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La situation sécuritaire se dégrade à Léogâne

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Wilinton Adrian Vilaro, ressortissant équatorien et entrepreneur, a été tué par balle à Léogâne le mardi 18 décembre dans la soirée. Ce cas d’assassinat survient moins de trois semaines après celui de l’entrepreneur Jules Edouard Moscoso, abattu en son domicile à la cité d’Anacaona, le 8 décembre.

Deux autres personnes ont été blessées lors de cette attaque armée.  L’associé  de Wilinton, Jorge Vilaro, également équatorien, a eu une blessure légère, alors que la fille de la propriétaire de Legba Bar a été touchée à l’abdomen. Ces ressortissants équatoriens mènent des activités de pêche à Léogâne depuis environ trois ans.

Les locaux de Legba Bar et Hôtel à Ça-Ira, où  les étrangers sont régulièrement accueillis, ont été investis par un groupe d’individus non identifiés qui ont pillé l’hôtel et tiré sur les victimes. Un retrait bancaire de 18 000 dollars américains avait été effectué  la veille par Wilinton et Jorge Vilaro, selon M. Hyppolite. Somme d’argent que les bandits ont réclamé au moment de l’attaque. Le commissaire divisionnaire précise que l’assaut a été planifié et exécuté par un gang structuré de la zone métropolitaine, dont le chef est activement recherché par la police nationale.

Au moins dix personnes ont été interpellées le lendemain de cette attaque,  dont la propriétaire de Legba Bar et Hôtel. L’administrateur, Michel Saint-Hilaire Joseph, et deux individus y ayant participé sont actuellement à la disposition de la police.

La situation est préoccupante

Si la situation sécuritaire dans la commune de Léogâne est préoccupante, elle n’est pas allarmante selon le commissaire divisionnaire et responsable du commissariat de Léogâne, Jean Wilson Hyppolite.  «Depuis mon arrivée à la tête de la police de Léogâne, il y a huit mois, nous avons rudement travaillé pour stabiliser la sécurité. Cependant, il y a une recrudescence des actes de banditisme », a affirmé le commissaire divisionnaire. Au cours des quatre derniers mois, 6 cas d’assassinat, 15 tentatives d’assassinat et 176 voies de fait suivis de blessures ont été recensés dans la commune.

Plusieurs localités de la commune, notamment Chatuley, rue George Kernisan, Pont neuf, Darbonne et Santo Sarbousse sont identifiées comme des zones à haut risque. «Des cas de meurtre par balle ou par armes blanches, de cambriolage et vol, des cas d’agression sexuelle et de viol sont souvent enregistrés dans ces localités », a continué Jean Wilson Hyppolite.

50 policiers pour toute la commune

«Notre effectif est largement insuffisant dans la commune», declare M. Hyppolite. Seulement une cinquantaine de policiers sont cantonnés à Léogâne et doivent assurer la sécurité dans les 13 sections communales. Aucun policier n’est actuellement affecté au sous-commissariat de Trouin, l’une des quatre stations de police de la commune.  Une assistance policière est apportée à la population de Trouin seulement deux fois par semaine. «Nous ne pouvons pas être constamment présents à certains endroits de la commune. Il nous est donc très difficile de garantir la sécurité de la population à toutes les heures de la journée», regrette le commissaire divisionnaire. La police fonctionne avec des ressources matérielles très limitées. Les véhicules sont en mauvais état et les armes de certains policiers sont défectueuses.

L’augmentation de la population de Léogâne est un facteur favorable à la répétition d’actes de banditisme et de criminalité dans la commune. Au lendemain du séisme de 2010, la population léôganaise a augmenté considérablement. L’aide humanitaire  et la présence des ONG internationales ont attiré une population importante d’autres localités ou d’autres départements. Le commissaire prend en exemple des actes criminels commis par des individus dangereux accueillis au village récemment construit par Habitat for Humanity à Santo. «Ce sont des individus dangereux qui commettent des actes répréhensibles sur la population», fait savoir le commissaire.

La justice manque à son rôle

La recrudescence des cas d’insécurité observée dans la commune est également liée à des légèretés du système judiciaire, selon M. Hyppolite. Malgré les rapports courtois qu’il dit exister entre la justice et la PNH, M. Hyppolite regrette que les dossiers judiciaires n’aboutissent souvent pas. “Des bandits sont relâchés de façon arbitraire et se retrouvent constamment en face de la population et de la PNH.” «Récemment, des bandits accusés de viol ont été libérés sans que le juges aient pris le temps d’écouter la victime. Quand, dans des cas comme celui-ci, les bandits ne sont pas jugés et condamnés pour leurs forfaits, ils deviennent parfois plus dangereux pour la population et la police doit sans cesse recommencer son travail », regrette Jean Wilson Hyppolite. Le commissaire divisionnaire donne toutefois la garantie que la police de Léogâne travaille à contrecarrer les actes de banditisme et à garantir la sécurité dans toute la commune.

Nathalie Verné
Credit: Le Nouvelliste

Digicel et Marriott mettent en chantier leur projet

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Annoncé  depuis plus d’une année,  le projet d’implantation du  label Marriott International en Haïti vient de franchir une nouvelle étape. En effet,  Digicel et Marriott International ont inauguré ce mercredi 19 décembre  le chantier d’un hôtel de marque Marriott Hotels & Resorts de 175 chambres dans la zone de Turgeau, à Port-au-Prince. Le coût est de  45 millions de dollars.  L’ouverture  de cet  hôtel, qui sera le premier hôtel quatre étoiles de marque en Haïti, est  prévue pour  début 2015.

