Rss

Tropicana d’Haïti, l’Orchestre le plus populaire de l’année

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

A la veille de son 50e anniversaire, l’Orchestre Tropicana d’Haïti, la fusée d’or, appelé par ses fans, « l’Orchestre de toutes les générations », est au top de sa forme et ne cesse de multiplier ses prestations tant en Haïti qu’à l’étranger.
L’Orchestre Tropicana est issu de l’Orchestre CARAÏBES qui vit le jour dans les années 50. L’histoire raconte que c’était un mercenaire cubain, Basile COTTY qui, paradoxalement, a suggéré le nom : Tropicana au maestro Claudin ou Glaudin. L’histoire du Tropicana parait quelque peu singulière et étonnante. Qui aurait pu imaginer que cet Orchestre, aujourd‘hui une référence nationale, connaitrait des moments noirs peu après sa création.
L’aventure a commencé au mois d’août 1963 au Cap-Haïtien, dans la métropole du Nord avec son premier maestro, Emmanuel Turenne, rejoint plus tard par Charlemagne Pierre-Noel, le directeur musical. L’Orchestre a eu du mal à fonctionner tant les pressions sociales étaient fortes. Il ne pouvait pas se produire dans les milieux intellectuels, huppés qui étaient considérés comme la chasse gardée du Septentrional. Tropicana était l’orchestre des déshérités, donc il était relégué à l’arrière plan. Si jamais il devait jouer quelque part, en milieu défavorisé bien sûr, c’était pour une pitance.
A cette époque, la musique française et la musique latine était très populaires en Haïti. Il fallait venir avec quelque chose de meilleur pour arriver à s’imposer dans une zone qui vous est déjà très hostile. La présence de Tropicana avec son fameux chanteur Pierre Féquière Joseph, plus connu sous le nom de Giordany Joseph (Gros monsieur), allait-elle changer les choses ?
Celui-ci excellait en chansonnettes françaises, boléros et pots-pourris spécialement. Il était une référence sûre, sa voix remplissait l’Orchestre dans tous ses compartiments. Il était devenu un chanteur de charme avec les chansonnettes françaises et ses boléros, dont lui seul avait le secret. Dans son style, il était unique. L’artiste était un parolier extraordinaire. Il a ajouté au répertoire du Tropicana des textes mémorables comme: « Rosemarie », « Marie Madelaine », « Rosie » et « Philomise » que Charlemagne Pierre-Noel et Daniel Larivière avaient orchestrés. Son texte de prédilection était « Le Nègre », arrangé par le professeur Jean Janvier Muselaire.

Ces compositions aidaient beaucoup l’Orchestre à se faire connaître, à s’imposer et à explorer d’autres régions du pays. Avec l’aide de certains médias, le Tropicana d’Haïti commençait à faire sa popularité. Des animateurs de radio comme Joseph Solon et Denis H. Mathurin ont beaucoup contribué à la popularisation de l’Orchestre. D’autres émissions populaires comme le club Tropic de Port-au Prince répandaient ses compositions à travers le pays et les rendaient ainsi populaires de jour en jour.

Selon Djecee de kitelmache.net, « Le nom de l’Orchestre Tropicana d’Haïti recèle aujourd’hui un trésor d’histoires fabuleuses pour les générations présentes et futures. Groupe musical mythique et légendaire dont la gestion et la solidarité entre les musiciens font de lui une véritable institution. Le professionnalisme de ses musiciens, l’ingéniosité de ses compositions, jamais en déphasage avec le temps, doivent servir de modèle aux musiciens et aux entrepreneurs locaux. »

L’Orchestre Tropicana d’Haïti a produit plus d’une quarantaine d’album, à partir de 1970, soit sept ans après son existence. Le premier hit est la composition « Zoklo », suivi de « Ti zo. » Mais n’en parlons pas parce qu’on trouve sur chaque album produit par l’Orchestre, au moins un hit et d’autres compositions sur des sujets populaires qui retiennent l’attention et qui sont matière à réflexions.

En termes de gestion, l’Orchestre Tropicana est un modèle, une véritable institution qui tient compte du bien-être de chaque membre qu’il soit actif ou non. Toutefois, cela ne veut pas dire pour autant que tout va bien au quotidien. Quand l’orchestre a démarré en 1963, il y avait des difficultés de toutes sortes. Au Cap même, le groupe n’était pas le bienvenu. Réaliser une kermesse ou une soirée dansante était chose difficile ou impossible. D’ailleurs, rares étaient les night clubs qui voulaient accueillir l’orchestre car le public avait du mal à apprécier le travail rythmique qui lui paraissait nouveau.

Le groupe ne gagnait pas assez d’argent, il était confronté à pas mal d’inconvénients qu’il devait surmonter coûte que coûte pour arriver à subsister. Heureusement, l’Orchestre était uni, les musiciens, solidaires les uns des autres, jouaient avec leurs cœurs amenant ainsi le groupe à prendre son envol au cours des années 1970, notamment en décembre 1973 après un voyage aux États-Unis d’Amérique, au Canada et aux Antilles selon M. Augustin Antoine. C’était une tournée à succès dont la nouvelle arrivait aux oreilles des plus entêtés et les portait à regarder l’Orchestre autrement Depuis, les prestations devenaient de plus en plus fréquentes et les mélomanes réticents commençaient à venir faire sa connaissance.

