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Les choix de John Barnes

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30 enfants haïtiens ont participé à la 2e étape de l’édition 2012 de la Digicel Kick Start Clinic sous la houlette de l’ancien international anglais d’origine Jamaïcaine. Assis dans la salle de conférence du stade Sylvio Cator, ils approuvent le choix du technicien anglais. Il a retenu des jeunes joueurs de qualité.

Après le lancement officiel de la 2e étape de la Digicel Kick Start Clinic 2012 à Miami le 27 juillet dernier avec la participation d’un groupe de techniciens de Chelsea pour marquer le début d’un partenariat entre la Digicel et Chelsea, une rencontre amicale avait opposé Chelsea et le Milan AC au soir du samedi 28 juillet au Sun Life Stadium de Miami. 57 748 spectateurs dont deux clients de la Digicel en Haïti heureux gagnants d’un tirage au sort avaient pu assister. Sous leurs yeux, Ubi Emmanuelson à la sortie d’une belle combinaison avec Prince Boateng, avait battu le géant portier tchèque de Chelsea, Petr Cech, d’une frappe du pied droit à la 68e minute pour permettre au Milan de s’imposer 1-0.

John Barnes a pris son bâton de pèlerin de la 2e phase de la Digicel Kick Start dans la matinée du lundi 30 juillet à Panama où il a travaillé avec une trentaine d’enfants et retenu trois pour l’Académie que dirigeront les techniciens de Chelsea à la Barbade. Haïti où il est arrivé le 1er août a été la 2e étape de son voyage.

A Port-au-Prince, pendant deux jours (2 et 3 août), coup francs, penalties, situations de jeu, comportement en équipe, comportement individuel, technique individuelle, technique en groupe, adresse et précision dans les tirs, tout est pris en considération par les yeux fouineurs de l’ancien international anglais.

Assisté du Directeur Technique National d’Haïti, Wilner Etienne, mais aussi du Secrétaire Général de la Fédération, Carlo Marcelin et de plusieurs techniciens haïtiens, l’ancien joueur de Liverpool a déroulé un programme méticuleux lui permettant d’observer tous les aspects de la capacité des 30 jeunes athlètes qui lui ont été soumis pour en retenir 4.

« J’aurais pu retenir une douzaine au moins s’il faut tenir compte de la qualité de ces jeunes, mais le football nous place souvent dans l’obligation de faire un choix et nous ne pouvons retenir que 3 », déclare-t-il avec émotion comme s’il regrettait d’avoir la responsabilité d’effectuer les choix. Après discussions avec les responsables de la Digicel, il a retenu un 4e joueur.

« John Barnes m’a dit que vous êtes très bons et que s’il le pouvait, il vous aurait emmenés tous à l’académie. Malheureusement il ne peut retenir que 3 », a pour sa part déclaré le représentant de la Digicel en Haïti, Ronald Eliacin, en s’adressant aux jeunes participants.

« Cependant, vous devez continuer à jouer au football parce que vous aimez le football parce que vous croyez dans le football. C’est parce que la Digicel vous considère comme l’avenir du football qu’elle a décidé de vous accompagner en vous permettant de partager l’expérience internationale de John Barnes afin que vous appreniez à être plus performant. Continuez à jouer pour mettre ce qu’il vous a appris en pratique et vous réussirez », a-t-il continué.

Haïti pourrait avoir un autre participant à l’Académie de la Barbade en la personne de Vladimir Victor (15 ans, milieu récupérateur). En effet le natif de Delmas, s’est payé le luxe de réussir 5 penalties sur 10 en faisant passer le ballon dans des trous spécifiques laissé dans le tapis qui masque les buts dans la circonstance. « Chaque penalty réussi comptant pour 20 points, jamais personne avant lui n’avait pu réussir plus que 80 points. Il est le premier depuis le début de la Digicel Kick Start Clinic à avoir réussi 5 penalties et s’il n’est pas battu, il ira en Barbade », a conclu John Barnes.

Enock Néré nereenock@gmail.com
Credit : le Nouvelliste

Le Premier ministre Lamothe à cœur ouvert au Matin

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En tenue décontractée, le samedi 28 juillet, le Chef du gouvernement haïtien, Laurent Lamothe et le ministre des sports, Jean Roosevelt René sont venus rendre une visite de courtoisie aux athlètes haïtiens au village Olympique.

 

Dans ses propos de circonstances, le Premier ministre a remercié les athlètes et les a encouragés en précisant que son gouvernement fera de son mieux pour les accompagner. « Nous sommes avec vous. Nous comptons sur vous afin de représenter valablement notre bicolore. Je tiens à vous préciser que mon gouvernement sera toujours à vos côtés pour vous aider », a-t-il déclaré à Marlena Wesh (200 et 400m), Jeffrey Julmis (110m/haies) et Linouse Desravines (-52kg, judo). Moise Joseph (800m) et Samyr Lainé (triple saut) n’étaient pas présents à la rencontre.

