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Haïti- Japon : une relation vieille de 80 ans

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Haïti et le Japon entretiennent des relations bilatérales depuis 81 ans. Mais jamais, avant le président Michel Martelly, un chef d’Etat haïtien n’avait effectué une visite officielle en terre nipponne. Michel Martelly s’est rendu au pays du Soleil Levant  du 5 au 7 décembre 2012 dans le but de redynamiser les relations entre les deux États. Il a insisté sur « la nécessité qu’Haïti établisse avec le Japon une coopération basée non sur l’assistanat, mais le développement durable.Michel Martelly a plaidé pour une réorientation du programme de dons du Japon notamment dans les domaines de l’environnement et de la sécurité alimentaire. Transfert de connaissances, formation de cadres sur le terrain par des experts, il faut faire appel aux grands moyens, a-t-il dit, soulignant l’extrême vulnérabilité d’Haïti lors d’une rencontre avec le vice-président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Hideaki Domichi.La JICA est chargée de la mise en œuvre des programmes d’aide publique au développement. Considérée comme la plus importante agence d’aide bilatérale au monde, elle est présente dans plus de 150 pays. Le président Michel Martelly a répété et martelé  le même message que ce soit lors de la rencontre  au palais impérial, à Tokyo avec l’empereur du Japon Akihito ou encore avec le Premier ministre Yoshihiko Noda. Il a obtenu une aide de 6,5 millions de dollars pour renforcer la production agricole et améliorer la sécurité alimentaire.

Les principales priorités de la coopération japonaise en Haïti ont été redéfinies après le séisme meurtrier de 2010 dans le but de soutenir le processus de reconstruction. L’aide est ainsi axée sur la santé, l’agriculture et l’éducation.

Sur les 10 milliards de dollars promis par la communauté internationale le 31 mars 2010 pour la reconstruction d’Haïti, la contribution du Japon s’élevait à 100 millions. Nous avons tenu notre engagement, s’est exclamé le directeur général du bureau des Affaires latino-américaines et caribéennes, au ministère japonais des Affaires étrangères, l’ambassadeur Akira Yamada. En termes financiers, l’apport du gouvernement japonais à Haïti depuis la tragédie dépasse les 140 millions de dollars américains. Un montant réparti comme suit : environ 55 millions de dollars pour l’aide d’urgence, 70 millions pour l’aide à la reconstruction et 15 millions pour soutenir les activités des ONG  japonaises sur le terrain selon la JICA.En Haïti, l’Agence a réalisé durant ces deux dernières années des projets de réhabilitation de routes, du système d’approvisionnement en eau, notamment à Léogâne, et de formation des  techniciens dans le domaine de la production agricole et des cadres de l’Administration publique sur les stratégies de reconstruction.

Par ailleurs, le Japon octroie à Haïti depuis 2001 des bourses d’études en licence, maîtrise, doctorat ou des études supérieures de recherche  conduisant à un titre universitaire.

Autre projet important du gouvernement nippon en Haïti, la reconstruction de l’hôpital Saint-Michel de Jacmel, qui s’est effondré lors du tremblement de terre. Le plan a été réalisé par la firme d’architectes Yamashita Sekkei. L’appel d’offres sera lancé en février 2013 pour Tokyo et le Canada. Les travaux, qui coûteront 17 millions de dollars, devraient s’achever fin 2014. Cet hôpital public de 200 lits sera doté d’équipements modernes qui seront fournis par la JICA.

Retrait des forces terrestres d’autodéfense japonaises de la Minustah

Dépêchée en Haïti quelques semaines après le tremblement de terre de 2010, l’unité de génie des forces terrestres d’auto-défense du Japon s’apprête à quitter le pays à la fin de l’année. Ce sont au total 2 200 militaires qui ont été déployés sur le terrain, avec pour mission principale d’enlever les décombres, d’expertiser les bâtiments, de construire les préfabriqués et de réparer les routes notamment à la frontière haïtiano-dominicaine. Ils ont réalisé plus de 200 projets à travers le  pays, informe  le directeur de International Peace Cooperation Head Quarters, Hideo Suzuki.