Une autre page est tournée et il faut voir l’avenir
Au commencement, il n’y avait pas beaucoup de musiciens à gérer, explique M. Antoine. Aujourd’hui, c’est plus complexe dit-il. Il y a les retraités, les musiciens actifs et les stagiaires. Maintenant le Tropicana est une machine avec plus de deux cent (200) contrats de bals et de kermesses par année, des dépenses exorbitantes, conclut notre interlocuteur. Le respect de ses fans, son professionnalisme et la discipline qui y règnent, constituent la force de cet Orchestre et expliquent en partie son succès.

Le Tropicana et le social
L’Orchestre Tropicana ne se contente pas seulement de jouer et de gagner de l’argent. La « Fusée d’or », s’investit aussi dans le social. Il y a la fondation, « Fonda Tropic » qui en 2008/2009 a planté 87 000 plantules à travers les communes du Cap-Haitien et du Limbé. La fondation s’occupe aussi des enfants nécessiteux en les aidants à payer leur écolage. La tradition des soirées dansantes.

Les soirées dansantes de l’Orchestre Tropicana d’Haïti, sont devenues une tradition dans beaucoup de régions du pays, à commencer par Port-au-Prince où l’on a l’impression que la « Fusée d’or » est même trop populaire. Les fans du Sud de Port-au-Prince savent que chaque 2 janvier, ils ont un rendez-vous avec le Tropicana au Méridien night club et c’est le même constat chaque 31 décembre au club International, à Pétion-ville, à la faculté d’Agronomie avant la Noël et au club Distinction à Damien, au Nord de Port-au-Prince. Ce n’est pas tout, dans les villes de province, l’orchestre par ses soirées dansantes attirent beaucoup de fans et même ceux de Port-au-Prince. Des gens de cette capitale n’ont aucun mal à se rendre jusqu’à Ounaminthe, dans le Nord-EST pour danser leur orchestre.

Avec l’avènement de son 50e anniversaire, l’Orchestre Tropicana va intensifier ses activités en Haïti et à l’étranger. Le dernier album du groupe « Pran san nou », qui est sorti depuis plus d’une année, est une preuve que l’Orchestre Tropicana d’Haïti reste en contact avec le temps et entend perpétuer sa tradition de marcher avec le temps.

Walter Cameau

Yon ti kout je sou Tropicana d’Haiti

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Yo toujou di Ayisyen pa ka fè anyen ki bon, yo toujou di ti nèg nwè pa ka fè anyen. Èske se vre? Yon 23 Mas 1963 nan lakou Okap, yon ekip jenn gason ki chaje ak fòs ak kouraj, ak detèminasyon lanse yon mouvman, lanse yon lide, lanse yon pwojè, lanse yon konbit e fòme yon djaz  ki pral pran anpil chaplèt anba yon ekip moun nan epòk sa-a kite panse se yo e yo menm sèlman ki ka fè e defè.

15 Dawout 1963, malgre pwoblèm ak difikilte, ofisyèlman Tropicana d’Haiti pran nesans, jou fèt Nòtredam. Lakay nou depi ou pa pitit gwo zouzoun, se kòmsi ou pa kanpe sou anyen, depi ou pa pot gwo non ou pa nan batay. Tropicana D’Haiti sa-a tout moun konnen jounen jodiya, k ap fè tout moun danse, tout kote li pase li mete byen wo kilti peyi a,  pat epaye règ sa-a. Yo te konvèti non Tropicana sa-a an Twapyekanna, yo te menm di pye kanna pa monte tab. Istwa menm rakonte, lè djaz sa-a ap fè bal, gen kèk mizisyen lè yo sot lakay yo, yo pat janm vle mete inifòm nan paske depi moun wè yo y ap rele: men you mizisyen Pyekanna. Malgre tout  pwoblèm sa-a yo, mizisyen epòk sa-a te gen kouraj pou yo kontinye batay sa-a. Pou nou ale pi lwen, e pou nou repete Louis Jean-Lubin ki se yon ansyen Mayestwo djaz la e ki toujou yon aktif twonpetis, ki di: « Nou konn ap fè bal tèlman konn pa gen moun, lòt djaz k ap jwe konn vin bwote depi se chèz ki nan bal pa nou an ». Sa se te yon ti ekzanp mwen te vle bay .

Jounen jodiya Tropicana sou wout pou l fete 50 ane. Yon 50 ane ki vle di anpil bagay. Mezanmi pèmèt mwen fè ti konparezon sa-a: Tropicana se menm jan ak yon pitit malerèz ki leve nan yon katye kote ki gen gran nèg, kote ki gen malerèz, manman l ak papa l se dlo y ap bat pou yo fè bè, an franse nou ta di se vivote y ap vivote . Yo mete Tropicana lekòl, pafwa li pa jwenn manje pou l manje, pafwa se ak yon soulye chire, yon pantalon demode, yon chemiz chifonnen la l lekòl e pafwa lòt zanmi li yo ap anmède l, malgre Tropicana pase mizè sa-yo, li pote e toujou pote bon rezilta lekòl. Ak kouraj, fòs, ak detèminasyon, Tropicana fin lekòl e li soti youn nan pi gwo doktè ki gen nan peyi a e tout moun ki Ayiti ou nan peyi lòt bò dlo konnen li.

