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Ghana: mort soudaine du président Atta Mills, le vice-président lui succède

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Le président John Atta Mills, qui dirigeait le Ghana depuis 2009, est mort brusquement mardi à 68 ans et son vice-président lui a immédiatement succèdé pour un intérim jusqu’à la présidentielle prévue en décembre dans ce pays présenté comme un rare exemple de démocratie en Afrique de l’Ouest.

La présidence avait annoncé dans l’après-midi “la mort brusque et prématurée du président de la République du Ghana”, sans donner de précisions sur les raisons du décès du chef de l’Etat survenu dans un hôpital d’Accra, la capitale.

Le président Atta Mills s’était rendu aux Etats-Unis le mois dernier pour des examens médicaux dits de routine mais des rumeurs le disaient atteint d’un cancer de la gorge.

Il dirigeait depuis janvier 2009 cette ancienne colonie britannique devenue récemment un important producteur de pétrole et devait se présenter pour un second mandat à la fin de l’année.

Pays de 25 millions d’habitants, le Ghana avait été choisi par Barack Obama pour y effectuer en 2009 sa première visite de président des Etats-Unis en Afrique sub-saharienne.

Conformément à la constitution, le vice-président John Dramani Mahama a prêté serment devant une session extraordinaire du Parlement quelques heures après la mort du chef de l’Etat.

“Je veux assurer les Ghanéens que tout est en ordre. Nous allons maintenir la paix, l’unité et la stabilité qui font la réputation du Ghana”, a-t-il dit tout de suite après son investiture.

A Washington, M. Obama a également salué la mémoire de son homologue disparu.

Atta Mills “a travaillé inlassablement pour améliorer la vie des Ghanéens. Il a aidé à promouvoir la croissance économique au Ghana (…) et en a renforcé la solide tradition démocratique”, a-t-il dit.

D’autres condoléances ont afflué de pays d’Afrique de l’Ouest.

Atta Mills avait été élu fin 2008 avec moins de 1% des suffrages contre Nana Akufo-Addo, candidat du parti du président sortant John Kufuor. Ce dernier avait tiré sa révérence après deux mandats de quatre ans, la limite constitutionnelle qu’il n’avait pas cherché à repousser.

Atta Mills avait été désigné par son parti, le Congrès national démocratique (NCD), en juillet de l’an dernier pour briguer un second mandat de quatre ans à l’élection présidentielle prévue en décembre prochain.

Lors de primaires, les premières au Ghana où un président en exercice se présentait, il avait écrasé avec près de 97% des voix des délégués son unique rivale, Nana Konadu Agyemang Rawlings.

Mme Rawlings est la femme de l’ex-président Jerry Rawlings, qui fut pourtant son mentor et l’homme fort du Ghana à la faveur de deux coups d’Etat successifs en 1979 et en 1981 avant d’être président élu de 1993 à 2001.

Juriste de formation, Atta Mills avait acquis une dimension nationale en 1997 avec sa nomination par Rawlings à la vice-présidence. Il avait abandonné ses fonctions à l’élection du président Kufuor en 2000.

Après des études en Grande-Bretagne, Atta Mills avait enseigné le droit à l’université pendant 25 ans dans son pays.

Le pays produit du pétrole offshore depuis le gisement de Jubilee, une des découvertes les plus importantes des dernières années dans le golfe de Guinée. L’exploitant du champ, Tullow, estime que son potentiel peut atteindre le milliard de barils.

L’exploitation du pétrole a fait craindre que le Ghana soit atteint avec sa nouvelle richesse par les maux dont souffre déjà son grand voisin nigérian, premier producteur de brut d’Afrique: corruption et mauvaise gestion d’une économie où les secteurs autres que pétrolier sont négligés.

Le couple Rawlings avait, avant les primaires, accusé l’administration Atta Mills de ne pas avoir poursuivi des responsables de la précédente administration soupçonnés de corruption.

Syrie: Damas brandit la menace des armes chimiques en cas d’agression étrangère

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Le régime syrien a reconnu lundi pour la première fois posséder des armes chimiques et menacé de les utiliser en cas d’intervention militaire occidentale mais jamais contre sa population, suscitant une réaction cinglante des Etats-Unis.

Sur le terrain, l’armée syrienne semblait avoir repris le contrôle de la plus grande partie de Damas après une semaine de violents combats inédits, les rebelles adoptant désormais une stratégie de harcèlement.

