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Le chef de l’Etat a reçu les reines

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Dans une salle vibrant au rythme d’un ancien succès de « Sweet Micky au carnaval», le président de la République Michel Martelly, accompagné des membres du gouvernement, de la mairesse de Port-au-Prince,  entre autres, pour la plupart avec des fleurs autour du cou, s’est entretenu, vendredi, avec les membres du comité chargé d’organiser et de réaliser le carnaval des Fleurs à Port-au-Prince.

Tout de suite après, le chef de l’Etat, vêtu d’une chemise rose-œuvre artisanale haïtienne-a reçu les reines, soit 11 au total (deux d’entre elles étaient en retard), qui vont défiler durant les trois jours du carnaval des Fleurs qui s’annoncent chauds au Champ de Mars, lequel hébergeait encore plusieurs milliers de sans-abri il y a quelques semaines.

« Je suis particulièrement impressionné par le choix des reines. Elles sont toutes belles et élégantes », a déclaré le président.

Pour Michel Martelly, qui n’arrêtait pas de fredonner et de danser au cours de la cérémonie, ce carnaval que plus d’un ne voit pas d’un bon œil permettra d’attirer beaucoup de visiteurs en Haïti, et différentes couches de la société (marchands, charpentiers, artisans, artistes, industriels…) en bénéficieront. « Ce n’est pas du gaspillage », a fulminé le président.

 Cet événement, toujours selon le chef de l’Etat, est également une grande occasion de projeter une image souriante vers l’international, outre les images de misère que l’on montre très souvent. D’un air taquin, le président a estimé que c’est pour faire de la politique que certaines personnalités critiquent l’initiative d’organiser ce carnaval ayant pour slogan « Se la pouw la ».

 La nation donc est invitée à chanter son espoir au cours de cette fête populaire dont la finalité, selon les responsables, est d’agiter un vent de gaieté et de fraîcheur aux festivités de l’été. C’est l’occasion également, selon les autorités, de mettre en valeur les potentialités artistiques et culturelles du pays.

Ces festivités coûteront à l’Etat haïtien 65 millions de gourdes.

Valéry Daudier
Credit: Le Nouvelliste

Le salami toujours en vente libre à Dajabón

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L’interdiction de la commercialisation de certains produits de charcuterie dominicains communément appelés salami semble ne pas toucher tous les points frontaliers officiels. La vente de ce produit se fait en toute quiétude au marché frontalier de Dajabón qui se tient les lundi et vendredi et fréquenté majoritairement par des Haïtiens.

Installés derrière leurs tréteaux sur lesquels sont exposés différents produits, dont le salami, des commerçants haïtiens disent « ignorer totalement l’existence d’une telle décision ». « Nous ne sommes pas au courant que le gouvernement a interdit la vente du salami. Comme tout le monde, nous avions entendu la rumeur circulant sur le produit, mais rien de plus », a déclaré une Haïtienne.

Cependant, ils sont unanimes à reconnaître que « la rumeur » a fait baisser un peu la vente de salami. « J’ai presque rien vendu depuis ce matin », déplore un homme assis plus loin. D’habitude, poursuit-il, j’écoule plusieurs caisses par jour, mais aujourd’hui j’ai même pas vendu une caisse ».

De leur côté, les responsables du Bureau  de la douane de Ouanamithe affirment n’avoir reçu aucune information de leur supérieur hiérarchique faisant état d’une telle décision. Toutefois, ils indiquent qu’ils prendront toutes les dispositions nécessaires, une fois qu’ils en auront reçu l’ordre.

Le salami est l’un des produits dominicains les plus consommés en Haïti. Au cours de notre observation ce vendredi au point frontalier reliant Ouanaminthe à Dajabón, nous n’avions remarqué aucun particulier transportant visiblement du salami.

Depuis le début de la semaine en cours, plusieurs articles de journaux publiés par la presse dominicaine avaient révélé l’existence dans le salami d’éléments cancérigènes.

Joseph Mike Élizias
Credit : le Nouvelliste

Le phare de Lamentin en réparation

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Mesurant 105 pieds de hauteur, le phare de Lamentin à Carrefour a été sévèrement saccagé par le séisme du 12 janvier 2010. Il est incliné sous la force dévastatrice du plus grand cataclysme qui ait  frappé le pays. Selon le directeur général du Semanah, l’ingénieur Frérel Normil,  c’est le phare le plus haut de la région caribéenne. Sa réhabilitation s’impose. Le Semanah prend l’engagement de rendre fonctionnel et opérationnel tout ce qui constitue une aide à la navigation. Aussi l’institution chargée de la navigation maritime dispose-t-elle d’une enveloppe de 2 170 000 gourdes pour remettre à neuf ce phare.

