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Wendyyy, la nouvelle étoile du rap

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Sa hardiesse, son nom, et ses lyrics font de lui le sujet des jeunes mélomanes d’aujourd’hui. Wendyyy est dans nos murs, et il entame une tournée enrichissante, la première de sa carrière. Le jeune haïtien qui vit en Guadeloupe a reçu un accueil digne du king qu’il se dit être, et qu’il doit prouver pendant son séjour.

Son nom est Duvert Wendy. Il est né à Léogane le 23 mars 1989. À treize ans, il immigre à la Guadeloupe où il continue ses études classiques. A l’école, Wendy est un élève appliqué qui se fait remarquer parmi les deux meilleurs élèves de sa classe. Pourtant, c’est un enfant turbulent, enquiquineur. Il est élevé avec un frère et une sœur dans une famille à revenus moyens qui fait de son mieux pour assurer l’instruction de leurs enfants.

Se décrivant come un sage, gentil, sensible et respectueux, Wendy fait ses débuts en 2003, dans une cour de récréation. « Il y avait toujours un freestyle session aux heures de récréation. Les élèves apportaient tout le matériel nécessaire pour le son. Un jour, j’ai décidé de participer, j’ai chauffé la cour. Le lendemain tous mes camarades m’attendaient encore et voila ! En moins d’une semaine j’étais le chouchou de l’école et décidai de mettre sur pied un studio. »

Ce succès inattendu n’est pas sans conséquences sur les résultats scolaires de Wendy, la musique était devenue sa seule passion, il ne passe pas deux heures sans qu’il ne soit dans son petit studio. En 2005, l’artiste fait sa première apparition sur scène au 590 Jarry, un night club qui restera à jamais dans sa mémoire. Conscient de ses faibles résultats à l’école, Wendy prend du recul sans pour autant arrêter d’écrire. 2006, il diffuse sa première musique sans grand succès. Un an après, « Traka » lui présente comme un artiste authentique aux yeux des internautes qui visitent sa page youtube. L’impact de « Traka » est si grand qu’il décida de l’ajouter à son nom d’artiste, et d’en faire le nom de son studio. Duvert Wendy devient Wendyyy Traka, un jeune artiste qui essaie de se lancer.

En Guadeloupe, comme c’en est le cas dans le reste des Antilles, le rap n’a pas une grande considération. Le compas, le dance hall, le zouk occupent les principaux canaux de diffusion, ses confrères là-bas le soutiennent, mais ce n’est pas suffisant. Wendyyy Traka amplifie sa notoriété, il s’ouvre au marché du HMI. Haïti est beaucoup plus ouvert, il en fait sa nouvelle cible.

Le public haïtien aime ce qu’il chante, il rappelle un peu G-Bobby Bon Flow avec ses mots truculents, une façon de chanter qui lui est sienne. Wendyyy est original. Ses textes parlent de lui comme beaucoup des rappeurs de sa génération. Il s’autoproclame Roi (King), s’en fout des secteurs et des labels, il ne porte pas de mouchoir, n’est ni blood, ni mafia, il se dit unique, d’un talent inégalable. Wendyyy fait aussi honneur à la femme dans une musique titrée « Ou dwe respekte fanm » ; il déclare sa foi en Dieu dans « The prayer » ; et parle peu des autres sujets sinon que de lui et de son talent.

Rentré, en Haïti le jeudi 2 août dernier, il enflamma un club à Carrefour vendredi et le Parc Midoré samedi avant sa grande déception dimanche à Mango’s Lounge où moins de cent personnes ont fait le déplacement. « Il y a eu un problème de planification, nous a-t-il. J’ai deux affiches à Mango’s l’une le 5 et l’autre le 11 ; la promotion a été faite pour l’une et non pour l’autre. Je reste confiant et samedi les Pétionvillois auront pour leur compte. » 

Actuellement au Cap-Haïtien pour sa première prestation en province, Wendyyy s’est prononcé sur sa séparation avec Abdias Laguerre, son manger. L’artiste précise : « On n’a pas pu nous entendre. Abdias allait être plus qu’un manager, il voulait, comme disait-il quelque chose de très commercial. Selon lui, certaines de mes chansons doivent être revues. Moi, je chante ce que je vis, mes émotions, ma conception des choses. A partir de cette différence, on a tout cessé. Je ne veux pas être sous un label, je n’ai besoin que de quelqu’un qui puisse me représenter.» Avec Yves Paul Démesmin, son nouveau manager, à ses côtés, Wendyyy attend la fin de cette tournée pour se pencher sur la démo qui annoncera son premier album. Trois vidéos seront tournées, y compris celle avec Mac-D. Paul reconnaît que Wendyyy n’est pas facile à gérer, mais que c’est un honneur de travailler  avec lui. « L’artiste est bon  et le public l’adore. Nous avons un agenda rempli, vingt dates sont déjà retenues et d’autres sont en cours de traitement. »

Les préférences de Wendyyy Mes artistes préférés sont G-Bobby et Beken. J’aime K-libr pour ses textes, et MRJ pour son authenticité. Je dessine assez bien, fais de l’infographie et joue au basket-ball. Je ne suis pas attaché à la mode mais on voit que j’ai du swagg. Côté coeur, j’ai une petite amie à New jersey. Sachez aussi que je ne me base pas sur l’aspect physique d’une fille, je préfère celles qui sont intelligentes. J’ai un secret : je mange beaucoup.

Plésius Junior LOUIS (JPL 109) junior.jpl007@yahoo.fr

Credit : Ticket Magazine

T-Vice, 20 ans déjà !