Les autorités syriennes ont rejeté sans surprise une proposition arabe d’un départ négocié du président Bachar al-Assad pour éviter la poursuite de la répression et des combats qui ont coûté la vie à plus de 19.000 personnes en 16 mois de révolte selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Face à l’escalade des violences qui ont encore fait lundi 52 morts à travers le pays, le président russe Vladimir Poutine, un allié de Damas, a mis en garde contre une guerre civile de longue durée en Syrie dans l’hypothèse où M. Assad était destitué du pouvoir de manière “inconstitutionnelle”.

Les Européens, quant à eux, ont renforcé leurs sanctions contre leur régime notamment celles liées à l’embargo sur les armes, la communauté internationale restant divisée entre Occidentaux d’un côté et Russes de l’autre sur la façon de régler le conflit en Syrie.

Des “stocks” d’armes chimiques

Reconnaissant pour la première fois posséder un arsenal chimique, le porte-parole des Affaires étrangères syriennes Jihad Makdessi a prévenu que ces armes non conventionnelles “stockées et sécurisées sous la supervision des forces armées (…) ne seront utilisées qu’en cas d’agression étrangère”.

Mais M. Makdessi a assuré, lors d’une conférence de presse à Damas, qu’elles ne “seront jamais, jamais, utilisées contre nos citoyens, quelle que soit l’évolution de la crise”.

Par la suite, les Affaires étrangères ont publié une mise au point dans laquelle elles nuançaient les propos du porte-parole, soutenant que “ces armes, si elles existent, il est naturel qu’elles soient stockées et sécurisées”.

Les condamnations internationales ne se sont pas fait attendre, Washington prévenant Damas de ne “pas penser une seule seconde à faire usage d’armes chimiques”. Berlin a qualifié cette menace de “monstrueuse” et Londres l’a jugée “inacceptable”.

Pour le chef de l’ONU, Ban Ki-moon, un recours aux armes chimiques par la Syrie serait “répréhensible”. Israël a, quant à lui, prévenu qu’il ne pouvait pas “accepter” que des armes chimiques tombent aux mains du Hezbollah libanais, un allié du régime syrien.

Après une semaine de violents combats à Damas, des opposants de l’intérieur et les autorités, déterminées à en finir avec la révolte lancée en mars 2011, ont affirmé que l’armée avait repris le contrôle de la plus grande partie de Damas.

Le régime reprend le dessus à Damas

“Malheureusement, l’armée du régime a repris le contrôle de la quasi-totalité de la capitale, il y a encore des accrochages à Qadam (sud) et Daraya (banlieue sud de Damas)”, a affirmé à l’AFP l’un des opposants.

Les opérations de l’armée se résument désormais à des perquisitions “à la recherche de terroristes cachés”, d’après une source de sécurité.

Pour le porte-parole des Affaires étrangères, les combats qui ont secoué la capitale sont un fait “passager” et les choses reviendront “à la normale” en moins de deux jours.

“La bataille pour la libération de Damas se poursuit” et une seconde phase “se traduira par des attaques qui vont frapper le régime”, a indiqué en revanche un autre opposant se présentant sous le nom d’Ahmed al-Midani.

Les exactions se sont multipliées dans la capitale avec au moins 23 personnes, en majorité âgés de moins de 30 ans, “exécutées sommairement” par balles dimanche par les forces régulières, certains portant des marques de torture, selon l’OSDH.

L’OSDH décrit des victimes à la tête écrasée par des véhicules, les corps parfois transpercés par des baïonnettes ou les mains ligotées.

Amnesty international a appelé les protagonistes à épargner les civils et “tous ceux qui ne participent pas directement aux combats et à minimiser les souffrances”.

A Alep, deuxième ville du pays dans le nord, les combats intenses se poursuivaient, les rebelles prenant le contrôle du quartier de Salaheddine. “Il y a un grand mouvement d’exode”, selon l’OSDH.

Après le lancement de la “bataille de libération de Damas” il y a une semaine et celle d’Alep dimanche, le Conseil national syrien (CNS), principale instance de l’opposition, a demandé aux rebelles de redoubler d’efforts.

Le régime “vacille” mais “ne se rendra pas facilement”, a estimé le porte-parole du CNS, George Sabra. “Ce qui se passe à Damas et Alep et d’autres villes syriennes depuis plusieurs jours constitue une étape cruciale pour établir une nouvelle phase de l’histoire de notre pays, et de la région aussi”.

