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Le fils de Sylvester Stallone retrouvé mort à son domicile

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Acteur, comme son père, Sage Moonblood Stallone, a été retrouvé mort à son domicile à Hollywood. On ignore encore les circonstances de sa mort. Le fils de 36 ans de Sylvester Stallone, Sage, également acteur, a été retrouvé mort vendredi à son domicile à Hollywood, selon la presse américaine.

Sage Moonblood Stallone, qui incarnait dans les années 1990 Rocky Balboa Jr dans Rocky V, était ces derniers temps “dans un bon état d’esprit et travaillait sur plusieurs projets”, a indiqué au New York Post son avocat George Braunstein, qui a peu après qualifié sa mort de “tragédie” sur la chaîne NBC4.

Sylvester Stallone, actuellement en tournée de promotion pour son dernier film Expendables 2: unité spéciale, est “brisé” par cette nouvelle, a souligné le site spécialisé dans la vie des célébrités TMZ.

“Sylvester Stallone est effondré et accablé de douleur à la suite de la disparition soudaine de son fils, Sage Stallone, qui le marquera pour toujours”, selon un communiqué de son agent, Michelle Bega. “Sa compassion et ses pensées vont à la mère de Sage, Sasha, la première épouse de la vedette de Rocky. Sage était un jeune homme formidable et très talentueux”, ajoute le communiqué.

Les détails de la mort de son fils n’étaient pas connus dans l’immédiat.

Un porte-parole du bureau du médecin légiste du comté de Los Angeles, en Californie, a déclaré à l’AFP: “nous sommes au tout début de l’enquête”, sans ajouter plus de détails.

Citant des sources non identifiées, TMZ affirme que le fils de Silvester Stallone est mort d’une overdose de médicaments et que les enquêteurs tentent d’établir si la mort était intentionelle ou accidentelle.

George Braunstein a affirmé de son côté que Sage n’était pas connu pour être dépressif. “J’ai reçu un coup de téléphone terrible il y a quelques heures, quand le gardien de l’immeuble a ouvert la porte et a découvert ce qui était arrivé”, a-t-il dit à NBC 4.

 Credit: L’Express

Une opportunité de reconstruire une Haïti solide !

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« Pour le Pays et pour nos Pères / Formons des Fils, formons des Fils / Libres, forts et prospères / Toujours nous serons frères ! ». Le troisième couplet de la Dessalinienne a résonné avec un écho particulier le jeudi 12 juillet 2012, à la salle Franck de l’hôtel Montana. En effet, Marina Gourgue, secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle, l’ingénieur Clément Bélizaire, directeur du projet 16/6, et Antonio Cruciani, coordonnateur du Bureau international du travail en Haïti, ont remis à sept maîtres formateurs et 20 formateurs un diplôme, certifié par l’INFP, en construction parasismique.

« C’est un grand plaisir pour moi de vous remettre ces diplômes, car vous êtes les bâtisseurs de demain. Le gouvernement et l’Unité de construction de logements et de bâtiments publics ont pleinement confiance en vous pour transmettre votre savoir aux ouvriers qui participeront à la reconstruction d’Haïti », a assuré Clément Bélizaire, en présence d’une centaine d’invités. Mme Marina Gourgue a ensuite pris la parole pour rappeler que plus de 400 000 Haïtiens sont toujours aujourd’hui sans abri et des milliers d’autres continuent à vivre dans des conditions précaires. M. Antonio Cruciani,  coordonnateur du BIT en Haïti, a d’ailleurs tenu à rappeler qu’il ne sert à rien de former des jeunes s’ils se retrouvent ensuite au chômage: « Parallèlement à ces apprentissages professionnels, il faut encourager l’employabilité en Haïti ».