 

Après la réunion, Linouse a demandé au Premier ministre de lui accorder une aide financière afin de terminer ses études. Sans hésiter monsieur Lamothe lui a promis son aide. De son côté, le ministre des sports s’est engagé aussi à faire quelque chose pour elle dès son retour en Haïti. « Cette fille a beaucoup de talents. Elle est très prometteuse. Je vais faire tout mon possible pour l’encadrer », a fait savoir le ministre René dans un échange que nous avons eu avec lui. À signaler que le dimanche 29 juillet, avant son départ pour Haïti, le Premier ministre et son ministre des sports se sont rendus au stadium ExCel pour saluer et encourager Linouse qui allait combattre Bundmaa Munkhbaatar de la Mongolie. Dommage, notre compatriote n’a pas pu se défaire de son adversaire et a perdu la rencontre par ippon.

 

À part la visite effectuée auprès de la délégation haïtienne, monsieur Lamothe a rencontré plusieurs autorités internationales du sport. Il a paraphé un accord avec Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO) pour le démarrage des travaux du premier centre olympique haïtien. « Les travaux vont débuter sous peu », a-t-il informé.

 

Il s’est également entretenu avec Sepp Blatter, président de la Fédération internationale de football amateur (Fifa). Ce dernier a accepté de participer à la réalisation du centre olympique en proposant un apport pour augmenter le nombre de place assisses dans le stade qui sera réservé au football. « Nous avons eu une rencontre avec le président Blatter. Il va agrandir la capacité des places assises du stade de foot au centre olympique. Il a aussi promis de nous aider à réaliser des programmes sociaux dans des zones défavorisées », a-t-il souligné.

 

Le Chef du gouvernement qui est également le ministre des Affaires étrangères a eu également un entretien avec le prince Charles. Ils ont échangé sur la question de reforestation d’Haïti et sur le plan de reconstruction du centre historique de la capitale haïtienne dévastée par le séisme du 12 janvier 2010. Monsieur Lamothe a aussi été reçu par la reine Élizabeth II. Il a estimé fructueuse sa rencontre avec la Reine d’autant que c’est elle qui avait manifesté la volonté d’accueillir pour la première fois un dignitaire haïtien. Le numéro 2 haïtien a profité de son passage pour discuter de quelques projets sur l’université de Limonade avec notre compatriote Michaëlle Jean qui est l’envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti et grand témoin de la Francophonie aux Jeux olympiques « Nous l’avons rencontrée au sujet de l’université de Limonade. Nous autres du gouvernement, nous allons allouer 5 000 000 dollars pour la construction des dortoirs supplémentaires à l’université », a-t-il précisé.

 

Enfin, M. Lamothe a également rencontré plusieurs chefs de gouvernement des Caraïbes et d’Afrique. « Nos commerçantes qui iront au Panama très prochainement n’auront pas de problème. J’ai demandé au responsable de ce pays de prendre des mesures pour faciliter le visa à nos ressortissants dans un délai ne dépassant pas sept jours. Nous prévoyons aussi d’établir des contacts diplomatiques avec nos frères et sœurs d’Ouganda. Nous allons travailler avec eux afin de suivre les modèles qu’ils ont utilisés pour résoudre le problème des ONG », a-t-il informé.

 

À noter que durant son passage à Londres, le Premier ministre a inauguré la « Maison d’Haïti » où se s’étaient exposés divers de nos produits d’art et d’artisanat. Les retombés de cette initiative seront bénéfiques au pays. Déjà plusieurs investisseurs se donnent rendez-vous en février 2013 pour une visite du terrain.

 

Un vaste programme sportif pour le gouvernement

 

« C’est pour la première fois qu’un gouvernement haïtien a autant de projets pour le sport. Nous allons construire 140 centres sportifs dans le pays, 20 terrains de basketball et 9 stades multisports », s’est vanté le Premier ministre Laurent Lamothe.

 

Il a annoncé aussi que son gouvernement compte mettre en place un budget pour desservir les délégations qui auront à représenter Haïti sur la scène étrangère.

Gérald Bordes

Depuis Londres

 