Credit: AFP

Conférence mondiale sur le sida: Hillary Clinton promet une génération “sans sida”

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La secrétaire d’Etat Hillary Clinton s’est engagée lundi à ce que les Etats-Unis fassent émerger une génération “sans sida”, devant les représentants de 190 pays regonflés par l’espoir de débarrasser le monde d’une pandémie qui a fait 30 millions de morts en 30 ans.

Sous les applaudissements nourris de l’auditoire de la 19e conférence internationale sur le sida à Washington, Mme Clinton a aussi annoncé plus de 150 millions de dollars de financement supplémentaire pour lutter contre la maladie.

“Imaginez le jour où nous ne serons plus frappés par cette terrible épidémie et par les coûts et les souffrances qu’elle nous impose depuis bien trop longtemps”, a lancé la chef de la diplomatie américaine, assurant de “l’engagement des Etats-Unis pour qu’émerge une génération sans sida”.

Cette conférence internationale sur le sida s’est ouverte dimanche et doit s’achever vendredi avec quelque 25.000 participants de 190 pays animés par l’espoir d’une nouvelle mobilisation mondiale contre le sida, dont le virus VIH affecte 35 millions de personnes sur la planète.

Cette “génération sans sida” que Mme Clinton appelle de ses voeux –ce qu’elle avait déjà fait en novembre– signifie qu’”aucun enfant, où qu’il soit, ne devra naître porteur du virus”, que “plus les gens vieilliront, moins ils risqueront d’être contaminés” et que “ceux qui le seront devront être soignés pour ne pas contaminer les autres”.

“Oui, le sida demeure incurable. Mais il ne doit plus être une condamnation à mort”, a encore proclamé la secrétaire d’Etat.

Concrètement, elle a annoncé une assistance financière des Etats-Unis.

Dans le détail, le département d’Etat a précisé que 80 millions de dollars viendraient contribuer aux travaux sur la protection des femmes enceintes, de leurs bébés et de leurs partenaires. Quelque 40 millions de plus seront destinés aux programmes de l’Afrique du sud sur la circoncision volontaire pour quelque 500.000 personnes l’an prochain. Enfin, des recherches sur les populations à risque seront financées par Washington à hauteur de 35 millions de dollars.

97% des personnes contaminées dans des pays pauvres

Dans un communiqué, l’organisation Médecins sans frontières (MSF) a salué “l’engagement des Etats-Unis” contre la pandémie tout en réclamant que “tous les donneurs reprennent leurs financements afin de toucher la moitié des patients qui n’ont pas accès aux traitements dont ils ont besoin de manière urgente”.

Le président français François Hollande a de son côté affirmé lundi que la France poursuivrait sa participation au Fonds mondial contre le sida, en la diversifiant grâce à des “financements innovants”, dans un message adressé par vidéo.

Les chercheurs estiment que l’arsenal thérapeutique actuel permet d’envisager d’en finir avec l’épidémie, qui fait encore 1,5 million de morts chaque année.

Cet espoir a été renforcé par de récents résultats d’essais cliniques montrant que les antirétroviraux réduisent fortement le risque d’infection des personnes séronégatives ayant des relations sexuelles à risque.

Des progrès importants ont été accomplis selon les derniers chiffres de l’Onusida: plus de huit millions de personnes contaminées prenaient des antirétroviraux fin 2011 dans les pays pauvres, notamment en Afrique subsaharienne, région la plus touchée.

Mais ce nombre record ne représente encore que 54% des 15 millions de personnes infectées qui en ont besoin. Environ 35 millions de personnes –dont 97% vivant dans les pays pauvres– sont contaminées par le virus du sida.

C’est la première fois depuis 22 ans que cette grande conférence biennale mondiale sur le sida a lieu aux Etats-Unis. Ils avaient interdit en 1990 l’entrée de séropositifs sur leur territoire, une mesure levée en 2009 par le président Barack Obama.

Credit: AFP

Fusillade dans le Colorado: Barack Obama attendu auprès des proches des victimes

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Le président américain Barack Obama est attendu dimanche dans le Colorado (ouest) pour rencontrer les familles des victimes de la tuerie du cinéma de la banlieue de Denver, lors d’une première du nouveau Batman, qui a fait 12 morts et 58 blessés.

A Aurora, où il passera environ deux heures en fin d’après-midi, M. Obama “rendra visite à des familles de victimes de la fusillade, ainsi qu’à des responsables des autorités locales”, a indiqué la Maison Blanche samedi soir, au moment où l’identité des 12 morts a été rendue publique.

