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LA DDAO construit un système d’irrigation à Léogâne

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Environ 1473 mètres linéaires de canal d’irrigation sont actuellement en construction à Bongnotte, une localité de Léogâne, traversée par la rivière Momance. Ce travail s’est effectué par la Direction départementale agricole Ouest (DDAO) de concert avec le Fonds d’assistance économique et sociale (FAES). Parallèlement, la DDAO a lancé, le jeudi 20 décembre écoulé, la campagne de haricot à Léogâne.

Près de dix millions de gourdes sont allouées à ce travail visant à doter la localité de Bongnotte d’un nouveau système d’irrigation. Ce système de canalisation permettra à une quantité importante d’hectares d’être irriguée par les eaux de  la Rivière Momance.  La firme chargée de l’exécution de ses travaux, AMECO ne dispose que de 135 jours pour l’accomplir. En fait, ce travail s’inscrit dans le cadre des travaux prévus par le gouvernement durant la période de l’état d’urgence. A la tête d’une délégation, le secrétaire d’Etat à la Relance agricole, Joseph Vernet a effectué, jeudi, une visite de quelques heures à Bongnotte afin de vérifier l’état d’avancement des travaux. « Je constate que les travaux se réalisent selon les instructions du gouvernement. L’administration Martelly-Lamothe a voulu que les travaux s’inscrivent dans la durabilité dans l’urgence. Pendant que nous poursuivons des objectifs telles la: création d’emplois et la réhabilitation des systèmes d’irrigation, nous visons en même temps l’augmentation de la production agricole. Il y a aussi la question de parité au niveau des sexes qui est prise en compte. Ces travaux s’inscrivent aussi dans le cadre de la relance agricole que le gouvernement ne cesse de promouvoir », a indiqué le secrétaire d’Etat à la Relance agricole, Joseph Vernet annonçant que le gouvernement entend réaliser d’autres travaux au niveau des bassins versants et les sous bassins versants qui surplombent ce système.

 Cette promesse faite par le secrétaire d’Etat va répondre aux exigences du système, une fois qu’il se termine. L’un des bassins versants qui va constituer une menace pour ce système en pleine construction dans la localité de Bongnotte est la rivière Momance. Le titulaire de la Direction départementale agricole (DDAO), agronome Arnoux Severin a décrit en quelques mots cette rivière. « C’est l’une des plus grandes rivières du département de l’Ouest avec un bassin-versant mesurant 437 kilomètres carrés et un débit moyen de 5,6 mètres cubes par seconde. C’est un bassin versant très vaste qui provoque souvent des dégâts à cause de sa dégradation. Cependant, cette rivière qui prend naissance au morne des Commissaires du côté de Furcy (Kenscoff) et traversant les communes de carrefour, Gressier et Léogâne a une grande importance au point de vue agricole.  Elle permet aux agriculteurs vivant dans les communes qu’elle traverse de cultiver la canne-à –sucre,  l’ananas, le haricot et d’autres cultures encore », a souligné l’agronome Severin.

L’ingénieur en chef chargé de l’exécution des travaux a promis de respecter le calendrier. Il a précisé que cette canalisation concerne une branche de la rivière Momance, un sous bassin-versant dénommé : « Madan Vègye ». « Nous allons construire 1473 mètres linéaires de canal en maçonnerie. Car, vous savez, l’agriculture, il ne faut pas qu’il y ait de perte d’eau. Nous avons pris des engagements pour remettre les travaux dans 135 jours. Nous sommes sur la bonne voie puisqu’en moins de deux mois, nous avons réalisé environ 800 mètres linéaires de canal », a indiqué l’ingénieur Roger Gérard de la firme AMECO. D’autres précisions ont été apportées par un ingénieur de la DDAO. « Une étude a été réalisée au niveau de la plaine de Léogâne avant d’entamer les travaux. Le canal aura un débit de 0,30 mètres cubes par seconde. Il va desservir plusieurs localités ».

Par ailleurs, la DDAO a lancé la campagne de haricot d’hiver à Léogâne. Dans cette perspective, cette direction du ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR),  a  entrepris des travaux de curage d’un canal afin de permettre à quelque 300 hectares soient arrigués à l’occasion de la campagne. « Environ 150 personnes bénéficient d’un emploi dans le cadre des travaux de curage et 300 autres personnes engagées dans la construction du canal », a déclaré l’agronome Arnoux Severin. Par ailleurs, le directeur départemental agricole de l’Ouest a dressé un bilan succint des travaux réalisés par la DDAO à Léogâne, lors du premier programme d’urgence qu’avait mis sur pied par le gouvernement. « Nous avons dépensé environ 11 millions de gourdes. Plus de soixante mille hommes-jours ont été crées. Nous avons curé 40 000 linéaires de drains et près de 25 000 linéaires de canal d’irrigation. Malheureusement, les récents cyclones qui ont frappé le pays ont détruit  une bonne partie de ses travaux » a déploré le directeur souhaitant que des travaux soient réalisés dans un bref délai pour contenir la rivière Momance.

