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Le cacao, une des filières d’avenir pour Haiti

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Des membres du Conseil départemental des Hauts-de-Seine (Département français), finançant la production du Cacao en Haïti, estiment que cette denrée représente une filière d’espoir pour le pays.

« La filière cacao est une chance pour Haïti », déclare le président du Conseil Patrick Devedjian qui dirige cette délégation d’une dizaine de personnes, présentes en Haiti du 1er au 5 juin.

Malheureusement, « un secteur pas vraiment exploité », souvent « ignoré » ou « laissé dans une situation très difficile », voire « de misère », regrette Devedjian lors d’une conférence de presse.

Le financement accordé par le Département français Hauts-de-Seine depuis 2009 s’élève à 1,2 millions d’Euros,

Les entités bénéficiaires se trouvent particulièrement dans la région du Nord. Il s’agit surtout de coopératives de planteurs qui bénéficient d’un accompagnement technique et de l’amélioration de leurs conditions de travail.

Ce support facilite aussi la transformation du cacao sur place avant d’être exporté.

Haïti exporte actuellement 125 tonnes de cacao l’an, une augmentation de 50 tonnes par rapport à 2009. Des “liens durables” sont établis avec des acheteurs français importants.

« Le Cacao d’Haïti est très apprécié par les chocolatiers », selon Patrick Devedjian.

Il a une « très bonne qualité », renchérit la vice-présidente du Conseil, Isabelle Caullery,

Durant ce séjour en Haiti, la délégation du Conseil départemental des Hauts-de-Seine doit suivre l’évolution du programme de soutien mis en œuvre par l’association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF).

alter presse

Laurent Lamothe et deux autres candidats écartés par le BCED

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Sur les 23 candidats à la présidence contestés au niveau du Bureau du contentieux électoral départemental (BCED), les juges électoraux recommandent au CEP d’agréer la candidature de 13 d’entre eux. Ils rejettent les contestations portées contre six sans pour autant faire des recommandations au CEP. Et enfin, le BCED recommande au CEP d’écarter la candidature de trois d’entre eux…

Après plusieurs jours de retard et de suspense, les juges du BCED ont finalement rendu leur verdict tard dans la nuit du mardi 2 juin 2015. Cette instance juridique au niveau du Conseil électoral rejette les contestations contre les candidats suivants et recommandent au CEP de maintenir leur candidature dans la course électorale, il s’agit de : Moïse Jovenel, Moïse Jean-Charles, Desras Simon Dieuseul, André Michel, Narcisse Maryse, Célestin Jude, Etienne Sauveur Pierre, Jacky Lumarque, Gauthier Marie Josefa, Gauthier Marie Antoinette, Zenny Edwin, Alexandre Jean-Bony, Jean-Henry Céant.

Cependant, pour les candidats à la présidence Mayard-Paul Thierry, Brutus Pierre Duly, Day Louis Gonzague Edner, François Level, Andrésol Mario et Saint-Lot Danielle, le BCED rejette les contestations portées contre eux, toutefois, les juges électoraux n’ont pas recommandé au CEP de maintenir leur candidature dans la course.

Dans la troisième catégorie de décisions, le BCED estime les contestations portées contre les candidats à la présidence Laurent Lamothe, Antoine Joseph et Bennett Anthony fondées et recommandent à l’institution électorale de rejeter leur candidature de la course électorale.

On savait la candidature de Damalcy Kesler contestée, mais le BCED n’a rien dit sur son cas.

Après la publication de la décision du BCED, Néhémy Joseph, le dernier responsable du CEP a quitté le BED de l’Ouest 1, a lancé un appel au calme, soulignant que les élections sont un passage obligé. Il en a profité pour appeler les forces de l’ordre à bien jouer leur rôle. Il a fait ces déclarations dans un contexte où des rumeurs ont laissé comprendre que les partisans des candidats écartés par le BCED seraient sur le point de semer le trouble dans le pays.

Le conseiller Néhémy Joseph a souligné que les candidats lésés par la décision du BCED ou les contestataires disposent de  72 heures à partir de la publication de la décision des juges électoraux pour produire leur recours par-devant le BCEN dont la décision est sans recours.

