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BelO vers le haut.

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Un chanteur de Port-au-Prince peut-il déborder le cadre communautaire de la diaspora haïtienne lorsqu’il se produit à l’étranger? BelO est de ces rares artistes s’exprimant surtout en créole haïtien qui puissent réaliser l’exploit.

Pendant que ses compatriotes viennent généralement triompher au complexe Christina de Saint-Léonard, un lieu fréquenté par des Haïtiens de notre île lorsque s’y produisent des Haïtiens de la grande île, BelO s’affaire à conquérir un public mixte via la tribune qui lui offre le festival Nuits d’Afrique. Avec succès? Dimanche soir, en tout cas, le Cabaret du Mile-End était rempli de spectateurs aux origines diverses, de surcroît ravis.

L’auteur, compositeur, guitariste et chanteur exerce un véritable ascendant sur cet auditoire mixte venu à sa rencontre. On a senti chez cet homme l’honnêteté, l’intelligence, la bonté, la conviction, la passion pour ses sujets. Sujets essentiellement en orbite autour des préoccupations fondamentales d’Haïti : reconstruction du pays après le terrible tremblement de terre survenu en 2010, criantes inégalités sociales et économiques, enfants pauvres tentés par le banditisme armé pour supporter financièrement leur famille, mais aussi… amour sur les plages de Jacmel.

Pour la première partie de ce récital, BelO a enchaîné des titres extraits de ses albums : Ti moun yo, Mizik a Jah, Banda, Pari nan malem, Istwa dwol, Diore, Wozo, Lakou trankil, Ti Jean, Match. Pour la seconde partie, c’est-à-dire pendant qu’on assistait à la performance de Spoek Mathambo à la SAT, on rapporte qu’il a fait Kote moun yo, Love pou love, Lewa, Deblozay, Pitit deyo, Timitant nan wout, Jasmine.

Pari gagné? Enfin, presque. Le public a certes apprécié, le plancher de danse s’est progressivement rempli, on a senti clairement cet enthousiasme qui se manifeste pour les artistes en pleine ascension.

La suite des choses? Jean Belony Murat, alias BelO, a tout pour devenir une star internationale : son chant est contagieux, ses racines haïtiennes sont profondes, ses inflexions vocales ne sont pas sans rappeler les grands reggaemen (on pense d’abord à Bob), son charme opère sans problème, ses mélanges de genres (folk, rara, vaudou, reggae, soul, etc.) sont équilibrés. Cependant…

Il manque encore à BélO des moyens à la hauteur de son talent. On le sait contraint de se produire avec des formations locales haïtiennes ou caribéennes, qu’il soit en France, aux États-Unis ou au Québec. Dimanche à Montréal, la résultante était loin d’être vilaine, on aurait néanmoins souhaité retrouver cette coloration sonore plus antillaise de son noyau de Port-au-Prince, avec qui il devra tôt ou tard tourner systématiquement s’il veut accéder aux grandes ligues. Quelques répétitions avec d’honnêtes professionnels locaux ne suffisent pas au stade où BélO est rendu.

Hormis le magnétisme du personnage, la pertinence de son propos, la qualité de son répertoire, il devra souscrire à des standards de réalisation plus élevés (et plus singuliers) en studio et une machine à spectacles plus aguerrie, plus percutante sur scène. Voilà la prochaine étape à laquelle BelO devra se soumettre. 

Alain Brunet

La Presse 

Bagay neuf, sera le prochain single de “klass’’