Acteurs essentiels de ce projet, le Bureau international du travail (BIT) et l’Institut national de formation professionnelle (INFP), en partenariat avec Build Change, la Coopération suisse et Haïti Tech, se sont donné pour objectif de former 60 formateurs certifiés en construction parasismique. Sept maîtres formateurs et vingt formateurs attestés, jeudi, sont maintenant prêts à dispenser des cours de construction parasismique. La deuxième session de formation de formateurs doit débuter en août 2012.
La secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle a salué la très bonne entente entre son institution et le BIT. « Nous avons d’ailleurs signé, mardi dernier, un protocole d’accord pour institutionnaliser et renforcer notre collaboration »,  a-t-elle assuré, félicitant chaleureusement M. Antonio Cruciani. Grâce à l’intense coopération entre l’INFP et le BIT, ce programme d’apprentissage permettra de former graduellement 1 000 ouvriers. Ces derniers reconstruiront ou répareront près de 1 700 maisons, suivant le programme mis en œuvre par l’UNOPS, dans les 16 quartiers du projet « 16/6 », d’ici à la fin de l’année 2013.

De son côté, l’ingénieur Bélizaire croit que cette formation est un billet pour l’avenir confié à chaque récipiendaire. « Le secteur de la construction est le pilier de l’emploi en Haïti, bien que l’argent nous manque », a-t-il déclaré. Ces nouveaux formateurs seront ensuite embauchés à titre de formateurs par l’UCLBP.

Recruter localement

Les premières formations à destination des ouvriers en construction parasismique dans les quartiers du « 16/6 » sont donc prêtes à être dispensées. Elles devraient débuter fin juillet 2012. Au cours de ce programme, les ouvriers pourront obtenir une attestation d’aptitudes professionnelles, puis un diplôme d’ouvrier qualifié, en construction parasismique, certifiés par l’INFP et le MTPTC, tout en entamant parallèlement la reconstruction de 1 700 maisons parasismiques et paracycloniques dans les quartiers du « 16/6 ». Le rôle des formateurs certifiés est donc essentiel dans ce processus. Le coordonnateur du BIT en Haïti a d’ailleurs tenu à s’adresser personnellement à ces derniers pour conclure son discours. « Rappelez-vous constamment la lourde responsabilité qui pèse sur vos épaules. Vous êtes le premier maillon d’une longue chaîne, qui doit permettre de soulager des milliers de vos concitoyens. Au-delà de ce diplôme, votre plus grande récompense sera le sourire des familles, qui retrouveront un logement solide et durable, grâce aux fruits de votre travail », a souligné Cruciani.
Les ouvriers certifiés seront majoritairement recrutés localement pour permettre une amélioration des conditions de vie et la création d’opportunités génératrices de revenus dans les quartiers concernés. Ce programme de formation de formateurs est donc une composante essentielle du projet « 16/6 », car il constitue la première étape du processus de  reconstruction des maisons en Haïti.

Plusieurs des diplômés ont exprimé leur satisfaction pour cette formation et se sont dit désormais prêts à reconstruire le pays de par leur champ d’activité. « Ça a été une période de recyclage pour moi, vu que j’avais des notions en génie civil. Dorénavant, je vais m’efforcer de changer les méthodes de construction », a confié Sabrina Mathurin Civil, l’une des récipiendaires.

Haïti se dote de personnels qualifiés. Ils apporteront leur grain de sable dans la construction de maisons susceptibles d’épargner des vies en cas de catastrophe majeure.

Hansy Mars hansymars@lenouvelliste.com Twitter : @marshansy
Credit: Le Nouvelliste

Obama affirme ne pas avoir bien communiqué au début de sa présidence

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Barack Obama a affirmé regretter de ne pas avoir su donner aux Américains “un sens de l’unité, des objectifs et de l’optimisme” en période de crise au début de sa présidence, dans un entretien télévisé dont des extraits ont été diffusés jeudi.

Interrogé à l’antenne de CBS sur l’erreur qu’il regrettait le plus, M. Obama, qui va briguer le 6 novembre prochain un second mandat à la tête des Etats-Unis, a assuré que “l’erreur lors des deux premières années de mon mandat a été de penser qu’à ce poste, il fallait simplement faire de bons choix de politique”.