Par ailleurs, intervenant mardi matin sur Radio Magik 9, le conseiller électoral Néhémy Joseph a fait savoir que les dossiers des candidats à la présidence (les 70 candidats) ont été analysés minutieusement au regard de l’article 90 du décret électoral. Cet article présente les quinze critères auxquels une candidature pour être acceptée doit répondre.  Un candidat  dont les contestations ont été réfutées peut être quand même écarté de la liste s’il ne répond pas aux autres critères, a-t-il fait remarquer.

Sur la question de décharge pour les candidats à la présidence qui ont été d’anciens ordonnateurs ou comptables de deniers publics, Néhémy Joseph a déploré le fait que certains hommes de loi « respectés » induisent la population en erreur en tirant à boulets rouges sur le Conseil électoral provisoire qui aurait, selon eux,  fait preuve de malfaisance en empêchant des candidats de servir le pays malgré leur volonté.  « Nous sommes accrochés exclusivement aux prescrits de la Constitution dans le traitement des dossiers liés aux décharges », a-t-il déclaré à qui veut l’entendre.

Il a souligné que seules deux institutions du pays sont habilitées à accorder décharge aux anciens ordonnateurs et comptables de fonds publics.  Pour les  directeurs et les maires, il s’agit de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, a-t-il dit.  En ce qui concerne les Premiers ministres et les ministres, le processus doit commencer à la CSC/ CA pour se terminer au Parlement par un vote dans les deux chambres séparément  après analyse du rapport de la Cour supérieure des comptes par une commission bicamérale de décharge formée de quinze membres, neuf députés et six sénateurs, a avancé Me Néhémy Joseph.

« Se présenter avec une décision d’un juge de référé et dire qu’il s’agit d’un certificat de décharge est une blague », a tranché Néhémy Joseph. Il a rejeté la théorie des formalités impossibles avancée par certains juristes pour justifier l’acceptation de la candidature d’anciens comptables de deniers publics incapables de trouver décharge. « Le CEP n’est pas au courant de cette théorie », a-t-il dit, pour rejeter cette dernière d’un revers de main.

Il faut souligner qu’un candidat peut gagner la bataille au niveau du BECD et perdre au BCEN. Tout comme il peut gagner la bataille dans ces deux instances juridiques et voir son nom écarté de la liste définitive des candidats agréés par le CEP.

Robenson Geffrard Lenouvelliste

Edmond Mulet rattrapé par son passé de “trafiquant d’enfants au Guatémala”

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Écrit par Louisa Reynolds du Boston Globe et traduit par Yves Cajuste)

Un diplomate devrait être être destitué de son poste à l’ONU après enquête. C’est le titre d’un article paru sous la plume de Louisa Reynolds dans le Boston Globe de ce vendredi dans la section “OPINION”. Dans cet article, la journaliste fait état d’une enquête qui révèle qu’Edmond Mulet (le parfait diplomate et faiseur de président en Haïti) et actuel sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, a été l’objet d’une enquête, dans les années 80, pour traffic d’enfants dans son pays.

L’article du Boston Globe dans son intégralité (traduction)

Le diplomate guatémaltèque de plus haut rang à l’ONU, Edmond Mulet, a été largement considéré comme “l’honorable candidat» qui pourrait sauver le système politique de ce pays de la corruption.

Mais tout à coup, plusieurs rapports indiquant que Mulet a  fait l’objet d’investigations pour implication présumée dans le traffic d’enfants par les autorités guatémaltèques en 1981 pourraient considérablement ternir l’image de ce diplomate. Les informations contenues dans ces rapports pourraient asséner un coup sévère à la crédibilité de l’ONU en Amérique latine, étant donné que pendant des années l’UNICEF a fait du lobbying auprès du gouvernement guatémaltèque pour porter ce dernier à adopter des lois d’adoption strictes qui mettraient fin à la traite des enfants.