La plupart des morts sont âgés d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années, la plus âgée ayant 51 ans, selon les services de médecine légale.

La plus jeune est Veronica Moser-Sullivan, une fillette de six ans, dont la mère a été blessée par balles à la nuque et à l’abdomen et se trouve dans un état critique à l’hôpital.

“C’était une jolie petite fille innocente”, a confié Annie Dalton la grande tante de la fillette au Denver Post, se souvenant combien elle “adorait se déguiser et lire” et “était bonne à l’école.”

Un jeune homme de 27 ans, Matt McQuinn, est mort en protégeant sa fiancée, selon la chaîne CNN.

La visite à Aurora du président Obama survient alors que la police a affirmé à plusieurs reprises que le tueur présumé James Holmes semble avoir préparé la fusillade depuis plusieurs mois.

Le chef de la police d’Aurora Dan Oates a déclaré que M. Holmes avait reçu chez lui un grand nombre de colis ces quatre derniers mois, ce qui pourrait expliquer comment il a obtenu l’important stock de munitions utilisé pendant la tuerie.

“Nous pensons également que cela va nous permettre de mieux comprendre la présence du matériel qu’il avait dans son appartement”, a-t-il poursuivi. “Ce que nous voyons là est, à mon sens, la preuve qu’il y a eu préméditation et une réflexion de sa part.”

Tôt dimanche matin, la police a toutefois démenti des rumeurs de presse évoquant un complice, un de ses camarades doctorant en médecine, qui aurait aidé James Holmes dans sa folie meurtrière et appelé la police en menaçant de sévir s’il n’était pas libéré.

“De nombreuses informations imprécises et non confirmées circulent dans les médias évoquant un deuxième suspect”, a déclaré une porte-parole de la police Cassidee Carson. “Une connaissance de M. Holmes a été interrogée samedi soir. Il n’y a aucune raison de penser qu’elle est impliquée.”

La police a également annoncé avoir entièrement déminé à l’aide d’un robot l’appartement piégé à l’explosif par l’auteur présumé de la fusillade. “Tous les éléments dangereux ont été retirés” du logement de James Holmes, ont précisé les forces de l’ordre.

Les artificiers ont pris soin de conserver ces différentes pièces à conviction dans la perspective du procès du tueur présumé, qui sera déféré à la justice lundi à 08H30 (14H30 GMT).

Le mystère reste entier quant au mobile du jeune homme, un étudiant en neurologie de l’Université du Colorado, présenté comme un solitaire, la police se refusant à toute spéculation à cette étape de l’enquête.

Par “mesure de précautions”, des brigades de chiens entraînés à la détection de bombes ont inspecté plusieurs bâtiments de l’école de médecine de l’Université du Colorado, où James Holmes était étudiant jusqu’au mois dernier, mais n’ont rien remarqué d’inhabituel, a également précisé le chef de police Dan Oates.

Sept victimes toujours hospitalisées

La fusillade s’est produite dans une salle bondée du multiplex “Century 16″, lors d’une première à minuit de “The Dark Knight rises”, dernier volet de la trilogie Batman dont la sortie était attendue par des millions de fans.

Selon Bob Snyder, chirurgien du centre médical d’Aurora, sept patients sont encore à l’hôpital, dont quatre en soins intensifs. De nombreux blessés vont souffrir de séquelles à long terme.

M. Obama avait suspendu de facto sa campagne en vue de la présidentielle du 6 novembre après le drame, évoquant une “tragédie” qui rappelle “ce qui nous unit en tant qu’Américains”. Son adversaire républicain Mitt Romney avait fait de même.

La tuerie a relancé l’éternel débat sur la réglementation des armes à feu, un sujet que M. Obama est accusé d’avoir soigneusement évité depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Après le choc d’Aurora, la campagne électorale en vue de la présidentielle du 6 novembre devrait reprendre ses droits lundi.

Dimanche soir, M. Obama ira à San Francisco (Californie) pour entamer comme prévu le lendemain une tournée de trois jours qui le mènera aussi notamment à Seattle (Etat de Washington, nord-ouest) et en Louisiane (sud).

La Maison blanche estime qu’Assad perd le contrôle de la Syrie

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WASHINGTON (Reuters) – La Maison blanche a estimé mercredi que Bachar al Assad perdait le contrôle de la Syrie et a pressé la communauté internationale, et plus particulièrement la Russie, de travailler urgemment à une transition politique.