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Propos recueillis par Daphney Valsaint Malandre

Août 1992 – août 2012 : T-Vice, au mieux de sa forme, célèbre ses 20 ans d’existence. Du sous-sol de leur maison à Morne Calvaire aux bals de graduation en passant par les fêtes de salon, Roberto et Reynaldo Martino ont parcouru bien du chemin avant de pouvoir s’ériger en « Mèt beton » sur le Champ de Mars. Soutenus dès le début par leur mère et manager Jessie Alkhal, ils ont été accompagnés d’amis, Dimitri Craan, Fritz Joassin, Eric Emile, James Cardozo et Gérald Kébreau, qui sont vite devenus des frères avec lesquels ils ont formé le groupe T-Vice. D’autres, en l’occurrence Olivier Duret, Eddy Viau et Ti-Pierrot Alkhal les ont rejoints en cours de route. 8 albums studios, de nombreux vidéos et albums live, une multitude de prestations plus tard, le groupe n’a cessé de gagner du terrain. Roberto Martino, lead vocal du groupe, revient sur ces 20 ans de succès continu mais surtout de dur labeur.

1992 – 2012. Que de chemin parcouru par le groupe ! Quels sont les sentiments qui vous animent pendant que vous célébrez ce 20e anniversaire ?

De la fierté et beaucoup de joie ! Il n’a pas été facile de survivre dans l’industrie musicale haïtienne où il y a tellement d’obstacles et de déceptions. Mais on a réussi !

Citez-nous certaines des grandes réalisations du groupe au cours de ces 20 ans d’expérience.

On a réussi à s’ériger comme « Mèt beton ». Il s’agit là d’un point extrêmement important. Mais aussi, on a beaucoup joué à l’extérieur du pays. On a été le premier groupe konpa de la nouvelle génération à jouer au Panama, en Hollande, en Suisse et en Belgique. Il en a été de même en Nouvelle-Calédonie et à Bercy, en France. Cette dernière prestation m’a particulièrement marqué. On était le premier groupe haïtien à y performer et la réaction du public a été plus que positive !

Vous êtes sortis de très loin pour arriver là où vous êtes aujourd’hui. Comment y êtes-vous parvenus ?

On a toujours employé notre propre stratégie, qui consiste en un savant mélange  de discipline et des différentes innovations qu’on n’a pas arrêté de faire. On est aussi toujours restés humbles et ouverts aux critiques et suggestions.

T-Vice est resté soudé pendant que d’autres groupes se sont formés, reformés ou démantelés. Comment avez-vous réussi ce tour de force ?

Notre force réside dans la façon dont nous abordons le business. On considère T-Vice comme une institution. On vit comme des frères et on s’assure de faire passer les besoins et les intérêts du groupe avant ceux des différents membres. Il n’a jamais été question pour aucun de nous de s’investir dans une carrière solo ou autre, par exemple. Et aussi, on n’a jamais cessé d’innover et on tient toujours compte des suggestions que nous font les fans.

T-Vice est aussi soumis à beaucoup de pression de la part de ses compétiteurs. Comment gérez-vous cela ?

La compétition est très rude et nos compétiteurs travaillent ardument. Mais cela ne fait que nous motiver davantage. Cela nous encourage à travailler encore plus dur et à continuer à offrir ce qu’il y a de meilleur à notre public.

T-Vice est au sommet de sa forme en ce moment. Ses musiciens ont certes mûri au cours des 20 dernières années, mais quand même ils ne sont plus tout jeunes. Songez-vous à mettre du sang neuf au sein de groupe ?

Quand les gens entendent que T-Vice a 20 ans, ils ont tendance à penser que les musiciens du groupe sont vieux. Ce n’est nullement le cas. On est majoritairement en plein dans la trentaine au sein du groupe. Ti Eddy et Sonson ont d’ailleurs 25 à 26 ans. On a commencé très tôt et on est tous encore très jeunes. On a encore le temps de tirer profit de nos expériences et surtout d’en faire de nouvelles.

Le groupe T-Vice a offert son soutien au président Michel Martelly lors des dernières élections. Il se dit qu’en raison de cela, le groupe a bénéficié d’un traitement de faveur aux 2 carnavals. Qu’en dis-tu ?

On a de bons rapports avec le président. On ne le nie pas. Je déplore simplement que certains utilisent ce fait pour expliquer leurs échecs. Nous ne sommes d’ailleurs pas le premier groupe qui entretienne de bonnes relations avec un président. Djakout Mizik, par exemple, a été dirigé par le commandant de la CIMO. Toutefois, ces accusations ne sont nullement fondées. T-Vice a eu les mêmes équipements, le même char et la même sonorisation que Djakout # 1, notre rival attitré. Musicalement, on a fait nos preuves et seuls les mauvais perdants ne voudront pas l’admettre.

Au fil des années, le groupe T-Vice a fait l’objet de nombreuses autres accusations. Comment vivez-vous cela ?

Il est normal qu’un groupe qui est resté aussi populaire durant toutes ces années fasse l’objet de controverses. Ils sont nombreux à espérer qu’on finira par échouer.  C’est d’ailleurs dans le but de nous voir toucher le fond qu’ils font circuler toutes ces rumeurs. Nos moindres faits et gestes sont surveillés, commentés et souvent mésinterprétés. Les erreurs qu’on pardonne volontiers à d’autres ne nous sont pas pardonnées. Lorsqu’un groupe totalise une moyenne de 8, on lui accorde facilement 10. Mais, lorsqu’il s’agit de T-Vice,  nous devrions mériter 30 pour qu’on  nous accorde 10. Rien n’est facile pour nous. Nous devons constamment nous surpasser pour obtenir le crédit que nous méritons.

T-Vice est désormais un ténor de la musique haïtienne qui a fait ses preuves. Quels conseils donneriez-vous à un jeune groupe qui essaie de se lancer dans le monde musical ?

Toujours rester humble, mais aussi travailler et croire en leur potentiel ! Certains jeunes pensent que la drogue peut les aider à trouver de l’inspiration. C’est entièrement faux. On peut réaliser de grandes choses sans être sous l’influence de la drogue. Il leur faut aussi toujours croire en leurs rêves et toujours tâcher de présenter quelque chose de différent. Ce petit quelque chose de différent fera leur originalité et portera  les autres à les apprécier. Outre cela, il y a aussi la discipline qui est indispensable à un groupe qui veut percer.

Y a-t-il quoi que ce soit d’autre que vous souhaitez accomplir avec le groupe ?