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Bagay neuf, tel sera le titre du prochain single de la formation musicale ‘’klass’’ de Richie, a- t-on appris cette semaine. Après plusieurs promesses non tenues par les dirigeants du groupe en ce qui a trait à la grande première de cette nouvelle formation musicale, Ils sont finalement parvenus  à la date officielle du 1er septembre pour une première sortie en public de ce nouveau groupe. A cette même date ‘’klass’’  aura aussi à performer au festival  laborday qui se tiendra à New York selon  les informations.
D’après ce qu’a fait savoir le maestro Richie, Bagay neuf est une musique de  « hot tempo », en soutenant que cette chanson est idéale à mettre en diffusion sur les ondes des medias en Haïti ainsi qu’aux-Etas-Unis pour assurer à son groupe la place importante qu’il cherche à se faire sur le marché musical haïtien.
Toutefois le maestro Richie, célèbre pour ces nombreuses musiques à succès, réalisées antérieurement avec son ex- groupe zenglen et en solo se lance dans une nouvelle aventure musicale avec un nouveau groupe. Les optimistes croient toujours en la réussite du maestro avec ‘’klass’’.
D’autres curieux préfèrent de s’abstenir pour suivre l’évolution de cette nouvelle histoire musicale. Et les yeux de la presse culturelle haïtienne observent déjà avec  intérêt  ce nouveau groupe qui vient de s’additionner à la liste des groupes musicaux haïtiens héritiers du rythme de Némours Jean Baptiste, le ‘’compas direct”.
aajovani005@yahoo.fr James Jovin

Marie Vieux- Chauvet, ou une littérature inachevée…

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Il est des écrivains qui ont laissé des traces indélébiles dans le cheminement de la littérature haïtienne. Ces écrivains ont rendu notre littérature riche et instructive,  car leurs œuvres sont empreintes de toutes les questions qui ont agité la société du moment. Cependant, si ces écrivains se sont engagés à relater, à dénoncer les maux de leur société, cela n’a pas été sans certains risques et ce, au prix de leur vie.  Ainsi, plusieurs d’entre eux furent forcés de prendre le chemin de l’exil, ce qui ne les a pas empêchés de rester attachés à leur pays à travers leurs écrits.

 Tel fut le cas de Marie Vieux-Chauvet.  Exilée en 1968, à la suite de la montée de François Duvalier au pouvoir, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages ayant en commun un décor national, brodés par des passions amoureuses, déchirés par des conflits sociaux, raciaux et politiques qui défilent au travers d’intrigues captivantes dans l’intimité d’une société – « Amour, Colère, Folie » – ou d’un pays – « La Danse sur le volcan ».

 Dans ses ouvrages,  on découvre des personnages, révoltés par l’injustice, qui semblent être les porte-paroles de l’écrivain.  D’ailleurs, c’est avec sa plume que Marie Vieux-Chauvet combat cette injustice et s’exprime en des termes virulents.  En titrant son œuvre de sentiments qui s’enchaînent de manière décroissante, l’auteur nous met en face de cette réalité où les sentiments ont des frontières ténues et subtiles entre eux. En effet, entre l’amour, la colère et la folie, la lisière émotionnelle peut être vite franchie.

 « Amour, Colère, Folie » est un roman trilogique qui se déroule dans un contexte politique tendu.  Pourtant, c’est dans celui-ci que Marie Vieux-Chauvet livre un ouvrage poignant sur la puissance des sentiments qui se révèle à des degrés et des intensités différents. Se parant d’un décor profondément social, les histoires se veulent, néanmoins, des révélations sur les pratiques politiques du gouvernement Duvalier.  Toutefois, bien que chaque histoire mettre en évidence un des sentiments forts qui habitent le personnage principal, les trois sentiments premiers du titre du livre se décèlent.

 Le premier de la trilogie,  « Amour », est une chronique de ses émotions et de ses passions que tient Claire, l’héroïne, amoureuse de son beau-frère qui assiste, révoltée, à l’inertie et à la résignation de toute une société contre l’abus de pouvoir, les inégalités sociales, les mentalités désuètes et à la déchéance de sa sœur.  Bien qu’intitulé “Amour”, cette émotion n’est pas le seul fil conducteur qui dicte les choix et les décisions de l’héroïne.  Prise dans le piège du qu’en-dira-t-on, Claire, remplit, malgré elle, ses devoirs sociaux et familiaux, sur lesquels se maintient la réputation de cette grande famille bourgeoise. Pourtant, est-ce tout ce qui compte? L’image sociale vaut-elle le sacrifice de toute une vie?

