inaugurer une nouvelle rencontre entre la chancellerie  haïtienne et les différents chefs de missions qui représentent Haïti à l’étranger.

« Le dynamisme, l’intelligence, la créativité, le leadership, l’esprit d’initiative et le patriotisme sont, entre autres, les qualités attendues des fonctionnaires, aussi bien des services centraux que des services extérieurs, pour que le pays récolte les retombées commerciales, économiques, financières de l’investissement consenti dans les missions diplomatiques et consulaires », a fait savoir le ministre des Affaires étrangères, Pierre-Richard Casimir, au cours de son allocution. « Le succès de la nouvelle diplomatie haïtienne se mesurera, en définitive, à celui de votre action à la tête de vos différentes missions », a-t-il poursuivi.

Le chef de l’État donne le ton à la diplomatie

Selon le président Martelly, cette conférence des chefs de mission est une occasion pour lui d’inviter les représentants d’Haïti à l’extérieur d’approfondir la réflexion sur la place et le rôle d’Haïti sur l’échiquier mondial, dans un contexte multipolaire, profondément marqué par les effets de la mondialisation croissante.  

« Au-delà de la réflexion, c’est à l’action que je vous engage : une action dynamique, hardie et ambitieuse, dans la perspective d’une adaptation nécessaire de la politique étrangère d’Haïti. Vous devriez vous mettre à l’œuvre avec ardeur et conviction pour assurer la promotion d’Haïti, défendre ses intérêts et participer à son développement économique, à son redressement et à son rayonnement. J’attends que, par vos initiatives et vos démarches, vous contribuiez à donner un nouvel élan aux relations internationales d’Haïti».

Directives et résultats 

D’un autre côté, le chancelier Pierre-Richard casimir, qui inaugurait cette conférence des chefs de missions a déclaré : « Cette modernisation nécessaire de notre diplomatie, dont le chef de l’État a esquissé les grands axes dans son discours inaugural, vise un objectif essentiel : exploiter toutes les possibilités qu’offrent le cadre de coopération et les réseaux de solidarité internationale, sur les plans bilatéral, régional, multilatéral et transnational, de manière à ce que la politique extérieure d’Haïti concoure plus efficacement à la promotion et à la défense de ses intérêts fondamentaux et à la concrétisation de ses objectifs et priorités de développement ».

M. Casimir a ajouté : « Vous avez en main une feuille de route qu’il vous convient de mettre en application dans vos sphères d’action respectives. La performance de chaque mission diplomatique sera dorénavant évaluée en fonction de critères de rendement objectifs et précis, selon les instructions formelles et les vœux du président de la République et du Premier ministre. Le ministère et le pays ne peuvent plus faire les frais de fonctionnaires qui coûtent cher à l’État, sans dividendes évidents », a-t-il rappelé.

Le ministre Casimir a profité de l’occasion pour rappeler aux participants qu’un poste diplomatique n’est pas une rente viagère, encore moins un cadeau du ciel prédestiné. La rotation des cadres est une impérative nécessité et le rappel d’un focntionnaire aux Services centraux doit cesser d’être perçu comme une punition ou une disgrâce.

La diplomatie d’affaires au service des cinq « E »

Ont pris part à cette séance inaugurale de la conférence des chefs de missions diplomatiques et consulaires, de nombreux officiels, entre autres des ministres, des secrétaires d’État et des directeurs généraux dont les institutions participent à l’application du programme des cinq « E » de l’administration Martelly-Lamothe. Wilson Laleau, ministre du Commerce et de l’Industrie, Klaus Eberwin, directeur général du FAES, Yves Robert Jean, directeur général du ministère de la Planification et de la Coopération externe, Grégory Mevs, Coprésident du Conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement (CCPDEI), Charles Castel, gouverneur de la Banque centrale, Andy René du Centre de facilitation des investissements ont pris la parole lors de cette première journée de travail entre les diplomates haïtiens.

D’un autre côté, l’ambassadeur Duly Brutus de la mission d’Haïti auprès de l’Organisation des Etats américains (OEA) et l’ambassadeur  Dunbar ont exposé à l’assistance certains points essentiels pouvant aider les diplomates haïtiens à mieux articuler et harmoniser les actions du gouvernement pour le bénéfice de la population. 

Des ambassadeurs, des chargés d’affaires, des représentants permanents, des représentants commerciaux, des ministres  conseillers, des consuls généraux, des conseillers, des vice-consuls, des consuls et consuls honoraires se sont ainsi donné  rendez-vous à cet événement pour présenter leurs bilans, prendre part aux multiples programmes et réalisations de l’administration Martelly- Lamothe et, enfin recevoir de nouvelles instructions.

Haïti doit relever de nombreux défis, les problèmes internes tels que le manque de moyens, les locaux, le personnel, le renouvellement, l’harmonisation des politiques, la cohésion, la communication, les relations avec la chancellerie, entre les ambassades, le manque de suivi, le rappel des agents, etc. Ces points seront débattus par ces agents de la diplomatie haïtienne, de passage en terre natale, dans la perspective de la redynamisation de la diplomatie haïtienne sur les plans bilatéral, régional et multilatéral. 

Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com Dominique Domerçant dominiquedomercant@gmail.com
Credit: le Nouvelliste

Le pouvoir a 24 heures pour libérer les manifestants ou affronter Lavalas, prévient René Civil

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Le militant Lavalas René Civil, ancien leader de JPP, a lancé lundi un ultimatum de 24hres aux autorités, y compris le Président Michel Martelly, pour que les 21 partisans de Lavalas arrêtés et inculpés d’actes de vandalisme soient libérés dans un délai de 24hres, faute de quoi Fanmi Lavalas passera à l’offensive.

Parlant au nom du parti de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide, M. Civil a averti que « si les autorités ne les libèrent pas, elles feront face à Fanmi Lavalas qui leur rendra la monnaie de leur pièce » avant d’ajouter que le cas échéant le gouvernement devra se préparer à « fermer les écoles et ouvrir des prisons ».

Très discret ces derniers temps, le militant politique a qualifié de catastrophique la gestion de l’équipe au pouvoir qui, s’est-il demandé, n’est-il pas en train d’exercer une violence insupportable contre la population quand les citoyens -parmi eux les policiers- sont dans l’incapacité de nourrir leur famille, payer leur loyer ou encore exprimer leur opinion.

« La violence appelle la violence », a menacé René Civil en affirmant que les personnes appréhendées l’ont été arbitrairement environ deux heures après que la police avait dispersé la foule qui défilait dans les rues de la capitale à l’occasion du 22e anniversaire de l’élection démocratique, en 1990, de Jean-Bertrand Aristide.

Placés en garde à vue dimanche dans des conditions infrahumaines au commissariat de Port-au-Prince, les 21 inculpés ont déférés lundi au parquet avant d’être renvoyés au cabinet d’instruction en dépit des vives protestations du Sénateur Moïse Jean-Charles, du Député Arnel Bélizaire et d’autres supporters venus de la base du secteur Lavalas.

Des jets de pierres, dans lesquels seraient également impliqués des partisans zélés de l’actuel chef de l’Etat, ont été enregistrés lors de cette manifestion brutalement dispersée lorsque des protestataires, ayant érigé des barricades de pneus enflammés pour réclamer la démission de Michel Martelly, ont été la cible de grenades lacrymogènes. spp/Radio Kiskeya

Le remorquage suspendu

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Désormais, le remorquage pour mauvais stationnement est suspendu. Toutefois, d’autres mesures sont adoptées par la Direction de la circulation et de la police routière pour sanctionner les chauffeurs qui commettent cette contravention.

C’est le numéro un de la Direction de la circulation et de la police routière, le commissaire divisionnaire Will Dimanche qui en a fait l’annonce, ce lundi 17 décembre, en son bureau à Delmas. Le tollé soulevé contre le remorquage des véhicules pour mauvais stationnement a poussé les responsables de la circulation  à adopter d’autres mesures. « Maintenant, nous avons décidé de ne pas  remorquer les véhicules pour cause de mauvais stationnement. Toutefois, les conducteurs qui commettent cette contravention seront sanctionnés. Une contravention sera collée sur leur pare-brise. Dans certains cas, le véhicule sera pris en photo et dans d’autres, sa plaque d’immatriculation enlevée. Ensuite, outre la contravention à payer, le chauffeur sera contraint de suivre des cours de recyclage. Car, si celui-ci maîtrisait bien le code de la circulation, il saurait où stationner ou non », a expliqué le chef de la Direction de la circulation et de la police routière,  mentionnant que le remorquage ne ferait pas autant de tollés si les conducteurs savaient comment garer leur véhicule.

Le remorquage des véhicules n’est pas une question totalement écartée par la Direction de la circulation. Le commissaire Will Dimanche a précisé clairement dans quelles circonstances un véhicule peut faire l’objet de remorquage. « Quand un véhicule tombe en panne en pleine rue, ce n’est pas dans cet espace que le conducteur doit chercher à résoudre le problème. Il dispose d’une heure pour libérer la voie. Son premier réflexe est d’appeler une compagnie offrant le service de remorquage. S’il ne le fait pas, la Direction de la circulation et de la police routière le fera à sa place. Dans ce cas, le propriétaire paiera à prix fort le remorquage », a souligné le commissaire Dimanche.  Selon le commissaire la Direction de la circulation n’est liée à aucun contrat actuellement avec des compagnies de remorquage. En réalité, il n’y a pas de provision légale pour enlever la plaque d’immatriculation d’un véhicule. Il se réfère néanmoins à l’article 265 de la législation qui permet de sanctionner le chauffeur qui, de par son comportement, handicape la circulation automobile sur une voie.