Il y’a tellement de choses que l’on rêve d’accomplir. J’aimerais contribuer à donner au konpa l’essor que le reggaeton a eu quelques années plus tôt. Je voudrais que les musiques de T-Vice ou de n’importe autre groupe à tendance konpa tournent sur les grandes stations de radio américaines comme Power 96. On travaille justement dans ce sens en essayant d’obtenir de nombreuses collaborations qui pourraient apporter plus de visibilité à la musique haïtienne. Mais entre-temps, on travaille sur un nouvel album qui devrait être disponible avant la fin de l’année.

Qu’avez-vous prévu pour la célébration de votre anniversaire ?

La véritable fête c’est le 7 août, en souvenir de notre première prestation à l’hôtel El Rancho. On a prévu un ensemble de festivités réunies sous le terme de « T-Vice, 20 ans déjà » qui se tiendront pendant tout le reste de l’année en Haïti, à Boston, à Montréal et un peu partout où nos fans se trouvent.

Propos recueillis par Daphney Valsaint Malandre
Credit: Ticket Magazine

Les rythmes haïtiens s’essouflent

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Les méringues ont beau réjouir les milliers de festivaliers durant ces trois jours gras, la musique haïtienne fait aujourd’hui face à un défi de taille : la jeunesse est de moins en moins intéressée aux rythmes locaux.  « Aujourd’hui, dans les night-clubs, il est plus facile de faire salle comble avec une soirée de dj qu’avec un bal de compas », a analysé Lyonel « Ti Lion » Guillaume, animateur vedette de l’émission Plateforme Magik. Le compas est en train de s’écrouler sous son propre poids “, avait déploré aussi, le mois dernier, Clément « Keke » Bélzaire, guitariste de Mizik Mizik. Et à entendre les récentes complaintes de pas mal de musiciens du compas, cette situation semble, depuis quelques années, faire la part belle aux musiques étrangères, au grand dam de l’héritage de Nemours Jean-Baptiste.

Résultats : changement de goût des consommateurs, mais aussi déclin du secteur. Et le compas n’est pas le seul. «  C’est toute l’industrie musicale haïtienne qui est en crise », a observé « Ti Lion », intervenant ce mercredi à l’émission Panel Magik. Pour preuve, le Racine, style de musique prisé des défilés carnavalesques dans les années 90, ne suscite plus autant de ferveur, selon le chroniqueur. Même considération pour le dernier-né de l’industrie,  le « Hip-hop kreyòl » qui, selon des analystes, n’est jusqu’à présent, pas encore à la hauteur de ses promesses.

Pour le très expérmenté “Keke” Bélizaire, les essoufflements du compas sont surtout dûs à une absence de relève inter-générationelle. « Au cours des dix dernières années, aucun groupe musical ténor n’a émergé après Carimi », a-t-il fait remarquer. Le manque de créativité de plus en plus patent de la plupart des chanteurs et musiciens est aussi à regretter, d’après Ti Lion. ” Les mêmes slogans reviennent chaque année et perdent de leur originalité “, a-t-il noté dans l’animation musicale du carnaval des Fleurs. Les mauvaises pratiques existent, toutefois, dans toute la filière musicale. Et, pour inverser la tendance, la formation des musiciens, la critique musicale, le professionalisme des studios d’enregistrement et des promoteurs et la culture musicale des Haïtiens seraient autant d’aspects à revisiter.

Au centre du carnaval et des fêtes champêtres, la musique représente aujourd’hui l’un des rares divertissements encore à la portée de la jeunesse, privée de salle de cinéma, de théâtre et de centre athlétique. « Port-au-Prince est peut-être à présent la capitale la plus ennuyeuse du monde », a lâché Tilion, dégoûté par la faiblesse de l’offre de loisirs dans la région métropoliaine. C’est, selon ce dernier, ce contexte qui a provoqué le développement des activités de divertissement peu recommandées, dénommées “zokiki”. A cet égard, l’économiste Kesner Pharel plaide, quant à lui, pour une plus grande attention de l’Université à l’industrie des loisirs, dont il reconnaît les opportunités pour le développement national.

Champ de Mars, fraîchement libéré de ses camps de déplacés à la suite du séisme de 2010, a repris sur une bonne note son rôle de réceptacle des grandes manifestations socioculturelles : le pays y a célébré la musique. « Pari réussi », note le président Martelly, avant d’annoncer pour bientôt des festivals nationaux de musique dédiés aux troubadours et aux dj. En juin dernier, il avait par ailleurs lancé le projet de l’Institut National de Musique d’Haïti (INAMUH) et du Système des Orchestres Symphoniques d’Haïti.

Musicien de carrière et grand animateur de festivités populaires, le chef de l’Etat veut-il prendre soin de son ancienne chapelle ?

Carl-Henry CADET aloccarlo@hotmail.com
Credit: Le Nouvelliste

Carnaval des Fleurs :entre réussite populaire et échec artistique

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Le Champs de Mars,a été le théâtre d’un déferlement populaire. Visiblement, les habitants de la capitale et des zones avoisinantes avaient soif de plaisir et de défoulement. Ils étaient des dizaines de milliers qui ont dansé, chanté et fêté à tue-tête pendant les trois jours du carnaval des Fleurs. Une réussite incontestable pour le gouvernement, très critiqué pour son choix d’organiser un carnaval en plein milieu de l’année. « C’est un succès populaire considérable », a éclaté Mario Dupuy, ministre de la Culture admettant qu’il a eu de petites failles.

 « Dans ces genres d’activités, il y aura toujours des choses à corriger », a reconnu le ministre. Ceux qui croyaient, parce qu’il s’agissait d’un carnaval des Fleurs, que tout le parcours allait se dérouler sur un  tapis de fleurs se méprennent tout simplement, a souligné M. Dupuy. «  L’expression carnaval des Fleurs se réfère plus à un aspect saisonnier qu’à la promotion de fleurs proprement dite »,a-t-il dit dans une interview bilan accordée au Nouvelliste.