Si genyen yon enstitisyon Ayiti ki respekte moun, ki respekte kliyantèl li, ki gen nòm ak prensip ta sanble se Tropicana. Se sèl Djaz ki pa gen sipèsta ladann, e si gen sipèsta ta sanble se non an: Tropicana d’Haiti. Pa gen fanmi, pa gen enstitisyon, pa gen òganizasyon ki pa gen pwoblèm, nou konn pou kisa: se paske se moun k ap jere yo; konn gen pwoblèm nan djaz sa-a, paske mizisyen ki ladan l yo se moun menm jan ak tout moun yo ye. Men, yo toujou fè yon fason pou yo rezoud pwoblèm sa-a san li pa afekte djaz la, san li pa afekte fanatik yo, e peyi a.

Youn nan pwen mwen ta renmen souliyen nan ti atik sa-a se: mizysyen Tropicana yo se vrè pwofesyonèl. Gade yo pandan yon ti moman k ap jwe, gade fason yo abiye, gade fason yo akeyi ou menm kòm fanatik, gade fason yo evolye sou senn,  epi w a di m kisa ou panse. Pou m repete Pierre Pelotat, ki se gitaris e nan menm tan an administratè djaz la, li di: « Sa rive nou plizyè fwa nou vwayaje, nou pran bis pou n soti yon kote pou n ale yon lòt kote, chofè a pa konn si se mizisyen yon djaz l ap transpòte. »

Yon peyi tankou Ayiti yo di ki pòv, yon peyi, kote yo di nou pa ka jere tèt nou, yon peyi kote ki gen tout kalite pwoblèm. Se peyi sa-a wi ki gen yon Djaz, yon Òkès, yon Enstitisyon ki respekte tout prensip yo, ki rele Tropicana d’Haiti e ki nan kèk jou ankò pral fete 50 ane. Mayestwo Ti Blan gen rezon lè l di: « tout ayisyen kèlkeswa kote li ye ta dwe fyè, ta dwe santi l fyè lè y ap pale de Tropicana D’Haiti.

Tropicana, nan kèk mwa ankò ou pral fete 50 ane, mèsi anpil pou bèl mizik, mèsi anpil pou bèl tèks ou yo, mèsi pou bèl melodi, mèsi pou chagren ou retire nan kè nou chak jou, mèsi pou konsyans ou fè nou pran nan lavi nou, nou swete ou kontinye viv pou toutan gen tan.

Chapo!

Gerald Toussaint

 

 

 

Arly Larivière, seul chanteur de Nu-Look et Arly & Friends

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

En attendant le remplacement officielde Pipo au sein de Nu-Look, on n’a pas encore vu comme annoncé Hollywood accompagner le groupe pour ses prestations en Haïti pour les fêtes. D’ailleurs, au bal d’anniversaire de la TNH, le dimanche 23 décembre 2012, c’est Arly Larivière, comme pratiquement seul chanteur, qui a interprété la plupart des morceaux du groupe.
Arly réagit sur le départ de Pipo
Pour la première fois dans la presse locale, en marge de ce bal au Ritz Kinam, Arly Larivière a réagi sur le départ de Ederse Stanis dit Pipo de Nu-Look. Suite à l’introduction des MC’s de la soirée Esmeralda Milcé, présentatrice de la Télévision Nationale d’Haïti, et Jean Robert Raymond a.k.a. El Senor, animateur de la Radio Nationale d’Haïti, dans ses premières déclarations, le maestro a rappelé que « Nu- Look est une institution ». Ce que beaucoup d’observateurs n’admettent pas, vu la mauvaise gestion et les différents scandales qui entourent cette formation musicale.
Plus loin, Arly Larivière a ironisé ceux qui prétendent que le projet Arly & Friends serait à la base de la dissolution de Nu-Look.
Le mercredi 26 décembre 2012, à l’émission de Brégard Anderson, sur Radio Caraïbes, Arly a affirmé qu’il respecte la décision de Pipo de quitter le groupe après deux ans. « C’est quelqu’un que j’apprécie comme vocaliste. Nu-Look est une institution qui existait avant Pipo et qui continuera d’exister après lui », a-t-il soutenu. Cependant, le maestro a refusé de commenter les rumeurs, sur les nouvelles orientations de Ederse Stanis. « On dit qu’il va retourner à Beljazz mais, je ne vais pas commenter cela », conclut Arly Larivière.
Il faut dire que quelques heures avant le bal tandem T-Vice/ Nu-Look au Ritz Kinam II, à Pétion-Ville, Arly & Friends étaient au Parc Historique de la Canne à Sucre pour prendre part à la cinquième édition du concert de Noël, « Christmas with the stars ».
Entre-temps, un bal de Nu-Look annoncé pour le mercredi 26 décembre 2012, à Miche’s Garden, a dû être reporté au dimanche 30 décembre en raison de l’indisponibilité de plusieurs musiciens, dont le batteur Charnel Julmice et le bassiste Normans, ont fait savoir les responsables du groupe aux organisateurs de cette soirée pour laquelle plusieurs centaines de billets ont été déjà vendus.

Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)
Credit: le Nouvelliste

Tropicana : 50 ans de succès continu

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

En août 1963, un groupe de jeunes avait compris le besoin et la nécessité de s’unir pour offrir un service à la population. Il est évident qu’au début le service n’était pas trop  demandé, parce que sans doute, le groupe n’était pas suffisamment organisé  et le besoin ne se faisait pas encore sentir. Mais  chemin faisant, le public a commencé à développer une certaine  affinité avec le groupe jusqu’à en faire son groupe de prédilection. Et depuis, il  va de succès en succès. Il a conquis le territoire dans son intégralité et son succès atteint maintenant d’autres horizons. Il est devenu l’ambassadeur qui fait la promotion d’Haïti, de sa culture et de sa musique.

Pour atteindre un demi-siècle, il lui a fallu lutter pour exister année après année avec la même détermination. Victor Hugo l’a dit: « Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent». L’orchestre a lutté sur chaque pouce de terrain pour atteindre cette notoriété. Evoluer 50 ans dans un environnement aussi difficile où tout est à faire sans structure ni ouverture, avec de simples capitaux privés, c’est génial !

Maintenant, l’orchestre ne s’appartient plus. Il revient à la nation haïtienne de le sauvegarder parce qu’il rentre dans  son  patrimoine  culturel. Le 15 août prochain, il ajoutera un nouveau maillon solide à la chaîne de sa vie. Une chaîne construite au  prix de très lourds sacrifices, de labeurs incessants,, d’optimisme sans borne marié à une volonté farouche de réussir. Pour arriver à 2013, Tropic a bravé tous les dangers, lutté contre tous les préjugés, défié le temps avec tous ses caprices, gagné tous  les paris, percé tous les mystères pour faire connaître la musique haïtienne, le compas direct en particulier aux quatre coins du monde. L’une des valeurs sûres de la culture haïtienne mise en relief reconnue et prisée à travers le monde est notre musique; et,  l’une des institutions qui véhiculent cette culture dans toute sa diversité avec élégance, compétence et sérieux est l’orchestre Tropicana.

Les orchestres du Nord, dont l’orchestre Tropicana, sont réputés pour leur discipline par rapport à la ponctualité et à la programmation. C’est une discipline qui rassure les mélomanes et rend très confortables les fans de l’orchestre. Tropic  est une école de grandeur où chaque musicien  est un véritable professionnel, c’est-à-dire, quelqu’un qui fait de la musique pour vivre et qui respecte ses clients. C’est une rigueur qui manque aux musiciens de la nouvelle génération. Tropic le fait depuis 50 ans avec la même aisance et la même constance partout où il est et, à cette attitude envers le public quel qu’il soit. C’est un exemple à suivre.

Au fil des ans, Haïti a connu de grands orchestres qui ont marqué leurs époques, mais ils n’ont pas résisté aux lois du marché, faute de discipline ou en raison d’ambitions démesurées.  Maintenant  on ne parle d’eux qu’au passé. Leurs œuvres sont classées dans la section rétro. Cependant, Il existe encore des orchestres qui ont chevauché au moins deux générations. Ils ne sont pas légion, mais il en reste quand même quelques échantillons qui  continuent d’occuper le haut du pavé. Parmi ces titans de la musique haïtienne, retenons le Tabou Combo, le Magnum Band, l’orchestre Septentrional et l’orchestre Tropicana.

La contribution de l’Orchestre Tropicana à la construction du patrimoine culturel national est considérable. Tropic  a chanté  nos mœurs, nos coutumes, nos habitudes et, dans une large mesure, façonné  la tendance de chaque époque  en y apportant sa touche personnelle de richesse et de diversité dans la musique populaire dansante haïtienne .Maintenant, il s’est confortablement installé dans la galerie des plus anciens et des plus grands orchestres haïtiens en activité. Ses chansons se retrouvent sur toutes les lèvres et retentissent dans les coins les plus reculés du pays. Par sa musique ondoyante et diverse, Tropic  a occupé sans relâche, avec  honneur et mérite,  l’espace qui est le sien dans l’univers musical haïtien depuis sa fondation.

Après  près d’un demi-siècle de prestations  sans trêve, Tropic s’est créé une place d’honneur parmi les plus grands orchestres de la Caraïbe. C’est ce qui fait la fierté de ses fans, des Capois en particulier et des Haïtiens en général. Il représente ce nouveau symbole d’unité, cette nouvelle image de réalisation colossale sur laquelle le temps n’a aucun effet. Cette institution qui obéit à toutes les normes administratives et financières doit être gérée comme un patrimoine par la génération montante. Quelle que soit la chapelle musicale de quelqu’un, il doit reconnaître que Tropicana est un orchestre dont la réputation n’est plus à faire.  Il est une nouvelle fierté régionale, une référence nationale et un modèle  planétaire. Bravo Tropic!

Jacques Louis Etienne

Stanley Toussaint, dit Tantan’n, de retour à la musique avec un nouveau tube

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Après une long période d’absence très remarquée sur l’échiquier musical, l’artiste haïtien Stanley Toussaint, alias Tantan’n, est de retour sur la scène musicale avec une nouvelle chanson intitulée « lovers » qu’il chante en duo avec un jeune artiste de la Floride dénommé Sexy Beef. Par ailleurs, selon ce qu’a laissé croire l’artiste, cette musique est mise en diffusion pour annoncer et assurer la promotion de son prochain album qui sortira, dit-il, l’année prochaine.