Guatémaltèque d’orgine française, Mulet est le Sous-Secrétaire général de l’ONU pour les Opérations de Maintien de la Paix. Il a également exprimé son intérêt pour se porter candidat à la présidence lors des prochaines élections de septembre 2015 sous la bannière du parti Todos. L’ancien président disgracié Alfonso Portillo, qui sera libéré de prison fédérale aux États-Unis le 25 février, après avoir servi moins d’un an de sa peine de six ans pour conspiration en vue de blanchir  $ 2,5 millions à travers le système bancaire américain, serait l’un des ses principaux supporteurs.

Dans les années 1980, Mulet était avocat et un candidat au Congrès pour le parti d’extrême-droite PNR. Il a également fait partie de  “Les Enfants du Soleil”, une “entreprise” d’adoption internationale qui fournisait des enfants guatémaltèques à des parents adoptifs au Canada.

En effet, selon un rapport publié par le site web guatémaltèque de journalisme d’investigation “Plaza Pública” le 30 janvier dernier, Mulet aurait employé à l’époque une femme chargée de recruiter des femmes enceintes pauvres dans les marchés du Guatémala afin de les «aider» à trouvers des foyers d’adoption pour leurs bébés”.

Les lois sur l’adoption du Guatémala exigent, entre autres choses, un rapport des  services sociaux sur l’aptitude des parents adoptifs. Généralement, ce processus peut s’échelonner sur un an.. Toutefois, le rapport sus-mentuionné affirme que  Mulet a conçu un système astucieux qui permet aux parents biologiques de signer un document accordant la garde de leurs enfants à l’entreprise “Les Enfants du Soleil”.

Des visas touristiques ont ensuite été délivrés pour les nourrissons et en seulement deux mois, ils étaient dans un avion pour le Canada.

Mulet avait été une fois emprisonné après un raid effectué par la police dans un hôtel à Guatemala City où quatre femmes canadiennes se préparaient à quitter le pays avec cinq bébés guatémaltèques, mais il a été libéré peu de temps après. Mulet a fait savoir qu’il avait été libéré de prison parce que les accusations ne reflétaient pas la réalité et que “tout ce qu’il faisait était légal”.

D’autres avocats sans scrupules allaient bientôt comprendre que les bébés guatémaltèques étaient une “denrée précieuse”. En 2008, le Guatémala était devenu le premier pays “exportateur d’enfants” dans le monde, selon l’UNICEF. La plupart des enfants ont été adoptés par des couples américains. Au fil des ans, de nombreux enfants ont été enlevés à leurs parents pour nourrir l’industrie d’adoption. Heureusement, l’approbation d’une nouvelle loi sur l’adoption en 2009 allait mettre un terme à cette pratique et mis plusieurs avocats derrière les barreaux.

Bien que l’enquête de Plaza Pública a créé le buzz sur les résweaux sociaux et réédité par les médias au Chili, au Mexique, au Pérou et au Salvador, il n’est pas  encore certain que ces révélations pourraient entraver les aspirations politiques d’Edmond Mullet.

Mais une chose est certaine: si Mulet n’est pas relevé de son poste à l’ONU, la crédibilité de l’organisation internationale au Guatémala, et dans toute la région, sera sérieusement compromise.

Le dossier de Mulet est maintenant une source d’embarras pour l’ONU, une erreur comparable à la nomination d’un baron de la drogue en tant que directeur de la DEA. L’ONU doit maintenant prendre position sur la question. Ne pas le faire serait hypocrite et pourrait sérieusement compromettre la crédibilité de l’ONU au Guatémala et en Amérique latine, conclut la journaliste Louisa Reynolds dans cet article paru dans le Boston Globe de ce vendredi.

Le gouvernement haïtien écrit aux autorités dominicaines

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Haïti a rappelé pour consultation son ambassadeur en République dominicaine. Après deux jours de discussion avec l’ambassadeur et d’autres représentants d’Haïti en République dominicaine, le ministre haïtien des Affaires étrangères Duly Brutus a annoncé vendredi un ensemble de dispositions pour protester contre les violences frappant les ressortissants haïtiens.