Les ingénieurs des forces d’autodéfense plient bagage, cependant le matériel ne sera pas rapatrié. Compacteurs, niveleuses, bulldozers… tout le matériel sera mis à la disposition du gouvernement haïtien indique le directeur de la Coopération internationale Manabu MANNAMI. Des séances de formation ont été organisées à l’intention des techniciens locaux sur la conduite des engins lourds.

Au cours de sa visite au Japon, le président Michel Martelly s’est rendu à Sendai, chef-lieu de la préfecture de Miyagi, dans la région du Tōhoku. Située à 350 km de Tokyo, la ville de Sendai a été frappée le 11 mars 2011 par un séisme de magnitude 8,9. L’un des plus violents du siècle. Le tremblement de terre a été suivi d’un tsunami avec des vagues de plus de 10 mètres de haut qui avaient causé la mort de plus de 15 000 personnes et la destruction d’un million de bâtiments. Accompagné de son épouse, le chef de l’Etat a déposé des fleurs au pied du monument funèbre.

Ce qui frappe en arrivant au centre-ville de Sendai, c’est l’absence des traces du séisme. Invité par le gouvernement japonais à la fin du mois d’octobre, j’avais du mal à croire qu’il y a moins de vingt mois, cette ville avait connu un événement apocalyptique. La plupart des immeubles fissurés ont été  réparés, la population vaquait normalement à ses activités. Le tableau est cependant totalement différent sur le littoral où sont entassées des montagnes de débris de toute nature. Plus de 22 millions de tonnes de déchets se sont accumulées le jour du drame dans les préfectures d’Iwate, de Miyagi et de Fukushima. Le traitement de ces déchets potentiellement radioactifs est un défi majeur de la reconstruction. Le volume total des décombres est égal à celui des déchets accumulés en 20 ans par les trois provinces les plus affectées par le séisme et le tsunami.

Marie Lucie Bonhomme
Credit: Le Nouvelliste

De la police à la mode

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L’ancien directeur général de la Police nationale d’Haïti Mario Andrésol lance, jeudi,  à 6h p.m. au Karibe, sa nouvelle carrière de designer avec une ligne de vêtements sous la marque Ma Collection.

Toujours tiré à quatre épingles, véritable icône de la mode, l’ancien militaire et chef de la police a toujours apporté un grand soin à ses tenues, allant jusqu’à dessiner lui-même ce qu’il portait en le faisant réaliser à l’étranger.

Festival de la poésie à Jérémie

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Jérémie, la ville des poètes, accueille,du 8 au 14 octobre 2012, la deuxième édition du festival de la poésie. Le centre culturel Jean-François Brierre, organisateur de cette grande manifestation annuelle, veut placer cet événement sous le signe du tourisme local en vue de permettre à tout un chacun de goûter des instants inoubliables dans la Grand’Anse.

Toute une brochette de poètes, de romanciers et d’artistes ont pris rendez-vous à la Grand’Anse pour couler des instants de poésie. Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette deuxième édition : lecture de textes poétiques, montage de textes, exposition des œuvres de poètes haïtiens et d’ouvrages d’auteurs publiés en 2012, conférences-débats sur la vie et l’œuvre des trois poètes centenaires : (Magloire Saint-Aude, Roussan Camille et Félix M. Leroy), ateliers d’écriture poétique, romanesque et théâtrale. Et puisque la poésie fait bon ménage avec la musique, les soirées seront soutenues musicalement par Wooly Saint-Louis Jean, Félix Jean Guillaume, Harry Juste et le populaire Wanito.

Pour une participation active des jeunes au cours de ces activités, un éventail d’ateliers : 10 ateliers d’écriture poétique pour 10 groupes de jeunes de dix communes de la Grand’Anse. Des ateliers d’écriture romanesque seront animés par Kettly Mars et Gary Victor. Un natif de Jérémie, Syto Cavé, dirigera un atelier de théâtre. Deux ateliers sur la peinture seront tenus respectivement par le Jacmélien Rénold Laurent et le Beaumontrois Mérès Wèche. (Ce dernier qui a peint, l’année dernière pour le festival, un portrait de Frankétienne cultive plusieurs talents : journaliste, écrivain, peintre, etc ). Les deux ateliers sur la musique reviendront à Wooly Saint-Louis Jean et Félix Jean Guillaume.

