Rss

Mouss Diouf est mort

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Le comédien et humoriste Mouss Diouf est mort samedi à 02H00 “des suites d’une longue maladie”, a annoncé à l’AFP son avocate à la demande de sa veuve Sandrine Diouf.

L’artiste Mouss Diouf était âgé de 47 ans. Il avait été victime de deux accidents vasculaires cérébraux (AVC) en 2009, et était en phase de rééducation.

Il y a quelques jours, Stephane Ferrara, son ami, donnait de ses nouvelles dans les pages du magazine Closer  : “Je l’ai vu la semaine dernière. Il est très fatigué à cause de ses dialyses trois fois par semaine. Il ne peut plus se lever et parler le fatigue. Mais son visage est serein, apaisé”, avait-t-il déclaré dans l’édition du magazine datée du 16 juin 2012.

Mouss Diouf était apparu à la télévision dans un reportage controversé d’Accès Privé dans lequel on le voyait affronter cette terrible épreuve.

Toutes nos condoléances à ses proches et famille.

Obamacare : une victoire qui pourrait coûter à Barack sa réélection

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Le 28 juin,  la Cour Suprême des Etats-Unis a approuvé, par à cinq voix contre quatre, la loi de santé votée par le Congrès voici deux ans, intitulée « Affordable Care Act » mais désignée dans les médias sous le nom d’ « Obamacare ». Au premier abord, ce vote constitue une grande victoire pour le président américain. Mais, à y regarder de plus près, c’est une victoire qu’il pourrait rapidement regretter car paradoxalement cette décision ne favorise pas ses chances de réélection en novembre. Rappel des faits et explications.

Barack Obama a fait de la création d’une couverture santé universelle le grand combat de son mandat. C’est  une promesse de campagne. Il y voit une avancé sociale considérable. La conclusion d’un combat vieux de plus d’un demi-siècle pour l’égalité des chances devant la santé. La correction d’une grande injustice, qui fait honte à l’Amérique. Car, et les médias internationaux l’ont suffisamment répété, en ce début de XXIe siècle, au cœur du pays le plus riche et le plus puissant du monde, « 43 millions de personnes n’ont pas d’assurance santé » !

Ce chiffre de  « 43 millions » mérite quelques commentaires. En matière de santé aux Etats-Unis, les idées reçues sont nombreuses. Les mythes les plus invraisemblables circulent.

Medicare ou Medicaid

Le système de santé américain est complexe et coûteux. C’est un système basé sur un partenariat public-privé. Il est géré de manière autonome par chacun des 50 Etats de l’Union.  Le gouvernement fédéral n’intervient que pour subventionner deux programmes  nationaux : « Medicare » et « Medicaid », créés par le président Lyndon Johnson en 1965 et dont la mise en place est laissée à la liberté des Etats. « Medicare » garantit une couverture des soins de santé pour tous les Américains de 65 ans et plus, ainsi que pour les personnes handicapées. « Medicaid » fait à peu près la même chose pour les personnes les plus démunies. Medicare s’applique sans limitation de ressources.

Bien que multi-millionnaire, Mitt Romney, le candidat républicain à la Maison Blanche, qui vient d’avoir 65 ans, peut désormais en bénéficier.  Medicaid, par contre, impose d’avoir des revenus inférieurs aux minimas nationaux. Il donne la gratuité totale sur certains soins, alors que Medicare n’en couvre qu’une partie. En 2010, 48 millions d’Américains bénéficiaient de Medicare, et 45 millions de Medicaid, pour la moitié d’entre eux des enfants. 

Pour les autres, la couverture santé dépend d’assurances privées.  Chacun choisit son fournisseur en fonction de ses besoins et de ses moyens, sachant que le plus souvent une couverture est proposée par l’employeur qui prend à sa charge une partie des cotisations. Un peu comme cela se passe en France avec les mutuelles.