Néanmoins, le chanteur s’est félicité de la musique et se dit déjà très satisfait de la demande dont elle fait l’objet dans les medias tant en Haïti qu’aux-États-Unis. Il exhorte le public en général et ses fans en particulier de continuer à supporter davantage la musique haïtienne et les artistes solos qui, dit-il, malgré vents et marées, ne cessent de travailler dur pour leur offrir une musique de très bonne facture.

James Jovin

Belle fin d’année pour T-Vice.

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

« Mizisyen pa gen jou ferye », dit-on souvent. Le calendrier de fin d’année du groupe « Met beton », T-Vice, confirme ce dicton. Fraîchement revenus d’une tournée à St Marteen, les musiciens de la momanager Jessie Al Khal partageront le mois de Noël, entre deux avions, entre Haïti et les Etats-Unis d’Amérique, tout en travaillant sur leur prochain album.
Les Vice2K ne chôment pas. Le 1er décembre dernier, ils étaient sous le soleil de St Maarten. De retour dans leur quartier général à Miami, les poulains de Jessie, en dehors de leurs différentes tournées et gigs, sont en studio jours et nuits et sont certains de satisfaire l’attente de leurs fans. « Nous travaillons sur notre prochain CD, qui est quasiment prêt. Nous sommes très confiants en ce que nous avons accompli jusqu’à présent, les fans seront fiers une fois de plus ! », nous dit Roberto, leader du groupe.
Ce vendredi 7 décembre, T-Vice fera un petit saut en Haïti pour un concert pour la chambre de Commerce. « Nous serons en Haïti ce vendredi pour un concert unique, le gala annuel de la chambre de Commerce d’Haïti qui aura lieu à Tara’s. Nous repartons pour la Floride le lendemain, car le samedi 8 décembre nous participerons à un festival à West Palm Beach. Cela s’annonce très bien, c’est la première édition de ce festival, et j’espère que ce sera une réussite.
Les fêtes de fin d’année s’annoncent une fois de plus très chargées. « Cette saison nous est très favorable. Nous serons sur scène tant qu’en Haïti qu’à l’étranger chaque jour et souvent deux fois par jour. Nous rentrons en Haïti le weekend du 14 jusqu’au 19 décembre, puis nous partons pour New York. On rentrera encore en Haïti du 23 décembre 2012 au 7 janvier 2013. Nous avons de superbes affiches pour la Noël et le nouvel an. D’ores et déjà nous souhaite un Joyeux Noël et une Bonne et Heureuse année 2013 à tous ! One love », conclut Berto.
Pour ceux qui s’enquièrent de la présence d’Olivier Duret dans la tournée de T-Vice, Roberto Martino a été très clair : « Si l’un des promoteurs l’ajoute en tant qu’invité à l’un de nos concerts ce sera un plaisir. Cependant nous sommes très heureux d’avoir James Cardozo de retour avec nous en Haïti pour cette fin d’année. »
Stéphanie André andresteffany@gmail.com/@SteffanieAndre

Calendrier de fin d’année de T-Vice 7 Dec Haiti Tara’s Gala Chambre De Commerce d’Haïti 8 Dec West Palm Beach ( festival) 14 Dec Haiti DJ TONY MIX’s ANNIVERSARY Les Calebasses 15 Dec UNIBANK CHRISTMAS PARTY 16 DEC FESTIVAL MIRAGOANE 18 Dec DIGICEL Annual Christmas Party 19 Dec Back to Miami 21 DEC SOB’S New York 22 DEC New York 23 Dec Haiti avec Nu-Look au KINAM 2 24 Dec Port-Salut 25 Dec Fête privée 26 Dec Léogâne 27 Dec Canne à Sucre avec Sean Paul 28 Dec Carrefour 29 DEC DESARMES 30 DEC Lazille 31 DEC Karibe Hotel avec Nu-Look 1er Jan Florville avec Kreyol-la 2 Jan Plage Carrefour dans l’après-midi Canne à Sucre avec Nu-Look et Tabou dans la soirée 3 Jan 3 Saint-Marc 4 Jan Delmas 33, Rendez-Vous 33 5 Jan Les Cayes avec Gabel 7 Jan Retour à Miami

Round Midnight : Médiation Vs Médiatisation

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Nous avons, depuis un certain temps, adopter la tendance à vider nos contentieux en public, notamment, dans les stations de Radio. Ainsi, le devoir de réserve prend le large et une dispute  banale entre deux protagonistes se transforme, arrivée sur les ondes, en pugilat verbal avec des conséquences irréversibles.” Les gens heureux n’ont pas d’histoire”  ait l’adage, ou serait ce que la discrétion et la retenue sont des ingrédients de la recette du Bonheur.

Les récents événements au sein du meilleur groupe Konpa des douze dernières années n’échappent pas à ces règles. Ti Mako M&S de son vrai nom Lubin Maxime,  intervenait mardi soir 18 septembre sur les ondes de Radio Solidarité, à l’émission Mardi-Alternative, afin de rassurer le public de la pérennité du groupe. “Les contentieux sont vidés après 2heure d’appel-conférence” annonce-t-il. Il tente de calmer le jeu, de faire oublier la valse des déclarations apocalyptiques qui ont précédée la sienne. Le manager du groupe essaie de se réapproprier le conflit qui somme toute est du domaine interne de Djakout. Le manager sait bien que des semaines voire des mois de conflit ne sauraient se dissiper en quelques 120 minutes de conférence, même avec toute la bonne volonté du monde. Néanmoins, il a fait ce que lui dictait la gravite du moment; calmer le jeu pour qu’éventuellement les discussions se poursuivent dans la sérénité et loin des projecteurs.