Haïti en demi-finales des 400 m

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Avec un chrono de 51 secondes 98 centièmes, l’étudiante en médecine, Marlena Wesh (21 ans) a pris la troisième place de la septième vague lors de la première journée du championnat d’athlétisme aux Jeux Olympiques de Londres 2012, ce vendredi 3 août chez les 400 mètres dames, une série dominée par la Nigériane, George Regina (51’’24) devant la Russe, Gushchina Yulia (51’’54).
Après la déception de Linouse Desravines en judo (52 kilos), l’espoir renaît dans le camp des haïtiens, suite à la qualification de Marlena Wesh pour les ½ finales des 400 mètres dames en prenant la troisième place de la septième série.
Lancée dans le couloir #4, Marlena Wesh, dossard (2030) n’a pas tardé pour donner le ton dès l’entame de la course. Au final, elle s’est emparée de la troisième place largement suffisante pour rallier les demi-finales puisque l’adversaire qui le suit, la Sénégalaise, Amy Mbacke Thiam, a réalisé un temps de (53’’23) mais distancée pour quelques centièmes par la Nigériane, George Regina (51’’24) et la Russe, Gushchina Yulia (51’’54).
Sur l’ensemble des 49 athlètes qui participaient aux 400 mètres dames, Wesh a réalisé le 14e meilleur temps sur les 21 athlètes qualifiées pour les ½ finales, mais loin derrière les trois lauréates, Amantle Montsho (50’’40) de Botswana, Antonina Krivoshapka (50’’75) de la Russie et Francena McCorory (50’’78) des USA.
Si la chance de médaille de Wesh n’est pas garantie, ce succès peut lui permettre de rêver grand, de préparer le choc des ½ finales où prendront part les étonnantes et atypiques Américaines, Jamaïcaines et Africaines dans la plus parfaite sérénité.,Les ½ finales sont programmées pour ce samedi 4 août à compter de 3h05 (heure de Port-au-Prince). L’Haïtienne se trouve placée dans la troisième série, accompagnée de Carol Rodriguez (52’’19) de Porto-Rico), Antonina Krivoshapka (50’’75) de la Russie), Omolara Omotosho (52’’11) du Nigéria, Lee McConneell (52’’23) de la Grande-Bretagne, DeeDee Trotter (50’’87) des USA, Novlene  Williams-Mills (50’’88) de la Jamaïque et de Nataliya Pyhyda (51’’09) de l’Ukraine.
En tenant compte de la performance de chaque athlète placée dans sa série lors ¼ de finales, Wesh (51’’98) avait fait mieux que Carol Rodriguez, Omolara Omotosho et Lee McConnell. Autant dire, Marlena Wesh qui sera placée dans le couloir #4 doit sortir une grande course pour espérer se qualifier pour la finale.
La prochaine sortie de l’athlétisme haïtien aux JO de Londres est programmée pour ce lundi 6 août avec la rentrée en lice de Moïse Joseph en 800 mètres hommes et pour l’occasion, Marlena Wesh va à nouveau tenter de se qualifier pour les ½ finales en 200 mètres dames.

Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com

Les rythmes haïtiens s’essouflent

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Les méringues ont beau réjouir les milliers de festivaliers durant ces trois jours gras, la musique haïtienne fait aujourd’hui face à un défi de taille : la jeunesse est de moins en moins intéressée aux rythmes locaux.  « Aujourd’hui, dans les night-clubs, il est plus facile de faire salle comble avec une soirée de dj qu’avec un bal de compas », a analysé Lyonel « Ti Lion » Guillaume, animateur vedette de l’émission Plateforme Magik. Le compas est en train de s’écrouler sous son propre poids “, avait déploré aussi, le mois dernier, Clément « Keke » Bélzaire, guitariste de Mizik Mizik. Et à entendre les récentes complaintes de pas mal de musiciens du compas, cette situation semble, depuis quelques années, faire la part belle aux musiques étrangères, au grand dam de l’héritage de Nemours Jean-Baptiste.

Résultats : changement de goût des consommateurs, mais aussi déclin du secteur. Et le compas n’est pas le seul. «  C’est toute l’industrie musicale haïtienne qui est en crise », a observé « Ti Lion », intervenant ce mercredi à l’émission Panel Magik. Pour preuve, le Racine, style de musique prisé des défilés carnavalesques dans les années 90, ne suscite plus autant de ferveur, selon le chroniqueur. Même considération pour le dernier-né de l’industrie,  le « Hip-hop kreyòl » qui, selon des analystes, n’est jusqu’à présent, pas encore à la hauteur de ses promesses.

Pour le très expérmenté “Keke” Bélizaire, les essoufflements du compas sont surtout dûs à une absence de relève inter-générationelle. « Au cours des dix dernières années, aucun groupe musical ténor n’a émergé après Carimi », a-t-il fait remarquer. Le manque de créativité de plus en plus patent de la plupart des chanteurs et musiciens est aussi à regretter, d’après Ti Lion. ” Les mêmes slogans reviennent chaque année et perdent de leur originalité “, a-t-il noté dans l’animation musicale du carnaval des Fleurs. Les mauvaises pratiques existent, toutefois, dans toute la filière musicale. Et, pour inverser la tendance, la formation des musiciens, la critique musicale, le professionalisme des studios d’enregistrement et des promoteurs et la culture musicale des Haïtiens seraient autant d’aspects à revisiter.

Au centre du carnaval et des fêtes champêtres, la musique représente aujourd’hui l’un des rares divertissements encore à la portée de la jeunesse, privée de salle de cinéma, de théâtre et de centre athlétique. « Port-au-Prince est peut-être à présent la capitale la plus ennuyeuse du monde », a lâché Tilion, dégoûté par la faiblesse de l’offre de loisirs dans la région métropoliaine. C’est, selon ce dernier, ce contexte qui a provoqué le développement des activités de divertissement peu recommandées, dénommées “zokiki”. A cet égard, l’économiste Kesner Pharel plaide, quant à lui, pour une plus grande attention de l’Université à l’industrie des loisirs, dont il reconnaît les opportunités pour le développement national.