“Et c’est important. Mais la nature de cette fonction est aussi d’expliquer (les choses) aux Américains pour leur donner un sens de l’unité, des objectifs et de l’optimisme, particulièrement quand les temps sont durs”, a ajouté le président démocrate, arrivé aux affaires début 2009 au plus fort de la crise économique.

“Quand j’étais candidat, tout le monde disait que je pouvais prononcer un bon discours, mais se demandait si je pouvais être à la hauteur de la fonction”, a estimé M. Obama. “Et lors des deux premières années, on disait +il gère beaucoup de choses à la fois, mais va-t-il nous dire où il va?+ Et je pense que ces critiques étaient méritées”, a-t-il estimé.

Pour remédier à cela, M. Obama a affirmé qu’il devrait “sortir de cette ville (Washington), passer plus de temps avec les Américains, les écouter, et aussi discuter avec eux de là où notre pays va. Il faut que je fasse mieux à ce sujet pendant mon second mandat”, a conclu M. Obama dans cet entretien qui doit être diffusé dimanche et lundi.

L’adversaire républicain de M. Obama à la présidentielle, Mitt Romney, a ironisé sur les regrets du dirigeant, en estimant que le problème n’était pas la forme mais le fond.

“Le président des Etats-Unis est persuadé que des millions d’Américains ont perdu leurs maisons, leurs emplois et leurs ressources parce qu’il n’a pas su trouver les bons mots”, a remarqué M. Romney dans un communiqué.

“Etre président, c’est savoir diriger, et le président Obama ne l’a pas su. Ce n’est pas étonnant que les Américains perdent confiance dans sa présidence”, a-t-il conclu.

Deux figures emblématiques haïtiennes décorées par la France

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Cette distinction vient récompenser les actions positives de Wilfrid Bertrand,  actuel directeur général des Archives nationales d’Haïti, et Daniel Élie, – architecte, peintre, graphiste, conservateur du patrimoine- pour leur engagement personnel en faveur de la défense du patrimoine exceptionnel en Haïti, ainsi que leurs nombreuses années de carrière qui les ont conduits à la gestion de projets culturels. Une brochette de personnalités – cadres, employés de l’ambassade de France en Haïti,  des amis et proches des distingués et des journalistes -  ont rehaussé l’éclat de cette cérémonie.

Le diplomate français, faisant office de maître de cérémonie, a présenté les deux personnages à travers un portrait bien charpenté pour vanter  le dynamisme et la compétence des récipiendaires. Profitant de son intervention pour remettre la décoration à Jean Wilfrid Bertrand, l’ambassadeur Le Bret a fait  un survol historique des différentes réalisations de M. Bertrand. Il a salué M. Bertrand pour sa contribution à la création de la première bibliothèque publique d’Haïti et la création des centres de documentation de l’Université Quisqueya et de l’Institut national de gestion et des hautes études internationales (INAGHEI).

« Au cours de vos études, au moment de la rédaction de votre première contribution  d’importance en sociologie, vous prenez conscience qu’Haïti doit doter sa recherche d’un service documentaire capable de  collecter, classer, conserver, communiquer des documents pour servir l’histoire collective, mais aussi individuelle des Haïtiens.   Toujours dans le cadre de vos études, en procédant à un minutieux travail de collecte, vos recherches vous amènent à établir un diagnostic alarmant sur l’urbanisation de Port-au-Prince, hélas vérifié plus de quarante ans après.  Souhaitons avec vous qu’un jour y figure également la déclaration d’indépendance d’Haïti, aujourd’hui manquante, et dont les archives nationales britanniques conservent le plus vieil exemplaire imprimé, exhumé en 2010 du recueil des archives jamaïcaines de 1804 », a dit l’ambassadeur Le Bret.

Retraçant avec minutie le parcours professionnel de l’actuel directeur général des Archives nationales, l’ambassadeur a poursuivi que la France salue son engagement, son choix de longue date, d’être un militant du savoir, de tous les savoirs, de leur transmission et, bien sûr, de leur conservation.  « C’est donc avec beaucoup de plaisir qu’il me revient de vous remettre, au nom du ministre de la Culture et de la Communication de la République française, les insignes de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres », a déclaré l’ambassadeur Le Bret.