 Pour le ministre, « c’était un moment de célébration, de retour à la vie comme le printemps l’annonce. Une thérapie psychosociale collective  pour la population deux ans après le séisme. Une possibilité pour elle de faire son deuil. »

 Selon Mario Dupuy, entre les traditionnels trois jours gras et le carnaval des Fleurs, il y a une  grande différence. Le carnaval des Fleurs est caractérisé par son côté artistique. « C’est évident, tout le monde a pu le constater. Même si nous avons eu des difficultés structurelles qui ont gêné la pleine dimension de ce théâtre à ciel ouvert », a-t-il avancé

 Les limitations du carnaval des Fleurs

 D’abord, il y a eu l’exiguïté du parcours réservé aux festivités.  Les organisateurs ne sont pas arrivés à relever le défi d’empêcher les participants d’occuper l’espace où évoluaient les artistes. Ce qui a tué la beauté du spectacle. « Le succès populaire a un peu dérangé le côté artistique. Nous en avons pris note pour une prochaine édition », a reconnu le ministre de la Culture.

 Le président du comité organisateur du carnaval des Fleurs est plus tranchant sur ce point. Il a reconnu que son équipe a tout simplement échoué de ce côté-là. « Les performances  des artistes ont été noyées par  la foule », a regretté Jean Dany Pierre François. « Je m’en sors avec un sentiment d’insatisfaction, le cœur serré. On avait mis la barre très haute, on avait des ambitions qu’on n’a pas pu atteindre pour plusieurs raisons. »

 La mission du comité était de présenter un produit pouvant attirer les touristes et vendre une autre image du pays à l’extérieur tout en permettant à la population de se distraire, de se récréer. Mais, mettre toute la machine en branle dans l’espace d’un mois, ce n’était pas une chose facile pour Jean Dany Pierre François et son équipe.

Le comité devait réaliser ce carnaval en deux parties. Une partie artistique, culturelle et l’autre avec les groupes musicaux. Il voulait avoir un spectacle mobile. « On n’a pas réussi parce qu’on n’est pas arrivé à isoler les spectateurs des artistes, exposé les beaux costumes, mettre en évidence les chorégraphies, les couleurs, les fleurs en structures métalliques », a regretté M. Pierre François. Tout se mélangeait, a-t-il dit. Le ministre de la Culture est plutôt d’accord avec ce constat.

Pour la deuxième partie du carnaval qui consistait en la participation de groupes musicaux, M. Pierre François a estimé que les musiciens n’ont pas compris la philosophie de ce carnaval. Encore une fois, ils se sont affrontés à coup de décibels, de slogans sur tout le parcours. « C’était ridicule et débile », a-t-il confié.

 Le prochain comité fera mieux

Le président du comité du carnaval des Fleurs a estimé qu’étant donné que les manquements ont été identifiés, la prochaine équipe qui va réaliser les prochains carnavals devra s’en servir pour corriger et faire mieux qu’eux. Il a promis de laisser un document avec tous ce qui mérite d’être corrigé. Il pense qu’il doit y avoir beaucoup de réflexions sur le carnaval en Haïti

A la question est-ce que le carnaval des Fleurs va devenir définitivement un  rendez-vous annuel, le ministre de la Culture a indiqué que c’est le gouvernement qui va en décider. « Ce qui est certain, on va avoir l’institutionnalisation, la mise en place du comité permanent pour l’organisation du carnaval qui aura à apporter des solutions aux limitations enregistrées », a annoncé Mario Dupuy.

Plus que 30 millions de gourdes déboursés

Il y a d’abord un budget de 65 millions de gourdes dans lequel, les responsables ont liquidé une dette de 35 millions laissé par le carnaval des Cayes. Grâce à la participation du secteur privé, cela a permis de compléter le budget des trois jours de festivités à environ 35 millions de gourdes de plus soit au total 65 millions pour la réalisation du carnaval des Fleurs, selon des explications de M. Dupuy. Toutefois, le ministre a souligné qu’il n’est pas en mesure de fournir des chiffres exacts, parce qu’il ne dispose pas encore de toutes les données.

« Ce qui est certain, nous n’allons pas nous retrouver avec des dettes après le carnaval », a-t-il dit

Le président du comité organisateur des trois jours de festivités ne voulait pas non plus avancer de chiffres pour le moment. « On fera un rapport avec tous les détails », a-t-il dit au Nouvelliste, soulignant qu’en plus de 30 millions de gourdes décaissées par le gouvernement, ils ont aussi collecté l’argent des places vendues au Champs de mars, l’argent des sponsors… en toute transparence on fera savoir au public combien le carnaval a coûté », a indiqué  Jean Dany Pierre François. Comme le ministre Dupuy, il dit espérer qu’il n’y aura pas de dettes.

 Les satisfactions personnelles

 Hormis,  la participation massive de la population au carnaval des Fleurs, le ministre de la Culture a estimé que le succès se trouve aussi dans « les améliorations qu’on  a pu constater du point de vue logistique et de l’organisation de l’événement en général. Pour la première fois on  a eu la mise en place et  le respect de la programmation « line up » par l’ensemble des intervenants. La distance entre les groupes musicaux, les placements des intervenants… », s’est réjoui  Mario Dupuy.

 Le ministre s’est félicité également de la performance des DJ sur les stands qui, dans le passé, couvraient les bandes à pied à coup de décibels. « Il y a une bonne communion entre les bandes à pied et les DJ », a-t-il dit. Chaque partie avait la possibilité de satisfaire son public sans frustration.

 Jean Dany Pierre François a reconnu, cependant, que le public a répondu positivement à l’appel du chef de l’Etat en participant massivement aux trois jours de défilés. Le comité avait des inquiétudes sur la participation du public, il ne les a pas cachées. « On a eu bien plus qu’espéré. C’est un motif de satisfaction », a-t-il dit.

 L’initiative de la Première Dame

 Encore une fois, la Première Dame a pris l’initiative de mettre sur pied un centre d’urgence  pour apporter les premiers soins aux blessés du carnaval.