Quelques invités au festival

Voici la liste partielle des poètes et romanciers invités: Josaphat-Robert Large, Claude C. Pierre, Gary Victor, Mérès Wèche, Dominique Batraville, Syto Cavé, Christophe Philippe Charles, Amos Dugé, Jean-Claude Fignolé, Emmanuel Ménard, Henri-Robert Jolibois, Robert Edith Lataillade, Serge Picard, Fresnel Larosilière, Rénold Laurent, Maurice Léonce, Jean-Robert Léonidas, Billy Lundi, Kettly Mars, Emmelie Prophète, Allemagne Dorestant, Jimmy Saint-Louis,Clausel Midy, Mackenzie Orcel, Riquet Dorimain, Francisque Mayas. D’autres personnalités comme celles du circuit de la production et de la diffusion du livre, Anaïse Chavenet de Communications Plus, par exemple sont aussi invitées.

« L’immense succès qu’a connu ce festival l’année dernière et son impact nettement positif sur la production artistique et littéraire, tant au niveau régional qu’au niveau national, exigent la réédition d’un tel évènement », s’est félicité le président du Centre culturel Jean F. Brierre, Me Jean Guy-Marie Louis.

Pour rejouer la carte culturelle et touristique, comme l’année dernière, des guides du centre culturel vous feront visiter le fort Marfranc le jour de l’inauguration de la Bibliothèque de Marfranc . Ils vous amèneront en excursion à Dame-Marie sur les traces des treize de « Jeune Haïti ». Vous découvrirez les Abricots, le paradis des Indiens où l’écrivain Jean-Claude Fignolé fignole sa prose.

Au cours du festival de la poésie, un ensemble de manifestations rythmera la Grand’Anse : une foire du livre avec vingt-cinq  auteurs en signature, théâtre, musique, danse et exposition de peinture.

 « Le Festival national de la poésie – organisé en partenariat avec le Foyer Culturel de Jérémie, l’Alliance française de Jérémie, l’Ecole supérieure catholique de droit de Jérémie, le Centre Numa Drouin, la mairie de Jérémie, la mairie des Abricots, la mairie de Dame-Marie, la Bibliothèque nationale, Communication  Plus et l’Institut français en Haïti, – est conçu en vue de créer un lieu de rencontre où tous les poètes du pays peuvent poser ensemble les problèmes de la poésie, échanger leurs expériences et les partager avec les jeunes. Il permettra aussi de maintenir Jérémie sur la carte culturelle d’Haïti et de perpétuer  son titre de ‘’Cité des poètes’’ », a déclaré Me Jean Guy-Marie Louis, tout en énumérant quelques objectifs spécifiques que poursuit le festival :organiser un forum national des poètes haïtiens; lancer le prix de poésie Jean F. Brierre ; faciliter l’interaction entre les jeunes poètes et leurs aînés; stimuler l’intérêt des jeunes pour la production artistique et littéraire; renforcer la décentralisation culturelle ; promouvoir de nouvelles formes d’expression artistique et culturelle dans la Grand’Anse.

Du 8 au 14 octobre, la poésie coulera à flot dans la Grand’Anse. Les poètes seront en harmonie avec les muses.

Claude Bernard Sérant serantclaudebernard@yahoo.fr
 Credit: Le Nouvelliste

Dix-sept millions de dollars pour reconstruire l’hôpital de Jacmel

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Le chancelier haïtien Pierre Richard Casimir et l’ambassadeur du Japon en Haïti Kenji Kuratomi ont procédé le jeudi 4 octobre 2012 à la signature d’un accord de don d’un milliard trois cent trente-trois millions de yens, soit environ dix-sept millions de dollars américains, du gouvernement japonais à Haïti. Ce montant est alloué à la reconstruction de l’hôpital départemental du Sud-Est, l’hôpital St-Michel de Jacmel.

« Cet accord permettra au Ministère de la Santé publique et de la Population de renforcer  la capacité des infrastructures sanitaires pour mieux répondre aux besoins de la population haïtienne », s’est réjoui Pierre Richard Casimir, ministre des Affaires étrangères. Le projet consiste à remettre en état le seul hôpital de la région. Selon les termes de cet accord, les autorités haïtiennes devront travailler pendant toute la durée des travaux en collaboration avec la Croix-Rouge canadienne. Les signataires ont indiqué le mois de mars 2013 pour le début des travaux.