« Un phare est un tour dont le sommet est éclairé pour guider les navires. Celui de Lamentin est élevé au rang de monument, à cause de son ancienneté. Ce phare s’avère important dans le cadre de la mise en œuvre des moyens adéquats pour la sécurité maritime. Il faudrait 1 500 000 dollars américains pour le remplacer. Le Semanah ne disposant pas de ce montant, a opté pour sa réhabilitation et son renforcement, car, de par sa position géographique, ce phare a une grande importance, puisque plus de 90% de marchandises arrivées dans le pays passent par la voie maritime », a déclaré M. Normil, rappelant que l’administration qui l’a précédé avait reçu de la Minustah 25 000 dollars pour effectuer les travaux de réhabilitation, mais le montant est insuffisant.

« Neuf des dix départements du pays se situent dans la zone où il y a quatorze phares. Quand j’ai accédé à la tête du semanah, il n’y avait que quatre phares opérationnels. De février à mai 2012, nous avons procédé  à la réhabilitation de quatre autres phares dont ceux de Port-Salut et du môle Saint-Nicolas. Nous procédons actuellement à la réhabilitation de quatre phares supplémentaires », a indiqué l’ingénieur Normil, signalant que le Semanah n’a pas suffisamment de moyens pour résoudre tous les problèmes présentés au niveau de son champ d’activité. Il a fait remarquer que l’institution fonctionne à partir d’un budget de 19 millions de gourdes auxquelles s’ajoutent des frais collectés notamment dans le processus d’octroi des patentes.

Par ailleurs, le directeur général du Semanah a fait injonction aux membres de l’équipage des navires de porter le gilet de sauvetage au moment de la navigation. « C’est obligatoire », a-t-il affirmé tout en avertissant les capitaines de bateau des peines encourues s’ils ne respectent pas les principes. De plus, l’ingénieur Frérel a annoncé que des séances de sensibilisation se font dans les neuf départements de zones côtières au comportement à adopter lorsqu’il y a une alerte au tsunami. « Il n’y a que le ministère de l’Intérieur qui soit autorisé à lancer une alerte », a-t-il précisé.

 Gerard Jeanty Junior gjeantyjr@lenouvelliste.com

Credit: Le Nouvelliste

Les séquelles du vote du CSPJ

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Le spectacle de mauvais goût qu’a offert  mardi le président du Conseil supérieur du pouvoir  judiciaire (CSPJ), Me Anel Alexis Joseph, peut être interprété comme un signal lancé à ceux qui se font d’illusion que le pays est sur la voie d’un bien meilleur fonctionnement de celui  qu’on a connu pendant ces vingt dernières années.  La rupture avec le passé tant rêvée  par les organisations de la société civile que par la plupart des partis politiques paraît beaucoup plus compliquée qu’on ne l’imagine.  Ce malaise créé au sein du CSPJ, moins d’un mois après  son entrée en fonction, ne saurait laisser indifférentes de nombreuses personnalités ainsi que des organisations qui ont consenti d’énormes sacrifices pour rendre fonctionnelle cette institution chargée de promouvoir l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Mis à part le retrait éventuel des trois noms soumis par le président  du CSPJ au président de la République, les observateurs commencent déjà à réfléchir sur les difficultés de fonctionnement que va provoquer ce premier malentendu.  L’élaboration d’un règlement intérieur va sans nul doute aider l’institution à surmonter certains obstacles, mais la crise de confiance durera aussi longtemps que les quatre membres lésés feront face à des difficultés au sein du CSPJ.  Dans les couloirs du Parlement,  des députés  et  des sénateurs  nourrissent  déjà l’idée de modifier la loi créant le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire afin de réduire l’influence du pouvoir exécutif dans la formation dudit conseil. Selon  ces parlementaires, quatre des neuf du membres CSPJ  sont d’obédience du pouvoir exécutif. Le président de la Cour de cassation, le commissaire du gouvernement près la Cour de cassation, un juge de la Cour de cassation et un autre membre de l’institution choisi par le ministre de la Justice permettent au pouvoir exécutif d’avoir une certaine influence sur le CSPJ, lequel paradoxalement,  a pour mission de promouvoir l’indépendance des magistrats dans toutes les juridictions judiciaires généralement quelconques.

L’enjeu de ce malaise au sein du CSPJ n’est rien d’autre que le contrôle du Conseil électoral permanent. S’il se révèle vrai que le pouvoir exécutif cherche à avoir la haute main sur la nouvelle institution électorale, il y a de quoi s’inquiéter sur  l’organisation des prochaines compétitions électorales. Les élections pour le renouvellement du tiers du Sénat, pour les 140 conseils municipaux et les 565 conseils d’administration des sections communales prévues pour la fin de cette année pourraient  provoquer une nouvelle crise électorale dans le pays. Depuis les élections avortées  pour le renouvellement du tiers du Sénat le 6 avril 1997 sous la présidence de René Préval, toutes les autres élections organisées dans le pays avaient été contestées  et avaient plongé le pays dans des crises politiques qui nous ont valu le 29 février 2004 une troisième occupation étrangère.  Quel intérêt l’administration  de Michel Martelly peut nourrir pour organiser une première  compétition électorale aux couleurs frauduleuses et contestées ?