 Le second, « Colère »,  est le sentiment primaire qui anime toute une famille suite à une expropriation illégale des domaines familiaux, par les hommes de Duvalier, pour leur apprendre “que la liberté est morte1“. Prisonniers sur leur propre terre, c’est un conseil familial qui veut “ménager la chèvre et le chou” qui se tient entre le grand-père, le fils et le petit-fils.  Les victimes frustrées sont prêtes à commettre l’irréparable.  Entre des-pots-de vin, de plus en plus élevés, des interventions vaines,  le fils accepte l’irréparable: sacrifier sa fille, Rose.  Quel lourd tribut cette famille va-t-elle payer! Mais, la situation s’arrangera-t-elle pour autant? La colère est le seul sentiment capable d’exprimer tous ces refoulements.  Aura-t-elle gain de cause?

 Le dernier et pas des moindres, « Folie », est l’histoire des fameux « camoquins », ces anarchistes comme aimait à les qualifier le pouvoir duvaliériste pour justifier les tueries et les disparitions. Recherchés par les sbires du président, qui saccagent tout sur leur passage, forcent les uns et les autres à des dénonciations, assassinent par plaisir et pour accroître la peur, ces jeunes poètes, éternels opposants, sont contraints de se mettre à couvert.  Ensemble, ils essaient de survivre, de résister pour un temps indéterminé, en attendant une accalmie dans la folie de ce gouvernement.  Pourtant, le temps s’écoule, immuable, dans cette masure où ils ont trouvé refuge.  Malgré les déclamations poétiques, les idées pour reconstruire une Haïti nouvelle, le tout partagé sur un ton de confidence chuchoté, les anarchistes, amateurs en herbe, finissent par sombrer dans la déprime, et choisissent, à force de rester terrés, de s’abandonner dans une douce folie, dernière limite de la condition humaine dans laquelle se réfugie l’homme quand il ne veut plus ou ne peut plus lutter.

 ”Amour, Colère, Folie” n’est pas juste un roman.  C’est non seulement un cri du coeur déchirant d’une Haïtienne en lutte pour un changement, mais, c’est aussi l’expression profonde des sentiments de Marie Vieux-Chauvet, qui vit son exil, loin des siens, avec amour, colère et folie.  Ce livre est la transmission du sentiment nationaliste qui a animé Marie Vieux-Chauvet jusqu’au bout.  C’est dans l’exil qu’elle a bu, jusqu’à la lie, la coupe de son amour pour son pays, la frustration d’en être séparée, la déception dans ses compatriotes.  Son chagrin l’a portée à écrire l’un de ses plus beaux romans.

 Si avec « Amour, Colère, Folie » Marie Vieux-Chauvet a signé un chef-d’œuvre littéraire,  avec « La Danse sur le volcan », elle fait preuve d’historienne accomplie. 

 En effet, « La Danse sur le volcan » se déroule durant les années 1790, aux alentours du soulèvement des esclaves dans l’île de Saint-Domingue.  L’héroïne, Minette, une métisse, très sollicitée pour sa voix d’or, pour sa beauté et pour son corps par une certaine élite de Saint-Domingue, se voit rejetée par celle-ci quand le rideau de la scène politique tombe.  Humiliée, elle rejoint l’armée révolutionnaire où au cours de ses folles escapades, elle rencontre l’amour.  Minette est ce personnage caché au tréfonds de chaque femme qui rêve d’aventures et de passion.  Elle est vivante, généreuse, passionnée et fougueuse.

 Marie Vieux-Chauvet, considérée comme l’une des plus grandes écrivaines de la francophonie, a laissé de nombreux récits et romans.  C’est un auteur-phare de la littérature haïtienne qui fait la fierté des grands lecteurs.

Rachel Vorbe
1- Amour, Colère et Folie, Marie Vieux-Chauvet, Ed. Zellige, 2005, p.166
Credit : Le Nouvelliste

Rapprocher les lecteurs des auteurs

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La Direction nationale du livre (DNL) lance mardi sa première activité baptisée « Les mardis du livre à la DNL ». Les auteurs : Claude Prépetit, Georges Castera, Marie Alice Théard, Marie Carine Mathurin et Pierre Adam sont invités à signer leurs œuvres et rencontrer leurs lecteurs.Il s’agit d’un rendez-vous hebdomadaire visant la promotion du livre haïtien. « Les auteurs, lecteurs, éditeurs et professionnels du livre profiteront de cet espace pour partager leurs expériences », espèrent les dirigeants de la DNL.