Outre la reconstruction de l’hôpital départemental, le gouvernement japonais s’engage à aider Haïti dans  la formation des prestataires de soins. « Nous avons démarré un cycle de formation en soins obstétricaux et néonatals d’urgence dans le cadre d’une coopération tripartite entre les gouvernements japonais, haïtien et marocain», affirme M. Kuratomi. Par ailleurs, l’ambassadeur se dit heureux que son pays ait octroyé environ 100 millions de dollars d’aide bilatérale à Haïti.

L’hôpital St-Michel avait été gravement endommagé lors du terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010 et démoli à coup de bulldozer au cours de l’année 2010. Depuis lors, cet hôpital fonctionne dans des structures provisoires. Avant le tremblement de terre, la gestion de ce centre hospitalier était confiée à un conseil d’administration composé de notables de la ville de Jacmel.

La signature de cet accord de don préalablement prévue pour le mois d’août dernier au Japon  avait été renvoyée à cause du passage de la tempête  Isaac sur Haïti. L’hôpital St-Michel fonctionne grâce à  des fonds publics et dessert environ un demi-million d’habitants.

Dumas Maçon
Credit: le Nouvelliste

Ils ont réveillé le maestro Nemours Jean-Baptiste

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 Nemours Jean-Baptiste  sombrait déjà dans l’oubli. Cette nouvelle génération d’Haïtiens ne connaît pas le père du « Compas direct » ou du moins, elle en a entendu parler de façon sporadique  au cours de certaines  émissions « retro » . Très peu de signes manifestes ont aidé à conserver les souvenirs de ce grand chef d’orchestre qui a marqué son époque . Les jeunes animateurs de musique populaire en parlent  très peu , parce que, sans doute, ils ne disposent pas d’informations . Les pouvoirs publics n’ont pas fait assez d’efforts pour hisser Nemours Jean-Baptiste au tableau d’honneur .

               Il paraît pourtant que tout espoir n’est pas perdu pour la sauvegarde du patrimoine et de la culture nationale . Richard Devil a frappé fort sur la table en annonçant une conférence-débat sur Nemours Jean-Baptiste à l’auberge de la Radio télévision nationale d’Haïti le dimanche 23 septembre 2012 à 4h p.m. C’est une initiative très louable qui mérite d’être encouragée . C’est un geste de grandeur et de revalorisation fait à l’égard d’un des plus grands musiciens du siècle passé.

« Et Cetera marketing» et la RTNH ont fait de leur mieux pour arracher  le maestro de son profond sommeil en confiant la tâche  à des panélistes dont la réputation n’est plus à faire pour enseigner la leçon « Nemours Jean-Baptiste » aux apprenants qui ont fait le  déplacement. Nous apprécions à sa juste valeur l’effort qui a été fait ; cependant certaines corrections sont nécessaires pour parler d’un homme aussi important, nous parlons du maestro Nemours Jean-Baptiste.

Influences  de Nemours Jean-Baptiste sur l’économie du pays

Pour répondre à une invitation de l’orchestre  Nemours Jean-Baptiste à Cabane Choucoune à Pétion-Ville, il fallait faire beaucoup d’efforts, chacun des efforts produits par le mélomane  alimente un secteur d’activités. Nous n’allons pas les énumérer tous, mais nous pouvons prendre quelques exemples juste pour soutenir notre argumentation:-on envoie son costume chez le nettoyeur,-on s’assure que la voiture est en bon état de fonctionnement avec de l’essence,-on paie les billets d’entrée; puis on consomme et on donne des pourboires pour le service, pour la surveillance de la voiture. Chacun de ces gestes va dans des secteurs spécifiques. Peut-être qu’on ne prend pas assez de temps pour réfléchir sur la question.

           Une soirée dansante comme activité principale crée autour d’elle des activités  secondaires génératrices de revenus. Tout le monde vibre. Plus il y a des gens à faire le même mouvement, plus cela renforce et stabilise les secteurs. Lorsque cela se produit avec une certaine fréquence, l’argent change de main facilement et rapidement, il y a une grande circulation monétaire qui rend tout le monde joyeux.