Champ de Mars, fraîchement libéré de ses camps de déplacés à la suite du séisme de 2010, a repris sur une bonne note son rôle de réceptacle des grandes manifestations socioculturelles : le pays y a célébré la musique. « Pari réussi », note le président Martelly, avant d’annoncer pour bientôt des festivals nationaux de musique dédiés aux troubadours et aux dj. En juin dernier, il avait par ailleurs lancé le projet de l’Institut National de Musique d’Haïti (INAMUH) et du Système des Orchestres Symphoniques d’Haïti.

Musicien de carrière et grand animateur de festivités populaires, le chef de l’Etat veut-il prendre soin de son ancienne chapelle ?

Carl-Henry CADET aloccarlo@hotmail.com
Credit: Le Nouvelliste

Martelly a gagné son pari, T-Vice aussi

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Ils étaient là. Par dizaines de milliers, des carnavaliers ont répondu présent à l’appel du plaisir. Au Champ de Mars, vidé de ses tentes, ils se sont éclatés, mêlés et ont pété les barrières sociales. Le plaisir a soudé, donné l’impression d’un partage de citoyenneté. Michel Martelly, « président du compas » et président de la République, a gagné son pari. La capitale n’a rien à envier aux Cayes. Elle a eu son carnaval, de l’argent a circulé dans l’économie.

Dans le sillage de la plus grande fête populaire qui s’est tenue en plein été, le débat a enflé à la radio. On prétend que T-Vice a surclassé Djakout number one et tous les autres groupes, que BC était meilleur que Rockfam, que Team Lòbèy est la révélation et que les autres groupes compas, en panne d’inspiration, ont été des flops. Moins pire en tout cas que les groupes racines, complètement surannés, sans âme, sans combat.

Le débriefing d’après carnaval met en lumière les petites ratées logistiques, les déceptions esthétiques. Rien de trop grave par rapport aux morts et blessés de l’exercice ayant coûté à l’Etat quelque 30 millions de gourdes, mobilisé plus de 5 000 policiers. Quoi qu’on dise sur le sens des priorités en Haïti où tout est urgent, tout est prioritaire, le président Michel Joseph Martelly est partant dès qu’il s’agit  de bamboche populaire. Le bonheur national brut est-il devenu un indicateur  en Haïti ? Cela en a tout l’air car d’autres rendez-vous sont arrêtés : un festival pour les troubadours et une journée pour les DJ, les grands absents du carnaval des Fleurs.

Si, entre-temps, certains croient qu’il faut désormais avoir des rendez-vous arrêtés dans un agenda national d’activités culturelles pour apporter de la valeur ajoutée aux fêtes champêtres drainant des centaines de milliers de croyants, de festivaliers, d’autres s’inquiètent du contenu. Est-ce que la culture et ses différentes filières sont pensées afin de fournir des productions originales, attractives ? Est-ce qu’il y a des troupes de danse, des créateurs capables de faire la scénographie de nos grandes conquêtes militaires ? Est-ce que le rara, dans toute sa diversité, aura un jour droit de cité à la radio ou à la télé ? Est-ce que les radios vont finalement avoir un quota de diffusion en vue de faciliter l’essor des artistes haïtiens sans desservir les éclectiques ? C’est souhaitable. Autant que des ressources pour le ministère de la Culture, rachitique avec moins de 1% du budget de la République.  

Si le président Michel Joseph Martelly, satisfait du déroulement de ce carnaval, s’est attiré les faveurs des fêtards, il est cependant attendu au tournant. Après les festivités, les brûlants dossiers de la République ne cesseront pas de l’être. La cherté de la vie, plus que les autres dossiers, provoquera quelques soucis. Certains espèrent que l’on ne tombera pas dans les répliques dignes de la fable de La Fontaine « La cigale et la fourmi »…

Roberson Alphonse roberson_alphonse@yahoo.com ralphonse@lenouvelliste.com
Credit: Le Nouvelliste

Discours d’inauguration des activités du 50e anniversaire du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti à New York

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Mr le Représentant du Corps diplomatique haïtien

Madame la Présidente, les Dignitaires de New Jersey et de New York, les membres de la presse parlée écrite et télévisée, Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs

Honneur et respect pour un art révélateur et relatif à des époques précises des sociétés humaines. Cet art, mes chers invites, s’appelle la Musique. La musique n’a pas d’âge. Sinon les siècles passes n’auraient plus leurs musiques à jouer aujourd’hui. La raison qui fait que nous connaissons quelque chose du Moyen –Age, c’est à cause des “Chansons de de gestes”. Chaque époque a sa musique qui distingue une société d’une autre. Dans les années 50, il faut reconnaitre l’importance de la contre-danse dans la musique haïtienne et aussi pour comprendre la confusion des jeunes de telle époque qui vous parlent de Compas direct sans connaitre l’existence de Nemours et de Webert Sicot.