 Revenu derrière le lutrin après quelques minutes de pause, l’ambassadeur  s’est adressé à l’ancien directeur de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN), Daniel Elie. Il en a profité pour faire l’éloge des talents de l’ancien ministre de la Culture. « Je pense bien sûr au séisme du 12 janvier 2010, encore si présent dans nos mémoires. Etre architecte dans ce contexte est sans doute plus qu’un métier cher Daniel, c’est, à n’en pas douter, une vocation.  Vocation qui, pour vous, prend forme à l’Université d’Etat d’Haïti, où vous obtenez en 1978 un diplôme d’ingénieur architecte. Le patrimoine rapidement s’impose comme une évidence. Vous constituez ainsi le premier inventaire scientifique des biens culturels immobiliers de la République d’Haïti. Ce travail, poursuivi pendant près d’une décennie, a fait de vous un infatigable arpenteur de votre pays, et sans doute également un de ses plus ardents défenseurs », a indiqué le diplomate.

 Ne résistant pas au plaisir d’évoquer un ultime trait de la  personnalité de M. Elie, l’ambassadeur a estimé qu’ une certaine familiarité a fait de cette personnalité au fond le meilleur ami de tous les Haïtiens, le compagnon au quotidien des marchands, des banquiers, des simples gens, à l’exception des paniers percés,  bref, de tous ceux qui ont un « ti cob » entre les mains. «  Puisque vous avez été le créateur de la série de billets de banque en gourdes que nous manipulons chaque jour. A travers ces six billets, émis en hommage aux pères fondateurs de la nation et aux fortifications haïtiennes érigées depuis 1804, votre talent nous accompagne dans les gestes de tous les jours.  Vous comprendrez, cher Daniel, dans ces conditions, combien je suis fier et heureux de vous remettre une distinction émérite qui récompense les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde.», a renchéri M. Le Bret, ajoutant: « au nom du ministre de la Culture et de la Communication de la République française, je fais de  vous, Daniel Elie, chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.»

L’ordre des Arts et des Lettres est une décoration honorifique française qui, gérée par le ministère de la Culture, récompense « les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde. » Elle a été instituée le 2 mai 1957 (décret n° 57-549 du 2 mai 1957 portant institution de l’ordre des Arts et des Lettres).

Credit: Le Nouvelliste

Forces armées : Martelly se tourne vers l’Equateur

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Fanfare. Déploiement impressionnant de la police et de l’armée équatoriennes dans les rues.  Michel Martelly a été reçu en Equateur avec tous les honneurs militaires. Accueil chaleureux. Tant de la part des autorités que celle des membres de la population. Partout où il passait les gens lui réservaient des applaudissements et le sourire.

 « L’objectif général de ma visite est non seulement de répondre à une invitation du président Corea, mais aussi de renforcer les liens de coopération entre nos deux pays et promouvoir les intérêts fondamentaux du peuple haïtien dans la région de l’Amérique latine », a indiqué le chef de l’Etat haïtien.

 Pourtant, il a fallu une question directe d’un journaliste pour savoir que Michel Martelly a sollicité de son homologue son soutien pour la mise sur pied d’une armée. Promesse de campagne. « On va aider dans la formation des cadres militaires pour reconstituer les forces armées en Haïti », a promis le président équatorien Rafael Corea Delgado, soulignant que c’est  le président Martelly qui lui en a fait la demande.

 Sur ce sujet, ni le ministre de la Défense, Jean Rodolphe Joazile, ni le chef de la police nationale, Mario Andrésol n’ont pipé mot. Cependant, le président Martelly a préféré mentionner les discussions avec M. Corea sur la formation de cadres dans la police nationale.

 « Nous avons aussi parlé de la coopération pour la formation des cadres pour la police. Pour mon gouvernement, le renforcement de la police nationale est un point clé pour le progrès du pays. L’Equateur a traditionnellement formé des cadres pour la PNH. Et maintenant, il se montre disposé à continuer ce programme. L’Equateur formera en moyenne 10 à 15 personnes par an », a expliqué M. Martelly.