              L’activité principale est la soirée dansante qui est la variable indépendante ou la proposition principale. On ne peut  pas avoir de propositions subordonnées sans proposition principale. Celui qui multiplie ces activités est un agent économique important. On parle très souvent du musicien  lorsqu’on se réfère au maestro, mais on néglige trop souvent l’aspect économique de la soirée dansante.

       Un homme qui a fait circuler tant d’argent, créé autant d’ouvertures et stabilisé tant de secteurs, ne trouve pas d’institutions de renom pour sponsoriser une conférence-débat  donnée  en son nom. On oublie vite. On oublie trop vite. Ne rêvez pas. Nous parlons de Nemours Jean-Baptiste.

             Nous disons un grand merci à la Croix-Rouge haïtienne, une institution qui n’a tiré aucun bénéfice direct de l’orchestre Nemours Jean-Baptiste, de nous avoir permis de vivre ce moment mémorable en l’honneur du maestro. M.  Devil a travaillé avec les moyens du bord. Nous avons vu le pamphlet, Nemours mérite mieux que cela ! M. Devil, ne vous arrêtez pas en si bon chemin, c’est sûr que vous aurez toujours le soutien de ces intervenants qui l’ont connu de même que l’appui du DG de la RTNH, persévérez, la victoire n’appartient  qu’à ceux qui luttent.

        L’organisation du panel

Les panélistes sont des instructeurs, c’est-à-dire des gens qui détiennent l’information et qui sont décidés de la communiquer. Le maestro étant un personnage à plusieurs casquettes , il faudrait:

 1)- un panel aussi diversifié que le maestro lui-même;

2)- donner plus de temps aux panélistes pour qu’ils  développent leurs moyens;

3)- parler autant du citoyen Nemours Jean-Baptiste que du maestro;

4)- Pour un sujet aussi important, un dimanche 4 h de l’après-midi ne représente ni l’heure, ni le moment idéal pour une invitation de cette envergure;

5)- présenter le maestro en images avec son équipe, en pleine répétition et  sur scène;

6)- tourner la musique de l’orchestre pendant les temps morts;

7)- respecter les invités en commençant à l’heure;

8)- inviter les médias à couvrir la conférence et la considérer comme un évènement culturel sans précédent ;

9)-présenter des propositions concrètes pour faire connaître le maestro de toutes les générations d’Haïtiens;

10)- décorer la salle avec les couleurs de l’orchestre;

11)- parler surtout de la vie du maestro après sa retraite;

12)- exposer tout ce qu’on trouve sur la vie de l’orchestre et sur l’homme avant la conférence ;

13)- pour parler d’un agent économique  aussi influent, il faut des sponsors importants pour  vendre l’image de l’institution et le produit Nemours Jean-Baptiste.

Les intervenants ont promis de donner une suite favorable à cette grande première . Sponsors, à vous de jouer !

 islamlouisetienne@yahoo.fr

Credit: le Nouvelliste

Jean Renel Sénatus s’explique devant le Sénat

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L’ex -commissaire du gouvernement Jean Renel  Sénatus, a répondu ce mercredi à l’invitation de la commission Justice du Sénat. Il s’est expliqué sur les accusations portées contre Jean Renel  Sanon et  Josué Pierre Louis, respectivement ministre de la Justice et président du Conseil électoral des six contesté.

« Soucieux de ma dignité, je ne pouvais pas accepter que le ministre salisse mon image sur les ondes, après avoir été utile à mon pays », a indiqué l’ancien chef du parquet de Port-au-Prince. Jean Renel Sénatus a critiqué le manque d’élégance de l’actuel ministre de tutelle de la justice dans cette affaire. « J’ai été démis de mes fonctions alors que je n’ai jamais reçu ma lettre de révocation », a-t-il dénoncé. C’est par la voix des ondes, explique-t-il, qu’il a  appris qu’il n’est plus commissaire.

Fier de son passage à la tête du parquet, Jean-Renel Sénatus a déjà repris ses activités dans son cabinet d’avocats.« Je suis un avocat de profession. Je ne m’attache  à aucun poste. Mes clients peuvent désormais me consulter », a affirmé Me Sénatus tout en énumérant ses différentes réalisations  à la tête du parquet en 9 mois. 