Mais voilà que Rolls Lainé rapplique. Il appelle à son tour à la même émission, confirme (sans conviction et sans convaincre) les dires de son Manager mais se sent obligé, au passage, de vider son cœur. Ce n’est pas le porte-parole qui parlait puisqu’étant impliqué dans le conflit, ce fut l’humain blesse, se sentant traque et trahi qui se lança dans un monologue d’amertume, envers ses compagnons. Dans la foulée, arriva la valse de propos regrettables lorsqu’entre autre : Laine assimila le conflit a l’intérieur de Djakout#1 à l’expression “de l’incapacité de l’Homme noir à s’unir dans un but commun et positif à long terme”. Et Vlan!

Rolls Lainé est un gentilhomme que j’apprécie beaucoup. Mais, voilà qu’autour de minuit, après une longue et éprouvante journée, dans une énième entrevue sur un sujet délicat, Lainé crache sur plus de 800 millions d’individus à la peau noire. Je suis convaincu qu’avec le recul et sans la pression médiatique qu’il s’est lui-même imposé, Rolls n’en serait pas à véhiculer de tels préjugés. Je n’ose pas imaginer les réactions, aujourd’hui si de tels propos, dans des circonstances similaires, seraient sortis de la bouche d’un Roberto, de Ti Joe ou de David Dupoux ou n’importe quel musicien a la peau claire.

Il est indéniable que dans un conflit des comportements au sein des membres du groupe soient condamnables mais ceci regarde avant tout, le groupe. Le public n’a pas à être invité à ce strip-tease moral. Josias Pierre, en fin de compte a propose que les musiciens se mettent des garde-fous et renforcent l’institutionnalisation de l’Entreprise. Les frustrations doivent être évacués mais doit-on le faire sur la place publique. Il ne faut pas confondre Médiation et Médiatisation.

Aly Acacia

La belle aventure de Nu Look bat de l’aile…

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

Ce que plusieurs mélomanes redoutaient est sur le point d’arriver. Nu Look, ce magnifique groupe musical qui récolte des succès en boucle depuis sa formation, fait face à sa deuxième crise majeure aprèsle départ spectaculaire de Gazmann en janvier 2010 pour aller former dISIP. Une crise qui, nous le craignons, risque d’ouvrir la voie à sa désagrégation complète sur la scène du Konpa direct

Le torchon brule depuis quelques semaines au sein de ce groupe entre Arly Larivière, la plaque tournante de la production musicale, et Ederse ‘’Pipo’’ Stanis, le chanteur lead, transfuge de Bèl Jazz.  Très peu de temps après l’engagement de celui-ci pour prendre la commande du ‘’ban devan’’ du groupe en remplacement de Gazmann, le géant en taille et talent, certaines fuites dans les medias laissaient entrevoir un malaise profond entre Pipo et Arly. Incompatibilité de caractère. Lutte âpre mais voilée pour être la superstar du groupe etc.

A la base, selon ces mêmes fuites, le désir brulant d’Arly de sortir définitivement de l’ombre, accolé à son clavier, pour prendre beaucoup plus de place et s’affubler de son chapeau de superstar. Le génie capois en paroles et musique aurait décidé de prendre les devants pour éviter que l’épisode inattendu de Gazmann ne se répète avec Pipo au cas ou ce dernier déciderait de prendre la porte de sortie. Il est auteur-compositeur-interprète et producteur de studio émérite, adulé par la gent féminine. Pas question que la responsabilité du succès du groupe repose sur le dos d’un seul chanteur que ses propres productions starisent dans le game. Pour preuve, sur plusieurs flyers promo des soirées de Nu Look, on ne voit qu’Arly quand le groupe doit partager la scène.

De la place, le charmeur capois au crâne rasé en a prise. Même trop. Plusieurs fans et journalistes ont constaté l’effet envoutant de son charisme sur scène, jusque là en hibernation, et qui éclipse quasiment Pipo, avec un tempérament plutôt introverti. Malheureusement, son rôle comme chanteur lead dans le Konpa moderne est d’assurer l’animation enflammée du ”ban devan”. Il y avait ce fameux et époustouflant face-à-face Djakout # 1 – Nu Look le 23 novembre 2011 à Miami, remportée, disait on, haut les mains par Nu Look grâce à la force de frappe de…Arly.

Le clou s’est définitivement enfoncé dans la plaie avec la création de ‘’Arly & Friends’’, une sorte de groupe parallèle qui joue, majoritairement, du Konpa dans lequel Arly officie en maitre et seigneur en compagnie de certaines virtuoses dont  Ti Harold, Shedly Abraham, Tom Mitchel etc.  Une véritable dream team.

L’un des signes prémonitoires de cette lente descente aux enfers du groupe remonte à la soirée d’anniversaire de Mizik Mizik le 3 novembre dernier au Club Indigo où Nu Look devait partager la scène avec l’équipe de Fabrice à titre de groupe invité. Une remarquable soirée en perspective au bord de la plage  pour les mélomanes. De grandes affiches promo surplombaient plusieurs rues à Pétion-ville et on y voyait les frimousses joyeuses d’Arly et de Pipo sous de celles de Fabrice, Keke, Manno et Eric.