A l’occasion de la cérémonie d’inauguration, le P.D.G. de Marriott International,  Arne Sorenson, a été rejoint par le  président et fondateur de Digicel, Denis O’Brien, et par la ministre du Tourisme Stéphanie Balmir Villedrouin.

Dans le cadre de ce projet,  le groupe Digicel est responsable de la conception et de la construction de l’hôtel et le label Marriott Hotels & Resorts a été choisi en tant que partenaire d’exploitation en vertu d’un contrat de gestion à long terme », informe un communiqué de la Digicel. En plus de créer plus de 200 nouveaux emplois dans le secteur hôtelier  en Haïti, Marriott va investir dans la formation du personnel, ce qui profitera au secteur touristique du pays.

Kier est la firme de construction principale choisie pour le projet d’hôtel et Turgeau Developments S.A. est la société d’exploitation, dans laquelle Digicel est le partenaire d’investissement.

L’hôtel établit une nouvelle norme d’excellence pour le nombre croissant de voyageurs d’affaires venant en Haïti, combinant un environnement amical, professionnel et sécuritaire et offrant le service exceptionnel que Marriott International fournit dans le monde entier, à travers toutes ses propriétés. L’hôtel est particulièrement adapté pour des réunions d’affaires, conférences et évènements, et mettra en service les installations les plus modernes de la ville. La salle de réunion pourra confortablement accueillir environ 380 personnes pour un dîner assis et environ 500 personnes en style théâtre.

L’hôtel Marriott Port-au-Prince de 175 chambres disposera de cinq suites, d’un restaurant décontracté avec salle à manger privée, un centre de conditionnement physique, une piscine et un grand hall d’entrée qui inspire la créativité, la productivité et l’interaction sociale avec ses zones commodément dispersées, dont un bar et un salon. La propriété aura également une boutique de cadeaux et un centre d’achat et offrira aux clients  un service en chambre vingt-quatre heures sur vingt-quatre, un parking sécurisé et une connexion WiFi.

Le groupe Digicel et son président se sont engagés à attirer des investissements étrangers directs en Haïti et à aider le pays à se reconstruire à la suite du tremblement de terre de janvier 2010. M. O’Brien est fondateur et patron de la fondation Digicel, qui, à ce jour, a construit 100 écoles en Haïti. En outre, en tant que président de la Clinton Global Initiative Haiti Action Network, M. O’Brien a joué un rôle déterminant dans la conduite des activités de 80 organismes de soutien en Haïti, les aidant à tenir leurs engagements et à reconstruire l’emblématique Marché en fer de Port-au-Prince.

Marriott International aspire, quant à elle, à avoir un hôtel sous son label dans toutes les grandes capitales où elle exerce ses activités tout en jouant un rôle important pour stimuler les affaires et attirer des visiteurs de loisirs en Haïti. Marriott a pris ce projet avec une référence particulière à ses milliers de collaborateurs haïtiens qui travaillent dans ses hôtels aux États-Unis. Ceux-ci ont demandé à l’entreprise de faire ce qu’elle fait le mieux et d’ouvrir un hôtel en Haïti. Marriott utilisera également l’emplacement de Port-au-Prince comme un centre de formation pour le personnel local de l’hôtel, en s’assurant que les normes d’excellence internationales soient respectées et maintenues.

Evoquant ce projet de construction d’hôtel, le président de Digicel, a déclaré: «Nous sommes ravis d’avoir aidé à amener le leader mondial Marriott Hotels & Resorts en Haïti. Non seulement ce sera une solution aux problèmes de logement de la ville, mais aussi cela va créer des emplois, attirer les visiteurs étrangers et communiquer une vision positive pour l’avenir d’Haïti. Haïti est un endroit idéal pour investir et faire des affaires et j’encourage les autres à jeter un oeil sur les opportunités ici. »

«Nous avons vu la nécessité d’un hôtel de première marque en Haïti pour accueillir la vague des voyageurs venant faire affaires dans le pays », a déclaré Arne Sorenson, P.D.G. de Marriott International. « Nous croyons que nous pouvons faire une différence en Haïti en créant des emplois et en développant le talent humain qui peut contribuer à relever ce pays au fil du temps à sa juste place comme l’une des meilleures destinations de la Caraïbe. Nous travaillons avec la ministre du Tourisme et la secrétaire d’Etat à la Formation professionnelle sur la façon dont nous pouvons soutenir les institutions existantes pour améliorer la qualité de la formation hôtelière. »

Le Premier ministre de la République, Son Excellence Laurent S. Lamothe, a commenté: «La présence de la marque de renommée mondiale Marriott Hotels & Resorts en Haïti est un autre indicateur clair qu’Haïti travaille sérieusement à attirer l’investissement étranger direct. Je tiens à féliciter  Marriott International et le groupe Digicel pour leur engagement indéfectible envers Haïti et de faire de leur vision une réalité. C’est un énorme vote de confiance dans l’avenir d’Haïti et je me réjouis que l’hôtel Marriott de Port-au-Prince ouvre ses portes en 2015. ”