Credit: le Nouvelliste

Les motifs évoqués par le ministre de la Justice pour justifier la révocation de l’ex-commissaire ne tiennent pas. Il n’y a pas lieu, a-t-il dit, de parler  d’insubordination.  ” Si je suis insubordonné, a-t-il poursuivi,  pour n’avoir pas voulu exécuter des ordres manifestement illégaux émanant de mon ministre de tutelle, je suis d’accord ! “, a ironisé Me Sénatus. « Je n’ai, a dit l’homme de loi, que la loi comme boussole.»

En moins de trois mois, le ministre de la Justice m’a contraint d’exécuter 17 ordres manifestement illégaux, dont l’arrestation de Me Mario Joseph, Newton Saint-Juste et André Michel. « Je n’ai pas exécuté ces ordres. Car j’estimais qu’il n’y a pas de provisions légales.»

C’est, a-t-il révélé Josué Pierre-Louis en personne qui l’a appelé pour lui demander de procéder à l’arrestation de Newton Saint-Juste et André Michel pour outrage à la magistrature. Ces derniers ont  intenté une action en justice contre la famille présidentielle. «   Au lieu d’agir ainsi, je préférerais remettre ma démission », phrase, dit-il, lancée en réaction à Me Pierre-Louis. « Voilà, honorables sénateurs, les causes de ma révocation », a sèchement lâché Me Jean Renel Sénatus.

En ce qui a trait à la franchise sollicitée de la ministre des Finances pour acheter une voiture, Jean Renel Sénatus  a apporté des précisions.«  J’avais seulement demandé une franchise pour dédouaner un véhicule que j’ai acheté avec mes propres fonds. Ce que la ministre avait refusé ». Toutefois, Me Sénatus croit que, pour avoir rendu d’énormes services à l’État, il pouvait bénéficier d’un tel support.

Contrairement aux rumeurs, la fameuse liste des 36—d’ailleurs soumise à la commission— ne concerne que des inconnus. Me Sénatus pense que le ministre voulait le piéger par méchanceté en lui demandant de faire ce que la loi a clairement interdit.

Yvince HILAIRE

Catts Pressoir avait soif de la rentrée

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Valéry DAUDIER vdaudier@lenouvelliste.com

Le collège Catts Pressoir a eu une rentrée scolaire bien particulière. Pour la première fois, des élèves de 11 à 13 ans, musiciens de la fanfare du collège, ont exécuté l’hymne national et celui du collège pour le bonheur des centaines de parents présents. Les responsables en ont profité pour inaugurer un nouveau pavillon dont l’électrification a été réalisée par des élèves de la classe terminale.

Les élèves du collège Catts Pressoir ont répondu en grand nombre à l’appel dès la première journée de la rentrée des classes, le 1er octobre 2012. Visiblement, les écoliers attendaient impatiemment ce retour à l’école qui devait avoir lieu le 3 septembre dernier, mais qui avait été reporté. Le directeur de l’école, Guy Etienne, est catégorique. Il n’a pas apprécié la décision du gouvernement de réduire le nombre de jours de classe.

« Depuis les quatre dernières années, la rentrée des classes est retardée pour des raisons purement politiques. La formation des jeunes semble être prise en otage pour satisfaire des intérêts personnels », a déclaré M. Etienne, soulignant que la réduction du nombre de jours de classe « éloigne notre pays de la compétitivité internationale ».

« Tout semble se liguer pour faire comprendre à nos enfants que leur formation n’a aucune valeur dans la construction de leur avenir. Il est  tout à fait compréhensible, mais non admissible que notre pays, si riche en potentiel de toute sorte, sombre encore dans un sous-développement qui, semble-t-il, fait le bonheur de certains », a ajouté l’éducateur.

L’année dernière, a-t-il fait remarquer, l’école avait eu l’autorisation de fonctionner en septembre. « Mais, cette année, malgré toutes nos démarches, les responsables ont systématiquement refusé que les écoles haïtiennes ouvrent leurs portes, et…sans aucune explication », regrette Guy Etienne, qui a voulu quand même rassurer les centaines de parents présents d’une formation toujours de qualité pour leurs enfants.