Cette combinaison publique-privée laisse néanmoins un certains  nombres d’Américains sans couverture santé !  Pas forcément ceux qu’on croit.  Contrairement à l’image véhiculée par certains médias, ce ne sont pas les plus pauvres qui sont les laissés pour compte du système. Ils sont couverts par Medicaid. A condition d’être citoyen américain ou résident légal.

Les véritables laissés pour compte sont, d’abord, les chômeurs ! Quel que soit leur niveau de revenu antérieur, ils ont à payer l’intégralité des cotisations ce qui peut être considérable. Ce sont aussi les jeunes en situation instable. Ceux qui changent souvent de travail (il faut en général plusieurs mois de présence dans une entreprise pour pouvoir bénéficier de la couverture santé). Or aux Etats-Unis, pays qui a gardé un esprit pionnier , il est courant de vivre « d’une paie à l’autre » (« from paycheck to paycheck »). Au moins un temps.

Ce sont également ceux dont les revenus sont trop élevés pour qu’ils bénéficient de Medicaid, mais pas assez pour qu’ils puissent se payer une assurance. Enfin les laissés pour compte sont ceux qui « choisissent » de l’être. Nombre d’Américains, notamment les célibataires entre 18 et 45 ans, refusent de prendre une assurance santé. Même quand ils en ont les moyens. Parce qu’ils estiment ne pas en avoir besoin.

D’où un premier mythe à démasquer :  les « 43 millions d’Américains sans assurance » ne sont pas un groupe figé, dont l’existence entière se déroulerait en marge du système de santé, mais représentent l’agrégat de populations qui, à un certain moment de l’existence et pour des raisons diverses, se retrouvent sans assurance. Il ne s’agit pas d’une classe « d’exclus », privés à tout jamais d’accès  à un système réservé  exclusivement aux  riches, comme certains ici veulent le faire croire…

Vers une inflation des coûts de santé

Le système américain comporte néanmoins une perversité de taille : il s’agit d’un système mutualiste auquel ne contribuent que les personnes qui en ont un besoin immédiat, ce qui fragilise son financement et rend son coût plus élevé. La logique mutualiste qui voudrait que ceux qui vont bien payent pour ceux qui vont mal, ne peut pas fonctionner. Les participants cherchent à rejoindre le système à partir du moment où ils commencent à aller mal…

Deux autres facteurs majeurs contribuent  à l’inflation des coûts de santé. Le premier est la qualité des soins. Le secteur de la santé est très concurrentiel comme n’importe quel autre secteur de l’économie américaine. La recherche et l’innovation y occupent une place importante. Les hôpitaux se disputent à coups de scanners, de machines sophistiquées,  et de médecins « nobélisés ». Tout cela se paye et in finé le coût en retombe sur le patient.

Le second est le coût de la litigation. Le droit des patients à poursuivre en justice leur médecin en cas de problème est tel que ceux-ci doivent prendre des assurances dont le prix est aussi inévitablement couvert,  in fine, par le patient… Quiconque s’est rendu chez un dentiste américain pour une simple carie sait que la consultation commence par une signature au bas d’un « waiver », un formulaire où l’on renonce à l’avance à tout recours en justice…

La réforme voulue par Barack Obama ne fait rien pour s’attaquer à ces deux derniers points. Elle se contente de corriger le déficit de mutualisation en rendant l’achat d’une assurance santé obligatoire. C’est ce point précis qui a suscité les poursuites en justice et l’examen de la loi  par les neuf juges de la Cour Suprême. Car cette « obligation d’achat » est considérée par les opposants à la loi comme inconstitutionnelle.  Il n’appartient pas au gouvernement fédéral d’imposer à un citoyen l’achat de quoi que ce soit. La Constitution autorise le Congrès, à  « réguler » le commerce,  pas à l’imposer

La Cour Suprême  en a toutefois décidé autrement.

Ce volet de la loi pourra donc entrer en vigueur  dès…2014 ! Et c’est là que le bas blesse !  Les opposants à Obamacare ont encore du temps pour agir. Il leur suffit de revenir sur le terrain législatif et de faire voter par le Congrès une nouvelle loi qui annule la précédente !  Donc il leur faut élire une majorité susceptible de soutenir un tel texte, et un président susceptible de le présenter.

