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La tempête Isaac atteint Haïti et menace la Floride

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La tempête tropicale Isaac est arrivée samedi matin sur la côte sud d’Haïti. «Elle vient juste de toucher terre à l’ouest de Port-au-Prince» indique Jessica Schauer, porte-parole du Centre américain de surveillance des ouragans (NHC). La tempête se déplace accompagnée de fortes bourrasques de vent d’environ 110 kilomètres/heure, les rafales gagnant en puissance au moment de leur entrée dans les terres.

Les premières pluies ont commencé à toucher le sud d’Haïti où les villes des Cayes et de Jacmel ont été en proie dès vendredi en fin d’après-midi à de fortes averses. Une alerte rouge à l’ouragan a été émise sur Haïti, et une alerte à la tempête tropicale est maintenue en République dominicaine, à Cuba, aux Bahamas et en Jamaïque. Un renforcement majeur n’est pas exclu par le NHC qui estime que la phénomène pourrait prendre de l’envergure. Les fortes précipitations pourraient aussi provoquer des inondations et des glissements de terrain.

En Haïti, la reconstruction du pays après le séisme qui a fait plus de 250 000 morts en 2010 est loin d’être achevée, et environ 400 000 personnes vivent encore dans des camps de déplacés. Le chef de l’Etat Michel Martelly s’est adressé vendredi aux Haïtiens, les appelant à bien observer les mesures de précaution. Il a également annulé un voyage officiel au Japon, déclarant : «dans ces moments difficiles, ma place est à vos côtés»

Des mesures préventives de la République Dominicaine aux Etats-Unis

«Tout le gouvernement est mobilisé, ainsi que les forces de l’ordre pour évaluer la situation. Nous allons travailler avec nos partenaires internationaux pour coordonner les actions de réponse», a annoncé le Premier ministre Laurent Lamothe, précisant que 1 250 abris étaient disponibles pour accueillir les déplacés. Les comités régionaux de la protection civile ont aussi été mobilisés pour venir en aide aux populations à risque, notamment aux gens qui vivent dans les camps, et donc «les plus exposées si la tempête venait à frapper le pays» a estimé Jean-Claude Mukadi, directeur national de l’association humanitaire World Vision Haïti. «Sans un système d’égouts et de logement stables, les fortes pluies et les vents forts peuvent créer des problèmes bien plus importants tels que des maladies ou et une contamination de l’eau» a-t-il souligné.

Au nord-ouest, à Cuba, six provinces de l’est, dont celles de Santiago et de Guantanamo, ont fait l’objet de mesures préventives, comme l’envoi d’équipes médicales dans les zones potentiellement isolées par les inondations et la préparation de bâtiments publics à l’accueil de populations sinistrées. Dans le golfe du Mexique, plusieurs compagnies pétrolières ont aussi commencé par précaution à évacuer du personnel de leurs plate-formes.

Sur les bases américaines de Floride, le Pentagone a déplacé ses avions vers le Texas et Porto Rico. Isaac pourrait en effet toucher les Etats-Unis la semaine prochaine, et venir perturber la convention républicaine organisée au bord de l’eau, à Tampa, en Floride. Le vice-président des Etats-Unis, le démocrate Joe Biden a pour sa part renoncé à se rendre à Tampa, lundi, où il prévoyait d’y mener campagne pour son parti.

 

 

Haïti subit le choc de la tempête Isaac

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Si la tempête ne s’est pas, à l’heure qu’il est, transformée en ouragan, les fortes précipitations attendues pourraient provoquer inondations et glissements de terrain. Avec de grands risques pour les centaines de milliers de personnes qui vivent encore de manière précaire depuis le séisme de 2010.

