Rss

Diaspora: Cinq stations de radio désignent Stanley Lucas comme l’homme de l’année 2013 par Jocelin Forest PDG

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Stanley Lucas  Après considérations et délibérations Radio Caraïbes de la Floride www.radiocaraibesinter.com Radio Mag Horizon du Plateau Centralwww.radiomaghorizon.com Radio Ayiti International de New Jersey www.rhifm.com Radio Galaxie de la Floride www.radiogalaxielive.com et Radio Citadelle au Cap Haïtien portent leur choix sur M. Stanley Lucas comme l’homme de l’année 2013 pour la Diaspora.

 

M. Lucas est et reste un homme au service de sa communauté. Democrate dans l’ame il se bat pour la collectivité Haïtienne sur tous les fronts. A l’étranger il est partout défendant les intérêts d’Haiti et de la Diaspora. De l’utilisation de l’aide internationale qui enrichit de gros barons étrangers qui créent des dynasties sur notre dos, de la défense des principes démocratiques a la recherche de leaders et plans viables pour le développement économique d’Haiti M. Stanley Lucas est toujours une bouchée d’air fraiche qui démontre qu’on peut faire mieux. Quand il s’agit d’une minorité plongée dans un négativisme et pessimisme permanents n’ayant aucune idée ou une maitrise des dossiers constituants les priorités d’Haiti M. Lucas est la avec son optimisme pour remettre les pendules a l’heure. Quand c’est le cas des profiteurs étrangers venus cyniquement s’enrichir sans se soucier de la misère des démunis d’Haïti, M. Lucas est la, comme un justicier défend nos intérêts nationaux. Le pays, la diaspora et notre bien être est toujours dans son agenda. Il est un homme toujours disponible pour ceux qui ont des problèmes et qui sont a la recherche d’aide et de solutions. Il pense toujours aux autres, a son pays. Au cours de cette année nous avons observe les actions de M. Stanley Lucas sur les fronts suivants:

 

Washington

M. Stanley Lucas a été souvent présent au Congres des États Unis et les grands  couloirs pour promouvoir plusieurs dossiers concernant Haïti et la diaspora.

 

Pour Haïti il a fait de son mieux pour:

  • · Promouvoir le principe que l’aide américaine a la reconstruction évaluée à 3 milliards et l’aide annuelle 260 millions passent par le gouvernement Haïtien, les institutions haïtiennes du secteur privé, de la société civile et de la diaspora. Ce qui n’est pas le cas. L’aide passe par des ONGs et des compagnies ayant des connections politiques qui ne délivrent pas selon les attentes du peuple et du gouvernement Haïtiens. L’aide en grande partie n’arrive pas vraiment aux bénéficiaire. M. Lucas essaie de changer ça.
  • · Solliciter une meilleure assistance technique pour aider notre pays a mieux gérer les désastres naturels futurs.
  • · Responsabiliser ceux qui détournent, gaspillent et gèrent mal l’aide a Haïti. Grâce a ces efforts le Congres des États Unis passé le Haïti Accountability Act qui est maintenant au Sénat.
  • · Donner des conférences dans des universités et fondations sur la situation en Haïti et comment les étrangers et la Diaspora peuvent aider
  • · Rechercher des investissements pour Haïti et particulièrement les provinces

 

P1090170

Mr. Stanley Lucas, les Membres de la Fédération Globale de la Diaspora et l’ambassadeur Albert Ramdin

 

Pour la Diaspora il a donne le meilleur de lui même pour:

  • · Contribuer au débat sur la reforme de l’immigration aux Etats Unis s’assurant que les haïtiens bénéficiaires de TPS et les applicants après le 12 Janvier 2010 qui sont en Haïti soient inclut dans la reforme.
  • · Promouvoir une intégration de la diaspora vivant aux Etats Unis dans l’assistance que ce pays donne a Haiti.
  • · Rechercher des ressources financières et programmatiques au niveau local et des Etats pour une meilleure intégration des haïtiens aux États Unis particulièrement les haïtiens vivants dans les États suivants, Floride, Georgie, New York, New Jersey, Californie, Arizona, Connecticut, Massachusetts, Maryland, Virginia et le District of Columbia. Cette année M. Lucas a donne aussi une attention spéciale aux Haïtiens des Iles Turques, des Bahamas et de la république Dominicaine
  • · Contribuer à une meilleure organisation de la Diaspora dans la défense de ses intérêts. M. Lucas préfère la mise en place d’un advocacy plan que chacun peut collectivement et individuellement promouvoir en lieu et place d’organisation lourde qui ne font rien.
  • · Faciliter l’entrée de la diaspora dans les différents couloirs et institutions de Washington
  • · Trouver des internships dans les institutions de Washington pour des étudiants Haïtiens sortant dans les universités américaines et rechercher des bourses pour ceux qui sont en Haiti. Lucas a aide selon les témoignages recueillis des étudiants en difficulté ici.
  • · Eduquer à travers ses interventions sur les radios et télévisions de la diaspora

Nous avons aussi observe l’apport et la contributions de M. Stanley Lucas dans la lutte que nous menons sur les dossiers suivants:

 

La république Dominicaine

M. Stanley Lucas et ses collègues de la Fédération Globale de la Diaspora ont profondément influence l’OEA, la CARICOM, le Congres et l’Administration Obama sur le positionnement prit sur la décision raciste et illégale de la Cour Constitutionnelle de la république Dominicaine contre les Dominicains noirs d’origine Haïtienne. M. Lucas a organise plusieurs visites de la diaspora au Congres des États Unis qui a après écrit une lettre au Président Danilo Medina sur la question. La mobilisation de M. Lucas dans la diaspora a provoque 380.000 appels téléphoniques des haïtiens a la maison blanche sollicitant une action pour le respect des droits humains et le droit a la nationalité en république Dominicaine.  Une semaine après le Département d’Etat sortait une note exprimant ses préoccupations en république Dominicaine. M. Lucas a aussi sollicite l’appui a Haiti d’anciens officiels des Etats Unis a travers la publication d’articles dans les journaux américains sur le sujet. M. Stanley Lucas a mobilise l’ensemble des organisations de la Diaspora sur ce dossier. Il a maintenu le contact avec toutes les missions de la CARICOM a Washington les tenant informer des développements et des réactions de la diaspora haïtienne par rapport a cette décision raciste et illégale des Dominicains violant la déclaration universelle des droits de l’homme.