Le chef de la circulation et de la police routière a profité de cette conférence pour communiquer quelques chiffres relatifs à l’opération de remorquage au niveau de la zone métropolitaine. « Environ 3 862 véhicules ont été remorqués au niveau de la zone métropolitaine pour l’année 2012. Il y a environ 2 782 de ces véhicules qui sont des carcasses, des véhicules abandonnés ou accidentés. Les véhicules remorqués en raison de mauvais stationnement à Pétion-Ville sont au nombre 1 300», a affirmé le commissaire qui, au passage, souligne que  la Direction de la circulation n’a besoin que deux remorqueurs, un pour le remorquage des camions et l’autre pour les petits véhicules.

Dès le premier jour du mois  de décembre, a fait savoir M. Dimanche, la Direction de la circulation s’est engagée dans une vaste opération visant la délocalisation des stations anarchiques, le ramassage des carcasses de véhicules, la récupération des trottoirs pris d’assaut par les marchands pour faciliter la circulation piétonne au niveau de la zone métropolitaine. Cette mesure a été prise afin de faciliter la circulation automobile et piétonne pendant la période des fêtes de fin d’année. D’autres mesures sont adoptées par la direction de la circulation, dont celle qui concerne le parking réservé. « Nous avons interdit aux gens de mettre devant les magasins des écriteaux mentionnant parking réservé. Maintenant, elles mettent des poteaux reliés avec des chaînes. Nous les exhortons à les retirer », a ordonné le chef de la direction de la circulation, qui a surtout fait allusion à la commune de Pétion-Ville.

Le commissaire a aussi informé de la décision prise par l’Office d’assurance véhicules contre tiers (OAVCT) d’exiger des véhicules ayant une plaque d’immatriculation dominicaine qui circulent dans le pays de se conformer à la loi : « Les véhicules ayant une plaque d’immatriculation dominicaine doivent avoir une police d’assurance et une autorisation valable pour une semaine, délivrée à la frontière, pour circuler dans le pays. Au  cas où le véhicule doit séjourner davantage, le chauffeur doit l’enregistrer au niveau de la Direction de la circulation », a rappelé le commissaire Will Dimanche.

Gérard JEANTY Junior gjeantyjr@lenouvelliste.com
Credit: le Nouvelliste

Haïti découvre le Viêt Nam

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En attendant la tenue en mars 2013 de la Semaine du Viêt Nam dont ont convenu les deux pays à Hanoi, les autorités haïtiennes sont tombées sous le charme de la coopération avec ce pays frère et lointain qui partage avec nous une histoire de révolte contre les grandes puissances. Le Viêt Nam s’en est bien sorti et tend la main à Haïti.

Un nid d’hirondelle rouge” était au menu du déjeuner offert par le Premier ministre Nguyen Tan Dung en l’honneur de son homologue Laurent Lamothe lundi à Hanoi, au premier jour de la visite d’Etat de 48 heures d’une importante délégation haïtienne.

Le ballet soyeux d’une nuée de serveurs colore un repas de cinq services, agrémenté de la musique d’un orchestre traditionnel vietnamien.

Dans la salle d’honneur de la maison des hôtes du gouvernement, l’échange de discours entre les deux hommes est tout aussi courtois que l’hospitalité et la cuisine vietnamienne exquises. Après plus d’une heure trente en réunion au bureau de Nguyen Tan Dung, les deux chefs de gouvernement sont parvenus à signer deux protocoles d’entente. Les agapes scellent l’amitié naissante entre les deux gouvernements.

Le temps est aux célébrations, aux toasts. Quinze ans depuis septembre 1997 qu’Haïti et le Viêt Nam ont établi des relations diplomatiques; première visite de haut niveau d’une mission haïtienne; premières réunions de travail pour explorer des pistes de coopération.

En une journée marathon, c’est le gratin du pouvoir communiste qui reçoit le Premier ministre Lamothe : après son vis-à-vis, c’est au tour du président de l’Assemblée nationale, du président de la République socialiste du Viêt Nam, du secrétaire général du Parti communiste qui ont, l’un après l’autre, reçu le PM haïtien. Dans le même temps, dans des réunions séparées, les ministres Marie Carmelle Jean Marie et Jacques Thomas se réunissaient avec des ministres vietnamiens pour des discussions sectorielles.

De longs tapis rouges sont déroulés partout. Les voyageurs du vol Japan Airlines ont attendu, dimanche soir, une vingtaine de minutes avant de pouvoir quitter l’avion, le temps de l’accueil officielle à l’aéroport Noi Bai International (HAN). Tous les usagers de l’autoroute, long de vingt-cinq kilomètres, qui relie l’aéroport à Hanoi, ont dû aussi  prendre leur mal en patience et laisser passer la délégation haïtienne. Habituellement, cela prend une heure et 45 minutes pour faire le trajet. En convoi très officiel, trente minutes suffisent. Partout, il en sera ainsi. Le cortège haïtien a la priorité. Un policier à chaque cent mètres veille au respect de l’ordre. Les retards sont mal vus au Viêt Nam, les hôtes font tout pour les éviter à leurs visiteurs.

La visite de Lamothe est une visite d’Etat, confie au Nouvelliste un cadre du ministère vietnamien des Affaires étrangères. « Comme vous, nous avons souffert. Nous sommes heureux de votre présence ici», lâche-t-il.