Claude Prépetit est l’auteur de « La menace sismique en Haïti, hier, aujourd’hui et demain ». Dans ce livre, l’ingénieur-géologue retrace l’histoire des séismes en Haïti.

Georges Castera, qui a publié son premier recueil de poésie Klou Gagit en 1965, compte plus d’une trentaine de recueils de poésie, en créole et en français. Georges Castera est un monument dans la littérature contemporaine haïtienne.

Marie-Alice Théard a produit pas moins de quatre recueils de poésie. Ses « Récits véridiques » notamment Zéro tolérance a bénéficié d’un accueil favorable parmi les lecteurs haïtiens.

Pierre Adam était en signature à Livre en folie avec son titre : « Les maladies hydrofécales (choléra) : Besoin de surveillance et de recherche».

Incitation à la lecture

« Les mardis du livre » semblent capables de permettre à la DNL d’accomplir pleinement sa mission consistant à développer l’intérêt de tous particulièrement les jeunes pour la lecture. La rencontre régulière des auteurs avec le public peut augmenter le nombre de lecteurs. La nouvelle direction de la DNL prétend vouloir inciter plus de jeunes à la lecture. De nos jours, très peu manifestent de l’intérêt pour les livres. Pour renverser la tendance, il faudra appliquer une politique appropriée du livre dans tout le pays.

« Sous peu, sept centres de lecture et d’animation culturelle devraient être ajoutés aux neuf existants. Les travaux de construction ou de réhabilitation des bâtiments sont déjà très avancés », a informé récemment Frantz Carly Jean Michel, le directeur général de la DNL annonçant que d’ici à 2015, le pays devra disposer d’une centaine de Clac. « Notre plus grand rêve d’ici à 2015 serait de permettre à la moitié des communes du pays de bénéficier d’une bibliothèque ou, encore mieux, d’un Clac afin que les jeunes aient accès aux livres, car ils sont la lumière qui guide le monde », déclarait le directeur de la DNL.

La Direction nationale du livre a pour obligation de faire circuler les écrivains dans les centres de lecture pour développer une proximité entre lecteurs et auteurs. La première rencontre se tient mardi à la BNL située à la rue 3, au numéro 10 (Pacot).

Hudler Joseph
josephudler@yahoo.fr

René Philoctète ou l’évidence poétique

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René Philoctète est né à Jérémie le 16 novembre 1932. Il aurait eu quatre-vingts ans cette année. Il a écrit une dizaine de recueils de poèmes, quatre pièces de théâtre, trois romans, un recueil de nouvelles. Il est l’un des membres fondateurs du groupe Haiti littéraire au début des années soixante avec Anthony Phelps, Roland Morisseau, Serge Legagneur, Davertige et Auguste Ténor. Il est également cofondateur du spiralisme avec Jean-Claude Fignolé, Franketienne et Bérard Cénatus. C’est ce que formellement on peut dire de René Philoctète. Il était professeur de littérature, il aimait la peinture, il aimait Victor Hugo, il aimait accueillir des jeunes chez lui, leur donner des livres. Pradel Henriquez peut témoigner. Moi aussi.

René Philoctète est décédé un 17 juillet 1995. En pleine Coupe d’Amérique  - Copa America- l’Uruguay avait gagné cette année-là, on se rappelle cela aussi. C’était envahissant, à tous les points de vue.

Dans la série « Poésie urgente » publiée dans les années 1970 par l’ hebdomadaire Le Petit Samedi Soir, il écrivait : « Ecrire comme si tout s’animait autour de soi d’un vaste chant, d’un feu multiple, comme si chaque objet se déplaçait, prêt à vous rendre le témoignage de sa présence.

Ecrire pour être deux,  pour être mille et savoir qu’au bord de la lampe où vous vous consumez, il y a d’autres têtes à regarder, d’autres bouches à se prendre et qu’au bout du compte votre chaleur se multiplie.

Ecrire pour les fleurs qui n’ont pas de couleurs, pour les oiseaux qui n’ont pas de branches, pour les enfants qui n’ont pas de chansons, pour le pain qui n’arrive pas aux lèvres, pour la main qui n’a plus de gestes, pour les regards muets, les départs sans issue, écrire pour la vie, qui attend tout le monde.