 

On retrouvait aussi Stanley Lucas avec ces collègues de la Fédération Globale de la Diaspora a l’Organisation des Etats Américains (OEA) ou ils ont rencontre l’Ambassadeur Albert Ramdin le numéro deux de l’institution. Grâce a la mobilisation sonnée par M. Stanley Lucas la plupart des leaders de la diaspora sont mobilises sur la question. Il maintient les grandes tètes d’Hollywood informée et essaie de les pousser a la préparation d’un documentaire sur le sujet qui pourrait passer su HBO. Selon les dires de plusieurs officiels M. Lucas est aussi resté en contact avec les autorités de Port-au-Prince sur ce dossier. Nous ne parlerons pas de ces interventions à la radio et la télévision qui ont été très éducatifs pour nous tous

 

Le dossier du Choléra

Stanley Lucas fait partie des deux premier Haïtiens qui depuis Octobre 2010 sont mobilise sur le dossier de l’épidémie du choléra propagée par les soldats des Nations Unies de la MINUSTAH en Haiti.  Le premier article dénonçant les Nations Unies comme responsable de l’épidémie en date du 1 Novembre 2010 venait de M. Lucas. L’homme est un vrai patriote. Depuis avec son bâton de pèlerin M. Stanley Lucas est reste engage dans le combat pour la justice et les réparations pour Haïti et les victimes du cholera. Depuis Lucas cherche des allies partout dans cette lutte pour que les Nations Unies reconnaissent leur responsabilité dans la propagation de l’épidémie. Il a cherche des allies au Congres des États Unis, chez les producteurs de cinéma et acteurs d’Hollywood, les ONG, les Think Tank, des citoyens et citoyennes du monde en plus de ses frères haïtiens. Il est devenu la source d’inspiration et celui qui pond des idées sur les nouvelles façons d’aborder le dossier du choléra. Ce que j’aime avec Stanley Lucas bien qu’il soit l’auteur des stratégies et de nombreuses idées utilisées par d’autres il ne recherche jamais à prendre le crédit. L’essentiel pour lui est la victoire légale d’Haïti par rapport a cette injustice onusienne.

 

La reconquête de la souveraineté d’Haïti et le départ de la MINUSTAH

M. Stanley Lucas a invente l’idée de retrait organise de la MINUSTAH qui se ferait parallèlement avec le renforcement de la police et la construction d’une armée professionnelle respectueuse de la constitution. Ses écrits sur la question sont sans équivoque. Le patriote agite les modeles de l’Irak et de l’Afghanistan. Malgré les obstacles, les embuches, les pièges et les attaques l’homme reste déterminé. Haïti doit reconquérir sa souveraineté et c’est a nous dit-il de le faire. Notre avenir dépend de notre capacité d’assurer la sécurité de notre territoire et de nos citoyens a l’intérieur et a l’étranger affirme-t-il. Les comportements récents de la république Dominicaine renforcent ses convictions. D’ailleurs Lucas a publie un document de 32 pages décrivant une stratégie pour le renforcement de la sécurité nationale d’Haïti.

stanley-lucas3 stanley-lucas2

Haitiens a Orlando venus en grand nombre pour supporter Mr. Stanley Lucas

 

L’intégration intégrale de la Diaspora en Haïti

M. Lucas travaille sans arrêt sur cette intégration. C’est lui qui a conçu le cadre organisationnel et le document stratégique utilise par Ban’m Dwam pour rendre possible le vote de la Diaspora.  Grâce à ces deux documents plus de 30.000 représentants de la diaspora ont participe à des téléconférences sur cet acte politique important pour eux. Lorsque des Sénateurs font des commentaires négatifs sur la diaspora ou essaient d’exclure les Haïtiens de l’étranger comme candidats aux élections haïtiennes, le défenseur en chef de la Diaspora est M. Stanley Lucas. Il incite aussi les acteurs de la diaspora à investir dans leur pays. Son travail avec des investisseurs de la diaspora a permis des investissements de l’ordre de 98 millions en Haiti cette année. M. Stanley Lucas fait de son mieux pour construire un pont entre la diaspora et le gouvernement, entre la diaspora et les partis politiques, entre la diaspora et le secteur prive et entre la diaspora et les villes de provinces. Récemment un investisseur de la Diaspora a la Croix des Bouquets m’a informe qu’il essayait d’investir là-bas mais confronté a des difficultés locales il ne savait pas quoi faire. Quelqu’un lui suggéra de téléphoner a M. Stanley Lucas. Ce qu’il a immédiatement fait. L’homme en question affirma que Stanley Lucas ne le connaissait pas. Il exposa le problème au téléphone. M. Lucas prit son téléphone et promit de le rappeler. Quarante huit heures après me dit-il il reçut l’appel de M. Stanley Lucas qui déjà avait fixe un rendez-vous pour lui avec le maire de la Croix des Bouquets pour les suites nécessaires. Trois jours plus tard le concerné reçut les permis nécessaires pour cette grande entreprise qui aura bientôt ses portes ouvertes a la Croix des Bouquets. L’homme est fasciné par M. Stanley Lucas qui est et reste toujours un citoyen au service de sa communauté.

stanley-lucas

Premier Ministre Laurent Lamothe, Ambassadeur Stanley Lucas, Consul General Charles Forbin

 

L’éducation Politique et débat politique

Les interventions de Stanley Lucas a la radio et la télévision sont toujours éducatifs. Plusieurs auditeurs nous ont fait savoir dès que Stanley Lucas est présent sur une station de radio ou de télévision ils prennent leur cahier pour prendre des notes. L’homme ont-ils dit contribue a notre formation et notre avancement, nous apprenons beaucoup de lui.