L’accent est le même dans tous les discours : les deux peuples ont combattu pour conquérir liberté, indépendance et souveraineté; ils se doivent de coopérer. Chaque discours le souligne sous les bustes fleuris et le regard de bronze de Ho Chi Min. Statufié, le père du Viêt Nam est  l’inévitable icône des salons officiels.

Haïti est à la une des journaux comme des télévisions, et le drapeau bleu et rouge flotte sur les avenues comme à l’entrée de chaque bâtiment officiel. Même le Sheraton où loge le Premier ministre a hissé pavillon haïtien. Lamothe ne cache pas son émotion devant tant de faste et d’honneur et se confie au Nouvelliste.

« C’est une visite très importante, et le désir des Vietnamiens de coopérer avec Haïti est sincère. »

A côté du protocole impeccable, de l’accueil chaleureux, il se joue en coulisse des négociations rondement menées depuis plusieurs mois à l’instigation de Viettel, la société propriétaire à 60% de la Natcom. Les ministères haïtiens des Affaires étrangères, des Finances et de l’Agriculture ont fait leur part. Seuls manquent le Conseil national des télécommunications (CONATEL) et son ministère de tutelle, celui des Travaux publics.

Au Viêt Nam, il y a pourtant des dossiers qui les concernent. Celui de la Natcom bien entendu, mais aussi les secrets d’une reconstruction réussie. La guerre du Viêt Nam n’a pris fin qu’en 1975 et tout, ou presque, est reconstruit. Surtout l’économie qui, en moins de vingt ans, entre 1992 et 2012, a vu le PIB par tête d’habitant multiplié par dix.

Le Viêt Nam collectionne les exploits. Cinq ans après la rude guerre contre les Américains, son invasion du Cambodge et une bataille de deux mois contre ses voisins Chinois, le pays envoie dans l’espace son premier cosmonaute. En 2008, c’est le premier satellite commandité par le Viêt Nam (VINASAT-1) qui est mis en orbite.

Tout va au pas de charge dans ce pays très vieux, dominé par une philosophie de lutte originale et toujours victorieuse. Communiste, en 1986 débute pourtant le “Dôi moi”, la politique d’ouverture économique dont le pays jouit des fruits de nos jours. Si l’embargo américain est levé en 1994, les touristes en provenance de l’ancien pays ennemi n’ont pas attendu aussi longtemps pour venir ou revenir sur les lieux. Il y a même un hôtel Hilton à Hanoi. Tout un symbole.

L’économie se porte bien. « Dix-sept milliards de dollars d’exportations du secteur textile l’an passé », répète songeuse la ministre des Finances, Marie Carmelle Jean Marie, et le coût de la vie est, au Viêt Nam, le moins élevé en Asie du Sud-Est.

Main de fer dans des poches remplies, le gouvernement communiste fait des affaires et cultive ses amitiés. Le pays est membre de l’Organisation mondiale du commerce depuis 2007. Preuve que tout va bien.

L’une des attentes du Viêt Nam, pays socialiste ayant à sa tête l’un des rares partis communistes au monde encore au pouvoir, est l’appui d’Haïti àla candidature du Viêt Nam à l’Organisation mondiale du commerce. Le pays veut y avoir le statut d’économie de marché. Sa diplomatie souhaite également le soutien d’Haïti, car les Vietnamiens aspirent à des postes dans des organisations internationales où chaque vote compte.

L’ouverture sur l’Amérique aussi est l’une de ses attentes. Sept pays accueillent une ambassade du Viêt Nam en Amérique latine et dans les Antilles, seulement Cuba. Haïti rêve d’en être le second et envisage de faire pareil en installant sa première mission diplomatique en Asie du Sud-Est à Hanoi.

Entre-temps, un accord établissant un cadre de coopération est paraphé solennellement entre les deux gouvernements, avec Viettel,  également. Natcom-Viettel, par cet accord, s’engage à faire don de 500 tonnes de riz à Haïti et promet de l’internet gratuit dans les écoles publiques, des kits scolaires, un appui technologique aux ministères pour installer des capacités de vidéoconférence sur tout le territoire.

Natcom-Viettel a conclu la soirée du Premier ministre et des membres de la délégation haïtienne avec un repas. Encore de la soupe en entrée. Cette fois, aux concombres de mer. Rare et délicieux comme les nids d’hirondelle de midi.

Frantz Duval Envoyé spécial duval@lenouvelliste.com
Credit: le Nouvelliste

Délabré, le Théâtre national accueille le président Martelly

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« Ce que je viens de voir à l’instant a touché mon âme », a déclaré le président de la République Joseph Michel Martelly ce 17 décembre 2012, lors d’une visite au Théâtre national. Un petit spectacle pour dire bienvenue au président, dans ce qui reste du Théâtre national ou dans ce qui commence à renaître de cet espace de création. Après deux morceaux entonnés par la chorale nationale, la troupe de théâtre a présenté un sketch, avec  pour personnages les héros,  les esclaves qui clament haut et fort la liberté et qui se préparent à défendre l’île contre une éventuelle attaque des colons. Ensuite, une chorégraphie avec des rythmes du terroir a enflammé le rez-de-chaussée aux murs décrépis. Les artistes sont sortis de scène sous des pluies d’applaudissements. Le président paraissait ému.