Le premier mandataire haïtien a également demandé au président Corea d’inciter les investisseurs équatoriens à venir investir en Haïti. « Les investisseurs équatoriens peuvent aller en Haïti, a répondu Rafael Corea, soulignant que son pays n’est pas un grand exportateur de capitaux.  Notre  coopération va directement de secteur public à secteur public. »

 Il s’est félicité du fait que le contingent équatorien dans la Minustah a déjà participé dans la construction de ponts, de routes, dans le curage des canaux d’évacuation, entre autres.  Son gouvernement a déjà décaissé 13,5 millions de dollars dans le cadre de la reconstruction du pays, a-t-il dit.

Le président équatorien a souligné le respect de son pays pour Haïti et surtout de leur amitié historique tout en rappelant la contribution de Pétion dans la libération des pays de l’Amérique latine. « Haïti est non seulement le premier pays à avoir pris son indépendance, mais aussi le premier à répondre à l’appel des autres », a-t-il dit. M. Corea a promis de renforcer les liens de coopération entre les deux pays.

 Il a appelé à l’union des peuples de la Caraïbe et de l’Amérique latine afin d’atteindre les objectifs de développement. Selon le chef de l’Etat équatorien, son pays va envoyer un contingent de génie militaire qui participera à la reconstruction d’Haïti pour un montant de 15 millions de dollars.  

 Le président Martelly a visité l’Ecole supérieure  militaire Eloy Alfaro où il s’est entretenu à huis clos  pendant une vingtaine de minutes avec les responsables. Il a aussi fait une offrande florale en l’honneur des Héros de l’indépendance.

 Michel Martelly en a profité pour promettre aux ressortissants haïtiens en Equateur l’établissement d’une ambassade à Quito. Dans la même veine, le président Corea a souligné que son pays a régularisé la situation d’environ 2 000 Haïtiens vivant sur son territoire de façon irrégulière.

 Michel  Martelly, dans un discours au palais du gouvernement équatorien, a remercié le peuple de ce pays pour son soutien à Haïti après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. « L’Equateur est dans le cœur de tous les Haïtiens », a-t-il dit en espagnol, ce qui lui a valu des applaudissements.

 Cette visite officielle du chef de l’Etat était aussi l’occasion pour le gouvernement haïtien de signer deux accords avec les autorités équatoriennes,  respectivement sur la reconstruction d’Haïti et sur des appuis techniques et scientifiques.

 Robenson Geffrard, Equateur

Credit: Le Nouvelliste

Etats-Unis: les républicains s’en prennent encore à la réforme sur la santé d’Obama

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Les républicains ont lancé d’âpres discussions mardi au Congrès américain, réaffirmant leur opposition viscérale à la réforme de la couverture maladie du président Barack Obama, contre laquelle ils voteront mercredi avec le ralliement probable de certains démocrates.

Ce vote à la Chambre des représentants intervient quelques jours seulement après que la Cour suprême eut confirmé la constitutionnalité du texte grâce au soutien surprise de son président conservateur.

La Cour a ainsi validé dans sa quasi-intégralité le 28 juin la réforme de la couverture santé adoptée et promulguée en 2010. Mais les conservateurs n’en ont pas pour autant changé leur fusil d’épaule: ils vont voter pour la 31e fois contre tout ou partie du texte, qui prévoit d’étendre la couverture maladie à 32 millions d’Américains.

“Ce n’est pas le moment que Washington ajoute 2.000 milliards de dollars de coûts fédéraux, alors que nous avons une dette énorme que nous ne pouvons déjà pas nous permettre”, a fustigé la républicaine Nan Hayward.

Les démocrates ont peu d’espoir de remporter ce vote: leurs rivaux sont majoritaires à la Chambre depuis novembre 2010 et certains démocrates sont prêts à rallier leur cause à l’approche des élections législatives de novembre.