“Il y a un réel élan contre Assad, avec de plus en plus de défections, et une opposition plus forte et plus unie qui opère à travers le pays”, a déclaré le porte-parole de la Maison blanche, Tommy Vietor, après l’attentat de Damas qui a coûté la vie à plusieurs hauts responsables du pouvoir syrien.

“Alors que le régime d’Assad est en train de perdre le contrôle, c’est le moment pour les Syriens et la communauté internationale de se concentrer sur ce qui vient après”, a-t-il ajouté.

“Nous travaillons instamment avec nos partenaires internationaux afin de faire pression pour une transition politique en Syrie. La communauté internationale, incluant l’opposition, s’est réunie plusieurs fois pour entamer ce processus, qui doit se poursuivre”, a-t-il indiqué.

Le président américain Barack Obama a téléphoné à son homologue russe Vladimir Poutine, principal allié international de Bachar al Assad.

“La fenêtre se referme. Nous devons agir d’une façon unifiée pour aider à faire advenir la transition que les Syriens méritent tant”, a déclaré à la presse le porte-parole de la Maison blanche, Jay Carney.

De son côté, le Kremlin a fait savoir que même si les deux dirigeants partageaient l’objectif de mettre un terme à l’escalade de la violence en Syrie, ils restaient divisés sur la façon de l’atteindre.

“Des différences d’approches concernant les moyens pratiques d’atteindre un règlement (de la violence) existent toujours”, a déclaré le Kremlin dans un communiqué paru à la suite de l’entretien entre les deux chefs d’Etat.

Le Conseil de sécurité de l’Onu a reporté à jeudi le vote d’un projet de résolution, soutenu par les Occidentaux, qui menace le pouvoir syrien de sanctions, laissant peu d’espoir quant à une réduction des différends qui ont paralysé jusqu’à présent la réponse internationale à la crise syrienne.

INQUIÉTUDES SUR LES ARMES CHIMIQUES

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a par ailleurs exprimé, à l’occasion d’une conférence de presse au Pentagone, des inquiétudes sur le sort des armes chimiques dont dispose le pouvoir syrien.

Le gouvernement de Bachar al Assad semble déplacer en toute discrétion certaines armes chimiques depuis des lieux de stockage, ont indiqué des responsables occidentaux et israéliens.

Il n’est cependant pas possible de dire si cette opération relève de la simple précaution de sécurité à l’heure où la guerre civile syrienne connaît une escalade sans précédent.

Le gouvernement syrien dément mener une telle opération. Les stocks secrets d’armements syriens, considérés comme les plus importants de cette sorte au Moyen-Orient, incluraient du sarin, des gaz moutarde et du cyanure.

“Nous leur avons signifié clairement qu’ils avaient la responsabilité de préserver leurs sites chimiques et que nous les tiendrions responsables si la moindre chose devait se produire en rapport avec ces sites”, a ajouté Leon Panetta, précisant que les Etats-Unis travaillaient en étroite collaboration avec leurs alliés sur ces questions.

Phil Stewart; Juliette Rabat pour le service français

Le camp Obama met Mitt Romney en difficulté sur sa fortune

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IRWIN, Pennsylvanie (Reuters) – Mitt Romney s’est efforcé mardi de se sortir de la polémique sur l’ampleur et la nature de ses placements financiers alors que l’équipe de campagne de Barack Obama s’emploie à le dépeindre comme un riche homme d’affaires déconnecté de la réalité des Américains ordinaires.

Le probable candidat républicain à l’élection présidentielle du 6 novembre aux Etats-Unis a affirmé qu’il ne céderait pas aux appels de plus en plus pressants, y compris de son propre camp, lui demandant de rendre publiques ses déclarations de revenus avant 2010.

“Dans l’environnement politique actuel, l’équipe de campagne d’Obama essaie de trouver n’importe quoi pour détourner l’attention de l’échec du président à relancer notre économie” a déclaré Mitt Romney au site internet conservateur National Review.

“Je ne suis tout simplement pas enthousiaste à l’idée de leur donner des centaines de milliers de pages supplémentaires à éplucher, à déformer et au sujet desquelles mentir”, a-t-il dit à National Review, qui a par la suite publié un éditorial l’exhortant tout de même à publier davantage de déclarations fiscales.

Dans un nouveau message télévisé diffusé en Pennsylvanie, l’un des Etats jugés stratégiques pour le scrutin du 6 novembre, le camp démocrate s’interroge sur les raisons qui poussent Mitt Romney, ancien dirigeant du fonds d’investissement Bain Capital, à refuser de rendre publics ses revenus d’avant 2010.