Stanley Luca defansè demokrasi 

M. Lucas Defenseur de la démocratie

 

Quand il fait face a ses adversaires politiques nos auditeurs décrivent la capacité démocratique de débat de M. Stanley Lucas a celle de l’équipe du football du Brésil, ils avancent que c’est du bon boul politik tèlman misye bon. Nombreux sont ceux qui l’appellent le défenseur de la démocratie. Même ceux qui ne partagent pas ses idées politiques le respectent énormément.

 

M. Stanley Lucas, le Gouvernement Martelly et les partis politiques

La compétence de M. Lucas est incontestable quand il s’agit de traiter les dossiers nationaux. Il est le reality check de ce gouvernement. Il abord sans passion les dossiers politiques, économiques et sociaux du pays avec une touche partisane intelligente. Exposant la dimension de l’héritage reçu, les solutions appliquées, les progrès et sans complexe les faiblesses et corrections a apporter. L’homme est droit et a la profil d’un homme d’état qui priorité le pays sur la partisanerie politique. Avec les chefs de fil politiques qui le respecte il est tranchant tout en donnant la main. Il pousse toujours les leaders politique, leur demandant de proposer des solutions aux problèmes du pays au lieu de se plaindre. Pour lui avec une telle approche le parti politique qu’il considère comme le poto mitan de la démocratie sera au centre du débat politique et la prise pouvoir démocratique. Ce qui n’est pas actuellement le cas

StanleyUCLAStudents

Mr. Stanley Lucas décrivant la situation d’Haiti a des etudiants de UCLA

 

M. Stanley Lucas, le secteur prive et la societe civile

M. Lucas a invite la société civile a une meilleure organisation autour de ses intérêts. Pour Lucas chaque organisation de la société civile, femmes, jeunes, avocats médecins, ingénieurs, paysans, syndicats, professeurs, droits humains etc… doit avoir un document définissant leurs besoins spécifiques. Avec ce document des besoins et un plaidoyer Lucas croit que ce serait bon pour la démocratie haïtienne que les organisations de la société civile fassent des pressions sur les trois pouvoirs de l’état et les partis politiques pour obtenir des résultats et une meilleure prise en compte de leurs priorités dans les plateformes des partis en lieu et place des accusations sans fondements et des montages politiques qui affaiblissent nos institutions. Pour lui avec une telle approche chacun serait juge sur une base de performance. Pour Lucas le secteur prive doit se moderniser, investir dans le pays, créer des emplois, faciliter plus d’accès au crédit et donner une meilleure contribution au développement économique du pays aussi bien que prendre au sérieux la responsabilité sociale de l’homme d’affaires.

 

Nous nous arrêtons la, mais nombreuses sont les autres considérations qui nous ont porte a choisir M. Stanley Lucas comme l’homme de l’année 2013. Stanley Lucas est bon, intègre, compétent, rigide et discipliné. Il pense toujours aux autres. Cette année nous avons pensé a lui. Contacte par nous M. Lucas a été étonné du choix et il a déclaré “Je suis honore et humble de ce privilege extraordinaire. Chacune de ces stations de radio font un travail extraordinaire et sont a l’avant garde du combat pour la democratie et le developpement economique de notre pays. Leurs efforts permanents pour la recherche de la verite et le traitement des vrais dossiers importants pour le peuple haïtien sont le poto mitan du systeme politique Haitien. Le travail que vous faites est le travail de Dieu”. a-t-il ajoute.

Edmond Mulet rattrapé par son passé de “trafiquant d’enfants au Guatémala”

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Écrit par Louisa Reynolds du Boston Globe et traduit par Yves Cajuste)

Un diplomate devrait être être destitué de son poste à l’ONU après enquête. C’est le titre d’un article paru sous la plume de Louisa Reynolds dans le Boston Globe de ce vendredi dans la section “OPINION”. Dans cet article, la journaliste fait état d’une enquête qui révèle qu’Edmond Mulet (le parfait diplomate et faiseur de président en Haïti) et actuel sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, a été l’objet d’une enquête, dans les années 80, pour traffic d’enfants dans son pays.

L’article du Boston Globe dans son intégralité (traduction)

Le diplomate guatémaltèque de plus haut rang à l’ONU, Edmond Mulet, a été largement considéré comme “l’honorable candidat» qui pourrait sauver le système politique de ce pays de la corruption.

Mais tout à coup, plusieurs rapports indiquant que Mulet a  fait l’objet d’investigations pour implication présumée dans le traffic d’enfants par les autorités guatémaltèques en 1981 pourraient considérablement ternir l’image de ce diplomate. Les informations contenues dans ces rapports pourraient asséner un coup sévère à la crédibilité de l’ONU en Amérique latine, étant donné que pendant des années l’UNICEF a fait du lobbying auprès du gouvernement guatémaltèque pour porter ce dernier à adopter des lois d’adoption strictes qui mettraient fin à la traite des enfants.

Guatémaltèque d’orgine française, Mulet est le Sous-Secrétaire général de l’ONU pour les Opérations de Maintien de la Paix. Il a également exprimé son intérêt pour se porter candidat à la présidence lors des prochaines élections de septembre 2015 sous la bannière du parti Todos. L’ancien président disgracié Alfonso Portillo, qui sera libéré de prison fédérale aux États-Unis le 25 février, après avoir servi moins d’un an de sa peine de six ans pour conspiration en vue de blanchir  $ 2,5 millions à travers le système bancaire américain, serait l’un des ses principaux supporteurs.