Credit : le Nouvelliste

Certains sinistrés commencent à perdre patience

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Ils sont encore des centaines, voire des milliers, à s’entasser dans des conditions difficiles dans plusieurs camps dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Parmi ces camps, on peut citer celui se trouvant sur la cour de l’école nationale République d’Argentine,  autrement dit camp des déplacés de carrefour Péan, et le camp Barthélémy situé à Delmas 18 prolongé. Les conditions pénibles d’existence dans ces camps sautent aux yeux.

A l’intérieur de ces camps, les sans-abri  continuent de réclamer le support des autorités et des institutions humanitaires. « Depuis l’incendie du 7 février 2012, la situation a empiré ici. L’insécurité, le banditisme font rage », déclare Evelyne Frémont, vice-présidente du comité de gestion du camp des réfugiés de carrefour Péan. Elle confie avoir déjà reçu la visite d’instances responsables du  relogement des sinistrés qui ont identifié les tentes et noté leurs numéros d’identification nationale, mais le processus pour les reloger tarde encore à se mettre en branle. 

« Difficile de rester à l’intérieur des tentes quand il pleut, où il y a de véritables gouttières », lance Jean-Pierre, un sexagénaire. Monsieur Jean-Pierre dit attendre avec impatience le jour où il devra retourner vivre en toute intimité dans un espace décent avec sa famille. S’il avait de l’argent, dit-il, il aurait fait la même chose que ses anciens voisins qui sont partis sans attendre l’aide des autorités. A l’instar de Jean-Pierre, la majorité des déplacés expriment le désir de partir.

Même avec un effectif réduit, le camp Bigo et Barthélémy fait face aux mêmes difficultés. Les bâches et les tentes sont en lambeaux. La situation sanitaire reste encore précaire surtout avec la défectuosité des toilettes construites depuis 2010 par une organisation internationale. « Personne ne souhaiterait vivre dans de telles conditions, mais nous sommes obligés d’y rester parce que nous n’avons pas suffisamment de moyens pour partir », s’est plaint Jean-Rénald Orée, responsable de ce camp érigé sur une propriété privée.

Le responsable du camp exhorte les autorités gouvernementales à se pencher sur leur cas, redoutant un éventuel déguerpissement malgré la bonne volonté dont fait montre le propriétaire de cet espace. Orée qualifie d’inhumaines les conditions dans lesquelles ses camarades évoluent dans ce camp. N’ayant pas été recensés, les sinistrés perdent tout espoir d’être relogés dans le cadre du programme 16/6.

Interrogé à ce sujet, le responsable de l’Unité de construction de logements  et bâtiments publics (UCLPB), l’ingénieur Clément Bélizaire, s’est réfusé de se prononcer sur des camps en particulier. Toutefois, il annonce la mise en place d’une stratégie visant à libérer les espaces privés occupés par les déplacés. « 72% des camps restants sont sur des espaces privés. L’objectif, c’est de leur offrir une maison », a  fait savoir le responsable du projet 16/6 transformé en programme 45 camps sur recommandation de la présidence. Dans le cadre de ce programme, plusieurs espaces qui avaient accueilli des sans-abri après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 ont été vidés de leurs occupants, notamment à Pétion-Ville et au Champ de Mars qui doit accueillir le carnaval des Fleurs.

Hansy Mars hansymars@lenouvelliste.com Twitter: @marshansy
Credit: Le Nouvelliste

Le CSPJ tente difficilement de s’en sortir

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L’annulation pure et simple du vote de mardi soir a été le point brûlant et fâcheux de la rencontre, jeudi matin, entre les membres du Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire. Cinq  membres du CSPJ exigent  la reprise du choix  des trois aspirants au Conseil électoral permanent dans la liste des douze. « Aucune décision n’a été prise. Il n’y a pas eu d’avancées non plus. L’épineuse question qui a été évoquée c’est l’annulation du choix des trois prétendants représentants du CSPJ au CEP. C’est cette question qui est sur le tapis et c’était là tout l’enjeu de notre rencontre. Cependant, on va se rencontrer à nouveau après le carnaval des Fleurs », a expliqué au Nouvelliste un membre du CSPJ sous le couvert de l’anonymat.