L’ambassadeur haïtien, Fritz Cinéas, les consuls et tous les chefs de mission d’Haïti en République dominicaine sont à Port-au-Prince depuis mercredi. Durant les deux derniers jours, les diplomates haïtiens et le chancelier ont fait le point sur l’évolution de la situation de l’autre côté de la frontière.  Le ministre des Affaires étrangères, qui a rencontré la presse vendredi, affirme avoir recueilli le maximum d’informations.

Ce que retient Duly Brutus après avoir rencontré ces diplomates n’est pas nouveau pour grand monde. « Il n’y a pas eu de grands changements en matière de violation des droits des Haïtiens en République dominicaine, a enfin reconnu le ministre des Affaires étrangères après de multiples cas de violation des droits des migrants haïtiens.  « Selon le rapport présenté par plusieurs de nos représentants, nous constatons qu’il y a une montée de l’antihaïtianisme là-bas», a fait savoir le chancelier haïtien.

Après les deux jours de consultation avec les représentants d’Haïti avec le ministre, des recommandations ont été faites. L’ambassadeur d’Haïti quitte la capitale avec en sa possession une lettre destinée au ministre dominicain des Affaires étrangères, Andrés Navarro García. Dans cette correspondance,  l’Etat haïtien demande au gouvernement dominicain de renforcer la sécurité autour de l’ambassade d’Haïti en République dominicaine, d’assurer la sécurité de tout le personnel diplomatique haïtien, que ce soit à Santo Domingo ou dans les différentes villes de province, selon la lecture faite par le ministre Brutus.

« Nous demandons aussi de respecter les droits fondamentaux de chaque Haïtien en République dominicaine », a déclaré le ministre Duly Brutus accompagné de l’ambassadeur Cinéas et des consuls d’Haïti en République dominicaine.  Les propos du chancelier haïtien arrivent près de deux semaines après l’assassinat d’un jeune Haïtien à Santiago. Après les nombreuses critiques des organisations des droits humains sur le silence des autorités haïtiennes sur ce dossier.

« Il y a des secteurs qui on profité de ce contexte pour brûler le drapeau haïtien. Nous condamnons cet acte et demandons au gouvernement dominicain de réagir, a dit plus loin le ministre Brutus. Nous pensons que c’est extrêmement important pour le gouvernement dominicain de faire entendre sa voix sur l’ensemble de ces actes posés contre les Haïtiens en République dominicaine ».

Ce qui se passe de l’autre côté de la frontière ne coupe pas le pont entre les deux gouvernements. Le ministre des Affaires étrangères affirme qu’Haïti est disposée à continuer à travailler avec le gouvernement dominicain pour s’assurer que l’acte qui  a été posé ne se répétera pas à nouveau. « Si la justice ne prend pas de sanction contre les contrevenants, peut-être, cet acte va se répéter », a soutenu Duly Brutus.

Comme s’il savait déjà que les extrémistes dominicains allaient récidiver. Un deuxième Haïtien a été tué en République dominicaine jeudi soir. C’est le ministre lui-même qui a annoncé la nouvelle. Le dénommé Ti Louis a été retrouvé décapité dans la zone d’Elias Pinas. Ce nouvel assassinat a provoqué la colère au sein de la population haïtienne. La frontière entre les deux pays a été fermée durant la journée de vendredi au niveau de Belladère.

« Face à cet assassinat, je demande de fermer la frontière de Belladère, jusqu’à ce que les autorités dominicaines prennent leurs responsabilités en arrêtant le coupable et en rendant justice aux membres de la famille de Ti Louis », a déclaré le vice-délégué du Centre, Jones Drice Germain cité par l’agence de presse en ligne, Alter Presse. Le ministre a demandé au gouvernement dominicain de faire la lumière sur ce nouveau cas d’assassinat. Il a promis que l’Etat haïtien fera tout pour rapatrier le corps de la victime et accompagner sa famille.

Concernant les critiques faites aux autorités haïtiennes de n’avoir pas accompagné les parents de Claude Jean Harry, les diplomates se sont défendus. Le consul d’Haïti à Santiago, Ralph Hypolite, a confié être intervenu auprès de la famille de Claude Jean Harry. Il confirme toutefois que le cercueil dans lequel a été inhumé l’Haïtien fut un don de l’organisation des médecins légistes dominicains INACIF. Le consul affirme avoir aidé la famille à hauteur de 10 000 pesos. Environ onze mille gourdes pour des funérailles.