“Nous allons perdre. Les républicains vont voter en bloc”, a indiqué mardi à la presse le numéro deux des démocrates de la Chambre, Steny Hoyer. L’élu a aussi reconnu que des démocrates feraient défection en votant en faveur de l’abrogation.

“Je pense que nous en perdrons quelques uns comme ce fut déjà le cas, (mais) pas beaucoup”, a-t-il dit, faisant référence à un vote similaire début 2011.

Les républicains, eux, veulent voir dans ces défections du bon sens politique. “Les démocrates entendent sur leurs terres que cette loi fait du tort aux petites entreprises”, a estimé Kevin McCarthy, élu républicain de Californie.

Selon eux, la réforme d’Obama fait peser un coût supplémentaire sur les entreprises, et dès l’annonce de la décision de la Cour suprême, ils avaient repris le combat.

“Si nous voulons nous débarrasser de la loi d’Obama, il faut remplacer le président Obama”, a plaidé M. Romney, qui a promis que s’il était élu il abrogerait la réforme dès le premier jour.

De son côté, le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Eric Cantor, a écrit lundi sur son compte Twitter: “Il est temps de mettre fin aux promesses non tenues d’Obamacare (surnom péjoratif donné par les républicains à la loi du président, NDLR). Mercredi, la Chambre votera pour abroger la loi”.

Vote symbolique

La Chambre a déjà voté l’abolition du texte peu après la victoire des républicains aux législatives de novembre 2010. Mais le Sénat, où les démocrates ont conservé la majorité, n’a pas donné suite.

Outre le barrage de la chambre haute, les républicains se trouvent face à la menace d’un veto présidentiel, brandie lundi soir par la Maison Blanche. Annuler cette réforme “augmenterait le déficit et distrairait le Congrès du travail qu’il doit effectuer sur l’économie et les créations d’emplois”, a prévenu l’exécutif.

Seul un changement de président et de majorité au Sénat après les élections du 6 novembre pourraient produire le résultat escompté par le camp conservateur.

Les républicains font donc activement campagne pour regagner le Sénat. Dans un message à ses partisans, le sénateur Marco Rubio explique que les républicains –qui disposent de 47 sièges sur 100 à la chambre haute– ont besoin de “13 voix (soit 13 sièges de sénateurs) à travers le pays pour l’abrogation”.

En effet, il faut une majorité qualifiée de 60 sénateurs pour passer outre toute opposition. M. Rubio appelle ainsi à soutenir Josh Mandel, dans l’Ohio (nord), qui a “juré d’abroger la réforme santé s’il est élu”.

Lundi, le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, a qualifié le vote de mercredi de “vote spectacle”. “Le Sénat va adopter une attitude différente. Nous allons essayer d’être productifs, concentrés sur l’emploi”, a-t-il déclaré.

Credit AFP

Obama veut prolonger la baisse d’impôts des classes moyennes.

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WASHINGTON (Reuters) – Le président américain Barack Obama a demandé lundi au Congrès de prolonger pour un an des réductions d’impôts pour les familles dont le revenu annuel est inférieur à 250.000 dollars (environ 200.000 euros).

La prolongation de ces allègements fiscaux, mis en place par le prédécesseur de Barack Obama George W. Bush et qui arrivent à expiration à la fin de cette année, est destinée à atténuer l’effet d’une hausse des taxes sur l’économie.

Il est peu probable que les républicains, majoritaires au Congrès, acceptent la requête présidentielle. Ils ont dit à plusieurs reprises que la prolongation des allègements fiscaux devait concerner toutes les catégories de ménages.

Barack Obama a par ailleurs démenti que la hausse des impôts pour les plus hauts revenus nuirait aux petites entreprises.

“Il ne s’agit pas de taxer les créateurs d’emplois, il s’agit d’aider les créateurs d’emplois”, a-t-il déclaré lors d’une allocution prononcée à la Maison Blanche, soulignant que 97% des patrons de petites entreprises gagnaient moins de 250.000 dollars par an.