Gérard Junior Jeanty gjeantyjr@lenouvelliste.com

Credit: Le Nouvelliste

Un Collège transitoire à l’horizon électoral

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L’accord signé lundi, avant la Noël entre l’exécutif et le législatif, sur les modalités de mise en place de l’institution chargée d’organiser les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat et des collectivités territoriales, a mis fin à six mois de tergiversations entre le président de la République et les parlementaires. En dépit des réserves formulées par la plupart des chefs de partis politiques et des parlementaires, cet accord va permettre à l’administration Martelly/ Lamothe et  au Parlement de franchir une nouvelle étape dans le cadre de résolution des conflits qui peuvent surgir au sein des institutions étatiques.

Collège transitoire du Conseil électoral permanent, c’est le nom attribué à l’organisme chargé de réaliser les prochaines joutes électorales. Alors que le Conseil électoral permanent n’a jamais existé juridiquement et constitutionnellement, en raison du fait qu’il est composé de six membres, au lieu de neuf membres prévus par la Constitution, les parlementaires signataires dudit accord ont reconnu son existence en acceptant l’appellation proposée par la délégation présidentielle en lieu et place de Conseil électoral provisoire. Devant le fait accompli, les parlementaires très hostiles au Conseil électoral permanent dès sa formation ont paraphé le document pour mettre fin à cette longue crise sur la mise en place de cette institution passée comme nerf du pouvoir en Haïti depuis les élections libres du 16 décembre 1990.  De Jean-Bertrand Aristide à René Préval, aucun Conseil électoral n’avait la latitude d’organiser des élections libres et démocratiques.

Aujourd’hui, tous les yeux sont fixés sur Martelly, d’abord pour les personnalités qu’il aura à désigner pour représenter le pouvoir exécutif au sein de ce Collège, ensuite pour le comportement du pouvoir par rapport à l’institution électorale. Le Parlement, les partis politiques et les organisations de la société civile ont déjà résisté à la tentation du pouvoir en faisant échouer la mise en place du Conseil électoral permanent. L’administration Martelly/Lamothe a tout à gagner en créant les conditions nécessaires pour l’organisation des premières élections libres, honnêtes et démocratiques depuis l’arrivée de cette nouvelle équipe au pouvoir.

S’agissant de l’inquiétude exprimée par certains parlementaires sur l’absence de la signature du président dans le protocole d’accord, ils doivent savoir que Michel Martelly ne saurait commettre deux  graves erreurs dans le cadre de ce processus. Déjà, il ne devrait pas se trouver comme membre de la commission présidentielle sur la table des négociations et, en outre, comment lui demander de signer un protocole d’accord avec des parlementaires. En désignant un membre de son cabinet particulier, le président de la République s’est bien comporté dans cette dernière phase de conclusion du protocole d’accord. Le 6 mars 1999, René Préval avait désigné Robert Manuel pour signer l’accord avec l’Espace de concertation, pour mettre fin à la crise provoquée par la caducité du mandat des parlementaires constatée par le président de la République le 11 janvier de la même année.

En dépit du flou constaté à l’article 5 du protocole, tout porte à croire qu’un climat favorable à l’organisation des prochaines joutes électorales peut se profiler à l’horizon.

Lemoine Bonneau lbonneau@lenouvelliste.com
Credit: le Nouvelliste

Les artistes devancent l’État

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Dans une exposition de fanaux organisée le mercredi 19 décembre 2012 dans les jardins de la Radio Télévision Nationale d’Haïti (RTNH), nos artistes reconstruisent le pays. À l’occasion du 33e anniversaire de ladite institution, et dans la perspective d’un radical changement.

out est lumière. Routes. Immeubles. Sécurité. Écoles. Églises. Places publiques. Hôpitaux. Parcs d’attraction. Des idées en carton achevées sur des tables en bois, d’où les arbres et la propreté réussissent. Cet étalage de fanaux, bien qu’il s’agisse d’un concours axé sur la reconstruction d’Haïti – à la limite d’une vision personnelle – fait montre de l’universalité des rêves haïtiens, ceux qui s’accordent le droit de croire au renouvellement.

Nous sommes en plein rêve. Ou presque. Juste à l’ère d’une Haïti nouvelle. Depuis l’entrée de la cour de la RTNH, où le public jouit de son émerveillement dans un mouvement de va-et-vient, on remarque les murs du Palais national. Admiration ou perturbation? Nous revenons dans le temps où il a fallu trois mois pour abattre cet édifice. Maintenant que c’est reconstruit en 11 jours, on se demande si le Palais national, un jour, sortira du fanal.

Même question pour la cathédrale de Port-au-Prince. Ce temple qui se réduit à ses ruines, 35 mois après le séisme du 12 janvier 2012.

Que restera-t-il de ce concours?

Comptant 75 participants de tout âge, cette activité, organisée par la direction générale de la RTNH en collaboration avec la direction culturelle, prendra fin le 22 décembre 2012. Soit la veille de l’anniversaire de l’institution. Selon Rouseline Guillaume, l’un des membres du comité, le jury ne désignera que trois gagnants. À la différence des deux derniers qui remporteront respectivement le prix de 75 000 et 50 000 gourdes, le premier partira avec 100 000 gourdes. Toutefois, le ministre de la Culture, Jean Mario Dupuy, dans des propos tenus lors de l’exposition, souligne que des primes de consolation seront éventuellement accordées aux autres artistes.