« L’expérience a montré que nous sommes toujours prêts, quelle que soit la date de réouverture officielle des classes, à offrir le minimum à nos élèves ; en même temps, nous ne sommes jamais prêts vu que nous rêvons toujours d’offrir le maximum à nos enfants », a fait savoir le directeur du collège Catts Pressoir.

« Nous avons développé des stratégies qui nous permettront de respecter nos engagements envers les parents et les élèves, et particulièrement, de couvrir les programmes de cours prévus pour l’année », a-t-il assuré au cours de cette cérémonie.

Nouveau pavillon, meilleur confort

Pour la nouvelle année scolaire, les élèves ont été à nouveau mis en garde. Et pour combler le retard, les élèves des classes d’examens (6e année, 9e année, première et terminale) ne chômeront pas les samedis. Ils auront des tests « en vue de permettre aux enseignants concernés d’utiliser les heures de contrôle en salle de classe pour avancer avec des programmes en application ».

« La discipline est le facteur indispensable à tout succès », a rappelé Guy Etienne, qui ne pouvait pas cacher sa satisfaction en inaugurant un nouveau pavillon de la section primaire de l’école qui a été endommagée par le tremblement de terre. « Nous [Guy et son épouse] avons dû hypothéquer notre maison pour construire ce bâtiment », a confié l’éducateur.

« Aujourd’hui, c’est avec fierté que nous vous annonçons que l’électrification de ce nouveau pavillon a été réalisée par des élèves de la classe terminale », s’est réjoui le directeur de l’école, qui a remis des certificats aux trois jeunes électriciens pour leur travail.

Voir des écoliers âgés entre 11 et 13 ans en train d’exécuter l’hymne national ainsi que celui du collège a été sans nul doute l’un des moments les plus forts de la matinée du lundi 1er octobre 2012. « On a voulu organiser une rentrée grandiose en réaction à ce mois de retard, et faire comprendre aussi aux élèves la valeur de l’école, que c’est un endroit agréable à vivre », a soutenu Guy Etienne, heureux de faire des rêves toujours « lucides ».

Credit: le Nouvelliste

Les marchés de Thor et de Lamentin attendent d’être inaugurés

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Les marchés de Thor et de Lamentin à Carrefour attendent encore d’être ouverts au public près d’un an après la fin des travaux de rénovation. Ces travaux ont été financés par la Banque interaméricaine de développement(BID) et supervisés par l’unité technique d’exécution du  ministère de la planification. Pendant la réalisation des travaux, les marchands ont été déplacés vers un terrain privé situé à proximité de la Marine haïtienne à Bizoton.

«  Le coût de la rénovation de ces deux marchés est de 1,5 million de dollars américains, précise l’actuel maire de Carrefour,  Jude Edouard Pierre. Comme son prédécesseur Yvon Jérôme,  le nouveau maire de Carrefour s’en remet au pouvoir central pour la réouverture de ces  marchés au public.  « Nous savons qu’il est plus que temps de restituer ces marchés à la communauté. Mais la décision d’inaugurer les nouveaux marchés appartient au pouvoir central. D’ailleurs, il est souhaitable  que le président de la République soit présent le jour de l’inauguration. »

A quelques mètres du bureau du maire, des marchands étalent leur produits sur le trottoir sans se soucier de leur sécurité ni de la circulation des piétons. « Nous attendons l’inauguration du marché de Thor depuis près d’un an. Les maires se suivent, mais on dirait qu’ils ne nous voient pas », déclare Paulette, une marchande de produits alimentaires.

Un peu plus loin, sur le terrain de Bizoton, des marchands écoulent leurs produits sous le soleil et dans des conditions sanitaires difficiles. « Cet endroit n’est pas un endroit convenable pour le commerce. L’espace n’est pas entretenu et il est inconnu du grand public, crie Marie Ange, mère de 4 enfants. Si les autorités ne veulent plus nous donner accès  au nouveau marché, qu’elles le disent », poursuit t-elle.