La tempête tropicale Isaac s’est renforcée au cours des dernières heures, alors qu’elle commençait à déverser de la pluie sur Haïti. Même si elle ne devrait pas se transformer en ouragan avant son arrivée dans le golfe du Mexique en début de semaine prochaine, les risques sont grands pour ce pays pauvre et déboisé, régulièrement frappé par des inondations et des coulées de boue, dans lequel les conséquences du séisme de 2010 sont encore visibles et où de nombreux habitants vivent toujours dans des conditions précaires : ils seraient aujourd’hui 350.000 à vivre encore dans des camps de toile. En raison de la tempête, le président Michel Martelly a annulé un voyage au Japon. “Je sais vos inquiétudes”, a-t-il dit dans une adresse à la nation. “Dans ces moments difficiles ma place est à vos côtés”. Il a également appelé la population à bien observer les mesures de précaution édictées par les responsables de la protection civile.
 
La tempête se déplace vers le nord-ouest à 17 km/h et elle pourrait déverser jusqu’à un demi-mètre de pluie en certains endroits d’Haïti. Elle menace aussi la République dominicaine voisine. Au-delà, les météorologues s’attendent à ce que la dépression touche Cuba et la pointe sud de la Floride avant d’atteindre le littoral des Etats-Unis au niveau du nord-ouest de la Floride ou de l’Alabama, voire de La Nouvelle-Orléans. Mais sa trajectoire erratique rend les prévisions difficiles. Il est tout aussi difficile de savoir si elle se renforcera encore avant de toucher les Etats-Unis.
 
Par précaution, plusieurs groupes pétroliers ont commencé dès vendredi à évacuer du personnel de leurs plateformes dans le golfe du Mexique. Prudent lui aussi, le vice-président des Etats-Unis Joe Biden a renoncé à se rendre lundi à Tampa, pour ne pas interférer avec l’éventuelle mobilisation des forces de l’ordre face à l’approche de la tempête qui menace la Floride. Le voyage de Joe Biden en Floride était censé coïncider avec l’ouverture lundi à Tampa de la convention nationale du parti républicain, qui intronisera formellement Mitt Romney comme candidat pour tenter de ravir la Maison Blanche le 6 novembre au président Barack Obama. Le  vice-président américain avait aussi prévu de faire campagne mardi en Floride, un Etat-clé en vue de la consultation de novembre. Cette partie de son programme reste tributaire de la situation météorologique, selon l’équipe démocrate.

La tempête Isaac menace Haïti

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La tempête tropicale pourrait se transformer en ouragan en s’approchant d’Haïti qui peine toujours à se reconstruire après le séisme de 2010.

Haïti se préparait vendredi 24 août à l’arrivée de la tempête tropicale Isaac qui pourrait se transformer en ouragan, le gouvernement appelant la population à observer les règles de précaution dans ce pays où les stigmates du séisme meurtrier de 2010 sont toujours visibles.

La tempêche “Isaac s’est calmée temporairement mais devrait quand même toucher Haïti dans la soirée” et se rapprocher ou même passer au sud-est de Cuba samedi, a annoncé le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC) basé à Miami (Floride, sud-est) dans son dernier bulletin de 00h00 GMT. Selon lui, des vents de 100 km/h ont été mesurés alors que la tempête se déplace à une vitesse de 17 km/h vers le nord-ouest.

Pour l’heure, le centre américain a émis une alerte rouge à l’ouragan uniquement sur Haïti, tandis qu’une alerte à la tempête tropicale est maintenue en République dominicaine, à Cuba, aux Bahamas et en Jamaïque.

Bien que le comportement de la tempête ait été erratique, et que plusieurs météorologistes aient estimé qu’elle ne devrait pas se transformer en phénomène de grande envergure, le NHC a indiqué qu’un renforcement majeur restait possible. Les fortes précipitations attendues pourraient provoquer des inondations et des glissements de terrain.

Populations à risque

En Haïti, la reconstruction du pays après le séisme qui a fait plus de 250.000 morts en 2010 est loin d’être achevée, et environ 400.000 personnes vivent encore dans des camps de déplacés.