“Paradis fiscaux, comptes offshore, intéressement différé… Mitt Romney a utilisé toutes les ficelles possibles”, dit une voix dans ce spot. “Romney admet que ces deux dernières années, il a payé moins de 15% d’impôts sur 43 millions de dollars de revenus. C’est à se demander si certaines années il n’a tout simplement pas payé d’impôts”, poursuit cette publicité, avant de conclure: “Que cache Mitt Romney?”

L’ancien gouverneur du Massachusetts a riposté en attaquant une nouvelle fois le bilan économique du président démocrate, auquel il reproche un taux de chômage à 8,2%. Il a aussi accusé Barack Obama d’être foncièrement hostile à la libre entreprise.

INSINUATION RÉPUBLICAINE SUR L’ORIGINE D’OBAMA

“Le président Obama attaque la réussite et c’est pourquoi sous le président Obama, il y a moins de réussite. Et je changerai cela”, a dit Mitt Romney lors d’un déplacement en Pennsylvanie.

En campagne dans le Texas, Barack Obama a pour sa part affirmé que son adversaire avait “gagné de l’argent en investissant dans des sociétés qui ont été qualifiées de ‘pionnières’ en matière de délocalisation. Je ne veux pas de pionnier de la délocalisation à la Maison blanche.”

Des salariés d’une usine appartenant à Bain sont venus fournir un appui concret aux accusations du camp démocrate en demandant à Mitt Romney d’intervenir auprès des dirigeants du fonds d’investissement pour empêcher la fermeture programmée de leur site, délocalisé en Chine.

Les salariés de cette usine Sensata Technologies, société contrôlée par Bain, ont signé en pétition en ce sens et le conseil municipal de Freeport, la localité de l’Illinois où se trouve l’usine, a voté lundi une motion sollicitant l’aide de Mitt Romney.

Les collaborateurs de ce dernier soulignent qu’il n’y est absolument pour rien dans cette fermeture d’usine, même s’il possède toujours des millions de dollars dans Bain.

Signe que la campagne prend une tonalité plus agressive à moins de quatre mois du vote, l’un des principaux animateurs de la campagne de Mitt Romney a remis en cause mardi la légitimité de Barack Obama en insinuant que le président n’était pas vraiment un Américain.

L’origine prétendument douteuse de Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, est une thèse récurrente avancée par certains conservateurs pour remettre en cause sa légitimité, mais Mitt Romney s’est jusqu’à présent attaché à ne pas utiliser cet argument.

Au cours d’une conférence téléphonique avec des journalistes organisée par l’équipe de campagne républicaine, John Sununu, ancien gouverneur du New Hampshire, a qualifié ses adversaires démocrates de “bande de menteurs”, avant d’ajouter: “J’aimerais que le président apprenne à devenir américain.”

John Sununu est rapidement revenu sur ses propos et il a par la suite présenté des excuses sur CNN, en disant avoir “commis une erreur”.

Porte-parole de l’équipe de campagne de Barack Obama, Lis Smith a cependant jugé que le camp Romney avait “touché le fond”.

Sous la pression des républicains, Barack Obama a déjà dû publier un certificat de naissance prouvant qu’il est né à Hawaï.

Avec Corrie MacLaggan et Jeff Mason au Texas; Andy Sullivan, Bertrand Boucey pour le service français

Une sécheresse historique suscite l’inquiétude aux Etats-Unis

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La vague de sécheresse historique qui sévit actuellement dans le Midwest américain alimente la crainte d’une perte considérable de récoltes qui entraînerait une baisse des exportations américaines et une hausse du prix des céréales sur le marché mondial.

Selon l’Administration nationale océanique et atmosphérique des Etats-Unis (NOAA), le pays connaît sa pire sécheresse depuis 1956, avec 55% du territoire touché par des températures élevées et par l’absence de précipitations.

«Nous passons d’une situation de crise à une histoire d’horreur», estime l’agronome Tony Vyn, de l’université de Purdue, située dans l’Indiana. «J’observe un nombre croissant de champs qui ne produiront rien.»

État de catastrophe naturel

La situation la plus critique concerne le marché du maïs, dominé par les Etats-Unis, qui en exportent plus de la moitié au niveau mondial. Selon le département américain de l’Agriculture, le pourcentage de plants de maïs qualifiés de «bons à excellents» a atteint lundi 31%, en recul de neuf points comparés aux taux observés la semaine dernière.