Que disent les participants?

Debout à côté de leurs produits, dans cette posture qui frise le délire, les artistes sont dans le feu de l’action. Ils s’agitent. Ils expliquent. L’ « Haïti virtuelle » est l’objet d’éloges. De critiques. Johnny Emmanuel Ambroise, informaticien de 39 ans, réinvente la tour 2004. Il ne se prive pas de corriger les erreurs commises par nos maîtres à penser.

« On a raté la tour 2004, explique-t-il. À compter de 1804 à 2004, cette édification doit être la place des aïeux. L’aire de repos de nos héros. Je l’ai construite en 10 mois. Une façon de prouver qu’on peut naturellement avoir un nouveau départ. »

« Il faut commencer par le début, recommande Jean Wisly Milord. Si on veut reconstruire le pays, on doit d’abord réédifier le Palais national. Ce soir, j’ose faire le premier pas. »

Les artistes devancent le temps. Ils parlent à travers leurs créations d’une reconstruction pleine d’audace. Cité-Soleil resplendit. Delmas retrouve ses repères. Champ de Mars rivalise avec les Champs-Élysées….

Puisqu’il est toujours bon de récompenser, Haïti sera-t-elle en fanal pour les autres années?

Quand est-ce que l’État rattrapera ces artistes?

Martine Fidèle martinefidele@yahoo.fr

Haïti implore la Providence pour Hugo Chavez

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Opéré il y a une semaine à Cuba, le président vénézuélien Hugo Chavez souffre actuellement d’une infection des voies respiratoires. A l’invitation de l’ambassade du Venezuela à Port-au-Prince, le chef de l’Etat haïtien et le gouvernement ont assisté vendredi à une messe en l’église Saint-Pierre de Pétion-Ville pour le rétablissement du président Chavez.

Après l’opération chirurgicale subie le 11 décembre en cours à la Havane, l’état de santé du président vénézuélien est stable. Cependant, Hugo Chavez souffre d’une infection des voies respiratoires. Il doit observer une période de repos absolu au cours des prochains jours sur recommandation de ses médecins. En Haïti, pour implorer la Providence en sa faveur, le chef de l’Etat Michel Martelly, le Premier ministre Laurent Lamothe et les membres du gouvernement ont assisté vendredi à une messe célébrée à Pétion-Ville, à l’initiative de l’ambassade du Vénézuéla à Port-au-Prince.

« Le président Hugo Chavez est un ami, un frère pour Haïti.  Il met en place des programmes sociaux pour un mieux-être en faveur des familles vulnérables, à travers toute la région, particulièrement en Haïti…», a déclaré Michel Martelly.

Le programme PetroCaribe  supporté par le Vénézuéla a déjà permis à Haïti de bénéficier, sous forme de prêt à taux préférentiel, de centaines de millions de dollars et d’acheter des produits pétroliers à meilleur prix.  En outre, sous l’administration de Hugo Chavez, le cinquième pays exportateur de produits pétroliers a construit en Haïti trois centrales électriques.

Selon un communiqué du Palais national, la présence des autorités haïtiennes à cette messe d’action de grâces célébrée par  Mgr Pierre André Pierre, témoigne, une fois de plus, de la solidarité et du degré d’amitié d’Haïti envers le président de la République bolivarienne du Venezuela en particulier, envers le gouvernement et le peuple vénézuéliens en général.

Au nom du peuple haïtien, le président Martelly souhaite un prompt rétablissement à son homologue vénézuélien.

Les ressources disponibles dans le cadre du fonds PetroCaribe sont estimées à 400 millions de dollars. Lors d’un conseil de gouvernement du mois de juillet dernier, le Premier ministre Laurent Lamothe avait indiqué que 234 millions de dollars tirés de ce fonds  seraient utilisés pour réaliser des projets d’infrastructures dans plusieurs régions du pays.

Hugo  Chavez, 58 ans, souffrant d’un cancer a subi dans l’espace de 17 mois quatre opérations chirurgicales. Il doit entamer son nouveau mandat de président le 10 janvier prochain à la suite de sa réélection en octobre 2012. Si, avant cette date, le leader sud-américain s’est pas remis  de son opération, c’est son vice-président Nicolas Maduro qu’il avait lui-même désigné, qui dirigera le pays pendant son indisponibilité.

Robenson Geffrard
Credit: Le Nouvelliste

Un Portoricain conçoit le plan de la cathédrale de Port-au-Prince

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Une nouvelle étape est franchie cette semaine vers la  reconstruction de la cathédrale de Port-au-Prince. Le design de l’église est désormais connu. Le concours international d’architecture lancé dans le cadre de ce projet de reconstruction a été remporté par un groupe d’architectes portoricains.

Selon un article paru dans le Miami Herald sous la plume de Anna Edgerton ce 20 décembre, le design architectural gagnant du concours a été présenté par Segundo Cardona et une équipe de six autres architectes de Porto Rico. Selon ce design, la  cathédrale Notre-Dame de l’Assomption sera dotée d’une capacité d’accueil de 1 200 personnes avec une salle annexe de 600 places.