Le chef de l’Etat Michel Martelly s’est adressé vendredi aux Haïtiens, les assurant de sa protection et appelant la population à bien observer les mesures de précaution édictées par les responsables de la protection civile. Il a également annulé un voyage officiel au Japon. “Dans ces moments difficiles ma place est à vos côtés”, a-t-il dit.

Les premières pluies ont commencé à toucher le sud du pays où les villes des Cayes et de Jacmel enregistraient vendredi en fin d’après-midi de fortes averses.

“Tout le gouvernement est mobilisé, ainsi que les forces de l’ordre pour évaluer la situation. Nous allons travailler avec nos partenaires internationaux pour coordonner les actions de réponse”, a annoncé le Premier ministre Laurent Lamothe, précisant que 1.250 abris étaient disponibles pour accueillir les déplacés. Les comités régionaux de la protection civile ont aussi été mobilisés pour venir en aide aux populations à risque, notamment aux gens qui vivent dans les camps.

Ces personnes “seraient les plus exposées si la tempête venait à frapper le pays”, a signalé Jean-Claude Mukadi, directeur national de l’association humanitaire World Vision Haïti. “Sans un système d’égoût et de logement stables, les fortes pluies et les vents forts peuvent créer des problèmes bien plus importants tels que des maladies ou une contamination de l’eau”, a-t-il ajouté.

Plate-formes pétrolières évacuées

En République dominicaine voisine, le gouvernement a maintenu l’alerte rouge dans 22 de ses 31 provinces.

Au nord-ouest, à Cuba, six provinces de l’est, dont celles de Santiago et Guantanamo, ont fait l’objet de mesures préventives, comme l’envoi d’équipes médicales dans les zones potentiellement isolées par les inondations et la préparation de bâtiments publics à l’accueil de populations sinistrées.

Dans le golfe du Mexique, plusieurs groupes pétroliers ont aussi commencé à évacuer du personnel de leurs plate-formes par mesure de précaution.

Le Pentagone a également mis à l’abri une trentaine de ses avions, 22 avions F-16 et 8 avions C-130, déplacés de leurs bases de Floride vers le Texas et Porto Rico.

Isaac pourrait également toucher les Etats-Unis la semaine prochaine et potentiellement menacer la tenue de la convention républicaine organisée à Tampa, en Floride, de lundi à jeudi.

Credit: Le Nouvel Obeservateur

La tempête Isaac proche d’Haïti

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PORT-AU-PRINCE (Reuters) – La tempête tropicale Isaac s’est renforcée vendredi alors qu’elle commençait à déverser de la pluie sur Haïti mais elle ne devrait pas se transformer en ouragan avant son arrivée dans le golfe du Mexique en début de semaine prochaine.

Selon sa trajectoire actuelle, les météorologues s’attendent à ce que la dépression touche Cuba et la pointe sud de la Floride avant d’atteindre le littoral des Etats-Unis au niveau du nord-ouest de la Floride ou de l’Alabama, voire de La Nouvelle-Orléans.

Les préoccupations immédiates se portent toutefois sur Haïti, pays pauvre et déboisé sur lequel la tempête devrait s’abattre avec force dans la soirée de vendredi, selon le centre américain des ouragans (NHC).

A la tombée de la nuit, de la pluie et des bourrasques de vent ont été signalées le long des côtes méridionales d’Haïti, entre Jacmel et Les Cayes, et sur l’Ile-à-Vache, au large.

La pluie a aussi commencé à tomber sur la capitale, Port-au-Prince, mais le vent était encore léger.

En cas de fortes précipitations, les inondations et les glissements de terrain sont fréquents à Haïti, où environ 350.000 personnes vivent toujours dans des camps de toile depuis le séisme dévastateur de janvier 2010.

En raison de la tempête, le président Michel Martelly a annulé un voyage au Japon.

“Je sais vos inquiétudes”, a-t-il dit dans une adresse à la nation. “Je sais aussi que vous êtes un peuple fort.”