 Justement, les membres du CSPJ ne peuvent, désormais, faire aucune déclaration dans la presse jusqu’à nouvel ordre, a fait savoir le président de ladite institution. En mode de langue de bois, Me Anel Alexis Joseph a tout simplement dit à la presse que «  l’objet de la rencontre d’aujourd’hui, c’était de parler de la situation actuelle. On se réunit à nouveau jeudi prochain. »

 Interrogé par les journalistes sur les possibilités de revenir sur le choix des représentants au CEP, le président du CSPJ a répondu en ces termes : « C’est une possibilité. Seul Dieu ne change pas. Pourquoi vous ne parlez pas de confirmation ? Pourquoi vous voulez parler seulement d’annulation, hein… ?

 Le groupe des quatre membres du CSPJ qui ont boycotté le vote du mardi soir ont été surpris d’entendre à la radio « les artifices de leur collègue Jean Alix Civil qui tentait à sa manière de rallier l’opinion publique à sa cause et à celle du président du CSPJ.» « Me Anel Alexis Joseph n’est qu’un figurant à la tête du pouvoir judiciaire, un pantin; celui qui tire les ficelles n’est autre que Jean Alix Civil. Il représente l’exécutif. C’est lui qui a induit en erreur le président du CSPJ », a raconté au journal notre source, membre du pouvoir judiciaire.

 Selon ce membre du CSPJ, la solution de la crise  que traverse actuellement l’institution ne peut être trouvée que par l’annulation des trois noms qui seraient envoyés au palais national. « Je peux vous dire, au conditionnel, que les noms envoyés à la présidence sont: Exantus Salnave, Yves Benoît Jn Marie, Patrick R. Métellus. C’est ce que j’ai appris dans les coulisses. Maintenant, il faut revenir sur ce choix et permettre à la majorité des membres de statuer. Si ces trois noms sont confirmés à nouveau, il n’y aura aucun problème. Mais les procédures doivent être respectées », a avancé ce membre du CSPJ.

 Le porte-parole de la présidence a tenté d’expliquer que le président Michel Martelly n’avait rien à voir dans le choix des quatre membres du CSPJ. Selon Lucien Jura, ce serait une aberration de vouloir impliquer le président dans un dossier qui concerne un autre pouvoir, tout en soulignant que le chef de l’Etat n’a aucune volonté de manipuler les prochaines élections pour le  renouvellement du tiers du Sénat et des collectivités territoriales.

 Le mardi 24 juillet 2012, le CSPJ avait communiqué au public les noms des douze personnalités retenues sur la liste des 75. Selon ce qu’avait déclaré à la presse Me Néhémie Joseph, porte-parole du pouvoir judiciaire, le même jour, une enquête approfondie devrait être menée sur ces douze personnalités, avant de passer au vote pour choisir les trois personnalités qui devraient représenter le CSPJ au Conseil électoral permanent.

Paradoxalement, dans un communiqué publié très tard dans la nuit du mardi 24 juillet, le  Bureau de communication de la présidence a informé que, « par correspondance en date du 24 juillet 2012, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire a soumis au chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly, la liste des trois noms devant  le représenter au Conseil électoral permanent », sans pour autant citer de nom.

Quatre membres du CSPJ  ont dénoncé ce choix « fait à leur insu et exigent la reprise du vote. » Sur les neuf membres du CSPJ, seulement quatre ont participé au vote.

Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Credit: le Nouvelliste

FMP : nouvelle équipe, nouvelle vision

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La Faculté de médecine et de pharmacie (FMP) de l’Université d’État d’Haïti (UEH) accueillera à la prochaine rentrée universitaire un  nouveau décanat  composé des Dr Jean-Claude Cadet, doyen, Jude Milcé, vice-doyen aux Affaires académiques, et Magalie Rosemond, vice-doyen en Pharmacie. Synergie, expérience, complémentarité, motivation sont ainsi au rendez-vous dans cette nouvelle équipe décanale qui a promis de  mettre tout en œuvre afin de poursuivre sa mutation tout en assurant son excellence.  

Interrogé par le journal, le doyen de la FMP, Jean-Claude Cadet, a affirmé qu’avec la nouvelle équipe il se propose de diriger la faculté de médecine de façon collaborative et en valorisant les personnes. D’ailleurs, au niveau du décanat, le mode de gestion de ce staff sera intégralement participatif. « Nous allons travailler pour  développer et approfondir les liens avec notre réseau d’hôpitaux et d’instituts affiliés de façon moderne. Nous accédons à ce poste avec beaucoup d’humilité et nous serons à l’écoute de nos différents départements et nous espérons aussi pouvoir appliquer notre programme de campagne sans aucun problème.»

Dressant un état des lieux, le Dr Cadet  a souligné que la faculté est en crise. Selon lui, c’est un fait; c’est une réalité.  Il a soutenu que la faculté a été durement touchée au point de vue infrastructurel lors du tremblement de terre du 12 janvier du fait que toutes  les structures ont été détruites.