 
Marriott International, Inc. est un groupe hôtelier éminent basé à Bethesda, Maryland, aux Etats-Unis avec plus de 3 700 propriétés dans 73 pays et territoires, et 12 milliards de dollars de revenus déclarés pour l’exercice 2011. La société exploite et franchise des hôtels et centres de propriété de vacances sous 18 marques, dont Marriott Hotels & Resorts, The Ritz-Carlton, JW Marriott, Bulgari, EDITION, Renaissance, Autograph Collection, AC Hotels by Marriott, Courtyard, Gaylord Hotels, Fairfield Inn & Suites, SpringHill Suites, Residence Inn, Courtyard by Marriott, Marriott Executive Apartments, Marriott Vacation Club, Grand Residences by Marriott et le Ritz-Carlton Destination Club. Il y a environ 300 000 salariés au siège social et dans les propriétés gérées et franchisées. Marriott est constamment reconnue comme un employeur de choix et pour ses activités commerciales supérieures, qu’elle exerce selon cinq valeurs fondamentales: prioriser les gens, viser l’excellence, embrasser le changement, agir avec intégrité et servir notre monde. Pour plus d’informations ou pour réserver, prière de visiter notre site Web à www.marriott.com, et pour les dernières nouvelles de la société, visitez le site www.marriottnewscenter.com.

Redéfinir la place et le rôle d’Haïti sur l’échiquier mondial

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Le président de la République Michel Joseph Martelly et le chancelier Pierre-Richard Casimir ont reçu ce mercredi, en audience, les chefs de missions diplomatiques et les représentants permanents d’Haïti à travers le monde, dans le cadre de la « Conférence diplomatique 2012 », qui se tient du 19 au 21 décembre à Port-au-Prince. Cette rencontre de trois jours portera sur la vision du gouvernement de redéfinir la place et le rôle d’Haïti sur l’échiquier mondial.

Douze ans après la dernière conférence des chefs de mission qui s’est tenue sous la présidence de René Préval, l’administration Martelly-Lamothe vient d’inaugurer une nouvelle rencontre entre la chancellerie  haïtienne et les différents chefs de missions qui représentent Haïti à l’étranger.

« Le dynamisme, l’intelligence, la créativité, le leadership, l’esprit d’initiative et le patriotisme sont, entre autres, les qualités attendues des fonctionnaires, aussi bien des services centraux que des services extérieurs, pour que le pays récolte les retombées commerciales, économiques, financières de l’investissement consenti dans les missions diplomatiques et consulaires », a fait savoir le ministre des Affaires étrangères, Pierre-Richard Casimir, au cours de son allocution. « Le succès de la nouvelle diplomatie haïtienne se mesurera, en définitive, à celui de votre action à la tête de vos différentes missions », a-t-il poursuivi.

Le chef de l’État donne le ton à la diplomatie

Selon le président Martelly, cette conférence des chefs de mission est une occasion pour lui d’inviter les représentants d’Haïti à l’extérieur d’approfondir la réflexion sur la place et le rôle d’Haïti sur l’échiquier mondial, dans un contexte multipolaire, profondément marqué par les effets de la mondialisation croissante.  

« Au-delà de la réflexion, c’est à l’action que je vous engage : une action dynamique, hardie et ambitieuse, dans la perspective d’une adaptation nécessaire de la politique étrangère d’Haïti. Vous devriez vous mettre à l’œuvre avec ardeur et conviction pour assurer la promotion d’Haïti, défendre ses intérêts et participer à son développement économique, à son redressement et à son rayonnement. J’attends que, par vos initiatives et vos démarches, vous contribuiez à donner un nouvel élan aux relations internationales d’Haïti».

Directives et résultats 

D’un autre côté, le chancelier Pierre-Richard casimir, qui inaugurait cette conférence des chefs de missions a déclaré : « Cette modernisation nécessaire de notre diplomatie, dont le chef de l’État a esquissé les grands axes dans son discours inaugural, vise un objectif essentiel : exploiter toutes les possibilités qu’offrent le cadre de coopération et les réseaux de solidarité internationale, sur les plans bilatéral, régional, multilatéral et transnational, de manière à ce que la politique extérieure d’Haïti concoure plus efficacement à la promotion et à la défense de ses intérêts fondamentaux et à la concrétisation de ses objectifs et priorités de développement ».

M. Casimir a ajouté : « Vous avez en main une feuille de route qu’il vous convient de mettre en application dans vos sphères d’action respectives. La performance de chaque mission diplomatique sera dorénavant évaluée en fonction de critères de rendement objectifs et précis, selon les instructions formelles et les vœux du président de la République et du Premier ministre. Le ministère et le pays ne peuvent plus faire les frais de fonctionnaires qui coûtent cher à l’État, sans dividendes évidents », a-t-il rappelé.

Le ministre Casimir a profité de l’occasion pour rappeler aux participants qu’un poste diplomatique n’est pas une rente viagère, encore moins un cadeau du ciel prédestiné. La rotation des cadres est une impérative nécessité et le rappel d’un focntionnaire aux Services centraux doit cesser d’être perçu comme une punition ou une disgrâce.