 L’équipe médical composée, le premier jour, de cinq médecins, douze infirmières, six secouristes, et des étudiants en sciences infirmières de l’Université Notre Dame, tous des volontaires, a considérablement augmenté pour un service plus dynamique durant les deux autres jours. Trois  ambulances, dont une servant de mini-pharmacie puisqu’équipée pour un tel service, étaient disponibles pour l’évacuation des blessés

 La PNH a bien joué son rôle, Martelly aux anges

Les agents de la police nationale ont bien joué leur partition sur tout le parcours du carnaval des Fleurs à Port-au-Prince. Pendant les trois jours des festivités, ils ont enregistré trois cas de mortalités, une centaine de blessés, et ont procédé à une trentaine d’arrestations. Une victoire, selon le président Michel Martelly et une démonstration de professionnalisme.

Le chef de l’Etat est plus que satisfait de la prestation des agents de force de l’ordre et surtout du bon comportement de la population. Accompagné du directeur général de la police nationale, Michel Martelly a inspecté les différents points clés du parcours. « Il est important pour nous d’assurer la sécurité de la population et de la rendre confortable. Il est aussi important de dire aux gens malintentionnés que nous sommes là et c’est nous qui avons le contrôle », a déclaré le locataire du Palais national au troisième jour des festivités.

Pour le président de la République, c’est un message clair que la population a envoyé au monde entier pour lui dire qu’effectivement le pays est prêt à accueillir des investissements étrangers. M. Martelly s’est aussi félicité du déplacement massif des Haïtiens de la diaspora et aussi la visite d’autres touristes étrangers. « L’événement a tiré beaucoup de personnes, même par la République dominicaine il n’est pas facile de rentrer au pays tellement les lignes aériennes sont saturées. Nous allons continuer à vendre Haïti sur d’autres angles », a-t-il dit.

Pour sa part, Mario Andresol, le chef de la police n’a pas caché sa satisfaction pour le travail des ses troupes. « Nous avons procédé à l’arrestation de plusieurs évadés de prison. Il y a des blessés légers

Au moins deux agents de la PNH ont été mis aux arrêts pour avoir porté des armes à feu alors qu’ils n’étaient pas de service pour les trois jours du carnaval. « Nous avions passé des instructions à tous les policiers. Ils n’avaient pas le droit de venir au carnaval en civil », a-t-il dit.

Le porte-parole de la police nationale d’Haïti, Frantz Lerebours a fait savoir que le bilan partiel a fait état de 8 morts et de 350 blessés.

La PNH a procédé à l’arrestation d’au moins 38 personnes dont deux agents de police en civil. Parmi les personnes arrêtées figurent des évadés de prison, précise monsieur Lerebours cité par radio Métropole.

Les amants de spectacle, d’ambiance populaire, de défoulement seront servis à nouveau. Avant la fin de l’année, ils auront droit à deux autres activités de réjouissances. « Il va y avoir l’organisation d’un festival national de Troubadour », a annoncé le Mario Dupuy sans toutefois donner de date précise. « Août ou début septembre…De toute façon, ce sera avant la rentrée des classes », a-t-il précisé. Un autre rendez-vous culturel ce sera avec les DJ du pays. Mais le ministre de la Culture ne voulait pas donner plus de détails. « Laissez-nous un peu de temps », a-t-il conclu séchement.

Robenson Geffrard, rgeffrard@lenouvelliste.com
Credit: le Nouvelliste

Martelly a gagné son pari, T-Vice aussi

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Ils étaient là. Par dizaines de milliers, des carnavaliers ont répondu présent à l’appel du plaisir. Au Champ de Mars, vidé de ses tentes, ils se sont éclatés, mêlés et ont pété les barrières sociales. Le plaisir a soudé, donné l’impression d’un partage de citoyenneté. Michel Martelly, « président du compas » et président de la République, a gagné son pari. La capitale n’a rien à envier aux Cayes. Elle a eu son carnaval, de l’argent a circulé dans l’économie.

Dans le sillage de la plus grande fête populaire qui s’est tenue en plein été, le débat a enflé à la radio. On prétend que T-Vice a surclassé Djakout number one et tous les autres groupes, que BC était meilleur que Rockfam, que Team Lòbèy est la révélation et que les autres groupes compas, en panne d’inspiration, ont été des flops. Moins pire en tout cas que les groupes racines, complètement surannés, sans âme, sans combat.

Le débriefing d’après carnaval met en lumière les petites ratées logistiques, les déceptions esthétiques. Rien de trop grave par rapport aux morts et blessés de l’exercice ayant coûté à l’Etat quelque 30 millions de gourdes, mobilisé plus de 5 000 policiers. Quoi qu’on dise sur le sens des priorités en Haïti où tout est urgent, tout est prioritaire, le président Michel Joseph Martelly est partant dès qu’il s’agit  de bamboche populaire. Le bonheur national brut est-il devenu un indicateur  en Haïti ? Cela en a tout l’air car d’autres rendez-vous sont arrêtés : un festival pour les troubadours et une journée pour les DJ, les grands absents du carnaval des Fleurs.

Si, entre-temps, certains croient qu’il faut désormais avoir des rendez-vous arrêtés dans un agenda national d’activités culturelles pour apporter de la valeur ajoutée aux fêtes champêtres drainant des centaines de milliers de croyants, de festivaliers, d’autres s’inquiètent du contenu. Est-ce que la culture et ses différentes filières sont pensées afin de fournir des productions originales, attractives ? Est-ce qu’il y a des troupes de danse, des créateurs capables de faire la scénographie de nos grandes conquêtes militaires ? Est-ce que le rara, dans toute sa diversité, aura un jour droit de cité à la radio ou à la télé ? Est-ce que les radios vont finalement avoir un quota de diffusion en vue de faciliter l’essor des artistes haïtiens sans desservir les éclectiques ? C’est souhaitable. Autant que des ressources pour le ministère de la Culture, rachitique avec moins de 1% du budget de la République.  