« Nous travaillons actuellement dans des conditions extrêmement difficiles. Ce sera un défi pour le décanat et nous espérons à la fin de notre mandat résoudre ce problème d’espace qui constitue une priorité pour l’enseignement.  Il y a aussi la question des ressources humaines à travers laquelle nous voulons créer un climat de fraternité et de  sérénité au sein de ladite faculté qui a connu des crises extrêmement douleureuses.  Nos perspectives d’avenir, c’est de reconstruire la faculté, de rétablir un climat de fraternité, de favoriser la gestion participative et de réaliser nos rêves », a indiqué le doyen, qui a promis d’adopter certaines mesures sociales susceptibles d’améliorer et de renforcer cet esprit de fraternité.

Fier de collaborer avec le vice-doyen, le Dr Cadet a précisé que ces deux générations de médecins doivent s’unir pour sauver l’Alma Mater.  «  Sa contribution  serait  un atout pour mieux faire face à toutes formes de problèmes sociaux qui peuvent se présenter au sein de la faculté. Nous n’aurons pas à éviter des problèmes mais de les prévenir. Pour y parvenir, nous avons pensé à mettre sur pied une unité de réconciliation. Cette unité sera constituée de trois membres : un représentant des étudiants, un représentant du corps administratif et un représentant des professeurs.   On va adjoindre à ce comité un secrétariat qui doit être actif, et avoir l’appui d’un psychologue qui puisse nous aider dans la genèse des crises », a soutenu le doyen Jean-Claude Cadet, qui entend éviter toutes sortes de crises  au cours des quatre prochaines années.

Intervenant sur la question du budget de fonctionnnement, le Dr Cadet a fait remarquer que le budget de l’Etat est riche mais que malheureusement ce budget n’a pas été exploité ces dernières années. Donc, durant son mandat ce budget sera exploité à fond, soit à 100% . « Le Dr Milcé et moi sommes des fonctionnaires de l’Etat. Connaissant les rouages de l’Administration publique, nous allons faire de notre mieux pour trouver les fonds nécessaires pour faire fonctionner la faculté et pour sa reconstruction. Il y a aussi les fonds générés à travers les concours d’admission ainsi que la modeste somme versée par les étudiants pour l’année académique sans oublier les dons provenant des institutions nationales  et internationales.»

Un combattant optimiste

Avec la satisfaction d’un combattant optimiste qui a rêvé de gravir les échelons pour pouvoir disposer de plus de latitude pour servir la communauté haïtienne, le Dr Jude Milcé, vice-doyen aux Affaires académiques, a affirmé qu’après son élection, sa première réaction était une réaction de joie et  de peur de ne pas être à la hauteur de sa tâche vu l’ampleur des problèmes et des défis qui l’attendent.  Déterminé, le Dr Milcé a confié que le décanat a déjà pris toutes les dispositions nécessaires pour donner  une nouvelle image à cette faculté en Haïti et à l’échelle internationale.

Ce jeune médecin, qui accompagnera le doyen dans cette lourde mission, a annoncé  la restructuration du curriculum de la faculté en  introduisant de nouveaux cours dans le cursus. On peut citer notamment l’anglais, l’espagnol et aussi de nouveaux concepts comme l’économie, le système de santé afin de créer un système de santé national valable pour une inclusion globale.

«  Nous voulons que l’étudiant soit bien formé et qu’il ait un standard international au même titre que les Français, Américains, Cubains;  nous voulons former une nouvelle génération de médecins avec une nouvelle mentalité- les défis vont à ma relative jeunesse -, faire que cette jeunesse apporte un nouveau souffle à cette faculté et aussi essayer de concrétiser nos projets, donner aux étudiants un savoir-faire et un savoir-être, créer une nouvelle classe de médecins. Des médecins entrepreneurs, chercheurs, qui puissent apporter de nouvelles contributions et des médecins citoyens qui s’impliquent dans des activités sociales»,  a précisé le Dr Milcé, qui croit fermement qu’il est possible de faire mieux pour la santé de chaque citoyen haïtien.

 

Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com cincir2005@yahoo.fr
Né le 29 septembre 1948, le Dr Jean-Claude Cadet est un médecin Ophtalmologue – oto-rhino-laryngologiste connu pour son dynamisme dans la prévention de la cécité. Originaire de Port-au-Prince, il a fait ses études médicales en Haïti, en Israël et aux Etats-Unis. Il a passé sa thèse de doctorat à la Faculté de médecine et de pharmacie. Il a fait sa première année de résidence en ophtalmologie à l’hôpital de l’Université d’État d’Haïti en 1974 et 1975. Par la suite, il s’est rendu à Hadassah University hospital Hebrew (University of Jerusalem Israël) où il a passé trois années de résidence en ophtalmologie. Sur le plan pédagogique, le Dr Jean-Claude Cadet a intégré la Faculté de médecine en 1978 comme professeur associé. En 1991, il a travaillé à titre de professeur d’Oto-rhino-laryngologie. Parallèlement, il a dispensé des cours théoriques de sémiologie à l’École infirmière de Port-au-Prince entre 1978 et 1985, et des cours théorique d’ophtalmologie à l’École d’infirmière des Cayes (1982 et 1985). Depuis 1996, le Dr Cadet dispense des cours d’ophtalmologie à l’Université Notre-Dame d’Haïti. En ce qui concerne ses activités hospitalières, le doyen de la FMP, a été médecin ophtalmologue attaché au département de l’hôpital de l’Université d’État d’Haïti (1977-1982). Durant sa carrière, il a été directeur médical de l’HUEH à deux reprises, et a aussi occupé de nombreuses fonctions à titre de médecin en chef dans différents hôpitaux du pays.
Jude Milcé est né à Dessalines le 20 juillet 1966. Médecin spécialisé en chirurgie, il a fait ses études médicales à la Faculté de médecine et de pharmacie de l’UEH et à la Faculté de médecine de l’Université des Antilles Guyanne (France). Passionné par ses études, il a été aussi formé en médecine de guerre et catastrophe à l’Université de Genève. Professeur de chirurgie cardio-thoracique et vasculaire à la Faculté de médecine, de l’Université Lumière et de l’Université Notre-Dame D’Haïti, le Dr Jude Milcé a donné sa contribution dans de nombreux centres hospitaliers tant à l’échelle nationale qu’à l’échelle internationale.
Credit: Le ANouvelliste

5 510 agents de la PNH seront mobilisés

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5 510 agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) seront mobilisés. La PNH est fin prête pour garantir la sécurité au carnaval des Fleurs, a assuré le directeur départemental de l’Ouest, Michaël Gédéon, le mercredi 25 juillet, au cours d’un point de presse au ministère de la Culture. Outre ce déploiement de policiers, des inspecteurs de la PNH seront placés dans différents points pour contrôler les agissements des forces de l’ordre.

Pour un carnaval qui s’associe aux fleurs et à l’amour, l’État haïtien a pris toutes les dispositions pour qu’il n’y ait pas de dérapage.

« L’Inspection générale veillera sur le comportement des policiers parce que, souvent, il est rapporté que certains agents de la PNH sont à l’origine de certains cas de blessure recensés », a confié le directeur départemental de l’Ouest.

Les policiers qui ne sont pas affectés au service de sécurité pendant les trois jours gras ne pourront pas circuler avec une arme à feu sur le parcours. Ils sont même conviés à prendre part aux festivités comme tout citoyen. En civil.

Le périmètre où se dérouleront les grandes réjouissances et les points stratégiques extérieurs au parcours carnavalesque seront surveillés. Les gares, qui vont connaître une grande affluence de personnes provenant de l’intérieur du pays, seront sous contrôle ; de même que l’aéroport Toussaint Louverture et l’aérogare Guy Malary.   

Dans les zones réputées pour des cas d’agression après le carnaval, la PNH sera sur pied pour dissuader les délinquants. Il est rapporté que des femmes ont été victimes de viol à la sortie du carnaval au cours des années passées.

Le président du comité du carnaval, Jean Dany Pierre François, a souligné que le ministère des Travaux publics est en train de mettre les bouchées doubles afin de placer des couvercles sur les bouches d’égouts. Pour prévenir certains dangers, plusieurs tronçons de la voie publique sont recouverts d’une couche de bitume.

En prélude au Carnaval des Fleurs

À partir de vendredi, nos rues vont s’allumer de joie avec DJ Cash-Cash, et samedi, les bandes de rara déferleront sur plusieurs artères de la capitale.

La véritable ambiance festive s’ouvrira dimanche sous le coup de trois heures de l’après-midi.  14 groupes musicaux, des chars allégoriques, des écoles de danse, des reines de toute beauté enjolivant des voitures décapotables, des musiciens jouant sur des taptap animeront le parcours.

L’un des membres du comité, Gilbert Bailly, a garanti que, pour éviter la cacophonie, les chars musicaux seront placés à une distance raisonnable; une distance  de 500 mètres est requise. Aussi, pour protéger la santé des carnavaliers des effets néfastes de la pression acoustique des maîtres du “béton”, des consignes ont été passées. Il n’est que d’attendre.

« Se la pou w la ». Le carnaval des Fleurs présentera, d’après la vice-présidente du comité, madame Josette Darguste, « toutes les variétés florales d’Haïti. C’est une exubérance de notre environnement. C’est la nature en fête ! » « Et les fruits passeront la promesse des fleurs ! »

Claude Bernard Sérant serantclaudebernard@yahoo.fr
Credit: Le Nouvelliste

Pour des soins de santé de qualité dans le Nord-Ouest

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Le centre médical Béraca (CMB) de Port-de- Paix, situé dans la région de La Pointe, est élevé au rang de centre d’excellence avec la remise d’équipements en soins d’urgence materno-infantiles et obstétricaux offerts par l’USAID. Doté d’une trentaine de lits, de deux salles d’opération, d’un laboratoire et d’une pharmacie, ce centre médical se positionne parmi les meilleurs de la région du Nord-Ouest. Dorénavant, le centre médical est prêt à offrir des soins d’urgence complets aux femmes enceintes et aux nouveau-nés (SONU-C).