Dans les années 1980, Mulet était avocat et un candidat au Congrès pour le parti d’extrême-droite PNR. Il a également fait partie de  “Les Enfants du Soleil”, une “entreprise” d’adoption internationale qui fournisait des enfants guatémaltèques à des parents adoptifs au Canada.

En effet, selon un rapport publié par le site web guatémaltèque de journalisme d’investigation “Plaza Pública” le 30 janvier dernier, Mulet aurait employé à l’époque une femme chargée de recruiter des femmes enceintes pauvres dans les marchés du Guatémala afin de les «aider» à trouvers des foyers d’adoption pour leurs bébés”.

Les lois sur l’adoption du Guatémala exigent, entre autres choses, un rapport des  services sociaux sur l’aptitude des parents adoptifs. Généralement, ce processus peut s’échelonner sur un an.. Toutefois, le rapport sus-mentuionné affirme que  Mulet a conçu un système astucieux qui permet aux parents biologiques de signer un document accordant la garde de leurs enfants à l’entreprise “Les Enfants du Soleil”.

Des visas touristiques ont ensuite été délivrés pour les nourrissons et en seulement deux mois, ils étaient dans un avion pour le Canada.

Mulet avait été une fois emprisonné après un raid effectué par la police dans un hôtel à Guatemala City où quatre femmes canadiennes se préparaient à quitter le pays avec cinq bébés guatémaltèques, mais il a été libéré peu de temps après. Mulet a fait savoir qu’il avait été libéré de prison parce que les accusations ne reflétaient pas la réalité et que “tout ce qu’il faisait était légal”.

D’autres avocats sans scrupules allaient bientôt comprendre que les bébés guatémaltèques étaient une “denrée précieuse”. En 2008, le Guatémala était devenu le premier pays “exportateur d’enfants” dans le monde, selon l’UNICEF. La plupart des enfants ont été adoptés par des couples américains. Au fil des ans, de nombreux enfants ont été enlevés à leurs parents pour nourrir l’industrie d’adoption. Heureusement, l’approbation d’une nouvelle loi sur l’adoption en 2009 allait mettre un terme à cette pratique et mis plusieurs avocats derrière les barreaux.

Bien que l’enquête de Plaza Pública a créé le buzz sur les résweaux sociaux et réédité par les médias au Chili, au Mexique, au Pérou et au Salvador, il n’est pas  encore certain que ces révélations pourraient entraver les aspirations politiques d’Edmond Mullet.

Mais une chose est certaine: si Mulet n’est pas relevé de son poste à l’ONU, la crédibilité de l’organisation internationale au Guatémala, et dans toute la région, sera sérieusement compromise.

Le dossier de Mulet est maintenant une source d’embarras pour l’ONU, une erreur comparable à la nomination d’un baron de la drogue en tant que directeur de la DEA. L’ONU doit maintenant prendre position sur la question. Ne pas le faire serait hypocrite et pourrait sérieusement compromettre la crédibilité de l’ONU au Guatémala et en Amérique latine, conclut la journaliste Louisa Reynolds dans cet article paru dans le Boston Globe de ce vendredi.

Le rétablissement de Chavez s’annonce “complexe”, selon Caracas

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

CARACAS (Reuters) – Hugo Chavez se trouve dans un état “complexe” et devrait connaître un rétablissement difficile après l’opération subie à Cuba en raison d’une récidive de son cancer, a déclaré mercredi le vice-président vénézuélien Nicolas Maduro, en lançant un appel à l’unité du pays.

Dans une allocution télévisée, le vice-président, le visage grave, a exhorté ses compatriotes à s’unir par la prière avec le chef de l’Etat, âgé de 58 ans, et à garder espoir.

“L’opération d’hier a été complexe, difficile et délicate et le processus post-opératoire sera aussi complexe et difficile”, a déclaré Nicolas Maduro, qu’Hugo Chavez a publiquement désigné samedi comme son successeur préféré si jamais il venait à ne plus être en mesure d’assumer ses fonctions.

Flanqué des ministres revenus de Cuba la nuit précédente après avoir accompagné Hugo Chavez sur place, Nicolas Maduro n’a fourni aucune précision d’ordre médical sur l’état du président.

Il a toutefois évoqué des temps “difficiles” à venir.

Le gouvernement semble d’ailleurs préparer avec prudence la population vénézuélienne au pire.

Dans un communiqué, le ministre de l’Information invite ses compatriotes à croire en un retour d’Hugo Chavez au Venezuela.

“Si ce n’est pas le cas, notre peuple doit être prêt à le comprendre. Il serait irresponsable d’occulter le caractère délicat du moment présent et des jours à venir”, écrit Ernesto Villegas.

Des partisans d’Hugo Chavez participent à des veillées de prières à travers le pays tandis que l’opposition au dirigeant socialiste lui a adressé des voeux de bon rétablissement.

Le président équatorien Rafael Correa a pour sa part affirmé que son homologue vénézuélien allait “bien même si l’opération a été compliquée”.

L’intervention subie mardi par Hugo Chavez est la quatrième en dix-huit mois pour un cancer récurrent dans la région pelvienne et elle pose à nouveau la question de la capacité du chef de l’Etat, tout juste réélu en octobre pour un mandat de six ans, à assumer un pouvoir qu’il occupe depuis 14 ans.

Le gouvernement vénézuélien a assuré mardi soir que l’opération de six heures s’était achevée “correctement par un succès”.

ÉLECTIONS RÉGIONALES

L’absence de détails précis laisse toutefois les Vénézuéliens dans l’incertitude et l’opposition a dénoncé un manque de transparence.