« Nous pensons, Monsieur le Président, que le développement passe indubitablement par la culture, voilà pourquoi nous travaillons avec peu et le travail est fait », a déclaré le directeur administratif, Jose Guerrier, qui présentait la piteuse réalité de l’institution. Heureusement, les ressources humaines sont là et ne demandent qu’à être encadrées », a-t-il ajouté. Jose Guerrier estime que le directeur du Théâtre national, Jean Penel, a fait de son mieux en deux mois seulement. Quant au directeur lui-même, il n’a pas caché sa joie de recevoir le président de la République ainsi que le ministre de la culture Mario Dupuy et a profité pour dire que le Théâtre national n’a pas de budget. Mais des miettes qui peuvent à peine payer les employés. Il faut des moyens, d’autant plus que cette institution culturelle proposera bientôt un festival de théâtre national, selon Jose Guerrier.

La délégation qui accompagnait le président a poursuivi la visite et est montée voir l’espace où, jadis, les artistes se produisaient. Plus de toit, plus de plancher, plus de chaises. Rien. Le théâtre à ciel ouvert offre un spectacle déroutant. Avec 150 choristes, 50 danseurs et une trentaine de comédiens environ, il faut qu’il y ait un lieu pour qu’ils évoluent. Mais par où commencer ? Au milieu de son équipe, le président cherchait comment y remédier, il regardait, interrogeait, proposait. Il est passé dans les loges pour rencontrer les artistes, les encourager et leur a promis  son appui afin d’entamer les travaux qui ne peuvent plus attendre. « Il faut que ces artistes trouvent le moyen de vivre de leur métier, il faut qu’ils se mettent au boulot, jouent dans des soirées hebdomadaires par exemple. Je suis, avant même d’être président, un artiste et je me sens concerné.  Il y a moyen de vendre notre art qui est tout ce qu’on a », a martelé le président Martelly.

Les propos illustrés du président, entrecoupés de rires, d’applaudissements et assaisonnés de quelques « A vie ! », ont laissé un goût d’espoir en ces lieux délabrés. Mais certains, sceptiques, se questionnaient. Une fois qu’on aura réparé le Théâtre national, ne faudra-t-il pas penser aux alentours? Qui viendra voir des spectacles au Théâtre national sur le boulevard Harry Truman, sale et non sécurisé ? A quand la mise en place d’un fonds alloué à la création ?

Gaëlle Bien-aimé gaellebienaime@gmail.com
Credit: le Nouvelliste

Hommage à de vieux routiers de la basoche

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Le barreau de Port-au-Prince a honoré, le samedi 15 décembre 2012, 17 avocats qui ont au moins 50 ans de vie professionnelle. Noce d’or. Les derniers honneurs de jubilé de ce genre remontent à 1927. A cette époque-là, c’était pour honorer Me Edmond de Lespinasse, Me François Luxembourg Cauvin et Me Auguste Bonamy, sous le leadership du bâtonnier Sténio Vincent, ancien président de la République.

Samedi soir, hôtel Montana. 19h. Soirée spéciale pour rendre hommage à des avocats qui ont de longues années de carrière. De très longues années. Des personnalités qui ont au moins un demi-siècle de vie professionnelle. Le décor est planté. Les jubilaires sont présents et les invités commencent à arriver. Le protocole est plus ou moins respecté. La plupart des hommes portent veste noire au revers de satin, pantalon liseré satin, chemise chambre et nœud papillon noir. Le Tuxedo. Les dames en tenue de soirée.

Autour d’une table excentrée de la salle, l’ancien président provisoire de la République, Me Boniface Alexandre, accompagné de son épouse, discute avec Me Gérard Gourgue qui s’est fait également accompagner de sa moitié. A leurs côtés, des anciens ministres, des anciens directeurs généraux, des professeurs de droit…de vieux routiers de la basoche. Rires, accolades…l’ambiance est conviviale. Certains sont heureux de retrouver des amis, des anciens camarades qu’ils n’ont pas vus depuis belle lurette. Entre-temps, la salle continue de se remplir. C’est l’heure de commencer. L’occasion pour le jeune barreau de Port-au-Prince d’adresser ses sentiments de respect à l’endroit des jubilaires considérés comme des modèles.

Sur le visage du bâtonnier de Port-au-Prince, Me Carlos Hercule, le signe de fierté se lit pour avoir pensé à organiser une telle cérémonie. Peu d’avocats, en dépit de longues années de carrière exemplaire et des dispositions de loi régissant l’exercice de la profession d’avocat, ont été honorés, déplore le bâtonnier. Les noces d’or d’un avocat, fait-il remarquer, n’ont donné lieu dans la chronique du barreau de Port-au-Prince qu’à trois cérémonies : les jubilés de Me Edmond de Lespinasse, de Me François Luxembourg Cauvin et de Me Auguste Bonamy, organisés en 1927 par le bâtonnier Sténio Vincent. 85 ans après, le Barreau de Port-au-Prince, sous le leadership de Me Carlos Hercule, a décidé de rééditer l’expérience.