Comme Entreprise, la musique évolue au même rythme que la société humaine. D’Art universel, voici, quand nous voulons fêter l’anniversaire d’un orchestre, il ne faut pas regarder les membres fondateurs qui l’ont débuté, mais plutôt les hommes et les femmes qui ont construit la réussite et le renom de l’Orchestre et qui se sont mises dans son essor avec soin, vœu, volonté de plaire. C’est l’âme constante de l’ensemble

Que connaissons-nous de la gonaivienne de Rosalvo Bobo? Tandis que la société haïtienne s’en était bien imbue. Vers la même époque, quand Haïti adoptait la Dessalinienne comme hymne nationale ‘’Haïti Chérie est devenu hymne Culturel. La musique devient la réflexion indéniable de la société, et donne corps à cette société. Certaines musiques n’ont pas d’âge parce qu’elles deviennent l’identité constante de la société. Les gens s’identifient a certaines musiques qui se transfèrent de générations en générations .Notre rassemblement , ce 29 juillet 2012, veut dire que notre génération inspire notre origine , sociale, nationale ou culturelle Si la musique racine identifie le vaudou ou le rara, la meringue identifie l’urbain et le salon. Il faut comprendre que pour l’haïtien de l’Ouest et du Sud il existe deux orchestres capois : Grand Orchestre Tropicana et le Jeune Orchestre : Orchestre Tropicana d’Haïti, sans qu’ils ne connaissent ou comprennent les péripéties qui ont conduit ces orchestres-là à devenir des porte-paroles de la société capoise. La rencontre du Jour concerne les 49 ans de Tropicana et prélude au 50eme. C’est une grande affaire pour nous les haïtiens et haïtiennes vivant à l’étranger. Notre responsabilité à tous, c’est d’agir en cohérence avec des témoins oculaires et auriculaires de tout le trajet évolutionnaire du Jeune Orchestre Tropicana D’Haïti,

 

En effet, notre vision de projet 50e anniversaire du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti, c’est d’arriver à promouvoir autour du thème 50iemement votre, cette nécessite d’unité, ce besoin d’union qui est la condition sine qua non pour un nouveau demarrage.et arriver à célébrer solennellement le cinquantenaire du Jeune Orchestre Tropicana d’Haïti, la fusée d’Or internationale.

Arriver à réunir un représentant de l’église protestante et de l’église Catholique autour du thème 50iemement votre pour diriger la partie spirituelle de notre programme et bénir notre projet ,c’est déjà un très bon départ.

Pourquoi devons- nous célébrer grandiosement le cinquantenaire du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti.?

Apres avoir réalisé l’épopée de 1804 et fait trembler le pont de Brooklyn le 20 avril 1990, pour défendre notre prestige et sauvegarder notre dignité de peuple, le peuple haïtien cette fois, va prouver au peuple du monde entier qu’il sait aussi comment apprécier les valeurs de son pays. Il va se rassembler autour des comités du 50e en Haïti et a l’étranger pour marquer de façon très spéciale cet évènement historique en rendant un hommage émérite au jeune Orchestre Tropicana d’Haïti pour sa contribution dans la musique, la culture et la société haïtienne.

Tropicana a été l’unique cellule démocratique existant dans le pays au cours des années 60  .Les Règlements internes ont été de vrais préceptes démocratiques. Et c’est en appliquant les règles du jeu démocratiques que TROPIC a su acquérir l’esprit de discipline, de patience de tolérance et du respect de la personne humaine qui explique son succès et sa stabilité d’aujourd’hui. Tropicana doit rester fige sur cette fondation démocratique pour assurer sa pérennité.

Patrimoine national, reconnu d’utilité publique, Tropicana est déterminé à accompagner le peuple haïtien dans tous ses projets pour la construction d’une nouvelle Haïti. “Ayti Dabo “dit-il dans son meringue carnavalesque du 2012. A travers la fondation-Tropic, il a déjà touché la plaie qui ronge notre système éducatif et écologique et est prêt à travailler sans relâche avec d’autres associations socio-professionnelles et encourage la création d’autres fondations ou groupements qui veulent s’engager dans la bataille du sauvetage de la nation haïtienne. Et, dans le cadre de la célébration du cinquantenaire du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti, Fonda-Tropic dans un commun accord avec le Département de la santé publique offrira des consultations médicales à la communauté haïtienne surtout dans les zones défavorisées du pays .Tropicana rêvait et rêve encore d’une Haïti régénérée et prospère. Tropicana symbolise la fierté du peuple haïtien et la dignité même de la personne humaine. Supporter Le jeune Orchestre Tropicana d’Haïti, c’est supporter une noble cause, c’est supporter la nation haïtienne toute entière

Tropicana est le modèle, la référence, le sérum, le médicament du peuple haïtien dans les moments cruciaux ou difficiles .N’était-ce pas Tropicana il y aurait pu avoir déjà un éclatement social en Haïti Tropicana constitue une source d’inspiration positive et inépuisable pour le peuple haïtien. Tropicana a été la boussole du peuple haïtien pendant les 49 dernières années et il la sera pendant les 51 ans à venir. 15 Aout 1963——15 Aout 2013 50 ans de lutte, de progrès et du succès continu. L’histoire du jeune Orchestre Tropicana est comparable à l’histoire du Président Obama, le premier Président noir des Etats-Unis d’Amérique, Elle est aussi comparable à l’histoire de Mr Boehner, fils d’un forgeron, porte-parole de la chambre des Représentants des Etats unis et tant d’autres célébrités qui ont connu un succès sans précèdent. Non seulement son histoire, mais aussi sa musique s’imprègne d’une mélodie bien travaillée, d’un rythme envoutant qui vous transporte au 7eme ciel et des messages inspirant le peuple haïtien qui souffre encore aujourd’hui mais nourrissant l’espoir d’un lendemain meilleur.