D’une valeur de 250 000 dollars américains, ce don du réseau MSH-SDSH entend renforcer les services de santé offerts aux femmes enceintes vivant dans la région de Port-de-Paix et de ses environs. Des lits, des médicaments; des couveuses, des tables de chirurgie et d’équipements pour les deux blocs opératoires ont été remis aux responsables du centre. « Il est donc essentiel de mettre à la disposition de ce centre hospitalier du matériel et du personnel médicaux qui lui permettent de mieux assurer la santé de la mère et de l’enfant, car les principes de la chirurgie recommandent l’utilisation de matériel  adéquat et performant pour une sécurité absolue de la vie du malade», a déclaré le docteur Georges Dubuche, représentant du projet SDSH et coordonateur des fonctions exécutives.

Pour sa part, le Dr Mozart Chérubin, directeur médical du centre Beraca, a estimé que le matériel offert à l’institution qu’il dirige est de « bonne qualité » et contribuera énormément au renforcement des capacités du centre. « C’est Noël au mois de juillet », se réjouit-il tout en promettant d’utiliser à bon escient ces équipements. Toutefois, le Dr Chérubin prône la formation du personnel déjà existant, l’amélioration des infrastructures et la collaboration pour relever ce défi d’offrir des soins de qualité à la population. 

Intervenant au lancement de ce nouveau service, le Dr Kelly Pierre, représentant du responsable de la Direction sanitaire Nord-Ouest (DSNO), le Dr Rony Pierre, a réaffirmé la volonté de la direction départementale de collaborer avec le centre médical Beraca afin d’améliorer l’accès aux services de santé publique et la qualité des soins offerts à la population dans la région. « La DSNO se porte garant pour accompagner le CMB dans  l’accomplissement de ses tâches envers la population », a lancé le Dr Pierre.

La délégation s’est rendue sur l’île de La Tortue pour procéder au lancement du site des soins obstetrico néonatals d’urgence de base (SONU-B) à l’hôpital Notre-Dame-des-Palmistes. 

Construit sous le ministère du révérend prêtre Roger Riou, l’hôpital Notre-Dame- des-Palmistes, vieux de plus de cinquante ans, fut considéré comme le centre hospitalier de référence de l’île. Le manque d’intérêt, l’enclavement de l’île sont entre autres les raisons qui ont occasionné le délabrement de cette institution sanitaire qui essaie de se relever.

Deux millions de dollars américains, telle est la valeur approximative du don en matériel et en équipements logistiques octroyé par le Direct relief international (DRI) à la branche haïtienne de Management Science of Health (MSH) pour le lancement du nouveau site en Soins obstétrico néonatals d’urgence de base (SONU-B) à l’île de La Tortue. Des lits d’hôpitaux, des tables d’opération, des appareils d’anesthésie, des médicaments, des gels hydro-alcooliques, des stéthoscopes, des civières, des casaques chirurgicales à usage unique et des trousses universelles sont entre autres le matériel offert à l’administration de l’hôpital Notre-Dame- des-Palmistes. 

Selon le Dr Georges Dubuche, cette coopération se veut une réponse à des besoins ponctuels, une réponse efficace à la communauté tortugaise compte tenu du fait que bon nombre d’accouchements présentent des complications. Par ailleurs, Dr Dubuche promet de faire un plaidoyer pour la remise en fonction de tous les service de l’hôpital Notre-Dame-des-Palmistes et assure à la population que tout sera fait dans un délai pas trop lointain.

Trainant plus de 40 ans au service de la région du Nord-Ouest, l’hôpital Notre-Dame- des-Palmistes, par l’inauguration de sa maternité flambant neuve, écrit une nouvelle page dans l’histoire des soins de santé du pays. « Nos femmes enceintes ne vont plus se risquer en haute mer pour un simple accouchement à Port-de-Paix », soupire le maire de la commune, Petit Do Ceradieu Janus. 

Le lancement de ces deux sites fut l’occasion pour les matrones et les bénéficiaires de témoigner leur gratitude aux institutions bienfaitrices. « Mes fils et moi avons eu la vie grâce au don du MSH à la maternité de Beraca », déclare Kétia Donatien . D’autres femmes souhaitent la formation de plus de matrones pour la région. Pour sa part, Ilna, une matrone, exige la reconnaissance par le ministère de la Santé publique de cette catégorie du personnel soignant dans le pays.