La perplexité est aussi de mise dans l’ensemble de l’Amérique latine, où les réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes du monde, ont permis à Hugo Chavez de soutenir les alliés de sa “révolution bolivarienne”.

Le régime communiste cubain en particulier dépend fortement des plus de 100.000 barils de pétrole que lui fournit chaque jour le Venezuela.

La situation est aussi observée avec attention à Washington après 14 années d’hostilité entre les Etats-Unis et le Venezuela.

Hugo Chavez espère être revenu dans son pays pour le début officiel de son nouveau mandat le 10 janvier mais les autorités n’ont avancé aucune date pour son éventuel retour à Caracas.

En attendant, Nicolas Maduro, qui est aussi ministre des Affaires étrangères, assume la direction du pays à titre intérimaire.

Cette récidive de cancer renforce les enjeux des élections régionales prévues dimanche, au cours desquelles les partis politiques vont tenter de mesurer leurs forces.

Le scrutin sera particulièrement observé dans la province de Miranda, où l’opposant Henrique Capriles, battu par Hugo Chavez à la présidentielle d’octobre, va tenter de conserver son poste de gouverneur.

Les sondages prédisent un scrutin serré face à l’ancien vice-président Elias Jaua.

Henrique Capriles doit absolument l’emporter s’il souhaite conserver sa stature de candidat naturel de l’opposition à une éventuelle élection présidentielle anticipée que rendrait nécessaire l’état de santé d’Hugo Chavez.

Avec Marianna Parraga, Eyanir Chinea, Mario Naranjo et Efrain Otero, Pascal Liétout et Bertrand Boucey pour le service français

Catts Pressoir avait soif de la rentrée

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Valéry DAUDIER vdaudier@lenouvelliste.com

Le collège Catts Pressoir a eu une rentrée scolaire bien particulière. Pour la première fois, des élèves de 11 à 13 ans, musiciens de la fanfare du collège, ont exécuté l’hymne national et celui du collège pour le bonheur des centaines de parents présents. Les responsables en ont profité pour inaugurer un nouveau pavillon dont l’électrification a été réalisée par des élèves de la classe terminale.

Les élèves du collège Catts Pressoir ont répondu en grand nombre à l’appel dès la première journée de la rentrée des classes, le 1er octobre 2012. Visiblement, les écoliers attendaient impatiemment ce retour à l’école qui devait avoir lieu le 3 septembre dernier, mais qui avait été reporté. Le directeur de l’école, Guy Etienne, est catégorique. Il n’a pas apprécié la décision du gouvernement de réduire le nombre de jours de classe.

« Depuis les quatre dernières années, la rentrée des classes est retardée pour des raisons purement politiques. La formation des jeunes semble être prise en otage pour satisfaire des intérêts personnels », a déclaré M. Etienne, soulignant que la réduction du nombre de jours de classe « éloigne notre pays de la compétitivité internationale ».

« Tout semble se liguer pour faire comprendre à nos enfants que leur formation n’a aucune valeur dans la construction de leur avenir. Il est  tout à fait compréhensible, mais non admissible que notre pays, si riche en potentiel de toute sorte, sombre encore dans un sous-développement qui, semble-t-il, fait le bonheur de certains », a ajouté l’éducateur.

L’année dernière, a-t-il fait remarquer, l’école avait eu l’autorisation de fonctionner en septembre. « Mais, cette année, malgré toutes nos démarches, les responsables ont systématiquement refusé que les écoles haïtiennes ouvrent leurs portes, et…sans aucune explication », regrette Guy Etienne, qui a voulu quand même rassurer les centaines de parents présents d’une formation toujours de qualité pour leurs enfants.

« L’expérience a montré que nous sommes toujours prêts, quelle que soit la date de réouverture officielle des classes, à offrir le minimum à nos élèves ; en même temps, nous ne sommes jamais prêts vu que nous rêvons toujours d’offrir le maximum à nos enfants », a fait savoir le directeur du collège Catts Pressoir.

« Nous avons développé des stratégies qui nous permettront de respecter nos engagements envers les parents et les élèves, et particulièrement, de couvrir les programmes de cours prévus pour l’année », a-t-il assuré au cours de cette cérémonie.

Nouveau pavillon, meilleur confort

Pour la nouvelle année scolaire, les élèves ont été à nouveau mis en garde. Et pour combler le retard, les élèves des classes d’examens (6e année, 9e année, première et terminale) ne chômeront pas les samedis. Ils auront des tests « en vue de permettre aux enseignants concernés d’utiliser les heures de contrôle en salle de classe pour avancer avec des programmes en application ».

« La discipline est le facteur indispensable à tout succès », a rappelé Guy Etienne, qui ne pouvait pas cacher sa satisfaction en inaugurant un nouveau pavillon de la section primaire de l’école qui a été endommagée par le tremblement de terre. « Nous [Guy et son épouse] avons dû hypothéquer notre maison pour construire ce bâtiment », a confié l’éducateur.

« Aujourd’hui, c’est avec fierté que nous vous annonçons que l’électrification de ce nouveau pavillon a été réalisée par des élèves de la classe terminale », s’est réjoui le directeur de l’école, qui a remis des certificats aux trois jeunes électriciens pour leur travail.

Voir des écoliers âgés entre 11 et 13 ans en train d’exécuter l’hymne national ainsi que celui du collège a été sans nul doute l’un des moments les plus forts de la matinée du lundi 1er octobre 2012. « On a voulu organiser une rentrée grandiose en réaction à ce mois de retard, et faire comprendre aussi aux élèves la valeur de l’école, que c’est un endroit agréable à vivre », a soutenu Guy Etienne, heureux de faire des rêves toujours « lucides ».