Connu un début très difficile, Tropicana a été méprisé, humilie, discriminé, ridiculisé, surnommé trois (3) pieds canard, triple à canard, dyaz ki pa sou moun, les soirées soldées par un échec sont parfois transformées en séance de travail visant à adopter un nouvelle stratégie de résistence.Les musiciens après chaque performance n’ont reçu qu’un salaire de 25 ou 50 cents pas plus. Mais au lieu de se laisser emporter par le découragement, ces musiciens ont refusé de capituler et se sont comportés comme de véritables visionnaires en disant anyen pata ; Et le message continue a travers le temps : Fok sa chanje, espoir fè viv, pran pasyans,  konsey,  le soleil brille toujours après la pluie, persévérance se kle suksè,  kembe diyite nou,  ann lute pou-n rive,pou ki sa , nou tout se frè , tolérance , réconciliation, bouske lavi ,veye priye, lanmou bèl,  pran sans nou,   aprann reflechi , vanité, défi pour l’humanité,  la liste est très longue, et nous pouvons continuer jusqu’à l’infini

Tropicana a su contourner tous les obstacles, déjouer et défier tous les pronostics pour se hisser aujourd’hui au sommet de la hiérarchie musicale haïtienne. C’est ce genre d’histoire que vous devez raconter à vos progénitures si vous voulez leur assurer un avenir meilleur.et nous aurons une meilleure image du monde entier quand les peuples de 5 continents s’informent de l’histoire de Tropicana écoutent sa musique et apprennent les messages qui en découlent L’histoire du jeune Orchestre Tropicana dépasse déjà nos lignes frontalières; elle traversera des océans et ouvrira de nouveaux horizons a d’autres peuples qui souffrent comme nous autres recherchant de l’alternative. Voilà pourquoi le grand Orchestre Tropicana a en perspectives de faire un tour en Amérique du Sud , en Asie et en Afrique dans un proche futur, pour apporter les messages de paix ,d’amour de compassion, de courage et d’espoir.

C’est cette forme de résistance , ce modèle de comportement, cette vision , cette positivité que le peuple haïtien hérita de Tropicana qui explique son attachement et qui justifie la vraie raison quelle que soit votre appartenance religieuse politique ou a d’autres groupements musicaux ,pour célébrer grandiosement le cinquantenaire du jeune Orchestre Tropicana D’Haïti.======== nou tout kap soufri jodia pran Tropic pou exemple lot dyaz ki en difficulté pa dekouraje pran Tropic pou exemple tout moun la vi-a ap malmennen Abraham gen pou di yon jou c’est assez espwa fe viv—.ti moun lekol kap drop out pas dekouraje perseverans se kle sukse . Tropicana –se serum, se medikaman, se boussole tout pèp ayisyen————–Haïti pou Tropicana, Tropicana pou Haïti.

Enfin, le comité de 50e au niveau de la diaspora assumera la responsabilité de rassembler la grande famille de Tropic: Musiciens fanatiques , supporteurs, et sympathisants qui ont apporté leur contribution pour faire de Tropicana ce qu’il est aujourd’hui , pour d’abord rendre un hommage posthume, le samedi 30 Mars 2013 à Brooklyn a Claudin Toussaint le grand père de Tropicana, Bazil Cobty , le père , Charlemagne Pierre Noel , le cerveau , Lavanture Jean, Ti Codo, Guiyard, Raymondson, Harry JeanFrancois,Chenet Mondesir, ti Jean Claude, Jacques Athur,Wilfrid tambourineur, Jeanny Durand., Walter Guerrier,Louis Antoine Trois Mystères, Jackie Antoine, Stephen Alexis, Hector Emmanuel , Christian Fabien et aussi pour rendre un hommage émérite aux survivants :anciens et nouveaux musiciens , a l’actuel comite de gestion du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti et certains personnalités telles que la famille Turenne qui a abrite Tropicana chez elle pendant 20 ans., a Maitre Homère Fontaine, le stratégiste , à Sonson Florentin , Ulrick Pierre miroir des Copins ,a Dr Salnave Abellard , Dr Yves Jean Bart , le banquier Luckner jean , Mr Adrien Michel , Mr Volvick Jasmin et au Politologue Arios Denis et son office qui ont aidé Tropicana dans le domaine d’immigration pendant plus de 15 ans..

50ement votre, c’est votre fête, c’est la fête de tous les Haïtiens.

C ‘est en ces termes que je vous salue et je vous invite à participer aux différentes activités qui vont marquer le cinquantenaire du jeune Orchestre Tropicana d’Haïti.