Coup de théâtre. Quelques jours avant la date butoir, on apprenait qu’en lieu et place de Nu Look, c’est”Arly & Friends”qui ouvrira le bal d’anniversaire à cause, selon les organisateurs, d’un précédent malentendu entre Nu Look et le Club Indigo. Les organisateurs ont inventé toute sorte de subterfuges pour faire avaler le gros crapaud à la presse musicale. Mais personne n’est dupe. Le glas était sonné pour Nu Look. Il ne s’agissait qu’une question de jours même si, comme d’habitude, Arkinson ‘’Zagalo’’ Bèlizaire, leur représentant en Haïti, a intervenu sur plusieurs radios pour lire fièrement la programmation chargée du groupe pour sa tournée traditionnelle  de décembre.

Finies les cachoteries. Nu Look vient de crever l’abcès. Dans une note de presse publiée aujourd’hui 7 décembre (cliquez ici pour lire la note de presse) en deux langues (Anglais et Français), le groupe annonce ‘‘ (…) l’annulation de ses affiches pour ce week-end à Fort Myers et Labadee Manoir et l’arrêt temporaire de ses activités jusqu’à nouvel ordre’’. Plus loin, on peut lire dans cette même note que le ‘’Le groupe profitera de cette pause pour restructurer son administration et éventuellement recruter de nouveaux talents’’. De nouveaux talents ? S’agit-il de Chanteur ? Guitariste ? Percussionnistes ? Aucune précision sur les postes à combler. Aucune référence non plus à une quelconque démission ou révocation. En d’autres termes, Nu Look projette d’ajouter de nouveaux talents et Pipo fait bel et bien partie du personnel musical du groupe. Logiquement.

Cependant, la note comporte quelques incohérences assez évidentes. Par exemple, à la fin de celle-ci, le groupe publie son calendrier de prestation live en Haïti qui débutera le 20 décembre alors qu’il est dit dans la note que les circonstances ont engendré un ‘’arrêt temporaire de ses activités jusqu’à nouvel ordre’’. Curieusement, ce ‘’nouvel ordre’’ est déjà annoncé puisque le groupe entamera sa tournée le 20 décembre, à moins qu’il essaie de rouler la presse musicale dans la farine en refusant de cracher le gros morceau officiellement.

Les scenarii possible

Au cas ou Nu Look disparaitrait sur la scène Konpa, il ne fait aucun doute qu’Arly consacrera, désormais, toutes ses énergies et son talent divin à ‘’Arly & Friends’’. D’ailleurs, il est entrain de cuisiner un album solo à cet effet. Du nombre de ses ‘’friends’’, on retrouvera probablement l’excellent Ralph Condé. Pour les autres musiciens de Nu Look, il faudrait, très probablement, qu’il remette leur CV à jour. Dans certains milieux ‘’huppés’’ en Haïti, il y a apparemment, une forte demande pour ‘’Arly & Friends’’ géré par Dream Promo, jeune compagnie de promotion et de gestion d’artistes qui comprend aussi Luck Mervil dans son écurie. Adieu veau, vache, cochon, couvée pour Zigizag Productions qui, jusque là, détenait les rennes de Nu Look en Haïti. Combien de temps le momentum ‘’Arly & Friends’’ va-t-il tenir ? Personne ne sait. Ce dont on sait, par contre, le cerveau du capois regorge de neurones très actifs pour nous sortir encore des dizaines de mélodies craquantes et des paroles à l’eau de rose, secrets de ses hits à n’en plus finir.

Quant à Pipo, les rumeurs commencent à gonfler sur le web sur sa prochaine destination qui, peut être, ne sera point sa destination finale. Ces rumeurs visent toutes ‘’Klass’’ sous la direction du professeur Richie. Il y aurait déjà eu des réunions d’affaire pour le placer à coté de Klemay. Depuis le départ de Hollywood,  ce jeune feu follet, capois comme Richie, se démène comme un diable dans un bénitier pour maintenir le groove du ”ban devan” de Klass.  Il s’en sort pas mal, selon plusieurs observateurs. Cependant, son timbre de voix se rapproche beaucoup de celui de Pipo. Bref.

Il est bruit aussi que BelJazz, en période de mise de jambe après la sortie  de ‘’Sa Ki Rive’’, leur 2èmedernier album studio, lui ferait des yeux doux pour qu’il retourne au bercail. Enfin, certains évoquent l’éventualité que Pipo monte son propre groupe musical pour mettre fin à cette galère qui nuit beaucoup à sa réputation malgré son énorme talent de chanteur.

Dans l’un ou l’autre scénario pour chacun des protagonistes, le grand perdant sera les mélomanes qui verront fondre comme beurre au soleil l’un des groupes les plus représentatifs du Konpa Direct.