Credit: le Nouvelliste

Vidéo- Samuel Lee Jackson secoue les électeurs américains

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Fidèle soutien de Barack Obama, Samuel L. Jackson scande «Wake the fuck up!», littéralement «Bougez-vous les fesses» pour rester poli, aux Américains pour qu’ils se déplacent aux urnes le 6 novembre prochain et fassent réélire le président sortant.

L’acteur fétiche de Quentin Tarantino Samuel L. Jackson, a bien compris que le deuxième adversaire de Barack Obama, après Mitt Romney, le candidat Républicain, sera le taux d’abstention, important, qui sévit depuis longtemps aux Etats-Unis. Pour rappel, seulement 60,8% des électeurs potentiels s’étaient déplacés jusqu’aux urnes aux élections présidentielles de 2008. Le bad boy du grand écran a donc décidé d’employer les grands moyens et vient de publier sur la toile une vidéo de plus de 3 minutes dans laquelle il incite tous les électeurs à se bouger le 6 novembre pour ne pas laisser Mitt Romney l’emporter.


 

Dans la vidéo mise en scène dans un esprit conte de fées, l’acteur vient au secours de Little Suzy, une petite fille qui, effrayée à l’idée que Mitt Romney l’emporte aux élections présidentielles, ne parvient pas à trouver le sommeil. Tour à tour, elle vient trouver ses parents, ses frère et sœur et ses grand-parents pour tenter de les convaincre de s’intéresser à la campagne présidentielle. Peine perdue: face à ses parents fatigués et avachis sur le canapé devant la télévision, son frère et sa sœur qui ont tous les deux mieux à faire, et ses grand-parents sur le point de s’octroyer un bon moment, elle n’obtient aucun réconfort.


 

«Wake the fuck up!», martèle alors énergiquement Samuel L. Jackson, bien décidé à motiver tous les membres de la famille, sans exception. «Désolé, mes amis, mais on n’a pas le temps de s’endormir/ Un millionnaire intouchable vient de déclarer la guerre. (…) Sur l’école, l’environnement, les syndicats, un salaire équitable, on se retrouvera tout seul si Romney réussit, et il est contre la protection sociale: si vous tombez, pas de chance. Donc je vous conseille vivement de vous bouger les fesses», adjoint-il aux parents, son béret habituel collé au front. «Ecoute ta petite sœur, bouge-toi les fesses!» puis, aux grand-parents: «Non, ça ne peut pas attendre! Vous êtes concernés. Romney et Ryan (son colistier) vous sucreront Medicare!» (programme de couverture maladie incluant les plus âgés).


 

Alors, que faire pour calmer enfin la colère de Samuel L. Jackson? «Mais p….., dites non!», s’exclame l’acteur, effaré par tant de désintérêt et de nonchalance, en fin de vidéo. Et il ne semble plus vraiment loin d’aller réveiller un à un tous ses compatriotes dans la rue, s’il le faut… Amis américains, vous voilà prévenus.

L’avance d’Obama sur Romney se réduit à cinq points

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

WASHINGTON (Reuters) – L’avance de Barack Obama sur Mitt Romney s’est réduite à cinq points dans les intentions de vote pour l’élection présidentielle du 6 novembre aux Etats-Unis, montre vendredi le sondage quotidien Reuters/Ipsos.

A l’approche du premier débat entre les deux candidats mercredi à Denver, le président démocrate recueille 47% d’intentions de vote parmi les électeurs probables, contre 42% pour son rival républicain.

La veille, l’avantage de Barack Obama était de sept points (49% contre 42%).

“Je ne pense pas que ce soit un gros souci pour Obama, mais cela va dans le sens de ce que nous ne cessons de répéter: cela va être un scrutin serré”, a commenté Julia Clark, de l’institut Ipsos.

John Whitesides, Bertrand Boucey pour le service français

Michelle Obama bat le rappel pour son mari

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

CHARLOTTE, Caroline du Nord (Reuters) – Michelle Obama a reconnu mardi que le changement promis par son mari il y a quatre ans avait mis du temps à se concrétiser mais elle a exhorté les Américains à accorder au chef de la Maison blanche un nouveau mandat pour relancer l’économie américaine.

“Il me rappelle que nous sommes engagés dans une course de longue haleine et que le changement est difficile, que le changement est lent et qu’il n’arrive jamais immédiatement”, a déclaré la Première dame des Etats-Unis devant la convention démocrate à Charlotte, en Caroline du Nord. “Mais nous y arriverons, nous y arrivons toujours.”

La populaire épouse de Barack Obama était la principale oratrice de cette première journée de la convention démocrate, dont le point d’orgue sera jeudi le discours du président sortant.

Barack Obama espère que ce grand rassemblement démocrate en Caroline du Nord lui permettra de réveiller la ferveur qui avait marqué sa campagne victorieuse de 2008 malgré la persistance des difficultés économiques aux Etats-Unis, avec notamment un taux de chômage à 8,3%.

Cette première journée a permis aux démocrates de mettre en scène leur avantage sur les républicains auprès de différentes parties de l’électorat jugées cruciales pour l’issue du scrutin présidentiel du 6 novembre: les femmes, les Hispaniques et les Afro-Américains.

Tous les intervenants ont pris pour cible Mitt Romney. Michelle Obama elle-même a paru décocher, sans toutefois le nommer, des petites piques au candidat républicain, notamment sur son patrimoine.

“Pour Barack, le succès n’est pas ce que vous gagnez, mais la différence que vous faites dans la vie des gens”, a-t-elle dit.

La First Lady s’exprimait une semaine après la femme de Mitt Romney, Ann, qui a tenté lors de la convention républicaine de dévoiler une facette plus humaine de son mari, décrit par ses détracteurs comme un multimillionnaire déconnecté des réalités ().

SOIRÉE DES FEMMES

L’un des intervenants les plus offensifs envers Mitt Romney a été Harry Reid. Le chef de file de la majorité démocrate au Sénat a une nouvelle fois reproché au candidat républicain son refus de publier davantage de déclarations de patrimoine.