« C’est une opportunité ultime pour refaire l’histoire en présentant aux générations montantes ces 17 éminentes personnalités, modèles de compétence, de professionnalisme, d’engagement et d’attachement à la profession d’avocat », explique Me Carlos Hercule.

Les jubilaires sont pour la plupart octogénaires. Ancien ministre de la Justice en 1986 et auteur de plusieurs ouvrages de droit, Me François Latortue est né le 24 octobre 1918 aux Gonaïves. Il est avocat depuis 1939.

De son côté, Me Louis Vilvert Célestin a vu le jour le 8 janvier 1919 à Ganthier.  Il a commencé à exercer la profession d’avocat en 1937. Me Célestin, qui détient un doctorat en droit à l’Université de Paris I,  a été maire de la commune de Ganthier pendant plus de 25 ans. Il a été également directeur général du ministère de l’Economie et des Finances en 1957.

Un autre natif de Ganthier : Me Boniface Alexandre, né le 15 mars 1936. Il est avocat au barreau de Port-au-Prince depuis 1962 et a été président de la Cour de cassation de 2001 à 2004. Ex-président provisoire de la République, de février 2004 à mai 2006, Me Boniface Alexandre a été professeur de droit civil, de procédure civile et de voies d’exécution.

Me Gérard Gourgue est né le 1er décembre 1925 à Port-au-Prince. Il a prêté serment comme avocat le 8 décembre 1948. Professeur de droit pénal à la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) pendant plus de six ans. et ancien candidat à la présidence aux élections du 29 mars 1987. Félicitant le bâtonnier de Port-au-Prince pour avoir pris une telle initiative, Me Gourgue, qui s’est fait le porte-parole de tous les jubilaires, n’a pas manqué d’amuser l’assistance par son humour.

Les 17 jubilaires étaient tous des hommes. La raison : il n’y a pas encore de femmes avocates qui ont plus de 50 ans de vie professionnelle. Cela n’a  rien enlevé pour autant à la beauté de cette soirée  animée par le groupe musical haïtien Ju Kan, un groupe approprié pour une telle occasion. Les jubilaires étaient pour la plupart accompagnés de leurs épouses.

Valéry Daudier vdaudier@lenouvelliste.com
Les autres jubilaires : Me Alcan Dorméus, originaire de Petite-Rivière de l’Artibonite. Il fut professeur en République démocratique du Congo de 1965 à 1969 sous l’égide de l’Unesco. Me Georges Moïse, né le 29 février 1936 aux Gonaïves. Inscrit au barreau de Port-au-Prince en 1957. Professeur en Afrique pendant 13 ans. Juge à la Cour de cassation jusqu’en 1994. Ministre de l’Intérieur. Me Lionel A. Sajous, natif des Gonaïves, né le 11 septembre 1934. Conseiller juridique à l’Assemblée nationale de la République du Tchad de 1964 à 1972. Me Thiers Malette. Professeur au Zaïre pendant plus de 10 ans. Commissaire du gouvernement près la Cour de cassation de la République. Me Anthony Viel, jérémien, né en 1935. Avocat depuis 1961. Professeur de français et de latin au de Jérémie et à Port-au-Prince pendant plus de 20 ans. Me Arnold Hérard, né le 29 septembre 1925 à Port-au-Prince. Doctorat Paris IV, Sorbonne. Chef de cabinet de l’ancien président de la République Daniel Fignolé. Me Pierre C. Labissière. Il est également un ancien ministre de la Justice. Licencié en droit depuis 1946. Me Michel D. Donatien, licencié en droit le 17 juillet 1951, né le 5 janvier 1926 à Petite-Rivière de l’Artibonite. Ancien bâtonnier a.i de Port-au-Prince en 2001. Me Robert Augustin, né le 29 avril 1930 à Anse-Rouge. Licencié en droit en 1955. Ancien bâtonnier des Gonaïves ; ancien commissaire du gouvernement ; ancien juge à la cour d’appel des Gonaïves ; ex-directeur de l’Ecole de la magistrature en 1998. Me André Chalmers, né le 8 novembre 1928 à Port-au-Prince. Ancien bâtonnier de Port-au-Prince, ancien président de la Fédération haïtienne de football. Me Fabre Bretous a vu le jour le 8 décembre 1921 à Jacmel. Membre du barreau de Port-au-Prince depuis 1958. Me Myrbel Jean-Baptiste, né le 28 septembre 1933 à Marchand-Dessalines. Il s’est fait inscrire au barreau de Saint-Marc en 1956. Il a été substitut du commissaire du gouvernement et commissaire du gouvernement près la Cour de cassation de la République. Me Karl B. Couba, né le 15 mars 1936. Membre du barreau depuis 1962.
Credit: Le Nouvelliste

Me Josué Pierre-Louis frappé d’interdiction de départ

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« Me Josué Pierre-Louis est effectivement sous le coup d’une mesure d’interdiction de départ », a confirmé en « off » une source judiciaire généralement bien informée, le lundi 17 décembre 2012.