La diplomatie d’affaires au service des cinq « E »

Ont pris part à cette séance inaugurale de la conférence des chefs de missions diplomatiques et consulaires, de nombreux officiels, entre autres des ministres, des secrétaires d’État et des directeurs généraux dont les institutions participent à l’application du programme des cinq « E » de l’administration Martelly-Lamothe. Wilson Laleau, ministre du Commerce et de l’Industrie, Klaus Eberwin, directeur général du FAES, Yves Robert Jean, directeur général du ministère de la Planification et de la Coopération externe, Grégory Mevs, Coprésident du Conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement (CCPDEI), Charles Castel, gouverneur de la Banque centrale, Andy René du Centre de facilitation des investissements ont pris la parole lors de cette première journée de travail entre les diplomates haïtiens.

D’un autre côté, l’ambassadeur Duly Brutus de la mission d’Haïti auprès de l’Organisation des Etats américains (OEA) et l’ambassadeur  Dunbar ont exposé à l’assistance certains points essentiels pouvant aider les diplomates haïtiens à mieux articuler et harmoniser les actions du gouvernement pour le bénéfice de la population. 

Des ambassadeurs, des chargés d’affaires, des représentants permanents, des représentants commerciaux, des ministres  conseillers, des consuls généraux, des conseillers, des vice-consuls, des consuls et consuls honoraires se sont ainsi donné  rendez-vous à cet événement pour présenter leurs bilans, prendre part aux multiples programmes et réalisations de l’administration Martelly- Lamothe et, enfin recevoir de nouvelles instructions.

Haïti doit relever de nombreux défis, les problèmes internes tels que le manque de moyens, les locaux, le personnel, le renouvellement, l’harmonisation des politiques, la cohésion, la communication, les relations avec la chancellerie, entre les ambassades, le manque de suivi, le rappel des agents, etc. Ces points seront débattus par ces agents de la diplomatie haïtienne, de passage en terre natale, dans la perspective de la redynamisation de la diplomatie haïtienne sur les plans bilatéral, régional et multilatéral. 

Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com Dominique Domerçant dominiquedomercant@gmail.com
Credit: le Nouvelliste

« Le Serment des ancêtres » restauré et retourné en Haïti

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Le chef de l’Etat haïtien a reçu vendredi d’une délégation française la célèbre toile « Le Serment des ancêtres », abîmé lors du séisme au palais national, et qui a été restauré en France par des spécialistes français. La toile hautement symbolique sera gardée dès ce week-end à la Banque de la République d’Haïti (BRH) en attendant de lui trouver un endroit approprié.

Il est considéré comme  le véritable  symbole de la liberté du peuple haïtien. Œuvre du Guadeloupéen Guillaume Guillon-Lethière, le tableau « Le Serment des ancêtres », peint en 1822,  présente une rencontre historique entre le général Jean-Jacques Dessalines, lieutenant de Toussaint Louverture, et Alexandre Pétion, chef des mulâtres de Saint-Domingue. Cette rencontre  représente le serment passé entre les deux hommes, tous deux jurant de vaincre les troupes françaises dirigées par le général Leclerc, beau-frère de Napoléon Bonaparte. C’était le début du processus qui mena à l’indépendance d’Haïti, en 1804.

C’est la seule fois, dit-on, que le peintre, fils d’un colon et d’une esclave noire affranchie, a peint des personnages qui n’étaient pas des Blancs. Et ce tableau, qui a été offert à la jeune République d’Haïti par son auteur, fut  l’une des œuvres majeures de ce peintre qui s’imposa dans le monde artistique européen du XIXe siècle. Lorsque Guillaume Guillon-Lethière offre le tableau à sa signature il ajoute : né à la Guadeloupe. Selon certains, c’était pour rappeler probablement qu’il était lui aussi, malgré sa notoriété européenne, un homme des Caraïbes.

« Le Serment des ancêtres » avait été retrouvé à la cathédrale de Port-au-Prince en 1991  et avait été restauré par le Service de restauration des musées de France en 1998 puis exposé au musée du Louvre, à l’entrée des salles d’exposition sous la pyramide, avant de retourner en Haïti. Il avait été installé dans une salle au palais national. Lors du tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010, la peinture monumentale qui présente une scène historique a été retrouvée ensevelie sous les décombres par les pompiers français. Certaines parties ont été déchirées, mais les spécialistes français ont assuré que le tableau, d’une grande dimension, soit quatre mètres par trois, pouvait être restauré. Le patrimoine, composante essentielle de l’âme d’un pays, ne doit pas être oublié lorsque survient une catastrophe !

Le ministre français de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand,  avait indiqué que le Centre de recherche et de restauration des musées de France assurera à Port-au-Prince la restauration de l’œuvre. « Le centre connaît parfaitement cette œuvre pour l’avoir restaurée une première fois dans ses ateliers du Louvre en 1998 », avait confié le ministre dans un communiqué.  Le tableau a été toutefois transporté en France et a été exposé au musée du Louvre, à Paris, dans l’attente de sa restauration avant d’être retourné en Haïti.

En tenue décontractée, le président Michel Martelly, invité par l’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, – qui est en fin de mission-, a reçu, le vendredi 14 décembre 2012, la célèbre toile qui a été restaurée comme promis. Les spécialistes français qui ont fait le voyage en la circonstance, a souligné le chef de l’Etat,  procéderont au cours du week-end à son installation à la Banque de la République d’Haïti (BRH), au centre-ville de Port-au-Prince. « C’est un tableau d’une valeur inestimable (…) Ce genre de tableau devrait être gardé dans des musées. Pour le moment, il sera gardé à la BRH, et c’est le meilleur endroit que nous ayons pu trouver jusqu’à maintenant », a fait savoir Michel Martelly.