En Haïti, des organisations des droits humains continuent d’élever la voix pour critiquer le comportement raciste et xénophobe de certains Dominicains. Plusieurs dizaines de personnes ont défilé vendredi dans la capitale haïtienne pour demander justice pour leurs compatriotes. A part cette marche qui s’est achevée devant l’ambassade dominicaine, les notes de protestation se multiplient pour dénoncer le comportement de l’Etat dominicain.

Louis-Joseph Olivier Source: Le Nouvelliste

Vingt (20) équipes disputeront l’édition 2015 du championnat national de D1

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Le rideau est enfin levé sur l’édition 2015 du « championnat national Digicel de D1 ». Vingt (20) équipes y prendront part dont quatre (4) du groupe G5, exception faite pour le Victory SC. Trahi peut-être par ses pairs, ce dernier (le VSC) en a profité pour saisir le Tribunal arbitral du Sport, TAS. Plein feu sur la cérémonie de lancement et le tirage au sort de la compétition reine du pays.

« Retenu par la mission que lui confie la FHF, Yves Jean-Bart n’y est pas », dixit Garry Nicolas, Vice-président de l’instance suprême du football en Haïti en termes de premiers mots adressés à l’auditoire composé marjoritairement par des représentants de clubs issus de partout et des journalistes. Pour l’occasion, il (Garry Nicolas) s’était fait accompagner par deux autres membres du comité exécutif : Monique André et Variéno Saint-Fleur (faisant office aussi de président de la commission d’organisation de la compétition), Carlo Marcelin, Secrétaire général de la FHF, Ronald Milfort, Directeur de la (commission citée ci-dessus), deux représentants de la Digicel, Lionel Benjamin Jr et Stéphane Alexandre, et Jacques Ambroise, le MC du jour. En fait, tout était en place pour rehausser l’éclat de cet événement.

Entre-temps, on multiplie les déclarations. « 2015 est une année de transition en termes de structure, licence de clubs, etc. En 2016, on devrait être en règles avec la Concacaf. D’ailleurs, elle (la Concacaf) a écrit, et cela de façon séparée, chaque équipe engagée dans le championnat national de D1, a expliqué Carlo Marcelin tout en précisant qu’il y aura 38 journées de compétitions, excluant les play-offs et les autres coupes. Après dix (10) ans de support, la Digicel s’estime heureuse de continuer sur cette même voie, a pour sa part déclaré Lionel Benjamin Junior dit Tilion. Ce sera une année très difficile pour les clubs, la FHF voire la commission dont je suis le président, prévient Variéno Saint-Fleur.»

Dans la foulée, certains dirigeants de clubs s’interrogent sur le format de la compétition. « Ce serait très malheureux de perdre le titre suprême après avoir terminé à la première place du classement au terme des 19 journées. Pourquoi les play-offs ?, se demande Paul Emile Adrien du RCH. Avis partagé par le président du Tempête FC, Daniel Jean Charles. Ce dernier s’est prononcé ouvertement sur l’affaire de matches gagnés sur tapis vert. Les trois (3) points doivent être gagnés sur le  terrain, a-t-il dit avant d’attirer l’attention des membres de la commission d’organisation sur ce point: les matches en milieu de semaine n’attire pas la grande foule, ce serait un mauvais calcul pour les clubs en termes financiers. Où est passée la SogeXpress, questionne Marcos Fleurit de Baltimore SC. » Autant de questions posées par ces dirigeants. En somme, les réponses n’ont pas été très claires.