« Cela a été indirectement porté à ma connaissance », a confié Me Fritzo Canton, l’un des avocats de Josué Pierre-Louis. Sans dramatiser, Me Canton a souligné « qu’il entre dans la compétence du magistrat instructeur de prendre toutes les dispositions que requiert la manifestation de la vérité ».

Me Canton, du même souffle, a appelé le juge d’instruction « à ordonner à Marie-Danielle Bernardin de revenir au pays dans l’immédiat pour être confrontée à l’ensemble des faits ». Le juge d’instruction, a révélé Me Canton, dispose de photos témoignant de l’existence de relations très intimes entre Me Josué Pierre-Louis et Marie-Danielle Bernardin.

Selon Fritzo Canton, Marie Danielle Bernardin « s’est sauvée pour échapper à la justice ». L’avocat a aussi indiqué que l’ambassadeur de France, Didier Lebret,  « pénétré de la connaissance des faits, a présenté ses excuses à Me Pierre-Louis » après l’avoir appelé à la démission.

« Les avocats de Me Josué Pierre-Louis ont choisi le mensonge comme stratégie de combat, oubliant que celui-ci a ses limites », a réagi Me André Michel, avocat de Marie-Danielle Bernardin qui a accusé Me Josué Pierre-Louis, président du CEP, de viol. « Elle revient dans le pays à la fin de cette semaine ou au plus tard au début de la semaine prochaine pour continuer le combat », a indiqué Me André Michel qui confirme « la communication par acte d’huissier d’une sommation à Me Josué Pierre-Louis pour qu’il présente toutes les photos en sa possession prouvant une relation intime avec Marie-Danielle Bernardin ».  « Ma cliente persiste et signe qu’elle a été violée par Me Josué Pierre-Louis », a insisté l’avocat.

Entre-temps, l’instruction se poursuit. Mardi, selon des sources judiciaires, M Evans Paul est attendu au cabinet d’instruction afin de donner des informations sur une prétendue réunion organisée à son bureau pour trouver une entente entre des émissaires de Me Josué Pierre-Louis et de Marie-Danielle Bernardin peu avant que les accusations de viol n’éclatent en plein jour. « J’ai entendu la rumeur, mais je n’ai reçu aucune correspondance d’invitation », a confié Evans Paul au journal.

En général, celui qui est sous le coup d’une mesure d’interdiction de départ ne le sait pas. Il n’en prend connaissance que quand il se présente à la frontière ou à l’aéroport.

Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.com
Credit: le Nouvelliste

Le Conseil Électoral selon Evens Paul.

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Evens Paul, le Responsable de « Konvansyon Inite Demokratik » qui la semaine dernière reprocher au gouvernement son incapacité à mener des actions concrètes et efficaces, a expliqué vendredi sa vision du Conseil Électoral qui ne peut être ni permanent ni provisoire mais seulement transitoire selon lui.

“…le Conseil ne peut être ni permanent ni provisoire, il ne peut pas être permanent parce qu’il n’y a pas les conditions constitutionnelles [...] il manque des personnes au niveau du Sénat, ils ne sont pas capable de délégué leur trois représentants alors il n’y a pas les conditions constitutionnelles pour être permanent, il ne peut pas être provisoire également parce qu’il n’y a pas les provisions constitutionnelles pour être provisoire, puisque même dans la version original de la Constitution de 1987, c’était un seul provisoire qui devait y avoir [...] en cette situation il peut être un Conseil de consensus, de compromis, depuis que l’on prend une décision transitoire c’est obligé d’être provisoire mais pas strictement selon la lettre de la Constitution [...] j’ai bien dit conditions constitutionnelles et provisions constitutionnelles [...] puisqu’il n’y a pas de conditions et de provisions, c’est cela qui explique les négociations, les négociations doivent déboucher sur un compromis, qui débouche sur un consensus raisonnable.

Seulement je n’aime pas la gymnastique lorsqu’ils disent collège provisoire du Conseil Électoral Permanent, vous ne pouvez pas expliquer cela au peuple, il faut faire les choses avec plus de sens des responsabilités, pour reconnaitre qu’il y a des fautes, l’Exécutif n’a pas prit les dispositions pour que les élections soient faites à temps, ce qui fait qu’il y a un vide au parlement, l’amendement a mal été fait…

Nous en payons les conséquences, faisons une négociation pour permettre un Conseil Électoral sur lequel tout le monde est d’accord pour réaliser les élections, mais il ne peut pas être permanent malheureusement, il ne peut pas être strictement provisoire mais il peut être transitoire…”

Haiti Libre.