La décision de la Cour Suprême, motivée, au moins en partie, par le refus des juges de devenir les arbitres systématiques de la vie politique, a pour conséquence, non de résoudre la question mais de la renvoyer sur le terrain législatif et donc électoral. C’est un appel indirect à la mobilisation des opposants de Barack Obama,  en novembre. Et c’est bien ainsi que l’a comprise la base du parti républicain qui veut faire d’Obamacare le sujet central de la campagne.

Mitt Romney, qui avait du mal à mobiliser et à motiver cette base, vient de recevoir un coup de pouce de la Cour Suprême. Contrairement à l’idée répandue en France, Obamacare ne fait pas l’unanimité aux Etats-Unis. Elle accentue l’image « socialisante » de Barack Obama. Elle étend les prérogatives du gouvernement et son ingérence dans la vie privée des citoyens. Enfin, elle restreint le « droit de choisir » des Américains. Un droit auquel ils tiennent particulièrement.

Barack Obama prône une réforme de l’immigration

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

WASHINGTON (Reuters) – Barack Obama a profité mercredi de la fête nationale aux Etats-Unis pour défendre ses projets en matière d’immigration alors que les électeurs de la communauté hispanophone pourraient jouer un rôle décisif lors du scrutin présidentiel du 6 novembre.

Le président démocrate s’est adressé lors d’une cérémonie à la Maison blanche à une vingtaine de militaires nés à l’étranger, qui ont obtenu la nationalité américaine en échange de leur enrôlement dans l’armée.

“Quelle parfaite manière de célébrer l’anniversaire de l’Amérique – la plus ancienne démocratie du monde – avec quelques-uns de nos nouveaux compatriotes”, a-t-il dit à ces militaires et à leurs familles, originaires notamment du Mexique, du Ghana, des Philippines, de Bolivie, du Guatemala et de Russie.

“Vous portez l’uniforme d’un pays qui n’était pas encore totalement le vôtre. En période de guerre, certains d’entre vous vous êtes exposés au danger. Vous avez manifesté les valeurs que nous célébrons tous les 4 juillet: le sens du devoir, la responsabilité et le patriotisme”, a-t-il ajouté.

L’immigration est devenue un thème d’affrontement entre Barack Obama et son probable adversaire républicain à la présidentielle, Mitt Romney.

Ce dernier a dénoncé la décision prise récemment par le président démocrate d’autoriser la remise de permis de travail aux étrangers arrivés enfants aux Etats-Unis avec des parents immigrés clandestins.

Les électeurs hispaniques pourraient notamment faire basculer certains Etats comme le Nevada ou le Colorado.

“Tout comme nous restons un pays de droit, nous devons rester un pays d’immigration”, a dit Barack Obama.

“C’est pourquoi nous accomplissons un nouveau pas en avant en levant la menace de l’expulsion (…) pour les jeunes gens méritants arrivés dans ce pays en tant qu’enfants”, a-t-il poursuivi.

“C’est pourquoi il nous faut, c’est pourquoi la réussite de l’Amérique exige une vaste réforme de la politique d’immigration.”

Jeff Mason et Matt Spetalnick, Bertrand Boucey pour le service français

Les obèses sont les plus opposés à la réforme de la santé d’Obama

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Les Etats américains qui se sont opposés à la réforme de la santé d’Obama sont aussi ceux qui comptent le plus d’obèses. C’est ce que révèle une étude de Jeff Franckel, chercheur à Harvard.

Si la Cour suprême a enfin validéla constitutionnalité de la réforme de la santé jeudi 28 juin, celle-ci n’est toujours pas populaire. 49% des Américains y sont encore opposés selon un sondage CNN.

En 2010, les Etats qui avaient le moins voté en faveur de cette loi était le Mississipi, l’Alabama, la Caroline du sud et le Texas. Or, ces quatre Etats sont aussi les plus pauvres et ceux qui comptent le plus d’obèses. Seuls deux représentants du Mississipi par exemple ont voté en faveur de la réforme de la santé, alors que près de 35% de ses habitants sont obèses. Au total, 70% des Américains sont en surpoids, dont 30% obèses.