Quant à la graine de soja, 34% des plants sont jugés “bons à excellents” contre 40% la semaine passée. Les observateurs «passent le maïs de la catégorie de “bon à excellent” à celle de “pauvre à très pauvre” en une semaine», constate un agriculteur de l’Etat de l’Indiana, Larry Winger. «Ce qu’ils disent, c’est que la situation est bien pire que ce qu’ils pensaient.»

Le secrétaire américain à l’Agriculture Tom Vilsack a proclamé la semaine dernière l’état de catastrophe naturelle dans plus de 1.000 comtés affectés par la sécheresse. Dans le Nebraska, où la majorité des terres cultivées sont irriguées, les autorités ont demandé lundi à 1.100 des 48.000 agriculteurs de l’Etat de ne plus pomper l’eau des cours d’eau et d’utiliser les puits à la place.

Moubarak doit retourner en prison

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Le procureur égyptien a ordonné le retour de l’ex-président égyptien Hosni Moubarak en prison après l’amélioration de son état de santé, près d’un mois après son transfert dans un hôpital militaire du Caire à la suite d’une attaque cérébrale, a annoncé un communiqué officiel. Le procureur Abdel Meguid Mahmoud a “ordonné le transfert de l’ex-président Hosni Moubarak de l’hôpital militaire de Maadi à la prison de Tora après l’amélioration de son état de santé”, a indiqué ce communiqué.

Le 19 juin, des sources médicale et militaire avaient indiqué que le président déchu, âgé de 84 ans, se trouvait dans le coma et avait dû être placé sous assistance respiratoire. Il avait alors été transféré à l’hôpital des forces armées à Maadi dans la banlieue de la capitale. L’état de M. Moubarak avait fortement décliné après son incarcération le 2 juin à la suite de sa condamnation à la prison à vie pour la mort de manifestants lors de la révolte qui l’a poussé à démissionner. Des sources de sécurité avaient alors fait état de dépression aiguë, de difficultés respiratoires et d’hypertension.

M. Mahmoud avait décidé le 4 juillet de former un comité d’experts médicaux pour statuer sur l’évolution de l’état de santé du raïs et celui-ci a conclu qu’il était “stable et considéré comme bon compte tenu de son âge, ce qui implique son retour en prison”, selon le procureur général adjoint Adel al-Saïd. Lepoint.fr

Sarkozy demande l’asile au Canada

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L’information a été confirmée ce mardi à Paris après que trois perquisitions visant l’ex-président aient été menées par des policiers de la Brigade financière dans le cadre de l’affaire Bettencourt.    Nicolas Sarkozy n’a pas assisté aux perquisitions puisqu’il était parti la veille «en famille au Canada», a indiqué son avocat, Thierry Herzog, dans un communiqué.     Il semble que Sarkozy a de nouveau été aidé par ses amis richissimes pour l’aider au cours d’une situation de crise personnelle. Selon le Daily Mail, ils auraient trouvé refuge à Montréal, auprès d’un milliardaire canadien Paul Desmarais, âgé de 86 ans. «Son richissime ami Paul Desmarais lui prête un chalet niché à une heure de Montréal, au coeur de la forêt de Morin Heights, dans les joliment nommés Pays-d’en-Haut», annonçait récemment l’hebdomadaire Le Point.     Desmarais, est le chef de la direction des médias et des services financiers de l’entreprise géante “Power Corporation” au Canada, et pèserait plus de 25 milliards d’€. Sarkozy a souvent parlé de Desmarais comme son mentor, en disant en 2008: «. Si je suis président aujourd’hui, c’est en partie grâce à Paul Desmarais» En Février 2008, Nicolas Sarkozy l’avait d’ailleurs largement remercié en lui décernant la Légion d’honneur.     Parallèlement, une des filles de Desmarais, Sophie, a été mariée à Eric Le Moyne de Serigny, un ancien conseiller proche de Sarkozy, qui a également été impliqué dans l’affaire Bettencourt. Au cours de sa présidence, Nicolas Sarkozy a souvent été accusé d’avoir été uniquement  intéressé par les super-riches.     Le juge Jean-Michel Gentil estime que Mme Bettencourt a peut-être contribué illégalement à deux paiements distincts de 500000€ lors de la campagne de M. Sarkozy pour l’élection de 2007. Tous deux ont été attribués à des comptes en Suisse, et un aurait été reçu par Sarkozy en personne à Paris.     L’ex président est également confronté à des allégations selon lesquelles il a profité de ventes illégales d’armes au Pakistan, et qu’il a accepté 50 millions d’euros de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Sarkozy nie toutes les accusations. Al Manar via Le journal du siècle

Etats-Unis: Obama en tournée électorale en Virginie, Etat qui semble à sa portée

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Barack Obama est passé à l’offensive contre les républicains vendredi pendant une tournée électorale en Virginie (est), Etat-clé aux portes du “Vieux Sud” conservateur mais dont l’évolution démographique pourrait comme en 2008 jouer en sa faveur.