Alister Bull et Jeff Mason; Nicolas Delame et Julien Dury pour le service français

Le régime syrien sur le point de s’effondrer

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L’histoire semble soudain s’accélérer en Syrie. En témoigne, la mise en garde d’Hillary Clinton, la Secrétaire d’Etat américaine, dimanche 8 juillet à Tokyo. Elle a affirmé lors d’une conférence de presse qu’il faut mettre un terme immédiatement aux violences pour éviter à l’Etat syrien de subir «un assaut catastrophique».

«Plus tôt les violences cesseront et un processus de transition politique commencera, non seulement moins de gens mourront mais plus il y aura plus de chances de préserver l’Etat syrien d’un assaut catastrophique qui serait très dangereux non seulement pour la Syrie mais aussi pour la région», a expliqué la Secrétaire d’Etat américaine. «Il ne fait aucun doute que l’opposition est de plus en plus efficace pour se défendre et pour passer à l’offensive contre l’armée syrienne et contre les milices du gouvernement syrien. L’avenir (…) devrait donc être parfaitement clair pour ceux qui soutiennent le régime Assad», a poursuivi Hillary Clinton. «Il n’y a presque plus de sable dans le sablier», a-t-elle conclu.

Au-delà des appels à la défection dans les rangs de l’armée syrienne après celle spectaculaire du général Manaf Tlas et d’une nouvelle semonce en direction de la Chine et surtout de la Russie qui continuent à soutenir le régime de Bachar el-Assad, la grande crainte aux Etats-Unis et au Moyen-Orient est maintenant celle du chaos dans un pays qui dispose de stocks massifs d’armes chimiques et sans doute bactériologiques. Et il ne s’agit pas comme dans l’Irak de Saddam Hussein en 2003 de fantasmes ou de prétextes à une invasion.

Car c’est sur le plan militaire que le régime de Bachar el-Assad est en train de craquer et de perdre la partie. Selon le site Debka, qui fait référence à des renseignements venant  notamment de l’armée israélienne: «les rebelles prennent le contrôle de plus en plus de territoires et non seulement ont encerclé Damas mais combattent à l’intérieur de la capitale. Pour se sauver, le régime de Assad, qui contrôle encore des unités de l’armée en-dehors de la capitale, peut en désespoir de cause ouvrir son arsenal d’armes de destruction massives et tenter de les utiliser voire d’élargir le conflit en s’en prenant à Israël ou la Turquie… Des sources du Golfe Persique annonçaient dimanche 8 juillet que l’armée syrienne ne pouvait plus se déplacer en convoi dans la capitale par crainte des attaques et que les militaires circulent dans des véhicules banalisés».

L’armée syrienne libre comprendrait aujourd’hui près de 50.000 hommes répartis en 17 brigades et recevraient des armes et une aide technique et logistique de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et du Qatar et sans doute plus discrétement de services de renseignements occidentaux.

Photo: Destruction in Baba Amr, Homs by Assad Militias. FreedomHouse via Flickr CC Licence by

L’Afghanistan, “allié majeur non membre de l’Otan” des USA

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KABOUL (Reuters) – Les Etats-Unis ont accordé samedi à l’Afghanistan le statut d’”allié majeur non membre de l’Otan” (“major non-Nato ally” en anglais), une mesure essentiellement symbolique destinée à rassurer les Afghans sur la pérennité de l’engagement américain dans leur pays.

              Cette décision du président américain Barack Obama a été annoncée par sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton au cours d’une visite surprise à Kaboul. Hillary Clinton a rencontré à cette occasion le président afghan Hamid Karzaï à la veille d’une conférence des donateurs de l’Afghanistan à Tokyo.

              Le statut accordé à l’Afghanistan, dont ne jouissent que quelques pays tels Israël ou le Japon, devrait lui permettre de bénéficier plus facilement d’une aide militaire américaine, aussi bien en matériel qu’en formation.

              L’armée afghane prend progressivement en charge la sécurité du pays à l’approche du retrait des troupes combattantes de l’Otan, censé être achevé fin 2014.