“Mitt Romney dit que nous devons le croire sur parole quand il dit qu’il a payé sa juste part? Sa parole? La confiance naît de la transparence et Mitt Romney n’est pas à la hauteur sur ces deux plans”, a lancé Harry Reid.

La soirée a été en grande partie consacrée aux femmes, un électorat largement favorable aux démocrates, d’autant plus après les propos du républicain Todd Akin au sujet du “viol véritable”.

Le camp républicain a riposté en accusant les démocrates de mettre en avant ces thèmes de société afin de détourner l’attention de la situation économique.

“Lors de la première soirée de la convention du président Obama, pas un seul intervenant n’a prononcé les mots: ‘la situation des Américains est meilleure qu’il y a quatre ans’”, a dit Andrea Saul, porte-parole de Mitt Romney.

Les démocrates se sont pourtant employés mardi à défendre le bilan du président sortant, marqué notamment par la mort d’Oussama ben Laden ou encore le sauvetage de l’industrie automobile. La tâche est en particulier revenue à l’une des étoiles montantes du parti, Julian Castro, maire de San Antonio.

“Il y a quatre ans, l’Amérique était au bord de la crise”, a dit Julian Castro. “Malgré des écueils incroyables et une opposition républicaine unie, notre président a agi. Et aujourd’hui, nous avons assisté à la création de 4,5 millions d’emplois.”

Alors que dans le camp démocrate les inquiétudes grandissent face à ce qui s’annonce comme un scrutin serré entre Mitt Romney et le chef de la Maison blanche, Michelle Obama a exhorté les militants à se rassembler derrière son mari.

“Nous devons travailler comme jamais auparavant et nous devons une fois encore nous rassembler et nous dresser pour l’homme en lequel nous pouvons croire pour faire avancer ce pays, mon mari, notre président, Barack Obama”, a-t-elle déclaré.

La vedette de la journée de mercredi à Charlotte sera l’ancien président Bill Clinton, incarnation de la vigueur économique des années 1990.

Marine Pennetier et Bertrand Boucey pour le service français

Bill Clinton prend la défense de Barack Obama à Charlotte

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

CHARLOTTE, Caroline du Nord (Reuters) – L’ancien président américain Bill Clinton a prononcé mercredi soir un vibrant plaidoyer en faveur de Barack Obama et s’est livré à une attaque en règle du candidat républicain Mitt Romney lors d’un discours qui a galvanisé la convention démocrate.

L’intervention de Bill Clinton, qui incarne la vigueur économique des années 1990, était l’un des temps forts de la deuxième soirée de la convention qui se tient à Charlotte (Caroline du Nord) jusqu’à jeudi.

Barack Obama, qui doit prononcer jeudi soir le discours de clôture, a été officiellement investi en fin de soirée par le parti démocrate pour l’élection présidentielle du 6 novembre.

Près de douze ans après avoir quitté le pouvoir, Bill Clinton a montré qu’il n’avait rien perdu de sa verve devant les 6.000 délégués démocrates réunis dans le Time Warner Cable Arena.

Barack Obama ne peut pas être tenu responsable de la situation économique dont il a hérité à son arrivée à la Maison blanche en 2009, a-t-il martelé.

“Ecoutez-moi maintenant”, a déclaré Bill Clinton, à la tête de la Maison blanche entre 1993 et 2001. “Aucun président, ni moi ni aucun de mes prédécesseurs n’aurait pu réparer complètement en seulement quatre ans les dégâts qu’il a trouvés” à son arrivée.

L’ancien président américain a souligné l’importance de la réélection de Barack Obama dont le maintien au pouvoir est selon lui crucial pour l’économie américaine.

Si les Américains “renouvellent le contrat du président, vous allez le sentir”, a dit Bill Clinton qui a été chaudement applaudi par les milliers de militants démocrates.

“Le fait que le peuple américain croit ou non ce que je viens juste de dire pourrait faire l’élection. Je veux juste que vous sachiez que j’y crois. J’y crois de tout mon coeur”, a-t-il conclu avant d’être rejoint sur scène par le président américain.

POINT PAR POINT

Une semaine après la convention républicaine à Tampa en Floride, Bill Clinton avait un peu plus tôt rejeté point par point les arguments et les critiques du clan républicain sur la gestion économique d’Obama.

“A Tampa, l’argument républicain contre la réélection du président était assez simple : nous lui avons laissé un désordre total, il n’a pas fini de tout nettoyer, donc virez-le et remettez-nous à sa place”, a-t-il dit.

“Je préfère l’argument pour la réélection du président Obama. Il a hérité d’une économie profondément dégradée, interrompu sa chute, commencé la longue route vers le redressement et jeté les bases d’une économie plus moderne, plus équilibrée qui produira des millions de nouveaux emplois, de nouvelles entreprises dynamiques et de nombreuses nouvelles richesses pour les innovateurs”, a-t-il ajouté.

Les électeurs américains ont le choix entre Barack Obama et son vice-président Joe Biden, et une approche économique républicaine qui comprend plus de réductions d’impôts pour les plus riches, a résumé l’ancien chef d’Etat âgé de 66 ans.

Marine Pennetier pour le service français

Bill Clinton, grand maître et enchanteur

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
LE 6 SEPTEMBRE 2012 9H24 | PAR 
PHILIPPE COSTE

Pour ce bonheur là, la foule s’entassait déjà trois heures avant dans les coursives de la Time Warner Arena de Charlotte, tandis que les pompiers bloquaient un moment l’entrée principale, de crainte que la marée du public ne compromette la sécurité des gradins. Nostalgie des années fastes et de cette voix de confident savamment éraillée par l’expérience… Fascination pour le dernier grand conteur d’histoire de la nomenklatura démocrate.