Des professionnels haïtiens de l’hôtellerie formés à la Barbade

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Huit professionnels haïtiens évoluant dans les domaines de la restauration et du tourisme ont suivi en novembre dernier un stage de trois semaines à la Barbade en art culinaire, gestion des aliments et des boissons ainsi qu’en hospitalité et gestion du tourisme. Les participants ont qualifié cette formation « d’opportunité incroyable » pour leur carrière professionnelle.

Nathalie Pierre, Martine Charles, Jean-Will Elizer, France Euphonise Vixamar, Carl Emmanuel Girault, Pascale Marie-Josée Saint-Fleur, Steeve Delva et Ronald Bonne-Année sont les huit professionnels qui ont pris part à un stage de formation pour la période allant du 12 novembre au 30 novembre 2012 à la Barbade. Cette initiative s’inscrivait dans le cadre du soutien en  formation continue de l’Association touristique d’Haïti (ATH) à ses membres, ralliée au Caribbean Developpment Bank (CDB).

Les participants qui ont bénéficié de ce programme sont des employés de cinq hôtels membres de l’ATH :  Karibe, Kinam, le Plaza, Montana et Visa Lodge. Six des participants ont été engagés comme stagiaires au « Crane Residential Resort »  et deux à « Accra Beach Hotel and Sp », des établissements de grand standing à la Barbade où ils ont suivi des séances de formation en « Front Desk Operations » et « Food and Beverage Management ».

D’après la directrice exécutive de l’ATH, Valérie Louis, l’institution qu’elle dirige travaille en étroite collaboration avec la Barbados Hotel and Tourism Association (BHTA) pour le renforcement institutionnel de l’ATH en vue de l’élaboration d’un plan d’action. Ce plan vise à améliorer et à fournir de nouveaux services aux membres tout en mettant en œuvre des projets et des activités pour le développement du secteur touristique en général et de l’Association touristique en particulier.

Dans une note rendue publique,  madame Louis a fait remarquer que  cette initiative représente l’une des activités organisées par l’ATH dans le cadre du développement des ressources humaines. Et cela, en vue de répondre aux besoins de ses membres dans divers domaines comme la promotion, l’administration, les différents services techniques pouvant améliorer la structure de leurs entreprises et la qualité des services offerts aux clients.

Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com
Fondée en 1951 par des opérateurs touristiques et reconnue d’utilité publique en 1956 (Moniteur No 62 du 16 juin 1956), l’Association Touristique d’Haïti (ATH) est une organisation nationale à but non lucratif. Sa mission est promouvoir les différentes activités de l’industrie touristique et à ce titre, elle représente, protège, encadre, forme et informe ses membres de manière à leur permettre de s’adapter aux nouvelles réalités et d’améliorer les performances de leurs entreprises. Aujourd’hui, elle regroupe plusieurs dizaines d’adhérents opérant dans les secteurs suivants : l’hôtellerie, la restauration, les galeries d’art et artisanat, les lignes aériennes, les agences de voyages, les agences de réception, les voyagistes, le transport terrestre, les attractions, etc. Elle compte aussi de nombreux membres affiliés appartenant à divers secteurs d’activités fournissant des produits et services aux membres.
Créée en 1969 à la Jamaïque, la CDB a pour mission de contribuer au développement harmonieux et à la croissance économique des pays de la région Caraïbe en donnant priorité aux besoins des membres les moins développés. Depuis le 24 janvier 2007, Haïti est l’unique pays francophone sur 27 pays à être membre de la Banque caribéenne de développement.

Renforcer les liens avec les pays asiatiques

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Une semaine après la visite du président de la République au Japon, le Premier ministre Laurent Lamothe s’est envolé ce vendredi pour le Vietnam dans le cadre des « bonnes relations que veut développer le gouvernement avec les pays asiatiques », selon ce qu’a déclaré M. Lamothe au cours d’une brève intervention au salon diplomatique de l’aéroport, avant son départ.

M. Lamothe a expliqué, durant cette conference de presse qui a debuté avec près d’une heure et demie de retard, qu’il entend raffermir les relations avec le « premier exportateur de riz dans le monde ». Durant ce voyage de deux jours, le chef du gouvernement va procéder à la signature de trois accords dont le premier concerne une assistance technique offerte par le Vietnam aux agriculteurs de l’Artibonite. Le second accord a trait à la sécurité alimentaire et à la stabilité du prix du riz sur le marché, tandis que le troisième accord est relatif à la construction de structures permettant de stocker les denrées alimentaires.

« Suite au passage des dernières intempéries,  nous allons vers de nouveaux marchés, des marchés émergents », a indiqué le Premier ministre pressé qui n’a pas voulu répondre aux questions des journalistes, après plus d’une demi-heure de discussions en privé et de promenade sur la piste de l’aéroport avec le président Martelly.

La situation de la compagnie Natcom, l’un des gros investissements du vietnam en Haiti, sera également au cœur des discussions avec les Vietnamiens, à en croire le Premier ministre, qui promet aussi de travailler avec eux sur la promotion du parc Caracol. A noter que l’Etat haïtien détient 40% de la Natcom.

John Smith Sanon smithsanon@gmail.com
Credit Le Nouvelliste