A 24h00 GMT, Isaac se trouvait à environ 145 km au sud-sud-est de Port-au-Prince et elle était accompagnée de vents soufflant jusqu’à 100 km/h, selon le NHC. Elle se déplaçait vers le nord-ouest à 17 km/h et elle pourrait déverser jusqu’à un demi-mètre de pluie en certains endroits d’Haïti.

Susana Ferreira, Bertrand Boucey pour le service français

USA-Politique: Convention Républicaine, Wyclef Jean en vedette .

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Wyclef Jean, après avoir confié toute son admiration pour Sarah Palin,  a accepté de performer le 29 août prochain à Tampa en Floride pour la grande convention du parti républicain au cours de laquelle Mitt Romney sera officiellement intronisé candidat, a appris Haïti Press Network.

Cette annonce vient comme une onde de choc, considérant que Wyclef Jean était un fervent partisan de la campagne d’Obama en 2008. L’ex candidat controversé à la présidence d’Haïti n’hésitait pas à dénoncer, micros à la bouche, les méfaits de la politique menée par le gouvernement de George W. Bush.

Le chanteur charismatique du hip-hop remplacera les chanteurs Willie Nelson et Randy Travis qui ont refusé de jouer à la convention de Tampa en Floride (27 au 30 août), qui doit officialiser le choix de l’ancien gouverneur du Massachussetts, Mitt Romney.

« Mitt Romney en choisissant notre Compatriote, veut capter au moins une partie de l’électorat noir américain qui peut s’avérer crucial pour remporter des Etats clés pour la présidentielle de novembre », ont déclaré à Haïti Press Network  plusieurs membres de la communauté haïtienne résidant en Floride.

La convention démocrate se déroulera de son côté du 4 au 6 septembre à Charlotte, en Caroline-du-Nord. Bill Clinton jouera un rôle clé à l’occasion de la convention démocrate qui procédera à la nomination de Barack Obama en tant que candidat présidentiel du parti.

Frantz Alcéma (USA)

Haïti siège du premier tour de la Coupe Caraïbe

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Au terme d’une longue bataille menée auprès des autorités de la Confédération d’Amérique du Nord, Centrale et de la Caraïbe de Football (CONCACAF),  la Fédération Haïtienne de Football (FHF) s’offre le droit d’organiser du 5 au 12 septembre à Port-au-Prince (stade Sylvio Cator) le tour préliminaire du tournoi de la Caraïbe baptisé : « Coupe Digicel » avec la participation des équipes de Porto-Rico, des Bermudes et de Saint-Martin.
Depuis l’élimination des Grenadiers au stade Sylvio Cator, le 15 novembre 2011, face à la modeste équipe d’Antigua et Barbuda (2-1), après s’être inclinée (0-1) à l’aller dans le cadre de la deuxième phase des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014, le public haïtien a la possibilité de voir évoluer les Grenadiers chez eux.
Grand absent de la dernière Gold Cup, Haïti jouera crânement sa chance à domicile du 5 au 12 septembre en recevant le premier tour du tournoi de la Caraïbe, qualificatif pour la plus lucrative compétition au niveau de sélection de la CONCACAF, la Coupe d’or.  
Annoncé initialement à Bermudes, Haïti a eu gain de cause suite aux nombreuses démarches des dirigeants de la Fédération Haïtienne de football pour recevoir ce tournoi quadrangulaire. Ainsi, les équipes des Bermudes, de Porto-Rico et Saint-Martin visiteront Port-au-Prince pour prendre part à cette compétition.
L’équipe nationale sous la houlette de l’entraîneur cubain, Israel Blake « Kiki » Cantero, assisté de Pierre Roland Saint-Jean, peaufine sa préparation en vue de jouer ce tournoi. Elle s’entraîne soit au stade Sylvio Cator ou au ranch de la Croix-des-Bouquets. Au sein de ce groupe composé de plusieurs nouveaux visages, Peter Germain fait figure de vétéran. A quelques exceptions, l’équipe nationale jouera cette compétition avec les joueurs locaux.  
A en croire une source proche de la FHF, il est fortement question que l’équipe nationale disputera un match amical face à son homologue d’Irak le 15 août à l’occasion de la journée mondiale de la FIFA. Pour l’instant, les deux fédérations sont en train de négocier l’endroit où va se jouer ce test match.
Joint au téléphone, le directeur technique national ne fait que confirmer l’information. « Le premier tour du tournoi de la Caraïbe aura bel et bien lieu au Sylvio Cator, et ce, suite aux nombreuses démarches du président de la FHF, Yves Jean-Bart. Je souhaite que les fans vont apporter leur soutien aux Grenadiers », a fait savoir Wilner Etienne avant d’ajouter : « C’est presque acquis l’accord de principe entre la FHF et la Fédération Irakienne de Football pour l’organisation du match amical entre Haïti et Irak. Pour l’instant, on ne sait pas encore où va se dérouler cette rencontre. On hésite toujours entre  la Jordanie ou un autre pays de l’Europe pour faire jouer ce match », a-t-il conclu.
Dans le dernier classement mondial de la FIFA paru mercredi 8 août, Haïti perd 18 places, passant ainsi de la 62e à la 80e position avec la bagatelle de 435 points, Elle est désormais 9e dans la zone CONCACAF.
Signalons que les adversaires d’Haïti ne font pas partie des 100 premières nations au niveau mondial. Ainsi, les Bermudes n’occupent que la 120e place et Porto-Rico est 138e alors que l’équipe de Saint-Martin, nation d’outre mer, n’est pas un membre de la FIFA.

Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com
Credit: Le Nouvelliste

Nouvelle ambassadrice, même politique

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La  nouvelle ambassadrice américaine en Haïti, Pamela Ann White, a remis hier matin ses lettres de créance au président de la République, Michel Joseph Martelly. La diplomate, qui connaît bien Haïti pour avoir occupé le poste de directrice de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), de 1985 à 1990, revient en territoire connu. Après une vingtaine d’années de mission  dans plusieurs pays d’Afrique, Mme White est dans nos murs pour une période de trois ans. Comme tous les autres diplomates américains en poste à Port-au-Prince, elle a promis l’aide de son pays à Haïti et se déclare prête à appuyer les efforts de tous les secteurs concernés dans le développement économique et social du pays de Dessalines.

L’arrivée de la nouvelle ambassadrice américaine en Haïti semble coïncider avec une éventuelle révision de la politique américaine vis-à-vis d’Haïti. La remise en question de la gestion de l’aide américaine à Haïti à travers l’USAID par les puissants médias américains, les promesses d’investissements américains dans notre pays, l’engagement pris par l’administration Obama d’améliorer l’image d’Haïti à travers le monde représentent les dossiers brûlants auxquels la nouvelle ambassadrice va devoir s’attaquer à la loupe de la conjoncture politique haïtienne.  Ordinairement, les différents rapports de la mission diplomatique en poste dans un pays sont pour la plupart déterminants dans le développement des relations entre les Etats-Unis et les autres pays. Souvent les rapports de l’ambassade américaine à Port-au-Prince encouragent le Département d’Etat à demander aux citoyens américains d’éviter de se rendre en Haïti pour le moindre incident enregistré dans le pays. A l’occasion des différentes élections organisées en Haïti,  la position adoptée par le gouvernement américain est fondée a priori sur des rapports de l’ambassade américaine. Les rapports annuels du gouvernement américain sur la drogue, sur les droits humains et sur la corruption dépendent également de l’ambassade américaine.

En général, la position de l’ambassade américaine varie d’un pays à un autre en fonction des investissements américains dans ces pays.

Si l’homme de la rue n’accorde aucune importance au changement d’un ambassadeur américain en poste à Port-au-Prince, il en est autrement de la classe politique haïtienne depuis 1989 sous le gouvernement du général Prosper Avril.