134 modèles ont été soumis par des architectes des quatre coins du monde. Ce nombre a été réduit à 5 finalistes avant que le jury composé de six professionnels de la faculté d’Architecture de l’université de Miami ne jette son dévolu sur le design présenté par Segundo Cardona.

Elizabeth Plater-Zyberk, doyenne de l’école d’Architecture de l’université de Miami, dit trouver dans le design vainqueur du concours des éléments non seulement qui  rappellent le passé,  mais aussi qui évoquent  l’avenir.

Le plan de reconstruction de la basilique dévastée par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 diffère de l’original, d’après le Miami Herald : « Il comprend  un nouvel immeuble circulaire qui entoure l’autel central, décoré par des locaux, avec des murs rétractables qui peuvent s’ouvrir sur  le jardin dans des occasions spéciales. »

Comme tout concours de design, le produit final ne respectera pas exactement le design choisi. Il s’ajustera aux attentes du client, en l’occurrence, l’archidiocèse de Port-au-Prince. 35 mois après que les secousses telluriques ont mis à plat la cathédrale de Port-au-Prince, le choix du design des nouveaux bâtiments constitue une étape cruciale avant d’aller chercher les fonds pour la reconstruction de la cathédrale, a estimé le curé de la cathédrale de Port-au-Prince, Guy Chrispin. Le coût du projet n’a pas été communiqué.

Dans le papier de Anna Edgerton, « l’archevêque de Miami a souligné la nécessité de levée de nouveaux fonds pour construire la cathédrale parce que plus de la moitié des 100 millions de dollars collectés par l’Eglise catholique aux Etats-Unis après le séisme a été orientée vers l’assistance humanitaire et des projets de développement d’autres églises ».

L’architecte Segundo Cardona est connu surtout pour ses travaux dans le Colisée de San Juan et le Pavillon Porto Rico construit pour l’Exposition mondiale de 1992, à Séville, en Espagne.   Gagnante du concours de design, son équipe recevra une prime de 12 000 dollars américains. Un groupe d’architectes mexicains menés par Diego Ramos a obtenu la seconde place au concours. Il recevra une prime de 8 000 dollars. Sept architectes basés à Miami, ayant à leur tête Steven Fett, ont gagné la troisième place et une prime de 5 000 dollars.

Carl-Henry CADET Source : Miami Herald

Le centre-ville en état d’insalubrité

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Malgré le  lancement,  récemment,  du programme «Bonjour 2013 » par le SMCRS,  le centre-ville est dans un état déplorable, à la veille des fêtes de fin d’année. Des détritus, des eaux usées et des décombres, constatés dans nombre de rues de la capitale, contrastent avec l’atmosphère  de fête qui règne généralement au cours de cette période.

Les rues des Fronts-Forts et des Césars, la Grand-Rue et la rue Traversière qui attirent habituellement la grande foule à l’occasion des fêtes de fin d’année sont parmi les plus sales de la capitale. Les égouts sont obstrués, les eaux usées stagnent sur la chaussée et la circulation devient très difficile pour acheteurs et piétons. Y circuler, c’est comme jouer à la marelle. Certains commerçants dont le lieu de travail se trouve dans ces rues sont obligés de porter des bottes.

A l’angle de la rue des Césars et de la Grand-Rue, des marchandes de légumes, de pois et de feuilles médicinales s’installent, apparemment sans aucun dégoût, sur des ordures. « Elles n’ont pas le choix. Elles sont bien obligées d’étaler leur marchandises ici malgré l’insalubrité », a laissé entendre une dame, d’une trentaine d’années. A quelques pas, les autres détaillants peinent à vendre, eux aussi, leurs produits dans une condition où déchets et eaux forment un mélange nauséabond.

«Ces eaux usées et ces déchets nous rendent la vie dure (…) En vendant ici, nous risquons d’attraper toutes sortes de maladies. Mais hélas, nous sommes bien obligés de rester là et faire face à tout cela, car c’est ici que nous devons gagner un peu d’argent pour répondre aux besoins de nos familles », a indiqué, une quinquagénaire, marchande d’articles de cuisine. Selon elle, l’Etat haïtien n’aurait pas dû laisser le centre-ville dans cet état, surtout à l’époque des fêtes de Noël et du nouvel An. « J’espère que les autorités concernées se pencheront sur notre situation avant la fête », a-t-elle conclu.

« Je n’ai nullement l’impression d’être à l’approche de la Noël. La boue et tout le reste nous empêchent de vaquer à nos activités correctement », s’est plaint un marchand de vêtements préfabriqués en colère contre l’état de délabrement de cette zone commerciale. «Les potentiels acheteurs ne viennent plus ici à cause de l’insalubrité. Ils préfèrent se rendre aux supermarchés ou à Pétion-Ville », a souligné un autre  commerçant à la rue des Fronts-Forts. «Toutefois, nous ne pouvons rien reprocher aux clients, parce que ce n’est pas du tout plaisant de marcher dans cette saleté », a-t-il ajouté, espérant que le SMCRS fera le nécessaire au cours du week-end.