Pour le reste, le tirage au sort a eu lieu dans des conditions très difficiles (panne temporaire du groupe électrogène,etc..). Les vingt (20) équipes concernées étaient placées dans huit (8) chapeaux. Dès la première journée, on aura le duel entre deux équipes du « Haut Artibonite », le Racing FC (Gonaïves) face au Racine FC (Gros-Morne). En effet, pour leurs premiers matches parmi l’élite du football national, les équipes de la Police national, le Ouanaminthe FC, l’Inter FC et l’US Lajeune joueront contre respectivement l’Aigle Noir AC, le Roulado FC, le Valencia FC et l’AS Mirebalais. En revanche, le Violette AC se rendra à Saint-Marc pour y jouer le Tempête FC, et son grand rival, le Racing Club Haïtien aura la lourde mission de défier l’America FC, vainqueur du tournoi d’ouverture l’an dernier. L’autre grand bénéficiaire de la dernière saison, le Don Bosco FC croisera le fer avec le Cavaly AS.

Voici donc les noms des cinq (5) membres de la commission d’organisation de l’édition 2015 du « championnat national Digicel de D1 » : Ronald Milfort, Ycaine Lafleur, Frénel Azor, Adeph Pierre et Nahomie Alexis. Cette commission est coiffée par Variéno Saint-Fleur et Vanel Durandisse.

Signalons que le tournoi d’ouverture débutera le week-end du 28 février et y prendra fin le 14 juin 2015. Si l’on se fie au communiqué de la FHF, le protocole (et les règlements) du championnat seront publiés le 24 février. Le derby de Port-au-Prince entre le Violette AC et le Racing Club Haïtien aura lieu lors de la 4e journée (22 mars). En revanche, le 12 avril, on aura droit à trois derbys : Baltimore SC vs Tempête FC, Valencia FC vs Cavaly AS et FICA vs AS Capoise.       Calendrier de la 1e journée (du 28 février au 1e mars) 2015

Fica (Cap-Haïtien) – Baltimore SC (Saint-Marc) :

Tempête FC (Saint-Marc) – Violette AC (P-au-P) :

Police nationale FC (P-au-P) – Aigle Noir AC (P-au-P) :

Ouanaminthe FC – Roulado FC (La Gonâve) :

Racing FC (Gonaïves) – Racine FC (Gros-Morne) :

Valencia FC (Léogâne) – Inter FC (Grand-Goâve):

Racing Club Haïtien (P-au-P) – America FC (Cayes):

Don Bosco FC (Pétion-Ville) – Cavaly AS (Léogâne):

US Lajeune (Pignon) – AS Mirebalais :

Petit-Goâve FC – AS Capoise (Cap-Haïtien)

ASHAPS

Haïti : 16 morts, 78 blessés, le carnaval annulé, deuil national de trois jours

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16 morts et 78 blessés, dernier bilan du tragique accident survenu mardi matin à Port-au-Prince lors d’un incident électrique et d’une bousculade sur le passage du groupe musical Barikad Crew. En mémoire des victimes, le gouvernement a annulé les festivités carnavalesques sur tout le territoire, annonce la prise en charge des victimes et trois jours de deuil national. Le premier ministre Evans Paul a donné un point de presse ce mardi. Il était accompagné de la première dame, Sophia Martelly , qui est en première ligne avec ses services de secours, et de nombreux ministres.

 

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Les migrants haïtiens obtiennent enfin leur passeport

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Après environ un mois d’attente, les migrants haïtiens reçoivent ce jeudi leur passeport muni d’un visa dominicain…

L’ambassadeur haïtien à Santo Domingo (République dominicaine) Fritz Cinéas, accompagné d’une forte délégation, a procédé ce jeudi 7 février à la distribution de 700 passeports aux migrants haïtiens bloqués à la frontière nord haïtiano-dominicaine depuis le dimanche 6 janvier 2013. Ils ont été interdits d’accès en République dominicaine parce qu’ils ne détenaient pas de documents légaux de voyage.

A l’issue d’une rencontre entre les autorités consulaires des deux pays et le père Regino Martinez Breton, une entente a été trouvée pour accorder à chacun des migrants un passeport muni d’un visa dominicain. Après environ un mois d’attente, les migrants ont finalement reçu leur passeport.