Valéry DAUDIER Avec des sources combinées

Aurélus, installé veut rassurer la population

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En poste depuis le mois d’août, le nouveau directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), M. Godson Aurélus, qui a pu se faire une idée assez précise de la PNH, a été officiellement installé ce jeudi dans ses fonctions. A 44 ans, il remplace Mario Andrésol comme patron des policiers.

Beaucoup d’effervescence et de monde jeudi matin à  l’Académie nationale de police (route de Frères), à la cérémonie officielle d’entrée en fonction du nouveau directeur général de la PNH, Godson Aurélus, successeur de Mario Andrésol. Dans l’enceinte de l’Académie, tous les services étaient réunis, diverses personnalités étaient présentes: policiers en tenue, personnels administratifs, le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Jean Renel Sanon, des autorités civiles et religieuses, des personnalités du corps diplomatique ainsi que des représentants de la communauté internationale.

Bref, toutes les unités de la police étaient réunies pour assister à cette cérémonie en présence également du président de la République, Michel Joseph Martelly, qui a mis l’accent sur le devoir impératif de la PNH  de préserver et de sauvegarder la vie et les biens de chaque citoyen. Il a voulu montrer aussi  l’importance qu’il accorde à la prestigieuse institution policière.

Dans son intervention,  le président Martelly a salué les efforts consentis par l’ex-directeur général de la PNH pour renforcer l’institution policière, a demandé au nouveau commandant en chef d’aller de l’avant, de parfaire ce qui a été construit, lit-on dans un communiqué de la présidence. Le chef de l’Etat a promis, de son côté, de s’évertuer à réduire les carences qui, à certains moments, gênent l’intervention efficace du corps. En contrepartie, il s’attend à ce que la PNH se crée plus de crédibilité, de prestige et de considération au sein de la société; que  le banditisme, sous toutes ses formes, soit jugulé et que les familles ne soient plus endeuillées par des actes criminels. Le chef de l’État souhaite qu’on s’établisse à nouveau dans un pays autrefois réputé pour sa douceur de vivre, la paix des cœurs et des esprits qui permettaient aux uns et aux autres de vaquer sereinement à leurs activités.

Toujours selon ce même communiqué, l’occasion a été également pour le premier citoyen de la nation de rappeler à tous que la responsabilité de la PNH est complexe et multiforme. De la qualité des prestations qu’elle fournit dans le cadre de sa mission dépend, dans une large mesure, l’évolution harmonieuse de notre vie sociale. Il a clairement indiqué que le bien public, le respect des gens et de leurs avoirs constituent les seules boussoles appelées à guider la trajectoire de ce corps.  « La Police nationale d’Haïti constitue l’un des piliers à partir desquels s’édifiera le développement d’Haïti», a déclaré le chef de l’État.

Faisant de l’Etat de droit l’une de ses principales priorités dans le cadre de sa vision politique en « 5 E »,  le président Martellly a souligné que la PNH est le protecteur immédiat de la vie et des biens de nos concitoyens qu’elle a pour devoir impératif de préserver et de sauvegarder.

«  Cette institution est le bras armé de l’appareil judiciaire et exerce sa force coercitive pour que les décisions  prises par nos tribunaux  soient respectées et mises à exécution. Sans la PNH, le pouvoir de l’exécutif de faire exécuter les lois et les décisions de justice ne serait que de vains mots », a-t-il ajouté.

 Prenant la parole à son tour, le nouveau directeur général de la PNH, Godson Aurélus a annoncé la réforme qualitative au sein du personnel policier, indiquant que l’institution sera dotée bientôt d’un plan de carrière. Evacuer la frustration du personnel et permettre à la PNH de jouer pleinement son rôle d’accompagner la population sont ses deux principaux objectifs. A cet effet, il a annoncé la mise en œuvre d’un plan multidimensionnel.

 « Combattre la criminalité sous toutes ses formes, ramener la quiétude et la sérénité dans nos villes, privilégier le véritable travail de proximité, continuer à rétablir la confiance entre le citoyen et la police et redonner à la police ses véritables valeurs qui lui permettront de mener à bien ses différentes missions, tels sont désormais nos seuls mots d’ordre», a préconisé  le nouveau patron de la PNH.

Dans le contexte, le commandant en chef s’engage à sévir avec fermeté contre tous les comportements dérogatoires, et a assuré la population de sa détermination à livrer une lutte sans merci contre les kidnappeurs et les trafiquants de stupéfiants. Il en a profité pour dresser le bilan des opérations menées par la PNH en novembre dernier. Il a précisé que sur environ 1 600 cas d’infractions, la PNH a procédé à 1 708 arrestations, dont 511 pour atteinte à l’intégrité physique, 44 pour assassinat, 479 pour vols et attaques à main armée, 140 pour atteinte aux bonnes mœurs, 17 pour crime financier. Au cours de cette période, 615 mandats de justice ont été exécutés.