Le président américain, candidat à un nouveau mandat de quatre ans le 6 novembre, a de nouveau appelé le Congrès, en partie dominé par ses adversaires, à laisser expirer les allègements d’impôts consentis aux plus aisés par son prédécesseur George W. Bush, mais à prolonger ceux dont bénéficient les contribuables gagnant moins de 250.000 dollars par an.

Face à 1.400 personnes à Virginia Beach sur la côte Atlantique, 1.300 dans la ville voisine de Hampton et plus de 3.000 à Roanoke au pied des Appalaches, il en a profité pour égratigner les républicains du Congrès.

“Il faut empêcher cette hausse d’impôts de se produire. Mais les républicains du Congrès refusent d’agir. Ils ont refusé de vous laisser vos allègements d’impôts, à vous et 98% d’Américains, sauf si nous dépensions encore 1.000 milliards de dollars pour les 2% qui gagnent le plus”, s’est indigné le président. “Et, gardez bien à l’esprit que c’est la même Chambre des représentants que celle qui a voté 33 fois pour abroger la réforme de l’assurance-maladie”, a remarqué M. Obama, faisant huer ses adversaires.

Le président devait conclure sa tournée samedi dans les zones résidentielles de Virginie, près de Richmond et de Washington.

“fausses, trompeuses et malhonnêtes”

Lors de ses trois discours vendredi, M. Obama s’est gardé d’évoquer la controverse qui fait rage sur le rôle joué par son adversaire Mitt Romney dans sa société d’investissement Bain Capital entre 1999 et 2002, quand elle a été liée à des suppressions d’emplois.

M. Romney a encore assuré vendredi qu’il n’avait pas géré son entreprise à cette période, contrairement à ce qu’a affirmé le journal Boston Globe, documents officiels à l’appui, et a exigé de M. Obama qu’il présente des excuses au nom de son équipe qui a saisi ce dossier au bond. Selon lui, elle diffuse des informations “fausses, trompeuses et malhonnêtes”.

Mais le président, dans un entretien télévisé enregistré depuis la Virginie, était auparavant intervenu pour la première fois sur ce sujet en estimant que M. Romney devrait s’expliquer, et assuré qu’il s’agissait “d’un aspect légitime de la campagne”.

Autrefois très conservatrice –Richmond fut la capitale sudiste pendant la Guerre de Sécession– la Virginie est devenue plus sensible aux idées démocrates, en particulier avec le développement des banlieues au sud et à l’ouest de la capitale fédérale. L’Etat compte aujourd’hui presque 30% d’habitants issus des minorités. Les Hispaniques, qui avaient voté aux deux tiers pour M. Obama il y a quatre ans, ont vu leur proportion quasiment doubler entre 2000 et 2010.

M. Obama avait remporté la Virginie, une première pour un candidat démocrate à la Maison Blanche depuis Lyndon Johnson en 1964, contribuant à sa nette victoire. “Si je gagne en Virginie, je vais obtenir quatre ans de plus” au pouvoir, a affirmé M. Obama à Roanoke.

A moins de quatre mois de la présidentielle, selon une compilation de sondages du site spécialisé RealClearPolitics, 47,5% des électeurs virginiens se prononceraient pour le président sortant et 44,5% en faveur de son adversaire Mitt Romney.

Mais ces chiffres restent dans la marge d’erreur, et M. Obama décline son message de défense des classes moyennes en Virginie comme il l’a déjà fait ces dernières semaines dans d’autres Etats décisifs tels l’Ohio (nord), la Pennsylvanie (est) et l’Iowa (centre). Il est attendu la semaine prochaine à nouveau dans l’Ohio et en Floride (sud-est).

Le taux de chômage, vu comme une vulnérabilité pour M. Obama au plan national avec 8,2% de la population active, n’est que de 5,6% en Virginie, siège de nombreuses industries de services et d’armement.