Que Dieu vous bénisse, bénisse le jeune Orchestre Tropicana d’Haïti et la nation haïtienne toute entière. Merci

Agronome Louis Jean Fabien

Président du comité 50e de New York

 

Londres ouvre les Jeux du sport, de la musique et de l’humour

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LONDRES (Reuters) – Londres a lancé vendredi soir ses troisièmes Jeux olympiques en rappelant à un milliard de téléspectateurs ce que la Grande-Bretagne a apporté de mieux au monde depuis plus d’un siècle: son sens de l’humour, sa musique… et le sport bien sûr.

Jacques Rogge, le président du Comité international olympique, a rappelé que les Jeux revenaient ainsi dans le berceau du sport moderne et que Londres était la seule ville à accueillir le plus grand événement sportif du monde pour la troisième fois.

Puis dans la plus pure tradition olympique, la reine Elizabeth a déclaré “ouverts les Jeux de Londres, célébrant la 30e olympiade de l’ère moderne”.

Mais c’est avec beaucoup moins de conformisme que la souveraine a incarné le sens de l’humour de son peuple, en se prêtant à un clip rythmé par le générique de James Bond et laissant penser qu’elle arrivait au stade en parachute depuis un hélicoptère piloté par l’agent le plus célèbre à avoir oeuvré à son service.

La grande inconnue de cette cérémonie aussi haute en sonorités qu’en couleurs était l’identité de l’athlète qui embraserait le chaudron où brûlera pendant deux semaines la flamme olympique au bout de son voyage de 20.600 km.

C’est d’un bateau voguant sur la Tamise et piloté par David Beckham que Steve Redgrave, quintuple médaillé d’or en aviron, a reçu la torche pour la remettre à un groupe de jeunes représentants de cette génération que les Jeux de Londres entendent inspirer.

Et ce sont ces sept athlètes de demain qui ont eu l’honneur d’enflammer le stade en un bouquet incandescent avant que Paul McCartney ne ponctue ce long spectacle de près de quatre heures.

HUMOUR TOUJOURS

La ville avait déjà Big Ben, elle a désormais une cloche tout aussi célèbre, qui a sonné vendredi le début des Jeux olympiques de 2012.

Déjà, le matin à 8h12, toutes les cloches du royaume, du plus petit grelot au plus sophistiqué des carillons, avaient donné en choeur le “la” de la quinzaine à venir.

Dans le stade olympique grondant comme un bourdon des clameurs des 80.000 spectateurs, d’une partie des 10.500 athlètes engagés et de dizaines de chefs d’Etat, la plus grande cloche harmonique du monde a donné le coup d’envoi d’une cérémonie d’ouverture retraçant, dans des tons de vert et de gris typiques du Royaume-Uni, “les révolutions de la société britannique”.

C’est Bradley Wiggins, le dernier vainqueur du Tour de France, qui a le premier actionné cette machine à remonter le temps orchestrée par le réalisateur Danny Boyle et pulsée par le “beat” lancinant de centaines de tambours.

Par la suite, la grande mosaïque de la culture moderne du Royaume-Uni, et son corollaire obligé – l’humour toujours – s’est déployée dans l’enceinte du stade : Mr Bean lancé à grandes foulées dans les Chariots de Feu, Mary Poppins terrassant Voldemort.

Et Danny Boyle a rappelé que si la Grande-Bretagne avait inventé le sport, elle avait aussi donné au monde les musiques les plus brûlantes du siècle écoulé : Beatles, Stones, Who, Kinks, Jam, Blur, Arctic Monkeys, et même les Sex Pistols, ont résonné dans tout le Parc olympique, réveillant jusqu’aux plus vénérables des membres du CIO.

Puis les athlètes ont enfin repris leur juste place, la première, défilant dans l’ordre alphabétique, seulement troublé par le protocole: Grèce d’abord, puis le pays organisateur, en dernier.

À l’applaudimètre, Usain Bolt, porteur du drapeau jamaïcain, a battu de nouveaux records, tout comme la délégation américaine, coiffée de bérets, ou Chris Hoy, le porte-drapeau de la délégation britannique, défilant en short au son du “Heroes” de David Bowie.

Pour la France, Laura Flessel fut une figure de proue toute en élégance d’une délégation dominée par la stature de Teddy Riner.

Et puis, pour la première fois – signe de l’évolution météorique de la technologie en quatre ans – les sportifs du monde entier ont pu diffuser leurs photos souvenirs sur Twitter.

Edité par Henri-Pierre André

Le MCFDF plaide pour une fête pacifique

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La ministre, par ce message adressé à la population le vendredi 27 juillet, encourage tous les concernés à renvoyer une image positive de la femme haïtienne à travers les différentes manifestations du carnaval.  Les recommandations s’adressent à tous ceux qui participeront aux festivités carnavalesques, spécialement les groupes musicaux, les troupes de danse, les chorégraphes, les bandes à pied. Marie Yanick Mézile met l’accent sur le fait que le corps de nos jeunes femmes ne doit pas servir à faire de la publicité, ni être vulgarisé comme des produits en vente. «Ne projetez pas une image susceptible de contribuer à la dégradation des femmes, ne les exposez pas comme des marchandises, évitez les propos injurieux envers elles», déclare la ministre à la Condition féminine.