 Nommé par le président Michel Martelly en août pour remplacer Mario Andrésol, Godson Aurélus, ex-directeur de la police judiciaire, a été approuvé par le Sénat depuis au moins trois mois, mais il n’a jamais été installé officiellement par le gouvernement. Toutefois, M. Aurélus avait pris ses fonctions à la tête de la police nationale depuis le 20 août, avait alors annoncé la direction de communication de la PNH. 24 heures avant son installation officielle, il a répondu aux questions d’une commission sénatoriale sur la remontée de l’insécurité dans le pays à l’approche des fêtes de fin d’année. Il a annoncé des mesures pour réduire les actes criminels dans la région métropolitaine.

À l’issue de cette installation officielle, le chef de l’État a souhaité beaucoup de réussite au nouveau directeur général « dans la lutte contre le banditisme ». Il l’a invité à garder et à entretenir le dynamisme des policiers haïtiens.

Amos Cincir
Credit: le Nouvelliste

Martelly lâche-t-il Lamothe ?

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« PM, j’ai besoin de plus d’hôtels comme celui-là avant que vous perdez votre job», a lancé le président Michel Joseph Martelly à la face de Laurent S. Lamothe, à l’inauguration de l’hôtel Royal Oasis, le mercredi 13 décembre 2012.

Le président, bout-en-train, a provoqué le rire de l’assistance et celui, un zeste crispé, du Premier ministre. Une ou deux secondes filent et le président Martelly, avec un peu plus de nuance, remercie Lamothe pour son soutien. « PM, merci de me donner cette tranquillité dont j’avais besoin pour mieux gouverner. Avec toi à mes côtés, je me sens plus libre. Libre de voyager, d’aller voir le pape, de prier pour toi », a ajouté le chef de l’Etat, croyant sans doute que son Premier ministre a besoin de prière.

Laurent Salvador Lamothe, ex-tennisman et homme d’affaire à succès, a été parmi les premiers à soutenir Michel Joseph Martelly lors de la campagne électorale. Chancelier pendant l’éphémère gouvernement de Gary Conille, Lamothe a, par la suite, bénéficié de la confiance de Martelly pour diriger le gouvernement.

Le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe est-il sur un siège éjectable ? En Haïti où « l’on baptise le juif en jouant », certains croient que oui. Et pour cause.

Ces derniers jours des parlementaires ont fait état dans la presse de leur intention d’interpeller le Premier ministre Lamothe dans les premiers jours de janvier 2013.

Des rumeurs font aussi cas de ce qui se dit au palais national. Dans l’entourage du président. Des propos peu favorables à Lamothe augurent d’une crise de pouvoir dans les prochains jours, si l’on croit certaines sources.

Sauf si, bien entendu, tout se règle entre deux blagues…

Roberson Alphonse
Credit: Le Nouvelliste

Royal Oasis, premier hôtel 5 étoiles en Haïti

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Royal Oasis hôtel, à Pétion-Ville, s’est offert une entrée à la dimension de ses ambitions  en présence du président de la République, du Premier ministre, de ministres, d’hommes et de femmes d’affaires et du gratin de la société haïtienne.

Pour la bénédiction inaugurale, il n’a fallu pas moins que le nonce apostolique en grande tenue, pendant que des serveurs en livrée, gantés de blanc, papillonnaient au milieu d’une foule heureuse d’assister à l’événement mondain du mois de décembre.

Une belle adresse sur l’avenue Panaméricaine, à l’entrée de l’impasse des hôtels, avec 128 chambres et suites, un jardin luxuriant, un café terrasse, des magasins, un centre d’affaires et deux salles de conférence. Le projet en selle depuis 2006, aura coûté au total 35 millions de dollars américains dont 18 millions de fonds propres apportés par des investisseurs d’ici et de la diaspora.

Royal Oasis, ouvert au public ce 12-12-12 a su résister au tremblement de terre, aux petites brouilles entre actionnaires et au climat général des affaires en Haïti qui oscille entre espérance et abattement. Venues en renfort, des institutions internationales ont complété le tour de table faisant du projet l’un des plus cosmopolites.

Cet hôtel est révolutionnaire, a déclaré Jerry Tardieu dans ses propos de circonstance. Bien avant le passage du tremblement de terre du 12 janvier 2012, nous avons pensé à construire un immeuble parasismique, a révélé le PDG de la société propriétaire de l’hôtel.

« Lors du séisme, nous étions déjà à 5 étages. Pas une fissure n’a été pourtant constatée. De plus, l’hôtel est doté d’un système d’anti-incendie et de caméras de surveillance aux standards internationaux. Avec ce projet, nous avons pu joindre l’économique, le social et l’esthétique, signe concret qu’Haïti se remet de la catastrophe du 12 janvier 2010», selon l’entrepreneur, âme de ce projet pharaonique.

Le financement du projet est aussi révolutionnaire, à en croire Tardieu. 95 % du capital est national. L’actionnariat est inclusif, diversifié, élargi. Il reflète la mosaïque sociale haïtienne, selon le président du Conseil de développement économique et social attaché au bureau du Premier ministre.L’Office nationale d’Assurance (ONA) est d’ailleurs l’actionnaire majoritaire.

La gestion de Royal Oasis sera assurée par la Occidental Hotels and Ressorts qui gère plus de 20 établissements hôteliers dans la Caraïbe.