L’épidémie d’obésité qui sévit aux Etats-Unis devient par là même une des principales sources de dépenses de santé dans le pays. L’obésité des enfants coûte à elle seule plus de 14 milliards de dollars par an.

Comme Brookings l’avait déjà signalé, «les risques de santé liés aux maladies graves engendrées par l’obésité n’impliquent pas seulement une stigmatisation sociale mais aussi économique – on estime que les coûts médicaux des obèses sont 36% plus importants que pour les Américains qui ne sont pas en surpoids».

Le chercheur offre deux explications pour résoudre ce paradoxe: le manque d’information concernant la loi et le sectarisme politique. Le Mississipi, l’Alabama et le Texas sont aussi les Etats qui comptent le plus d’électeurs républicains, opposés à la réforme.

Parallèlement, les Etats qui ont majoritairement soutenu la réforme sont ceux en meilleure santé comme le Vermont, le New Hampshire et le Massachussetts.

Une exception cependant, l’Utah qui vote majoritairement républicain et s’oppose à la réforme mais dont le taux d’obésité dépasse seulement les 20%. Mais leur bonne santé trouverait en fait sa source dans leur religion (l’Utah compte une majorité de mormons).

Photo: Green/ColrosVia FlickrCC Licenceby

Loi Obama sur la santé : la Maison-Blanche accusée d’avoir fait pression

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

La décision de valider la réforme de Barack Obama sur la santé est qualifiée “d’illégitime” et de “politique” dans les rangs des perdants qui accusent le président de la Cour suprême d’avoir validé la loi à la dernière minute sous la pression de l’administration démocrate. “Nous avons perdu cette affaire après qu’une pression a été exercée” sur le président de la Cour, John Roberts, a fulminé l’avocat Randy Barnett, qui a soutenu certains opposants à la loi devant la plus haute juridiction du pays. “C’est une décision illégitime”, a-t-il encore regretté.

Le conservateur John Roberts, dont le vote a sauvé la réforme maîtresse de la présidence Obama, a changé d’avis pendant les trois mois de délibérations et rédigé successivement un arrêt défavorable puis favorable à la loi, a révélé à l’AFP l’expert Paul Campos, sur la foi de sources internes à la Cour.

Sans précédent

Le jugement sur cette loi phare de l’assurance maladie est rédigé de telle manière que le lecteur devine qu’elle a d’abord été rejetée avant d’être validée. Elle est jugée anticonstitutionnelle en vertu de la clause sur le commerce, avant d’être repêchée in extremis sur la base de la loi sur les impôts. En rejoignant les rangs des quatre juges progressistes sur les neuf que compte la Cour, John Roberts, nommé par l’ex-président républicain George W. Bush, a assuré la survie de la réforme phare de M. Obama. “M. Roberts a changé son vote assez tard dans la procédure”, a déclaré à l’AFP Paul Campos, professeur de droit à l’Université du Colorado (ouest).

L’audience historique consacrée à ce texte controversé s’est tenue fin mars et la décision la jugeant conforme à la Constitution a été lue jeudi dernier par le juge Roberts. “Il n’est pas rare dans l’histoire de la Cour suprême que pour des affaires très contestées, un ou plusieurs juges qui font la majorité changent d’avis”, a souligné M. Campos. Preuve de ce revirement, le juge Roberts a rédigé à la fois la décision de la majorité et l’avis divergent des juges qui ont voté contre la loi. Et cela est “sans précédent”, a observé l’analyste. “C’est très inhabituel que quelqu’un se retrouve dans la situation d’écrire en grande partie les décisions de la majorité et de la minorité”. “Les trois quarts de l’avis de la minorité ont été écrits par l’entourage du président Roberts en avril et mai”, a précisé l’expert.

Des pressions d’Obama ?