Si le président Michel Joseph Martelly, satisfait du déroulement de ce carnaval, s’est attiré les faveurs des fêtards, il est cependant attendu au tournant. Après les festivités, les brûlants dossiers de la République ne cesseront pas de l’être. La cherté de la vie, plus que les autres dossiers, provoquera quelques soucis. Certains espèrent que l’on ne tombera pas dans les répliques dignes de la fable de La Fontaine « La cigale et la fourmi »…

Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.com ralphonse@lenouvelliste.com
Credit: Le Nouvelliste

Discours d’inauguration des activités du 50e anniversaire du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti à New York

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Mr le Représentant du Corps diplomatique haïtien

Madame la Présidente, les Dignitaires de New Jersey et de New York, les membres de la presse parlée écrite et télévisée, Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs

Honneur et respect pour un art révélateur et relatif à des époques précises des sociétés humaines. Cet art, mes chers invites, s’appelle la Musique. La musique n’a pas d’âge. Sinon les siècles passes n’auraient plus leurs musiques à jouer aujourd’hui. La raison qui fait que nous connaissons quelque chose du Moyen –Age, c’est à cause des “Chansons de de gestes”. Chaque époque a sa musique qui distingue une société d’une autre. Dans les années 50, il faut reconnaitre l’importance de la contre-danse dans la musique haïtienne et aussi pour comprendre la confusion des jeunes de telle époque qui vous parlent de Compas direct sans connaitre l’existence de Nemours et de Webert Sicot.

Comme Entreprise, la musique évolue au même rythme que la société humaine. D’Art universel, voici, quand nous voulons fêter l’anniversaire d’un orchestre, il ne faut pas regarder les membres fondateurs qui l’ont débuté, mais plutôt les hommes et les femmes qui ont construit la réussite et le renom de l’Orchestre et qui se sont mises dans son essor avec soin, vœu, volonté de plaire. C’est l’âme constante de l’ensemble

Que connaissons-nous de la gonaivienne de Rosalvo Bobo? Tandis que la société haïtienne s’en était bien imbue. Vers la même époque, quand Haïti adoptait la Dessalinienne comme hymne nationale ‘’Haïti Chérie est devenu hymne Culturel. La musique devient la réflexion indéniable de la société, et donne corps à cette société. Certaines musiques n’ont pas d’âge parce qu’elles deviennent l’identité constante de la société. Les gens s’identifient a certaines musiques qui se transfèrent de générations en générations .Notre rassemblement , ce 29 juillet 2012, veut dire que notre génération inspire notre origine , sociale, nationale ou culturelle Si la musique racine identifie le vaudou ou le rara, la meringue identifie l’urbain et le salon. Il faut comprendre que pour l’haïtien de l’Ouest et du Sud il existe deux orchestres capois : Grand Orchestre Tropicana et le Jeune Orchestre : Orchestre Tropicana d’Haïti, sans qu’ils ne connaissent ou comprennent les péripéties qui ont conduit ces orchestres-là à devenir des porte-paroles de la société capoise. La rencontre du Jour concerne les 49 ans de Tropicana et prélude au 50eme. C’est une grande affaire pour nous les haïtiens et haïtiennes vivant à l’étranger. Notre responsabilité à tous, c’est d’agir en cohérence avec des témoins oculaires et auriculaires de tout le trajet évolutionnaire du Jeune Orchestre Tropicana D’Haïti,

 

En effet, notre vision de projet 50e anniversaire du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti, c’est d’arriver à promouvoir autour du thème 50iemement votre, cette nécessite d’unité, ce besoin d’union qui est la condition sine qua non pour un nouveau demarrage.et arriver à célébrer solennellement le cinquantenaire du Jeune Orchestre Tropicana d’Haïti, la fusée d’Or internationale.

Arriver à réunir un représentant de l’église protestante et de l’église Catholique autour du thème 50iemement votre pour diriger la partie spirituelle de notre programme et bénir notre projet ,c’est déjà un très bon départ.

Pourquoi devons- nous célébrer grandiosement le cinquantenaire du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti.?

Apres avoir réalisé l’épopée de 1804 et fait trembler le pont de Brooklyn le 20 avril 1990, pour défendre notre prestige et sauvegarder notre dignité de peuple, le peuple haïtien cette fois, va prouver au peuple du monde entier qu’il sait aussi comment apprécier les valeurs de son pays. Il va se rassembler autour des comités du 50e en Haïti et a l’étranger pour marquer de façon très spéciale cet évènement historique en rendant un hommage émérite au jeune Orchestre Tropicana d’Haïti pour sa contribution dans la musique, la culture et la société haïtienne.

Tropicana a été l’unique cellule démocratique existant dans le pays au cours des années 60  .Les Règlements internes ont été de vrais préceptes démocratiques. Et c’est en appliquant les règles du jeu démocratiques que TROPIC a su acquérir l’esprit de discipline, de patience de tolérance et du respect de la personne humaine qui explique son succès et sa stabilité d’aujourd’hui. Tropicana doit rester fige sur cette fondation démocratique pour assurer sa pérennité.

Patrimoine national, reconnu d’utilité publique, Tropicana est déterminé à accompagner le peuple haïtien dans tous ses projets pour la construction d’une nouvelle Haïti. “Ayti Dabo “dit-il dans son meringue carnavalesque du 2012. A travers la fondation-Tropic, il a déjà touché la plaie qui ronge notre système éducatif et écologique et est prêt à travailler sans relâche avec d’autres associations socio-professionnelles et encourage la création d’autres fondations ou groupements qui veulent s’engager dans la bataille du sauvetage de la nation haïtienne. Et, dans le cadre de la célébration du cinquantenaire du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti, Fonda-Tropic dans un commun accord avec le Département de la santé publique offrira des consultations médicales à la communauté haïtienne surtout dans les zones défavorisées du pays .Tropicana rêvait et rêve encore d’une Haïti régénérée et prospère. Tropicana symbolise la fierté du peuple haïtien et la dignité même de la personne humaine. Supporter Le jeune Orchestre Tropicana d’Haïti, c’est supporter une noble cause, c’est supporter la nation haïtienne toute entière