Dans ‘’Confirmation’’, Arly a sorti, d’un ton sarcastique, ‘’Gad on pwoblèm’’ (Quel problème !), une phrase simple qu’on pourrait assimiler à un slogan. Elle s’est rapidement transformée en hashtag sur Twitter et trotte sur presque toutes les lèvres. Et bien, c’est confirmé. Nu Look patauge dans de sérieux problèmes.

djecee


 

 

Célébration du 18e anniversaire de la formation musicale K-Dans

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars
La formation musicale dénommée K-Dans a célébré le week-end écoulé ses 18 ans d’existence. Et pour marquer solennellement cette date importante, une grande soirée musicale a été organisée en la circonstance à Backyard, le dimanche 9 décembre 2012 dernier.Plusieurs centaines de mélomanes et fans du groupe K-Dans en particulier avaient fait le déplacement le dimanche 9 décembre dernier à backyard night club, sis à Pétion-ville pour souhaiter un heureux anniversaire à ce fameux groupe musical haïtien, auteur de plusieurs tubes a succès, qui sont, pour la plupart, devenues une marque indélébile dans la mémoire de toute une génération.

Fondé le 5 décembre 1994, le groupe k-dans a su faire les délices de plusieurs générations, et ce, avec une musique dansante et très savante, à en croire l’un des musiciens du dit groupe Ricky Juste.

Au cours de cette soirée d’anniversaire qui a eu lieu à Backyard, plusieurs chansons qui ont fait le bonheur du groupe, ont été exécutées telles que : ‘’bougie’’, ’’ destiny’’, ‘’nap chill’’, ‘’de temps en temps’’, ‘’ graduation’’, et ont fait remonter à la mémoire des fans la nostalgie du bon vieux temps.

La soirée d’anniversaire a démarré vers les 10h du soir, le public était bien au rendez-vous. Avec une excellente sonorisation, la formation musicale K-dans a offert une excellente prestation a ses invités.

Pour clore cette soirée d’anniversaire en beauté, un gâteau coupé par les musiciens du groupe et qu’ils ont dégusté avec ceux qui en voulaient, traduisait la solennité de cette fête. Apres des heures passées à danser, à rire, et à se divertir, les mélomanes sont rentrés chez-eux très satisfaits, selon le témoignage de plus d’un. Les musiciens de leur côté se sont félicités du chemin parcouru pour arriver aujourd’hui à la célébration de leur 18e année d’existence sur le marché musical.

Ils ont saisi l’occasion pour remercier le public en général, les fans du groupe en particulier et tous ceux, qui, d’une façon ou d’une autre, ont contribué à faire de cette formation musicale la véritable institution qu’elle est devenue.

Par ailleurs, ils en ont profité à renouveler leur engagement au près du public, et de leurs fans en particulier de continuer à travailler dur et sans relâche dans le but de toujours produire et leur offrir une musique de très bonne qualité, et ce, pour leur pleine et entière satisfaction.

À rappeler que, durant cette longue période de 18 ans, le groupe K-dans compte déjà 7 album dans son actif, et le tout dernier en date intitulé « Nou fè sa deja » sorti le 11 mai 2012 dernier, a marqué le retour sur la scène musicale haïtienne de cette formation musicale qui était absente pendant plus de deux ans sur l’échiquier musical en Haïti.

James Jovin aajovani005@yahoo.fr

Arly et Gazzman bientôt ensemble pour des soirées souvenir

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars

De jour en jour, il devient plus difficile de comprendre le comportement des musiciens haïtiens et de prédire ce qui se passera notre cher compas. Séparés en janvier 2010 pour les raisons que l’on sait, Arly et Gazzman pourraient se trouver prochainement sur un même podium pour des soirées de souvenir.
Les deux hommes sont déjà d’accord avec le projet de jouer ensemble à Nu-Look au cours des prestations à Port-au-Prince, dans certaines villes province, Paris, Miami, New York et Canada.
Dans une interview qu’il nous a accordée ce lundi 10 décembre 2012, Zagalo confirme que Arly Larivière l’avait autorisé à en parler avec Gazzman, qui a accepté.
Selon ce que nous a indiqué le promoteur, à l’instar de la soirée flash-back Konpa Kreyòl, Hugline Jérôme a eu l’idée d’organiser une soirée Nu-Look avec Gazzman. Ensuite, elle a proposé le projet à Arly. “Le jour même le maestro m’en a parlé, et je lui ai fait savoir que je devais m’en occuper.” Après Arly Larivière m’a donné l’autorisation de parler du projet à Gazzman Couleur. Ce dernier a accepté assez rapidement, mais a précisé qu’il va prendre des précautions pour que cela n’hypothèque pas l’avenir de Disip », a expliqué le patron de Zigizag Productions.
Pour l’heure, rien n’est encore dit pour le prix et la date de la tenue de cette série de soirées souvenir Nu-Look avec Gazzman et Arly un peu partout en Haïti et à l’étranger, mais l’idée fait son chemin, dit Zagalo. Il se pourrait que l’événement se tienne avant les festivités carnavalesques de 2013.
Entre-temps, le malaise est toujours installé entre Pipo Stanis et Arly Larivière, surtout après l’incident malheureux vécu par le public au Parc Historique entre les deux hommes.
S’achemine-t-on dans les mois à venir vers une nouvelle collaboration entre Arly et Gazzman après leur accord de jouer ensemble sur un même podium avec Nu-Look, si l’on croit les déclarations de Zagalo ? Les jours de Pipo, sont-ils comptés à Nu-Look. La seule chose qu’on peut dire, c’est que rien ne va plus nous étonner dans ce business car l’on a déjà tout vu, tout vécu et tout entendu. Autrement dit, tout est possible avec nos chers musiciens.

Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)
Credit: le Nouvelliste