« C’est une grande joie pour moi d’obtenir un passeport pour la première fois de ma vie », se réjouit un sexagénaire, qui dit habiter la République dominicaine depuis plus de vingt ans. Désormais, je vais pouvoir traverser la frontière en toute quiétude, ajoute-t-il. D’un autre côté, il dit déplorer le fait que des compatriotes, faute de documents légaux, soient obligés d’emprunter les voies irrégulières pour se rendre en territoire voisin.

Dieulène Davilmar, une autre bénéficiaire, n’a pas manqué de remercier les institutions, organisations et personnalités qui ont permis au processus d’aboutir. « Je remercie spécialement le père Regino qui nous a beaucoup soutenus et toutes les organisations qui nous ont assistés pendant toute la durée de notre séjour à Ouanaminthe », indique-t-elle.

Solidarite Fwontalye et le Réseau frontalier Jeannot Succès applaudissent les efforts des gouvernements haïtien et dominicain qui ont contribué à fournir à ces travailleurs migrants un document leur permettant de voyager légalement d’un pays à un autre. Nous  saluons aussi la décision de l’Imigration dominicaine d’exempter ce groupe de ressortissants haïtiens de payer les droits d’entrée (checking) sur leur territoire.

Chacun des 700 passeports expirera après cinq années et est muni d’un visa dominicain d’une validité d’une année.

La plupart des travailleurs migrants haïtiens vivent de façon irrégulière depuis plusieurs années en République dominicaine. Certains d’entre eux n’avaient jamais eu de pièces d’identité. Et à cause de cela, ils sont sujets à toute sorte d’injustice, d’abus et de violation de leurs droits. Nous continuons d’exhorter les deux Etats à se pencher sur la triste problématique de la documentation à laquelle est confrontée la grande majorité des Haïtiens vivant en République voisine.

Le problème de pièce d’identité est l’un des facteurs majeurs favorisant la violation constante des droits des migrants haïtiens par les autorités et patrons d’usines dominicaines. En ce sens, nous encourageons les autorités au niveau binational à emprunter le chemin du dialogue afin de trouver un accord pour la régularisation de la situation des travailleurs migrants.

Mike Lysias Joseph

Credit: le Nouvelliste

Fructueuse visite pour le chancelier taïwanais

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Le ministre des Affaires étrangères de la République de Chine (Taïwan), David Yung Lo Lin, a achevé mercredi sa visite officielle de deux jours en Haïti. Au cours de son séjour dans le pays, le chancelier taïwanais a rencontré le président de la République, Michel Joseph Martelly, le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe et son homologue haïtien Pierre-Richard Casimir.

Cette visite effectuée du 5 au 6 février par le chef de la diplomatie taïwanaise s’est soldée par la volonté des gouvernements haïtien et taïwanais de  raffermir les liens d’amitié qui existent entre les deux pays. Au cours d’un tête-à-tête, le mercredi 6 février 2013, à la Primature, le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe s’est dit satisfait  de la coopération fructueuse qui existe entre Taïwan et Haïti, suite aux échanges qu’il a eus avec le chancelier Lin.

Le débat entre le chancelier taïwanais et le Premier ministre haïtien a été enrichissant et fructueux. Au terme de cette rencontre, le chef de la Primature a fait mention de la forte volonté que partagent les deux pays pour donner une « nouvelle impulsion » à leurs relations bilatérales dans tous les domaines ».  Il a révélé que  Taïwan a déjà accordé 48 millions de dollars d’aide à Haïti sur une période de cinq ans.

« Nous apprécions cette coopération à sa juste valeur et remercions ce pays frère pour sa contribution dans l’effort de relèvement  d’Haïti, notamment après le séisme du 12 janvier  2010; c’est un partenaire sur lequel le gouvernement haïtien peut compter, a souligné M. Lamothe. Les Taïwanais sont  déjà à pied d’oeuvre dans la plaine des Cayes, notamment à Torbeck pour renforcer la production rizicole.»

Vantant la qualité et la solidité des relations entre les deux pays,  le Premier ministre dit vouloir renforcer sa coopération avec Taïwan dans le développement de l’agriculture, précisément dans la fourniture d’intrants et de semences améliorées destinés aux petits agriculteurs.