Selon quelques commerçants et citoyens interrogés, le programme « Bonjour 2013 » lancé récemment par le Service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS) n’apportera aucune solution au problème du centre-ville. « D’ailleurs, on ne voit pas les employés du SMCRS là on a le plus besoin d’eux », a fait remarquer un citoyen. En outre, il croit que l’Etat doit d’abord commencer par éduquer et sensibiliser la population dans le but d’avoir une capitale propre.

Gladimy Ibraïme
 Credit: le Nouvelliste

La situation sécuritaire se dégrade à Léogâne

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Wilinton Adrian Vilaro, ressortissant équatorien et entrepreneur, a été tué par balle à Léogâne le mardi 18 décembre dans la soirée. Ce cas d’assassinat survient moins de trois semaines après celui de l’entrepreneur Jules Edouard Moscoso, abattu en son domicile à la cité d’Anacaona, le 8 décembre.

Deux autres personnes ont été blessées lors de cette attaque armée.  L’associé  de Wilinton, Jorge Vilaro, également équatorien, a eu une blessure légère, alors que la fille de la propriétaire de Legba Bar a été touchée à l’abdomen. Ces ressortissants équatoriens mènent des activités de pêche à Léogâne depuis environ trois ans.

Les locaux de Legba Bar et Hôtel à Ça-Ira, où  les étrangers sont régulièrement accueillis, ont été investis par un groupe d’individus non identifiés qui ont pillé l’hôtel et tiré sur les victimes. Un retrait bancaire de 18 000 dollars américains avait été effectué  la veille par Wilinton et Jorge Vilaro, selon M. Hyppolite. Somme d’argent que les bandits ont réclamé au moment de l’attaque. Le commissaire divisionnaire précise que l’assaut a été planifié et exécuté par un gang structuré de la zone métropolitaine, dont le chef est activement recherché par la police nationale.

Au moins dix personnes ont été interpellées le lendemain de cette attaque,  dont la propriétaire de Legba Bar et Hôtel. L’administrateur, Michel Saint-Hilaire Joseph, et deux individus y ayant participé sont actuellement à la disposition de la police.

La situation est préoccupante

Si la situation sécuritaire dans la commune de Léogâne est préoccupante, elle n’est pas allarmante selon le commissaire divisionnaire et responsable du commissariat de Léogâne, Jean Wilson Hyppolite.  «Depuis mon arrivée à la tête de la police de Léogâne, il y a huit mois, nous avons rudement travaillé pour stabiliser la sécurité. Cependant, il y a une recrudescence des actes de banditisme », a affirmé le commissaire divisionnaire. Au cours des quatre derniers mois, 6 cas d’assassinat, 15 tentatives d’assassinat et 176 voies de fait suivis de blessures ont été recensés dans la commune.

Plusieurs localités de la commune, notamment Chatuley, rue George Kernisan, Pont neuf, Darbonne et Santo Sarbousse sont identifiées comme des zones à haut risque. «Des cas de meurtre par balle ou par armes blanches, de cambriolage et vol, des cas d’agression sexuelle et de viol sont souvent enregistrés dans ces localités », a continué Jean Wilson Hyppolite.

50 policiers pour toute la commune

«Notre effectif est largement insuffisant dans la commune», declare M. Hyppolite. Seulement une cinquantaine de policiers sont cantonnés à Léogâne et doivent assurer la sécurité dans les 13 sections communales. Aucun policier n’est actuellement affecté au sous-commissariat de Trouin, l’une des quatre stations de police de la commune.  Une assistance policière est apportée à la population de Trouin seulement deux fois par semaine. «Nous ne pouvons pas être constamment présents à certains endroits de la commune. Il nous est donc très difficile de garantir la sécurité de la population à toutes les heures de la journée», regrette le commissaire divisionnaire. La police fonctionne avec des ressources matérielles très limitées. Les véhicules sont en mauvais état et les armes de certains policiers sont défectueuses.

L’augmentation de la population de Léogâne est un facteur favorable à la répétition d’actes de banditisme et de criminalité dans la commune. Au lendemain du séisme de 2010, la population léôganaise a augmenté considérablement. L’aide humanitaire  et la présence des ONG internationales ont attiré une population importante d’autres localités ou d’autres départements. Le commissaire prend en exemple des actes criminels commis par des individus dangereux accueillis au village récemment construit par Habitat for Humanity à Santo. «Ce sont des individus dangereux qui commettent des actes répréhensibles sur la population», fait savoir le commissaire.

La justice manque à son rôle

La recrudescence des cas d’insécurité observée dans la commune est également liée à des légèretés du système judiciaire, selon M. Hyppolite. Malgré les rapports courtois qu’il dit exister entre la justice et la PNH, M. Hyppolite regrette que les dossiers judiciaires n’aboutissent souvent pas. “Des bandits sont relâchés de façon arbitraire et se retrouvent constamment en face de la population et de la PNH.” «Récemment, des bandits accusés de viol ont été libérés sans que le juges aient pris le temps d’écouter la victime. Quand, dans des cas comme celui-ci, les bandits ne sont pas jugés et condamnés pour leurs forfaits, ils deviennent parfois plus dangereux pour la population et la police doit sans cesse recommencer son travail », regrette Jean Wilson Hyppolite. Le commissaire divisionnaire donne toutefois la garantie que la police de Léogâne travaille à contrecarrer les actes de banditisme et à garantir la sécurité dans toute la commune.