Face à cette situation, certains citoyens de la commune pensent qu’il s’agit d’un problème de coordination entre le pouvoir local et le pouvoir central. « Si, un an après les travaux, l’Etat central et la mairie ne peuvent même pas s’entendre pour inaugurer les nouveaux marchés, c’est qu’il existe des rivalités entre les deux instances concernées », affirme un employé de la mairie qui a voulu garder l’anonymat. L’entrepreneur Yves Jean, un habitant de la zone, y voit, quant à lui, un signe de l’état de dépendance des collectivités territoriales. « Les marchés publics devraient être du ressort de la mairie ». Il souhaite que les autorités inaugurent ces marchés dans les meilleurs délais.

La commune de Carrefour compte près de 5  marchés publics. La plupart d’entre eux sont en très mauvais état.

Dumas Maçon
Credit: Le Nouvelliste

Séjour de 3 jeunes Léogânais en Corée

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A l’invitation du contingent coréen de la Minustah (Rokengcoy), 3 jeunes originaires de la région de Léogâne,  Roodnie Sanon, 17 ans, Bolivar Saintilus, 18 ans, et Vladimir Ulysse, 20 ans, ont effectué un séjour d’une semaine en Corée du Sud. Ce voyage leur a été offert pour saluer et récompenser leur statut de lauréat acquis à partir du travail  fourni à l’école montée par le  Rokengcoy, école qui offre des cours en trois disciplines (informatique, pilotage d’engins lourds et taekwondo). Ces jeunes étaient accompagnés des secrétaires d’Etat à l’Education nationale, Mme Marina Gourgues, et à la Coopération, M. Robert Labrousse.

Un intéressant et instructif programme de séjour avait été préparé à l’intention des visiteurs, lesquels furent amenés à prendre contact avec divers aspects de la vie coréenne et à se pénétrer des ressorts qui ont élevé, en moins de trente ans, un pays quémandeur d’assistance au rang de celui de donneur d’aide.

Les jeunes Léogânais, qui sont à leur premier voyage en dehors d’Haïti, sont allés d’émerveillement en émerveillement. Leur plongée dans certains grands centres industriels, commerciaux, d’information et de télécommunication tels que le Samsung D’light, la fameuse tour de Séoul, le siège de la Télévision nationale de Corée, leur a fait découvrir un monde fort éloigné de leur univers habituel, un monde où la technologie réalise des miracles qui font admirer la civilisation moderne.

Ils ne furent pas les seuls à s’en réjouir. Car, outre l’élargissement de vision qu’a procuré le contact avec une société en expansion continue, les officiels qui les coiffaient ont, intellectuellement et sur le plan de la planification gouvernementale, beaucoup tiré  du voyage.

 Les entretiens avec les responsables du Centre du Saemaul Undong, organisme qui a orchestré l’essor de la Corée,  ont permis de mieux comprendre les mécanismes, méthodes et programmes, mis en branle pour arriver à cet essor. Et les rencontres avec les dirigeants de la BaMI, une organisation non gouvernementale qui était venue en Haïti après le séisme du 12 janvier 2010, donnent à augurer d’une relance significative de la coopération haïtiano-coréenne. Tout aussi éclairant a été le dialogue avec le professeur Won Ho Kim, recteur du Hankuk University of Foreign Studies, dialogue dans lequel ont été creusées les perspectives de renforcement des liens entre les deux pays.

On ne finirait pas de parler des attentions dont fut l’objet la délégation haïtienne. Dîner offert par le major général des Forces armées coréennes, Lee Sun Jin, qu’entouraient de hauts gradés de l’état-major. Réception par le président de la Fédération coréenne de Taekwondo, M. Wong-Sik Kang. Visites guidées au musée national, au palais impérial, au Musée de la Guerre. Promenade en bateau-mouche. Le tout agrémenté de l’exquise urbanité coréenne. Sans oublier le plaisir qu’a donné la dégustation de l’excellente cuisine coréenne. Pour couronner cet ensemble d’amabilités, le spectacle présenté à la Maison de Corée par le « Korean Traditional Art performance » enchanta les yeux, le cœur et l’esprit.

Tout avait été agencé pour que les jeunes lauréats de Léogâne réalisent, comme Alice, un voyage au pays des merveilles. Et il ne fait pas de doute que ce séjour en Corée s’est inscrit en traits indélébiles dans leur esprit et leur imaginaire.

Louis Calvet
Credit: Le Nouvelliste

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