Tropicana est le modèle, la référence, le sérum, le médicament du peuple haïtien dans les moments cruciaux ou difficiles .N’était-ce pas Tropicana il y aurait pu avoir déjà un éclatement social en Haïti Tropicana constitue une source d’inspiration positive et inépuisable pour le peuple haïtien. Tropicana a été la boussole du peuple haïtien pendant les 49 dernières années et il la sera pendant les 51 ans à venir. 15 Aout 1963——15 Aout 2013 50 ans de lutte, de progrès et du succès continu. L’histoire du jeune Orchestre Tropicana est comparable à l’histoire du Président Obama, le premier Président noir des Etats-Unis d’Amérique, Elle est aussi comparable à l’histoire de Mr Boehner, fils d’un forgeron, porte-parole de la chambre des Représentants des Etats unis et tant d’autres célébrités qui ont connu un succès sans précèdent. Non seulement son histoire, mais aussi sa musique s’imprègne d’une mélodie bien travaillée, d’un rythme envoutant qui vous transporte au 7eme ciel et des messages inspirant le peuple haïtien qui souffre encore aujourd’hui mais nourrissant l’espoir d’un lendemain meilleur.

Connu un début très difficile, Tropicana a été méprisé, humilie, discriminé, ridiculisé, surnommé trois (3) pieds canard, triple à canard, dyaz ki pa sou moun, les soirées soldées par un échec sont parfois transformées en séance de travail visant à adopter un nouvelle stratégie de résistence.Les musiciens après chaque performance n’ont reçu qu’un salaire de 25 ou 50 cents pas plus. Mais au lieu de se laisser emporter par le découragement, ces musiciens ont refusé de capituler et se sont comportés comme de véritables visionnaires en disant anyen pata ; Et le message continue a travers le temps : Fok sa chanje, espoir fè viv, pran pasyans,  konsey,  le soleil brille toujours après la pluie, persévérance se kle suksè,  kembe diyite nou,  ann lute pou-n rive,pou ki sa , nou tout se frè , tolérance , réconciliation, bouske lavi ,veye priye, lanmou bèl,  pran sans nou,   aprann reflechi , vanité, défi pour l’humanité,  la liste est très longue, et nous pouvons continuer jusqu’à l’infini

Tropicana a su contourner tous les obstacles, déjouer et défier tous les pronostics pour se hisser aujourd’hui au sommet de la hiérarchie musicale haïtienne. C’est ce genre d’histoire que vous devez raconter à vos progénitures si vous voulez leur assurer un avenir meilleur.et nous aurons une meilleure image du monde entier quand les peuples de 5 continents s’informent de l’histoire de Tropicana écoutent sa musique et apprennent les messages qui en découlent L’histoire du jeune Orchestre Tropicana dépasse déjà nos lignes frontalières; elle traversera des océans et ouvrira de nouveaux horizons a d’autres peuples qui souffrent comme nous autres recherchant de l’alternative. Voilà pourquoi le grand Orchestre Tropicana a en perspectives de faire un tour en Amérique du Sud , en Asie et en Afrique dans un proche futur, pour apporter les messages de paix ,d’amour de compassion, de courage et d’espoir.

C’est cette forme de résistance , ce modèle de comportement, cette vision , cette positivité que le peuple haïtien hérita de Tropicana qui explique son attachement et qui justifie la vraie raison quelle que soit votre appartenance religieuse politique ou a d’autres groupements musicaux ,pour célébrer grandiosement le cinquantenaire du jeune Orchestre Tropicana D’Haïti.======== nou tout kap soufri jodia pran Tropic pou exemple lot dyaz ki en difficulté pa dekouraje pran Tropic pou exemple tout moun la vi-a ap malmennen Abraham gen pou di yon jou c’est assez espwa fe viv—.ti moun lekol kap drop out pas dekouraje perseverans se kle sukse . Tropicana –se serum, se medikaman, se boussole tout pèp ayisyen————–Haïti pou Tropicana, Tropicana pou Haïti.

Enfin, le comité de 50e au niveau de la diaspora assumera la responsabilité de rassembler la grande famille de Tropic: Musiciens fanatiques , supporteurs, et sympathisants qui ont apporté leur contribution pour faire de Tropicana ce qu’il est aujourd’hui , pour d’abord rendre un hommage posthume, le samedi 30 Mars 2013 à Brooklyn a Claudin Toussaint le grand père de Tropicana, Bazil Cobty , le père , Charlemagne Pierre Noel , le cerveau , Lavanture Jean, Ti Codo, Guiyard, Raymondson, Harry JeanFrancois,Chenet Mondesir, ti Jean Claude, Jacques Athur,Wilfrid tambourineur, Jeanny Durand., Walter Guerrier,Louis Antoine Trois Mystères, Jackie Antoine, Stephen Alexis, Hector Emmanuel , Christian Fabien et aussi pour rendre un hommage émérite aux survivants :anciens et nouveaux musiciens , a l’actuel comite de gestion du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti et certains personnalités telles que la famille Turenne qui a abrite Tropicana chez elle pendant 20 ans., a Maitre Homère Fontaine, le stratégiste , à Sonson Florentin , Ulrick Pierre miroir des Copins ,a Dr Salnave Abellard , Dr Yves Jean Bart , le banquier Luckner jean , Mr Adrien Michel , Mr Volvick Jasmin et au Politologue Arios Denis et son office qui ont aidé Tropicana dans le domaine d’immigration pendant plus de 15 ans..

50ement votre, c’est votre fête, c’est la fête de tous les Haïtiens.

C ‘est en ces termes que je vous salue et je vous invite à participer aux différentes activités qui vont marquer le cinquantenaire du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti.

Que Dieu vous bénisse, bénisse le jeune Orchestre Tropicana d’Haïti et la nation haïtienne toute entière. Merci

Agronome Louis Jean Fabien

Président du comité 50e de New York

 

Carnaval des fleurs, c’est parti!

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On avait presque oublié ces moments de grande effervescence qui précède le carnaval au Champ de Mars. Des planches transformées, à peine débarquées, en de magnifiques stands qu’on regarde avec un brin de tristesse en pensant qu’ils ne dureront que l’espace des trois jours gras. Les curieux, les automobilistes, les marchands ambulants, qui vont, viennent, s’installent, contribuent à créer une ambiance qui forcent les gens à se demander s’ils sont en février ou en juillet.