              “Sachez que les Etats-Unis seront votre ami et votre partenaire. L’idée d’abandonner l’Afghanistan ne traverse même pas notre esprit. C’est même plutôt l’inverse”, a déclaré Hillary Clinton devant la presse, aux côtés d’Hamid Karzaï, avant de s’envoler pour Tokyo.

              Barack Obama, lors d’une visite surprise à Kaboul en mai, avait déjà indiqué que Washington accorderait à l’Afghanistan le statut d’allié majeur non membre de l’Otan.

              Les participants à la conférence des donateurs de Tokyo devraient s’engager dimanche à verser à l’Afghanistan une aide annuelle au développement d’un montant juste inférieur à quatre milliards de dollars (3,25 milliards d’euros), alors que la banque centrale d’Afghanistan estime les besoins annuels à au moins six milliards de dollars (près de cinq milliards d’euros).

              Cette somme s’ajoute aux 4,1 milliards de dollars annuels promis pour les forces de sécurité afghanes lors du sommet de l’Otan à Chicago en mai.

              Les responsables américains accompagnant Hillary Clinton ont refusé de préciser le montant de la somme que débourseront les Etats-Unis. Ils reconnaissent cependant que les sommes versées par la communauté internationale sont en diminution. L’aide au développement de l’Afghanistan atteignait plus de six milliards de dollars en 2010.

              La poursuite des violences après plus de 10 ans de présence militaire étrangère ainsi que la corruption incitent les donateurs à diminuer leurs contributions.

              “Nous avons parfaitement conscience de (la corruption) mais c’est un problème sur lequel le gouvernement et la population d’Afghanistan souhaitent une action”, a dit Hillary Clinton.

              Arshad Mohammed, Benjamin Massot et Bertrand Boucey pour le service français

Etats-Unis: le meurtrier présumé du jeune Noir Trayvon Martin remis en liberté

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George Zimmerman, le meurtrier présumé de Trayvon Martin, un jeune Noir de 17 ans abattu par balle en février, a été remis en liberté sous caution, vendredi à Sanford en Floride (sud-est), a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires.

“Il a été libéré”, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la prison du comté de Seminole, sans donner plus de détails.

Selon un communiqué des autorités pénitentiaires, Zimmerman est sorti à 14H49 (18H49 GMT) porteur d’un bracelet électronique et après avoir payé sa caution.

Selon un document de la prison, l’accusé, âgé de 28 ans, a versé 100.000 dollars comme il est requis par la loi, soit 10% de la caution d’un million de dollars fixée par un juge de Floride. Son avocat Mark O’Mara avait précisé jeudi que son client avait réussi à réunir 211.000 dollars sur internet grâce aux dons de personnes qui le soutiennent.

Selon la chaîne de télévision locale Bay News 9, Zimmerman est sorti de la prison vêtu d’un costume gris avant de s’engouffrer par la porte arrière d’une Chevrolet. Il semblait porter quelque chose qui pourrait être un gilet pare-balles sous sa chemise blanche, selon ce média local.

L’instrument électronique dont il est désormais équipé permet de le surveiller en “temps réel” et d’identifier “immédiatement” où se trouve l’accusé “n’importe où aux Etats-Unis”, ont précisé les autorités pénitentiaires.

M. Zimmerman avait déjà bénéficié d’un régime de liberté conditionnelle en avril, mais avait été incarcéré de nouveau début juin par le juge Lester au motif d’avoir menti sur sa situation financière afin de faire baisser le montant de la caution.

De père américain et de mère péruvienne, M. Zimmerman est accusé d’avoir abattu Trayvon Martin le 26 février à Sanford alors qu’il effectuait une ronde de surveillance dans son quartier.

Il a plaidé non coupable, disant avoir agi par légitime défense, mais est poursuivi pour meurtre et encourt la prison à vie.

La mort du jeune Trayvon Martin, qui n’était pas armé, avait suscité un fort émoi aux Etats-Unis, particulièrement au sein de la communauté noire. De nombreuses voix avaient dénoncé un crime motivé par des préjugés racistes.

Credit:AFP