Nathalie Verné
Credit: Le Nouvelliste

La BRH opte pour la compensation électronique des chèques

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D’ici le mois de janvier prochain, la compensation des chèques bancaires se réalisera seulement en deux jours à travers tout le pays. Cette annonce a été faite ce mercredi 19 décembre par le gouverneur de la Banque centrale, Charles Castel.

La Banque de la République d’Haïti (BRH) développe un nouveau système électronique qui lui permettra de réduire le nombre de jours exigés pour la compensation des chèques bancaires. Grâce à ce système, quand un client d’une banque commerciale détient un chèque émis par une autre banque, il n’attendra que deux  jours pour faire le retrait du montant du  chèque. « Le nouveau système que nous nous apprêtons à implanter repose sur la technologie et simplifie le processus de compensation des chèques. Les directeurs de banque n’auront pas à se déplacer pour apporter les chèques à la Banque centrale. Elles n’auront qu’à envoyer l’image des chèques », a expliqué Charles Castel, le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti.

Actuellement, la compensation des chèques s’effectue sur une période de 5 à 10 jours dépendamment de l’endroit où se situe la banque. Dans le nouveau système, c’est l’image du chèque qui sera prise en compte lors de la compensation. Pour cela, les chèques seront standardisés afin de réduire les risques. Donc, les banques émettront bientôt de nouveaux chèques. « Les risques de fraude seront réduits grâce à une procédure très rigoureuse. Le nouveau système sera plus sécurisé que celui qui est maintenant en cours, une fois que la procédure est respectée. Il y aura un code spécifique à chaque banque qui envoie l’image d’un chèque  », assure M. Castel.    

Le nouveau système sera en rodage pendant trois mois. Au cours de cette période, la BRH appliquera parallèlement les deux systèmes jusqu’à la disparition définitive de l’ancien en mars prochain. Entre-temps, dans le souci de mieux implanter le nouveau système, la BRH réalise ce mercredi une séance de travail avec de hauts cadres de la fonction publique, dont les comptables publics et d’autres personnes concernées. « Cette réunion se tient afin de sensibiliser les hauts cadres de l’Etat qui émettent des chèques. Les banques commerciales feront de même avec leurs employés afin de mieux assurer la mise en place du nouveau système », a affirmé le gouverneur de la Banque centrale.   

Par ailleurs, M. Castel a annoncé qu’à partir du 3 janvier 2013, tout paiement ou toute transaction dans le pays à partir d’une carte de crédit s’effectuera en gourdes. Cette mesure, dit-il, a été prise depuis l’année dernière. « La BRH n’accepte l’utilisation du dollar américain comme monnaie d’échange. Car, cela crée un besoin artificiel de dollars », a précisé M. Castel, soulignant que la BRH n’a aucun problème avec les personnes qui possèdent des comptes en dollars américains. Cette mesure prise par la BRH, précise le gouverneur, entre dans le cadre d’une série d’efforts visant à corriger certaines dérives. Il insiste sur le fait que les transactions doivent s’effectuer à travers le pays selon la vision de la BRH.               

Le gouverneur de la Banque centrale semble avoir encore des doutes sur le moment précis de l’entrée en vigueur de cette mesure. Néanmoins, il se montre convaincu quant à l’application de celle-ci. « Des banques commerciales souhaitent que cette mesure entre en application à partir du 15 janvier prochain ou au début du mois de février. Que ce soit en janvier ou en février,  cette mesure sera bel et bien effective», a-t-il soutenu.

D’un autre côté,  M. Castel a fourni des informations relatives à la politique monétaire du pays. « Le taux d’inflation reste stable autour de 5 à 6% pour cette année fiscale. Il y a aussi de la stabilité au niveau du taux de change. Car la Banque centrale a pris des mesures en ce sens. En termes de réserve de change, la BRH détient environ 2,2 milliards de dollars de réserve nette et 1,2 milliard de dollars de réserve brute », a-t-il affirmé.     

Gérard Junior Jeanty Jounty003@yahoo.fr

Des étudiants ont une nouvelle fois gagné les rues pour exiger un nouveau terrain pour l’ENS

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Des étudiants de l’Ecole normale supérieure (ENS) ont organisé ce mercredi une manifestation dans les rues de la capitale haïtienne pour exiger des autorités étatiques un terrain, ce qui permettra de reconstruire le bâtiment de l’ENS. La construction de ce nouveau local devrait être financée par le gouvernement japonais à hauteur de 10 millions de dollars américains.

La coopération japonaise a accordé un délai jusqu’au 31 décembre aux responsables de l’Ecole normale supérieure (ENS)  pour trouver un terrain en vue de reconstruire cet édifice qui a été détruit lors du séisme du 12 janvier 2010. Dans le cas contraire, l’ENS risque de perdre l’appui financier du Japon. 12 jours avant l’expiration de ce délai, des étudiants et des professeurs de l’ENS manifestent une nouvelle fois dans les rues de Port-au-Prince pour demander à l’Etat haïtien de leur accorder un terrain pour ne pas laisser passer cette opportunité.