A signaler que 76% des accouchements en Haïti se font à domicile et généralement par les matrones. La dernière enquête sur la mortalité, la morbidité et l’utilisation des services présente un taux de mortalité maternelle de l’ordre de 630 décès pour 100 000 naissances vivantes durant une année et un taux de mortalité infantile de 57 décès pour 1 000. 

Hansy Mars hansymars@lenouvelliste.com Twitter: @marshansy
Credit: Le Nouvelliste

Soixante-dix handicapés aux examens d’Etat

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Répartis en plusieurs salles à l’école Saint-Vincent, à la rue des Casernes, unique centre d’examens réservé depuis 2006 aux candidats à besoins spéciaux, 21 élèves ont participé cette année aux examens de la 6e année fondamentale alors que 17 autres ont subi les examens de la 9e année fondamentale. D’un autre coté, 14 et 17 jeunes candidats souffrant d’une déficience ont pris part aux épreuves officielles du baccalauréat première et deuxième partie, selon le calendrier du Bureau national des examens d’Etat (BUNEXE).

Certains candidats interviewés dans leur centre d’examen ont affiché leur optimisme, ils comptent réussir dès la session ordinaire. Ils estiment avoir fait ce qu’il fallait en fonction de ce qu’ils avaient appris en classe. Gaëlle Tranquille – handicapée motrice –, élève de la rhéto au lycée de Pétion-Ville,  a déclaré que les épreuves de littérature haïtienne et française étaient à sa portée. Toutefois, en dépit de son handicap, elle a confié avoir fait de son mieux parce qu’elle a les mêmes chances de réussite que les autres candidats. « L’atmosphère était bien. J’ai subi les examens  sans stress », a témoigné Gaëlle.

Frantzy Raphaël – non-voyant -, élève de philo, a pour sa part affirmé que les examens lui convenaient bien. « Dans mon cas, les responsables du BUNEXE ont été  obligés de retranscrire les libellés des épreuves en braille afin que je puisse mieux subir les épreuves », a ajouté Raphaël qui se voit déjà en route vers l’université.

Interrogé en marge des examens, le sociologue Fritz Georges, coordonnateur de la Commission de l’adaptation scolaire et d’appui social (Casas), a affirmé que les personnes à besoins spéciaux sont de plus en plus nombreuses à subir les épreuves des examens officiels. Il a soutenu que beaucoup d’entre eux arrivent même à défier le système éducatif haïtien, connu pour le nombre exponentiel des échecs enregistrés et à réussir les concours d’admission à l’université.

« Par rapport aux autres produits du système, les chances de succès des personnes vivant avec un handicap sont considérablement réduites faute de structures et de matériel adapté à leur situation. Mais celles-ci doivent savoir qu’elles ont le droit de recevoir le pain de l’instruction au même titre que les personnes non handicapées   et ont aussi la chance de devenir de grandes personnalités, car elles sont des valeurs sûres et importantes pour la société haïtienne », a précisé M. Georges.

1 251 élèves handicapés à l’école   

Suivant des données fournies récemment par la direction de la planification du ministère de l’Éducation nationale, 16 072 écoles accueillent 2 946 434 élèves sur l’ensemble du territoire. Du total, on recense 1 251 handicapés, soit 0,20% des élèves du pays. Selon des professionnels de l’éducation, les chiffres sur la fréquentation scolaire des enfants handicapés sont biaisés parce que de nombreuses écoles qui accueillent ces enfants n’ont pas été touchées par cette enquête du ministère de l’Education nationale.

Dans l’idée de renforcer la formation de cette frange de la société,  le Bureau du secrétaire d’Etat à l’Intégration des personnes handicapées (BSEIPH), en partenariat avec l’Organisation des Etats américains (OEA), est en train de réfléchir sur le développement d’un module de formation sur l’enseignement des enfants à besoins éducatifs spéciaux. Ce module devrait être intégré à la formation initiale des enseignants haïtiens. Il s’agira d’un pas important vers une scolarisation intégrée des enfants à  besoins spéciaux. De nombreuses institutions spécialisées dans le domaine de l’éducation spéciale collaborent avec le BSEIPH  sur ce dossier dont la Commission de l’adaptation scolaire et d’appui social (CASAS), le Centre d’éducation spéciale (CES) et la Société haïtienne d’aide aux aveugles (SHAA).

En Haïti, d’après une enquête conduite par la CASAS du ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle, publiée en 1998, moins de 5% des enfants handicapés en âge d’aller à l’école fréquentent une institution scolaire. L’absence de structures adéquates, mais aussi de formation pédagogique spécialisée pour les enseignants en est la cause. Il n’existe que 23 écoles spéciales et centres de réadaptation pour personnes handicapées dont 3 écoles publiques qui fonctionnent principalement à Port-au-Prince. 

Credit: Le Nouvelliste