La désignation de Alvin P. Adams comme ambassadeur américain en Haïti, en 1989,  a été révélatrice du poids des Etats-Unis dans la politique haïtienne et du rôle de l’ambassadeur sur le terrain. En foulant le sol d’Haïti à cette époque, le diplomate a eu à dire en créole: « Bourik chaje pa kanpe » (l’âne chargé ne s’arrête pas en chemin). Il faisait référence au gouvernement militaire du général Prosper Avril. Moins d’un an après cette déclaration, ce dernier a été contraint à la démission après une vague de contestations. Pourtant, le nom de l’ambassadeur n’avait été cité dans aucune manifestation antigouvernementale ni aucun soulèvement contre le général Avril.

Lemoine Bonneau
Credit: le Nouvelliste

Schwarzenegger devient professeur à l’université

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L’acteur et ex-gouverneur de Californie s’associe avec l’université de Californie du Sud pour créer un institut de réflexion politique visant à dépasser les clivages partisans.

Arnold Schwarzenegger démultiplie les vies professionnelles. Après avoir été culturiste, acteur, homme d’affaires, politicien, l’ancien gouverneur de Californie se réinvente en universitaire. Arnold Schwarzenegger a annoncé jeudi qu’il s’associait avec l’université de Californie du Sud (USC), basée à Los Angeles, pour créer un institut de réflexion politique. Ce think thank, intitulé Institute for State and Global Policy (institut pour une politique mondiale et nationale, ndlr) vise à transcender les clivages politiques et à trouver des solutions bipartisanes. L’institut va développer cinq domaines de recherche: l’éducation, l’énergie et l’environnement, la fiscalité et l’économie, la santé et le bien-être et la réforme politique.

L’Institut fonctionnera avec un budget de 20 millions de dollars qui proviendra de dons et de collectes de fonds. Arnold Schwarzenegger y a versé une somme importante de sa propre poche. Le héros de Terminator présidera le conseil d’administration du think thank et sera notamment entouré d’un prix Nobel de la Paix et de l’ancien président mexicain Vincente Fox. L’acteur d’origine autrichienne a aussi reçu le titre de professeur.

Un premier aperçu des pistes développées par l’Institut sera possible à l’automne. Le 24 septembre prochain, le think thank organisera son premier événement public, une conférence d’une journée sur la nécessité de dépasser les clivages partisans dans le monde politique moderne. Si ce thème est si cher à Arnold Schwarzenegger, c’est qu’en tant que gouverneur républicain de Californie il a dû apprendre à négocier avec les démocrates pour arriver à des compromis. «Il aurait été dommage que mes sept ans à la tête de la Californie, la manière dont nous avons résolu les problèmes pour trouver des solutions qui bénéficient à tous, ne servent à rien», a-t-il expliqué en défendant son projet.

Cela faisait plus d’un an que l’acteur réfléchissait avec l’USC à cette idée d’Institut. Arnold Schwarzenegger connaît bien l’université. Elle lui a décerné un doctorat honorifique et deux de ses enfants s’y sont inscrits. Le héros de Terminatorcompte sur son aura à l’international pour attirer des maîtres de conférence de renom à l’Institut. Il donnera son premier cours magistral en décembre. En attendant, on verra plutôt Arnold Schwarzenegger sur les tapis rouges des premières que dans un amphithéâtre. Fin août sortira The expendables unité d’élite 2 dont il partage l’affiche avec son ami Sylvester Stallone. Le film d’action inaugure le retour durable de Schwarzenegger à Hollywood. Le comédien de 65 ans a cinq projets de longs métrages en préparation.