Selon le secrétaire général de l’ENS, Gérard Duplessis, l’intervenant de cette « école des rues», l’ENS n’a jamais eu son propre local. Aussi, le temps est venu pour l’Etat haïtien de reconnaître l’importance des normaliens dans la reconstruction d’Haïti. «  L’Ecole normale supérieure n’a jamais eu son propre local depuis sa création en 1947. 65 ans après, nous fonctionnons dans des conditions difficiles : les salles ne sont pas appropriées, il n’y a pas de bibliothèque ni de salles pour recevoir des invités. Aujourd’hui, l’Etat haïtien doit faire un effort pour aider l’ENS à trouver cet argent pour acheter ce terrain. Car le développement d’un pays n’est pas possible sans la présence de l’université  », a-t-il souligné.

Selon le secrétaire général de l’ENS, il y a eu des discussions entre l’Etat haïtien et les responsables dela dite faculté sur l’opportunité qu’offre la coopération japonaise de doter l’Ecole normale supérieure d’un bâtiment moderne, mais les responsables n’ont  donné aucune réponse à cette date. « Nous avons écrit au rectorat pour l’informer de la situation. En collaboration avec ce dernier, nous avons acheminé une lettre au ministère des Finances  qui nous a demandé en retour de trouver un terrain et l’Etat haïtien se chargera de son acquisition. Nous avons entamé des démarches et nous avons proposé  trois terrains  à l’Etat haïtien. Jusqu’à présent, nous n’avons aucune réponse », a-t-il déclaré.

Selon l’étudiant Jackson Germain, les responsables concernés n’ont manifesté aucune volonté pour favoriser l’acquisition du terrain en question. Il se plaint également des mauvaises conditions dans lesquelles l’Ecole normale supérieure  fonctionne  depuis le séisme du 12 janvier 2010. « Des terrains ont été répertoriés au niveau de Babiole, de Carrefour-Feuilles et à l’avenue Christophe. Toutefois, les responsables de l’Etat haïtien n’ont jusqu’à présent manifesté aucune volonté pour l’achat de l’un d’entre eux bien qu’ils soient au courant des mauvaises conditions dans lesquelles nous travaillons depuis le séisme du 12 janvier 2010  », a t-il déploré. .

Contacté par le journal, le recteur de l’Université d’Etat d’Haïti, Jean-Vernet Henry, a fait savoir qu’il a rencontré les responsables de l’Ecole normale supérieure à ce sujet et qu’il espère que sous peu l’Etat  haïtien facilitera à l’ENS l’acquisition d’un terrain, ce qui lui permettra de bénéficier de l’offre de la coopération japonaise. 

Le nouveau bâtiment de l’ENS devrait comporter notamment 38 salles de classe, 4 laboratoires, un dortoir de 200 lits, un lycée et une bibliothèque. Mais, à 12 jours du délai, les étudiants espèrent encore une intervention rapide de l’Etat haïtien. Une journée portes ouvertes est aussi prévue  pour le jeudi 20 décembre  à l’Ecole normale supérieure.

Jocelyn Belfort
Credit: le Nouvelliste

Digicel et Marriott mettent en chantier leur projet

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Annoncé  depuis plus d’une année,  le projet d’implantation du  label Marriott International en Haïti vient de franchir une nouvelle étape. En effet,  Digicel et Marriott International ont inauguré ce mercredi 19 décembre  le chantier d’un hôtel de marque Marriott Hotels & Resorts de 175 chambres dans la zone de Turgeau, à Port-au-Prince. Le coût est de  45 millions de dollars.  L’ouverture  de cet  hôtel, qui sera le premier hôtel quatre étoiles de marque en Haïti, est  prévue pour  début 2015.

A l’occasion de la cérémonie d’inauguration, le P.D.G. de Marriott International,  Arne Sorenson, a été rejoint par le  président et fondateur de Digicel, Denis O’Brien, et par la ministre du Tourisme Stéphanie Balmir Villedrouin.

Dans le cadre de ce projet,  le groupe Digicel est responsable de la conception et de la construction de l’hôtel et le label Marriott Hotels & Resorts a été choisi en tant que partenaire d’exploitation en vertu d’un contrat de gestion à long terme », informe un communiqué de la Digicel. En plus de créer plus de 200 nouveaux emplois dans le secteur hôtelier  en Haïti, Marriott va investir dans la formation du personnel, ce qui profitera au secteur touristique du pays.

Kier est la firme de construction principale choisie pour le projet d’hôtel et Turgeau Developments S.A. est la société d’exploitation, dans laquelle Digicel est le partenaire d’investissement.

L’hôtel établit une nouvelle norme d’excellence pour le nombre croissant de voyageurs d’affaires venant en Haïti, combinant un environnement amical, professionnel et sécuritaire et offrant le service exceptionnel que Marriott International fournit dans le monde entier, à travers toutes ses propriétés. L’hôtel est particulièrement adapté pour des réunions d’affaires, conférences et évènements, et mettra en service les installations les plus modernes de la ville. La salle de réunion pourra confortablement accueillir environ 380 personnes pour un dîner assis et environ 500 personnes en style théâtre.