Le chef du gouvernement, également ministre de la Planification et de la Coopération externe, a aussi mis en relief la participation de Taïwan dans la reconstruction des bâtiments publics. Il ajoute que «  les Taïwanais ont contribué aux études pour reconstruire  six des 42 édifices publics qui se sont effondrés ou qui ont été fortement endommagés le 12 janvier 2010. Un des six bâtiments dont l’étude a été faite sera aussi reconstruit grâce à l’aide du gouvernement taïwanais ».

Parallèlement, le président de la République, Michel Joseph Martelly, qui avait rencontré, au palais national, le chancelier taïwanais, en présence de son homologue Pierre-Richard Casimir, s’est  dit persuadé que cette visite va dynamiser les relations de coopération entre les deux pays.

Par ailleurs, le chancelier chinois a aussi profité de sa présence en Haïti pour visiter le chantier des 4,5 km de route reliant le carrefour Gérald Bataille au boulevard du 15 Octobre(Tabarre), financé par le gouvernement taïwanais à hauteur de 9 millions de dollars américains.

Etablies en 1956, les relations diplomatiques entre les deux États n’ont cessé de se développer, notamment dans les domaines économique, agricole et des infrastructures. Taïwan a par exemple considérablement contribué au développement du réseau routier en Haïti.

Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com

Credit: le Nouvelliste

Pose de la première pierre de l’aéroport international des Cayes

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Le Premier ministre, Laurent Salvador Lamothe, a procédé le vendredi 1er février 2013, à la pose de la première pierre de l’aéroport international des Cayes. Cette cérémonie, qui s’est déroulée à l’aéroport Antoine Simon des Cayes, s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement pour construire de nouvelles infrastructures dans le département du Sud et y établir, par la même occasion, un ensemble de conditions favorables au tourisme qui constitue l’un des secteurs porteurs, capables de créer des milliers d’emplois dans la région. Selon une note de la Primature, toutes les dispositions sont déjà prises pour que soient lancés prochainement, les travaux de construction d’un autre aéroport international à l’Ile-à-Vache dans le cadre du projet de développement des îles adjacentes. Les travaux d’agrandissement de l’aéroport des Cayes, construit sous le gouvernement de Jean-Bertrand Aristide, dureront deux ans et coûteront 26 millions de dollars. L’aéroport des Cayes, depuis sa mise en service, n’a jamais pu connaître un trafic important. Depuis dix-huit mois aucune ligne aérienne ne désert les Cayes régulièrement. La construction d’un aéroport à l’île à Vache située à quelques dizaines de kilomètres des Cayes est un souhait des hôteliers de l’île qui exploitent moins de cent chambres. Dans les deux cas, le gouvernement parie gros sur l’avenir du tourisme.

Credit : Le Nouvelliste

Déjà la fièvre au Cap-Haïtien

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Au Cap-Haïtien, où doit se dérouler le grand défilé du carnaval national les 10,11 et 12 février 2013, c’est déjà la grande mobilisation. Le long du boulevard, de la rue 5A à Carrenage, c’est le branle-bas, ce vendredi. Les professionnels de la construction se mettent en quatre pour délivrer les ouvrages avant l’échéance du week-end prochain. Certains sont déjà à un stade avancé, voire achevé. Les Capoises et les Capois sont impatients de voir arriver le jour J. Ils sont surexcités. Il faut entendre les conversations des gens pour comprendre. Dans les rues, et principalement au boulevard du Cap-Haïtien, on ne parle que du carnaval. Plusieurs visiteurs qui s’installent dans la ville depuis ce week-end s’amusent déjà à parcourir à pied, à moto ou en voiture l’itinéraire prévu pour les trois jours gras. L’Electricité d’Haïti (EDH) est à pied d’oeuvre dans l’installation de lampes solaires, de gros projecteurs le long du boulevard, haut lieu du carnaval national cette année. Des travaux de réfections de rues ont été constatés dans plusieurs artères de la ville. Les trottoirs ont droit au bétonnage. Au fur et à mesure que les jours passent, la deuxième ville d’Haïti offre un air festif. Comme si le carnaval va avoir lieu demain.
Dieudonné Joachim
Credit: Le Nouvelliste