 

États-Unis : l’ombre de la ségrégation

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Il est encore possible en 2012 aux États-Unis de se voir refuser son mariage du fait de sa couleur de peau. C’est pour dénoncer cette triste réalité que Charles et Te’Andrea Wilson, Afro-Américains, enchaînent les plateaux de télévision. La veille de la cérémonie, le pasteur Stan Weatherford leur a annoncé qu’il ne pouvait pas célébrer leur union dans l’église baptiste de Crystal Spring (Mississippi). La raison ? Des fidèles l’ont menacé de le remplacer s’il acceptait. Et de justifier cette décision par cette phrase sidérante : “L’église n’avait jamais eu de mariage de Noirs depuis sa création en 1883.” Charles et Te’Andrea Wilson se sont finalement mariés dans une autre église proche, fréquentée majoritairement par des Afro-Américains.

Depuis l’annonce de cette affaire dans les médias américains, la polémique enfle. Sur la page Facebook de l’église, les internautes s’insurgent contre cette décision qui donne, selon eux, une “mauvaise image des chrétiens”, fait “une mauvaise réputation aux baptistes et au Mississippi”, certains la comparant même à “une affiche de pin-up pour les racistes du monde entier”. Des représentants officiels de l’Église baptiste ont tenu à s’en démarquer. Jim Futral, responsable de la Convention baptiste du Mississippi, a réaffirmé qu’il “rejet(ait) la discrimination raciale”, mais a expliqué que les églises étaient “autonomes pour régler les problèmes et difficultés rencontrés”.

Lobbying d’une poignée de fidèles

Plusieurs membres de l’église de Crystal Spring ont tenu à s’excuser, à l’image de Ralph Miley devant les caméras de WLBT : “À titre personnel, je présente mes excuses aux Wilson, à leur famille et à l’ensemble de la communauté noire pour ce qui s’est passé.” D’autres se sont offusqués de l’image donnée de leur église : “Nous avons été présentés comme une église raciste, nous ne le sommes pas. Toute personne est la bienvenue chez nous”, a expliqué à Reuters Barbara Mack, une paroissienne de longue date.

Toute personne est la bienvenue ? On en doute quand elle poursuit en soutenant le pasteur, rejetant au passage la faute sur le couple : “Les Wilson étaient d’accord pour changer d’église, ils ont dit comprendre la situation et l’ont acceptée. Le révérend était loin de penser qu’ils provoqueraient un problème.” Certains ont prétexté avoir découvert l’affaire dans les médias et mettent en avant un lobbying exercé par une poignée de fidèles non représentatifs de la majorité. “S’il s’agissait d’une minorité, pourquoi la majorité ne s’est-elle pas levée pour s’opposer à cette décision et dire : Dans la maison de Dieu, nous ne pouvons pas faire ça ?” interroge alors Charles Wilson sur CNN.

Ancien État esclavagiste

Charles et Te’Andrea Wilson fréquentaient de temps en temps l’église et ils avaient l’intention d’en devenir pleinement membres après leur mariage. L’oncle de Te’Andrea Wilson y travaillait, son père en était membre et le pasteur était un ami de la famille. Le choc a donc été immense. Aujourd’hui, ils envisagent de changer de quartier. “Comment peut-on expliquer à une fillette de neuf ans qu’on ne peut pas se marier ici, parce que, devine quoi, ma chérie, on est noirs”, a réagi Charles Wilson sur une filiale locale d’ABC, en parlant de sa fille.

Ancien État esclavagiste au XIXe siècle, le Mississippi a vu sévir sur son territoire l’un des plus violents groupes du Ku Klux Klan, les White Knights, dans les années soixante. Certains Américains semblent toujours marqués par cette époque. Malgré l’élection de Barack Obama, qui avait suscité un espoir immense dans la communauté noire, les Afro-Américains sont toujours confrontés au racisme quotidien.

Etats-Unis: à cent jours de l’élection, Obama légèrement devant mais vulnérable

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A cent jours du grand rendez-vous électoral de l’automne aux Etats-Unis, Barack Obama paraît légèrement favori face au républicain Mitt Romney, mais le président sortant reste à la merci d’un ralentissement de l’économie sur lequel il n’a que peu de prise.