Dumas Maçon
Credit: le Nouvelliste

Lamothe et Ban Ki-moon veulent évacuer le choléra

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Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a rencontré ce mardi le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe dans le cadre d’une nouvelle initiative visant à promouvoir un accès élargi à l’eau potable et l’assainissement, à l’amélioration des soins de santé et à la mobilisation des ressources au niveau global. Cette rencontre avait pour objectif de s’attaquer au choléra en Haïti en 2013 et dans les années à venir.

Cette initiative du secrétaire général de l’Onu vise à renforcer l’initiative, lancée en janvier 2012 par les présidents d’Haïti et de la République dominicaine, avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) / Organisation panaméricaine de la santé (Ops), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et le Centre de contrôle et de prévention des maladies (Cdc).

A cette importante rencontre, le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe a  débattu plusieurs  points importants, lit-on dans une note de la Primature. Il s’agit de l’importance du plan binational d’élimination du choléra (appuyé par l’Oms/Os et Unicef) et de la nécessité de mobiliser les partenaires nécessaires pour mettre fin à cette terrible épidémie ;  les défis auxquels fait face Haïti en termes d’infrastructures sanitaires (eau, hygiène et assainissement) et discuter des stratégies à mettre en place pour sortir la population de la pauvreté extrême ; la nomination d’un conseiller spécial du secrétaire général pour appuyer la mise en œuvre du plan binational ; et la  mobilisation par les Nations unies de nouveaux  partenariats et de ressources nécessaires pour supporter les initiatives gouvernementales visant à éradiquer le choléra.

Selon un communiqué de la mission onusienne en Haïti, l’Initiative Hispaniola nécessite 2,2 milliards de dollars pour Haïti et 70 millions de dollars pour la République dominicaine au cours des 10 prochaines années. Il est estimé qu’Haïti aura besoin de 500 millions de dollars au cours des seules deux prochaines années pour renforcer son plan national opérationnel de lutte contre le choléra.

« Pour que le choléra disparaisse d’Haïti, il faudra que la communauté internationale apporte tout l’appui possible. Nous devons unir nos forces et redoubler d’efforts pour que notre action soit à la mesure du problème », a déclaré M. Ban Ki-moon, en présence du président de la République dominicaine, Danilo Medina, de l’envoyé spécial des Nations unies en Haïti, William Jefferson B. Clinton, du Dr Paul Famer, du directeur du Centre de contrôle des maladies, Thomas Frieden, et du président de la Banque inter-américaine de développement, Luis  Alberto Moreno.

D’un autre côté, le numéro un de l’ONU, a  annoncé  la mise à disposition de 215 millions de dollars par les bailleurs bilatéraux et multilatéraux afin d’appuyer les efforts immédiats et à long terme pour l’élimination de la maladie. Il a affirmé que l’ONU s’engage à verser un montant supplémentaire de 23,5 millions de dollars en faveur de l’initiative du secrétaire général.

« La majeure partie de ces fonds sera investie dans la construction de systèmes d’adduction d’eau potable et d’assainissement. Ils financeront aussi la distribution de vaccins aux Haïtiens vivant dans des zones à risque, comme les quartiers urbains très peuplés et les régions rurales où les soins de santé ne sont pas accessibles », a précisé M. Ki-moon.

En vertu de l’initiative du secrétaire général, l’ONU va plaider pour un engagement et des ressources financières plus importants de la communauté internationale contre le choléra, l’Envoyé spécial adjoint des Nations unies pour Haïti, le médecin et humanitaire de renommée mondiale le Dr Paul Farmer, est nommé conseiller spécial du secrétaire général. Le Dr. Farmer soutiendra l’initiative du secrétaire général en le conseillant sur la médecine communautaire et les leçons apprises d’Haïti, mais aussi sur la façon dont elles peuvent être appliquées dans d’autres pays.

« Nous sommes déterminés à aider les Haïtiens à retrouver la santé et à se construire un avenir meilleur.  L’ONU a dépensé 118 millions de dollars dans sa réponse au choléra depuis le début de l’épidémie. Celle-ci comprend notamment la mise en place de centres de traitement et de points de réhydratation orale, la fourniture de points de lavage des mains et de toilettes dans les écoles, la formation des agents de santé, la distribution de produits de traitement de l’eau et la distribution de fournitures humanitaires», a déclaré Ban Ki-moon, assurant le soutien de l’ONU aux efforts du gouvernement haïtien pour contrôler les dépenses liées à la lutte contre le choléra et mesurer l’impact de ses interventions.

Ainsi, le gouvernement haïtien, à travers cette initiative, entend renforcer le système sanitaire du pays et  accélérer  par la même occasion la mise en œuvre efficace et effective d’un plan binational d’élimination du choléra.

Credit: Le Nouvelliste

Martelly a regagné Port-au-Prince ce mardi

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Le président de la République, Michel Joseph Martelly, accompagné de son épouse, a regagné le pays ce mardi à la fin de sa visite officielle de trois jours au Japon, à l’invitation des autorités japonaises qui se sont engagées à propulser en accord avec leur hôte haïtien la coopération bilatérale multiforme entre les deux États.

Le chef de l’État et sa suite ont quitté Tokyo vendredi soir, au terme d’une visite de travail très intense de 72 heures au Japon, où le président a eu à s’entretenir avec Sa Majesté Akihito, qui, selon la tradition officielle shinto, est le 125e empereur du Japon, issu de la lignée Yamato, la plus ancienne dynastie régnante au monde, sur des questions se rapportant aux relations bilatérales entre Haïti et le Japon.