Il fallait évidemment y penser ! Un deuxième carnaval,  après celui des Cayes en février dernier qui a eu beaucoup de succès, et a défait surtout le mythe selon lequel le grand carnaval ne pouvait s’organiser qu’à Port-au-Prince. On se perd, tant il y a de choses annoncées pendant ce carnaval : des défilés en voiture décapotables, des groupes musicaux, des reines belles à faire pâlir Anacaona, etc. Peu importe, on sent qu’il y a un enjeu, même s’il n’est pas toujours clairement exprimé : celui d’arriver à offrir un spectacle artistique et culturel pouvant envoyer un message susceptible d’attirer des visiteurs la prochaine fois ou les prochaines fois, créer un vrai rendez-vous pour les artisans, les artistes et le grand public.

Le concours de la plus belle photo du carnaval des fleurs lancé par le ministère de la Culture est une nouveauté qui semble être bienvenue dans ce carnaval des fleurs qu’on n’avait pas organisé depuis trois décennies.  Nous laissons aux historiens  le soin de comparer les contextes sociohistoriques et le contenu des manifestations. La population de Port-au-Prince a augmenté de façon exponentielle, autant peut-être que les attentes. On épiloguera mercredi ou après.

Ces trois jours, 29, 30, 31 – évidemment les carnavaliers vont espérer jusqu’à la dernière minute que le mercredi sera décrété congé – représenteront une belle pause et permettront  à ceux qui ne sont pas allés au Champ de Mars depuis que les victimes du 12 janvier ont été relogés ailleurs, de se réapproprier de ce lieu symbolique de la capitale.

 

Emmelie Prophète

Credit : Le Nouvelliste

 

Le chef de l’Etat a reçu les reines

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Dans une salle vibrant au rythme d’un ancien succès de « Sweet Micky au carnaval», le président de la République Michel Martelly, accompagné des membres du gouvernement, de la mairesse de Port-au-Prince,  entre autres, pour la plupart avec des fleurs autour du cou, s’est entretenu, vendredi, avec les membres du comité chargé d’organiser et de réaliser le carnaval des Fleurs à Port-au-Prince.

Tout de suite après, le chef de l’Etat, vêtu d’une chemise rose-œuvre artisanale haïtienne-a reçu les reines, soit 11 au total (deux d’entre elles étaient en retard), qui vont défiler durant les trois jours du carnaval des Fleurs qui s’annoncent chauds au Champ de Mars, lequel hébergeait encore plusieurs milliers de sans-abri il y a quelques semaines.

« Je suis particulièrement impressionné par le choix des reines. Elles sont toutes belles et élégantes », a déclaré le président.

Pour Michel Martelly, qui n’arrêtait pas de fredonner et de danser au cours de la cérémonie, ce carnaval que plus d’un ne voit pas d’un bon œil permettra d’attirer beaucoup de visiteurs en Haïti, et différentes couches de la société (marchands, charpentiers, artisans, artistes, industriels…) en bénéficieront. « Ce n’est pas du gaspillage », a fulminé le président.

 Cet événement, toujours selon le chef de l’Etat, est également une grande occasion de projeter une image souriante vers l’international, outre les images de misère que l’on montre très souvent. D’un air taquin, le président a estimé que c’est pour faire de la politique que certaines personnalités critiquent l’initiative d’organiser ce carnaval ayant pour slogan « Se la pouw la ».

 La nation donc est invitée à chanter son espoir au cours de cette fête populaire dont la finalité, selon les responsables, est d’agiter un vent de gaieté et de fraîcheur aux festivités de l’été. C’est l’occasion également, selon les autorités, de mettre en valeur les potentialités artistiques et culturelles du pays.

Ces festivités coûteront à l’Etat haïtien 65 millions de gourdes.

Valéry Daudier
Credit: Le Nouvelliste

La formation Disip : un musicien de moins

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 Le saxophoniste de la formation musicale Disip « Abdel » a annoncé son retrait du groupe le lundi 23 juillet lors d’une entrevue accordée à kompamagazine un media en ligne basé à Miami.

Le musicien, au cours de cette interview, a évoqué l’irrespect du staff managérial vis-à-vis des musiciens, en particulier le manager Patrick Fabre. Celui-ci pratique l’arbitraire car il traite les musiciens comme des « zombis» et en fait ce qu’il veut. Ce qui est tout à fait inacceptable, a dit le saxophoniste.

Abdel, le saxophoniste sortant qui exprimait sa frustration avec véhémence envers Patrick Fabre, recommandait de bonnes relations entre les dirigeants et les musiciens. D’ après lui, une grande équipe gagne souvent quand s’établissent des relations harmonieuses entre les dirigeants et les joueurs. Il exhortait les dirigeants des autres groupes à en prendre acte s’ils veulent arriver au succès et à la célébrité.

Selon une certaine information, la prochaine destination du musicien sera la formation Beldjazz, groupe avec lequel il serait déjà en pourparler pour une tournée au Canada le week-end à venir et en Haïti pour la saison estivale.

aajovani005@yahoo.fr

James Jovin 

Pour les 64 ans de l’orchestre Septentrional

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L’orchestre Septentrional a fêté grandiosement son 64e anniversaire, en donnant son grand concert traditionnel le lundi 23 juillet dernier sur la place d’armes du Cap-Haitien, devant plusieurs milliers de spectateurs.

La place a été superbement décorée par le comité organisateur, aux couleurs de l’orchestre, le vert et le jaune. Le concert, animé par Roselin Jean, a débuté avec la composition «Pi douvan», en hommage au maestro Ulrick Pierre-Louis, décédé.

Les festivités ont pris fin à 2 h 30 du matin, mais à la pause les organisateurs ont profité pour projeter sur l’écran «When the drum is beating (Dépi tambou frapé!)», un film documentaire dédié à l’orchestre Septentrional. Bonne fête Septen. 

Walter Cameau