Les sondages montrent pour la plupart un resserrement de l’écart entre les deux candidats qui se disputeront la Maison Blanche le 6 novembre, et une érosion du soutien au dirigeant démocrate sur des dossiers décisifs, alors que les projections économiques restent maussades.

Selon une enquête Wall Street Journal/NBC publiée cette semaine, seuls 36% des Américains font confiance à M. Obama pour améliorer l’économie, tandis qu’ils sont 43% à préférer M. Romney, un ancien entrepreneur de capital-risque multimillionnaire.

M. Obama et son équipe pilonnent les arguments de M. Romney selon lesquels son expérience dans les affaires ferait de lui un bon président pour l’emploi des Américains.

Mais ces attaques paraissent avoir moins d’influence sur les électeurs que leur pessimisme. Le chômage stagne à 8,2% et ne devrait baisser qu’à 7,9% d’ici à la fin de l’année, a prévu vendredi la Maison Blanche. Soixante pour cent des Américains estiment que leur pays est “sur la mauvaise voie” selon WSJ/NBC.

Le site RealClearPolitics, dans sa moyenne des sondages nationaux, attribue 46,4% des intentions de vote à M. Obama et 45,1% à M. Romney. Une avance de 1,3 point à comparer aux 3,6 points de début juillet, même si le spécialiste des sondages Nate Silver, sur le site du New York Times, accorde à M. Obama 65% de chances d’être réélu grâce à l’avance qu’il maintient dans certains Etats décisifs.

A longueur de discours, le président sortant appelle ses troupes à se mobiliser en prévenant que l’élection sera “serrée”. De fait, selon WSJ/NBC, seuls 8% des électeurs restent indécis.

Parmi les grands rendez-vous de la campagne à venir, dont le rythme devrait s’accélérer en août, M. Romney doit encore divulguer le nom de son colistier ; les deux partis organiseront leurs conventions présidentielles fin août et début septembre ; trois débats télévisés sont en outre prévus les 3, 16 et 22 octobre.

Publicités agressives

Mais pour Thomas Mann, de l’institut Brookings, “ce seront les nouvelles de l’économie qui seront les plus importantes ces cent prochains jours”. “Tous les gouvernements du monde ont beaucoup de mal à se faire réélire en cette période difficile pour l’économie”, explique-t-il à l’AFP.

Cet expert en sciences politiques affirme toutefois avoir été “impressionné que M. Obama se soit maintenu légèrement devant M. Romney, et que sa cote de confiance reste juste en dessous des 50% malgré l’état de l’économie”.

M. Obama a toutefois subi récemment une chute de sa cote de popularité personnelle : 43% des électeurs ont une opinion négative (dont 32% “très négative”) de leur président, selon WSJ/NBC.

Cette baisse intervient alors que les démocrates ont eu recours depuis fin mai à un torrent de publicités télévisées agressives, visant les placements de M. Romney à l’étranger et le bilan social selon eux désastreux des entreprises contrôlées par l’ancienne société du candidat républicain.

Les deux camps se rendent coup pour coup, sur les thèmes de la politique étrangère ou de la défense des PME. M. Romney accuse M. Obama de professer une conception de l’économie “étrangère à l’expérience américaine”.

De son côté, la Maison Blanche a monté une impeccable contre-programmation de la tournée actuelle de M. Romney à l’étranger, en glorifiant jeudi la “relation privilégiée” avec le Royaume-Uni au moment où le républicain y effectuait un faux pas, puis en promulguant une loi qui renforce la coopération avec Israël, pays dont l’adversaire de M. Obama rencontrera dimanche les dirigeants à Jérusalem.

Sur le terrain, M. Obama reste fidèle à sa stratégie de défense de la classe moyenne et qualifie son adversaire de “pionnier des délocalisations”. Il laboure avec constance les Etats qui pourraient faire la différence le 6 novembre, comme l’Ohio (nord) et la Floride (sud-est) où il se rendra encore la semaine prochaine.