Arrivé ce mardi à l’aéroport international Toussaint Louverture, le président Martelly a été accueilli par les membres de son gouvernement. Après le rituel protocolaire, le chef de l’Etat s’est dirigé vers le salon diplomatique où l’attendait  la quasi-totalité des membres du gouvernement. Après avoir reçu l’hymnes présidentiel, il a serré la main à de nombreuses personnes,  pris un véritable bain de foule. Dans sa déclaration, le chef de l’État a fait savoir qu’au cours de son séjour en territoire nippon, les entretiens officiels ont été étendus à d’importants contacts économiques et d’affaires avec des opérateurs industriels de ce pays œuvrant dans différents secteurs.

Le président de la République a ensuite fait le point sur sa visite d’Etat au Japon. Une visite qu’il a qualifiée « d’exceptionnelle, pleine de chaleur et d’attention », compte tenu de la qualité des échanges qu’il a eus au palais impérial, à Tokyo, avec  l’empereur du Japon Akihito et l’impératrice Michiko Shoda,  le vice-président de l’Agence Japonaise de Coopération internationale (JICA), Hideaki Domichi, le représentant de la Banque interaméricaine de développement (BID) en Asie, Yoshihisa Veda,  et les membres du secteur privé japonais dans le cadre d’un dîner.

Les différentes discussions se sont déroulées autour de l’engagement du Japon envers Haïti  et des perspectives de développement de la coopération dans les domaines de l’environnement et la sécurité alimentaire. Au cours de ses entretiens, le président de la République a écouté avec une attention très soutenue les explications qui lui ont été fournies par les responsables de ces différentes entreprises, et a discuté d’investissements étrangers, de développement durable, d’opportunités de partage d’expériences et d’échanges commerciaux en vue de l’établissement de partenariats et de coentreprises, les meilleures réponses aux défis de la mondialisation.

« Je reste convaincu qu’Haïti doit continuer à assurer sa présence dans les forums internationaux pour présenter au monde entier ses nouvelles orientations et ses nouveaux choix en faveur d’un Etat tourné vers la modernité pour le bien-être de son peuple », a déclaré le premier citoyen de la nation haïtienne.

D’autre part, le président Martelly s’est entretenu, le lundi 10 décembre, à North Miami Beach Library, avec les compatriotes de la diaspora sur l’avenir d’Haïti. Le chef de l’Etat en a profité  pour inciter les Haïtiens vivant à l’étranger à venir investir au pays.

Vu l’importance et l’intérêt que le président de la République a accordé à ce déplacement au Japon, il s’est fait accompagner de plusieurs membres du gouvernement. On peut citer entre autres, les ministres des Affaires étrangères, Pierre Richard Casimir, et du Commerce, Wilson Laleau, et le coprésident du Conseil consultatif présidentiel pour le développement économique et l’investissement (CCPDEI), Grégory Mevs.

Credit: le Nouvelliste

Haiti se rapproche de la Gold Cup

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En dominant la République dominicaine 2-1, dimanche dans le groupe A pour sa 2e sortie dans la phase finale de la 18e Coupe des Nations caribéennes, la sélection nationale haïtienne s’est rapprochée des demi-finales de la compétition et, du même coup, d’une qualification pour la Gold Cup.

A Saint-Jhon, c’est Léonel Saint-Preux qui ouvre le score à la 10e minute pour la formation haïtienne. Cependant, la joie de la sélection nationale est de courte durée puisque les Dominicains pendules à l’heure  deux minutes plus tard par l’intermédiaire de Kerby Rodriguez et Haïti perd l’avantage. 6 minutes avant la fin de la première période, Péguero Jean-Philippe redonne l’avantage à la formation haïtienne et le score sera de 2-1 en faveur d’Haïti à la mi-temps.

En seconde période, la formation haïtienne a souffert, certes mais est parvenue à conserver son maigre avantage jusqu’au coup de sifflet final. Haïti s’impose 2-1 et prend la tête du groupe A avec 4 points, conservant ainsi l’espoir d’accéder en demi-finale.

Dans l’autre match du groupe, Trinidad a subi le réveil brutal d’Antigua qui le boute pratiquement hors de la compétition en le dominant 2-0. Battu 2-1 par la République dominicaine, Antigua, qui souhaitait s’assurer une qualification pour les demi-finales avant de rencontrer Haïti, se trouve dans l’obligation de jouer sa place en demi-finale contre la sélection nationale haïtienne.

Certes, l’équipe haïtienne n’a plus besoin que d’un nul mardi pour accéder en demi-finale. Cependant, face à Antigua qui l’avait  éliminée de la Coupe du Monde 2014 après un match décevant à Saint-John, l’équipe haïtienne a aussi une revanche à prendre et doit surtout éviter tout risque d’un retour des Dominicains face à Trinidad.

C’est donc un match décisif que la sélection nationale haïtienne livrera mardi soir contre Antigua avec pour objectif une victoire pour s’assurer la tête du groupe et éviter le vainqueur de l’autre groupe en demi-finale jeudi.

Enock Néré nereenock@gmail.com twitter : @nenock
Credit: Le Nouvelliste