Bill, aminci depuis son triple pontage,  toison blanche de notable, peut encore,  tout statufié qu’il est,  poser depuis la tribune sa grosse patte chaleureuse dans le dos de chacun de ses millions d’admirateurs, et d’autant d’électeurs angoissés par l’issue de novembre, pour rassurer, réchauffer, revigorer; pour décrypter la stratégie ennemie, accomplir enfin ce qu’aucun lieutenant d’Obama, pas même le Président lui-même, n’a encore réussi : expliquer, lancer l’offensive des résultats et des données chiffrées, égrainer en pédagogue roué les réponses au feu nourri des accusations républicaines.   »Il est le seul à pouvoir rendre la substance exaltante » confirme Paul Begala, l’un des stratèges des élections de 1992.

Et certes :  Le chômage, décrit par Romney comme la faute de démocrates ignares ou hostiles au business ? Clinton rappelle que depuis 1961, deux fois plus d’emplois (42 millions) ont été créés sous les présidences démocrates que durant celles de républicains. Obama, en quatre ans, a vu, effectivement, l’économie générer 4,5 millions de nouvelles embauches. Le projet fiscal ? Le tuteur en chef s’en tient à « l’arithmétique », confirmée par les experts de Businessweek : Les 5 000 milliards de dégrèvements fiscaux pour les plus hauts revenus promis par le candidat républicains ne peuvent être compensés par la suppression de niches fiscales sans résulter par une augmentation des impôts de l’Américain moyen.

Clinton passe en revue les doubles jeux et les incantations de Romney, les menaces pour l’assurance santé des personnes agées, et la couverture des plus faibles et des handicapés., et les acquis évidents, comme la couverture de millions de jeunes par l’assurance de leurs parents. Un démocrate convainc enfin, martèle le bon droit et les vérités d’un électorat longtemps sur la défensive. Le miracle se produit.

Mais pour amener sur scène l’enchanteur, Obama a du lui offrir ce qu’il n’avait pas même concédé à sa femme Michelle mardi soir : Le président vient à sa rencontre à la fin du discours, et leur accolade scelle une réconciliation propice au ralliement des électeurs indépendants en novembre.

A entendre Clinton décrire Obama « comme « cool » au dehors, mais enflammé pour l’Amérique à l’intérieur », à voir l’un l’ égo le plus radiant de l’histoire politique reconnaître « qu’aucun président, pas même moi, n’aurait pu réparer une économie aussi dégradée en si peu de temps », on ne peut qu’admirer le chemin parcouru depuis 2008 par les deux ennemis d’hier.

Depuis ses débuts en politique, dans les années 90, Barack Obama n’avait cessé de critiquer les compromis de Clinton avec les républicains sur la question de l’assistance sociale. Sa rancœur s’expliquait aussi par le soutien de Bill, en 2000, à son adversaire démocrate lors des primaires pour les élections locales du South Side de Chicago. L’ex président, pour sa part, avait réagi avec fureur aux attaques du jeune sénateur d’Illinois contre Hillary lors des primaires de 2008. Mais ce Président a embauché des anciens de son administration, et même sa femme comme secrétaire d’Etat, dès son entrée en fonction. Et mieux, il a prêté allégeance, invitant en septembre 2011 celui qu’il décrivait comme un démocrate de droite, à lui prodiguer ses conseils lors d’une partie de golf  près de la base aérienne d’Andrews.

Bill a depuis participé à près d’une dizaine de galas de levée de fonds pour Obama, accepté d’accoler sa marque infaillible et sa popularité incomparable à celle d’un Président menacé. Espère t-il ainsi, damer le chemin pour une élection d’Hillary Clinton en 2016 ? Son message, ce soir était, en tout cas, simple, fut-il paternel et un rien impérieux : « Je veux que Barack Obama soit le prochain président des Etats-Unis »

Une élue d’origine haïtienne vedette de la convention républicaine

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

L’élue américaine d’origine haïtienne Ludmya Bourdeau Love, dit Mia Love, sera l’une des oratrices vedettes de la convention républicaine en Floride. Elle prendra la parole en prime time au 2e jour du congrès, qui s’ouvrira ce mardi, juste avant le conférencier d’honneur, le gouverneur Chris Christie.

Ludmya Bourdeau Love,  peut devenir la première femme noire à représenter le Parti républicain au Congrès. Actuel maire de Saratoga Springs, elle affrontera dans les élections de novembre prochain, le démocrate Jim Matheson pour le poste de représentant du district d’Utah au Congrès.

Pour l’instant, selon la presse américaine, les deux candidats sont à égalité dans les sondages. Certains analystes estiment, cependant, que la candidate républicaine à la possibilité de devancer son rival à la suite du congrès du Parti républicain cette semaine.  Le fait que la candidate est nominée pour prendre la parole au plus important rassemblement de son parti est la preuve qu’elle gagne du terrain. Certains analystes, rapporte la presse internationale, font le parallèle entre son discours  et celui de Barack Obama au congrès des Démocrates à Boston en 2004.

Déjà, l’étoile montante du Parti républicain a reçu le support d’éminentes personnalités, dont Mitt Romney, le candidat républicain à la Maison-Blanche,  son épouse Ann, Condoleezza Rice, l’ancienne secrétaire d’Etat américaine, John Boehner, le président de la Chambre des représentants et le sénateur John McCain, ancien candidat dudit parti à la Maison-Blanche.

Mia Love est née à New York, Brooklyn, en 1975 de parents haïtiens ayant immigré aux Etats-Unis en 1973. Diplômée en Beaux-Arts de l’Université Hartford, elle a travaillé au Sento Corporation, à la Société Ecopass et comme hôtesse de l’air à Continental Airlines. Mariée avec Jason Love, Mia Love est mère de trois enfants.

PJ
 
 
Credit : Le Nouvelliste