La raison de ce revirement n’est pas connue. Mais Me Barnett, professeur à la Georgetown University, a directement accusé le président Obama d’avoir exercé des pressions. “Le président des États-Unis a commencé à attaquer la Cour suprême sur la manière dont s’était déroulée l’audience”, a-t-il affirmé. “Il a commencé à injecter de la politique dans le processus de délibérations de la Cour suprême (…) et maintenant nous apprenons que nous avions gagné cette affaire en conférence (à huis clos) et que nous l’avons perdue après, une fois que cette pression a été mise à nu”.

Le juge Roberts “a agi en politicien et non en juge”, a abondé Ilya Shapiro, analyste au centre de réflexion ultraconservateur Cato Institute, à Washington. “Il ne s’agit pas d’une décision juridique mais politique (…) c’est la définition d’une décision illégitime pour la plupart des gens”. Pour l’avocat David Rivkin, qui a soutenu les 26 États plaignants dans cette affaire, “il est tout à fait certain qu’il y a eu beaucoup de pressions politiques sur la Cour et sur le juge Roberts en particulier”. “Le président de la haute juridiction a-t-il pris sa décision pour cette raison ? Je ne sais pas, je ne veux pas mettre en doute impunément son intégrité.” M. Campos, de son côté, ne veut pas croire à une pression “aussi grossière” et directe de la Maison-Blanche car “ce genre de choses peut trop facilement tourner en scandale politique”.

 

Regain de popularité pour la réforme Obama du système de santé

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

WASHINGTON (Reuters) – Même si elle demeure minoritaire dans l’opinion, la réforme du système américain de santé promulguée par Barack Obama bénéficie d’un regain de popularité depuis que la Cour suprême des Etats-Unis en a validé l’essentiel la semaine passée.

Selon un sondage Reuters/Ipsos diffusé dimanche, 48% des personnes interrogées se disent désormais favorables à la réforme, contre 43% avant la décision de la Cour suprême.

La plus haute juridiction des Etats-Unis a jugé jeudi que le “mandat individuel”, la disposition phare de la réforme qui rendra l’assurance maladie obligatoire à partir de 2014, était conforme à la constitution.

Dans le détail, le sondage, réalisé en ligne auprès d’électeurs inscrits après l’arrêt de la Cour, montre une augmentation des bonnes opinions parmi les républicains et, plus important, parmi les électeurs indépendants, dont le choix sera décisif lors de la présidentielle du 6 novembre prochain.

Dans cette dernière catégorie d’électeurs sondés, ils n’étaient que 27% à juger favorablement la réforme de la santé; ils sont désormais 38% à avoir une bonne opinion de ce qui est considéré comme la principale réalisation de Barack Obama sur le plan intérieur.

“C’est un succès pour Obama, car c’est son projet de loi. Il ne fait pas vraiment de doute dans l’esprit de gens que cette réforme lui appartient, que c’est son bébé”, a dit Julia Clark, vice-président d’Ipsos Public Affairs, commentant la décision de la Cour suprême.

L’opposition républicaine à la réforme baptisée ObamaCare reste importante, mais à un niveau moindre, passant de 86 à 81%.

Du côté des électeurs se déclarant démocrates, la décision des juges suprêmes n’a pas eu d’impact et le ratio de bonnes opinions reste stable à trois électeurs sur quatre.

Mais la réforme -et notamment le “mandat individuel” interprété par ses détracteurs comme une immixtion intolérable du gouvernement fédéral dans la vie privée des Américains- continue de diviser radicalement l’électorat.

Le fossé se serait même creusé davantage depuis l’arrêt de la Cour suprême puisque ce sondage révèle que 53% des personnes interrogées seraient plus enclines à voter pour un candidat au Congrès hostile à la réforme. Elles étaient 46% avant la décision.

Cet arrêt, juge Julia Clark, “galvanise les deux camps”.

Mitt Romney, qui portera les couleurs du Parti républicain en novembre face à Obama, a promis en cas de victoire d’abroger la réforme.

Patricia Zengerle, Henri-Pierre André pour le service français