“Ane sa a pou kanaval Flè a, se la pou w la. Fanm yo ap la! Vyolans pap ladan l”, est le slogan retenu par le MCFDF pour dire non  à la violence, spécialement à celle faite aux femmes et aux filles. Dans sa volonté d’aider à construire une société équilibrée et sans aucune forme de violence, le MCFDF entend sensibiliser la population à adopter un comportement pacifique lors des activités. Le ministère encourage ainsi à éviter les messages véhiculeurs de brutalité sous toutes les formes.

L’appel de Mme Mézile va également vers les femmes qui désirent participer aux trois jours de fête nationale, les exhortant  à être vigilantes et responsables. «Contrôlez votre consommation d’alcool, ne vous droguez pas et surtout évitez les relations sexuelles non protégées. Prenez conscience de votre valeur et soyez précautionneuses », lance-t-elle.

Nathalie Verné

Carnaval des fleurs, c’est parti!

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On avait presque oublié ces moments de grande effervescence qui précède le carnaval au Champ de Mars. Des planches transformées, à peine débarquées, en de magnifiques stands qu’on regarde avec un brin de tristesse en pensant qu’ils ne dureront que l’espace des trois jours gras. Les curieux, les automobilistes, les marchands ambulants, qui vont, viennent, s’installent, contribuent à créer une ambiance qui forcent les gens à se demander s’ils sont en février ou en juillet.

Il fallait évidemment y penser ! Un deuxième carnaval,  après celui des Cayes en février dernier qui a eu beaucoup de succès, et a défait surtout le mythe selon lequel le grand carnaval ne pouvait s’organiser qu’à Port-au-Prince. On se perd, tant il y a de choses annoncées pendant ce carnaval : des défilés en voiture décapotables, des groupes musicaux, des reines belles à faire pâlir Anacaona, etc. Peu importe, on sent qu’il y a un enjeu, même s’il n’est pas toujours clairement exprimé : celui d’arriver à offrir un spectacle artistique et culturel pouvant envoyer un message susceptible d’attirer des visiteurs la prochaine fois ou les prochaines fois, créer un vrai rendez-vous pour les artisans, les artistes et le grand public.

Le concours de la plus belle photo du carnaval des fleurs lancé par le ministère de la Culture est une nouveauté qui semble être bienvenue dans ce carnaval des fleurs qu’on n’avait pas organisé depuis trois décennies.  Nous laissons aux historiens  le soin de comparer les contextes sociohistoriques et le contenu des manifestations. La population de Port-au-Prince a augmenté de façon exponentielle, autant peut-être que les attentes. On épiloguera mercredi ou après.

Ces trois jours, 29, 30, 31 – évidemment les carnavaliers vont espérer jusqu’à la dernière minute que le mercredi sera décrété congé – représenteront une belle pause et permettront  à ceux qui ne sont pas allés au Champ de Mars depuis que les victimes du 12 janvier ont été relogés ailleurs, de se réapproprier de ce lieu symbolique de la capitale.

 

Emmelie Prophète

Credit : Le Nouvelliste

 

Le chef de l’Etat a reçu les reines

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Dans une salle vibrant au rythme d’un ancien succès de « Sweet Micky au carnaval», le président de la République Michel Martelly, accompagné des membres du gouvernement, de la mairesse de Port-au-Prince,  entre autres, pour la plupart avec des fleurs autour du cou, s’est entretenu, vendredi, avec les membres du comité chargé d’organiser et de réaliser le carnaval des Fleurs à Port-au-Prince.

Tout de suite après, le chef de l’Etat, vêtu d’une chemise rose-œuvre artisanale haïtienne-a reçu les reines, soit 11 au total (deux d’entre elles étaient en retard), qui vont défiler durant les trois jours du carnaval des Fleurs qui s’annoncent chauds au Champ de Mars, lequel hébergeait encore plusieurs milliers de sans-abri il y a quelques semaines.

« Je suis particulièrement impressionné par le choix des reines. Elles sont toutes belles et élégantes », a déclaré le président.

Pour Michel Martelly, qui n’arrêtait pas de fredonner et de danser au cours de la cérémonie, ce carnaval que plus d’un ne voit pas d’un bon œil permettra d’attirer beaucoup de visiteurs en Haïti, et différentes couches de la société (marchands, charpentiers, artisans, artistes, industriels…) en bénéficieront. « Ce n’est pas du gaspillage », a fulminé le président.

 Cet événement, toujours selon le chef de l’Etat, est également une grande occasion de projeter une image souriante vers l’international, outre les images de misère que l’on montre très souvent. D’un air taquin, le président a estimé que c’est pour faire de la politique que certaines personnalités critiquent l’initiative d’organiser ce carnaval ayant pour slogan « Se la pouw la ».

 La nation donc est invitée à chanter son espoir au cours de cette fête populaire dont la finalité, selon les responsables, est d’agiter un vent de gaieté et de fraîcheur aux festivités de l’été. C’est l’occasion également, selon les autorités, de mettre en valeur les potentialités artistiques et culturelles du pays.

Ces festivités coûteront à l’Etat haïtien 65 millions de gourdes.

Valéry Daudier
Credit: Le Nouvelliste