L’hôtel Marriott Port-au-Prince de 175 chambres disposera de cinq suites, d’un restaurant décontracté avec salle à manger privée, un centre de conditionnement physique, une piscine et un grand hall d’entrée qui inspire la créativité, la productivité et l’interaction sociale avec ses zones commodément dispersées, dont un bar et un salon. La propriété aura également une boutique de cadeaux et un centre d’achat et offrira aux clients  un service en chambre vingt-quatre heures sur vingt-quatre, un parking sécurisé et une connexion WiFi.

Le groupe Digicel et son président se sont engagés à attirer des investissements étrangers directs en Haïti et à aider le pays à se reconstruire à la suite du tremblement de terre de janvier 2010. M. O’Brien est fondateur et patron de la fondation Digicel, qui, à ce jour, a construit 100 écoles en Haïti. En outre, en tant que président de la Clinton Global Initiative Haiti Action Network, M. O’Brien a joué un rôle déterminant dans la conduite des activités de 80 organismes de soutien en Haïti, les aidant à tenir leurs engagements et à reconstruire l’emblématique Marché en fer de Port-au-Prince.

Marriott International aspire, quant à elle, à avoir un hôtel sous son label dans toutes les grandes capitales où elle exerce ses activités tout en jouant un rôle important pour stimuler les affaires et attirer des visiteurs de loisirs en Haïti. Marriott a pris ce projet avec une référence particulière à ses milliers de collaborateurs haïtiens qui travaillent dans ses hôtels aux États-Unis. Ceux-ci ont demandé à l’entreprise de faire ce qu’elle fait le mieux et d’ouvrir un hôtel en Haïti. Marriott utilisera également l’emplacement de Port-au-Prince comme un centre de formation pour le personnel local de l’hôtel, en s’assurant que les normes d’excellence internationales soient respectées et maintenues.

Evoquant ce projet de construction d’hôtel, le président de Digicel, a déclaré: «Nous sommes ravis d’avoir aidé à amener le leader mondial Marriott Hotels & Resorts en Haïti. Non seulement ce sera une solution aux problèmes de logement de la ville, mais aussi cela va créer des emplois, attirer les visiteurs étrangers et communiquer une vision positive pour l’avenir d’Haïti. Haïti est un endroit idéal pour investir et faire des affaires et j’encourage les autres à jeter un oeil sur les opportunités ici. »

«Nous avons vu la nécessité d’un hôtel de première marque en Haïti pour accueillir la vague des voyageurs venant faire affaires dans le pays », a déclaré Arne Sorenson, P.D.G. de Marriott International. « Nous croyons que nous pouvons faire une différence en Haïti en créant des emplois et en développant le talent humain qui peut contribuer à relever ce pays au fil du temps à sa juste place comme l’une des meilleures destinations de la Caraïbe. Nous travaillons avec la ministre du Tourisme et la secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle sur la façon dont nous pouvons soutenir les institutions existantes pour améliorer la qualité de la formation hôtelière. »

Le Premier ministre de la République, Son Excellence Laurent S. Lamothe, a commenté: «La présence de la marque de renommée mondiale Marriott Hotels & Resorts en Haïti est un autre indicateur clair qu’Haïti travaille sérieusement à attirer l’investissement étranger direct. Je tiens à féliciter  Marriott International et le groupe Digicel pour leur engagement indéfectible envers Haïti et de faire de leur vision une réalité. C’est un énorme vote de confiance dans l’avenir d’Haïti et je me réjouis que l’hôtel Marriott de Port-au-Prince ouvre ses portes en 2015. ”

 
Marriott International, Inc. est un groupe hôtelier éminent basé à Bethesda, Maryland, aux Etats-Unis avec plus de 3 700 propriétés dans 73 pays et territoires, et 12 milliards de dollars de revenus déclarés pour l’exercice 2011. La société exploite et franchise des hôtels et centres de propriété de vacances sous 18 marques, dont Marriott Hotels & Resorts, The Ritz-Carlton, JW Marriott, Bulgari, EDITION, Renaissance, Autograph Collection, AC Hotels by Marriott, Courtyard, Gaylord Hotels, Fairfield Inn & Suites, SpringHill Suites, Residence Inn, Courtyard by Marriott, Marriott Executive Apartments, Marriott Vacation Club, Grand Residences by Marriott et le Ritz-Carlton Destination Club. Il y a environ 300 000 salariés au siège social et dans les propriétés gérées et franchisées. Marriott est constamment reconnue comme un employeur de choix et pour ses activités commerciales supérieures, qu’elle exerce selon cinq valeurs fondamentales: prioriser les gens, viser l’excellence, embrasser le changement, agir avec intégrité et servir notre monde. Pour plus d’informations ou pour réserver, prière de visiter notre site Web à www.marriott.com, et pour les dernières nouvelles de la société, visitez le site www.marriottnewscenter.com.