Et dans cette mouvance gigantesque, aurais-je la chance d’apprivoiser les mots qu’il faut, de cerner la patrie, la vérité réelle ?

Que dirais-je de mon pays, de la grande bringue caracolant entre la mer et le soleil, la folie verte prise dans le vin des étés ? »

René Philoctète, c’est l’évidence poétique, le poète des chants et des grands larges. De Saison des hommes, son premier recueil publié en 1960, à Ping-Pong politique, son dernier,  publié en 1987, le poète reste égal à son chant. Lyonel Trouillot qui a préfacé l’anthologie qui lui est consacré par les Editions Actes-Sud et paru en 2003 dit de René Philoctète: « Rarement la poésie aura été si soucieuse de sa vérité : l’authentique et le solidaire.»

Emmelie Prophète

  Mes camarades ont des jeux d’enfants chagrins. Ils inventent en décembre un ciel clair sur lequel ils dessinent un grand soleil patibulaire qu’ils mènent en laisse comme un roi fainéant Les camarades du soleil s’en vont par le trou des métro hiératiques de douleurs bues et dans leurs yeux dépolis voyage un vol d’oiseau du pays. Leur voix carillon lointain dans la bise vole d’azur en azur comme pour se donner l’écho d’un beau dimanche du pays [fin de l'enregistrement] Aux écureuils aux bouleaux curieux ils content parfois des choses drôles Et qui verrait à leurs paupières une larme s’éblouir penserait plutôt au verglas qu’à des pleurs chus comme rosée J’aime leurs pas sur les trottoirs comme goélettes qui vont tanguant C’est que mon île ils gardent encore ta démarche de fille déhanchée Et dans leur tête bruissent vos parfums mers courtisanes partout présentes !


     À vous mes amis je pense ce soir plus que jamais Serge Roland Jean-Richard Émile À Carmenta aux sourires de Mont-Carmel À Rosie la jeune maman coquelicot Gigi dont la mémoire en moi siffle comme une crinière À ce bon zigue d’Anthony Phelps Tous qui buvez de la bière en pensant à René Philoctète.


     Davertige à Paris cherche l’ombre de Van Gogh en rêvant aux délices de l’anthropophagie Puissent les alouettes lui tourner une couronne !


     À Montréal près de Decelles un soir je jetai dans la boîte aux lettres un billet pour ma patrie Oh qu’il retourne à mes amis qu’il leur dise que le soleil claque plus haut d’un jour vermeil J’ai le cœur qui ruisselle comme un nid dans l’azur !

René Philoctète. Ces îles qui marchent, Chant 2


Le Nord à l’honneur

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Un important dispositif de sécurité a été déployé jeudi au Cap-Haïtien qui accueillait le quatrième conseil des ministres dirigé par le Premier ministre. Plusieurs points dans le domaine du tourisme, de l’agriculture, des infrastructures…sont en cours et d’autres sont annoncés pour le Grand Nord en général et la deuxième ville du pays.

L’un des chantiers qui préoccupent  le Premier ministre Laurent S. Lamothe, est la construction de l’aéroport international de Cap-Haïtien. Le chef du gouvernement a pressuré le ministre des Travaux publics pour que ces travaux démarrent enfin.

En effet, avec le parc industriel de Caracol qui ouvrira bientôt ses portes, l’aéroport s’avère de plus en plus important. Selon le ministre des Travaux publics, Transports et Communications, Jacques Rousseau, les travaux devraient prendre fin avant février 2013. Le ministre a également présenté différents projets d’infrastructures routières dans la région. Le problème d’électricité auquel est confrontée la ville a été aussi débattu.

Le Premier ministre, qui a eu le temps de visiter d’autres villes du Grand Nord, notamment Ouanamithe, n’a pas caché ses impressions sur la région qui est en pleine expansion économique. En ce qui a trait à l’Université Roi Henri Christophe, le chef de la Primature a indiqué qu’un montant de cinq millions de dollars a été décaissé pour la construction d’un dortoir. Un budget de 200 millions de gourdes serait déjà octroyé pour le fonctionnement de ce centre universitaire qui a été offert à l’Etat haïtien par la République dominicaine après le séisme.

« Avec la volonté politique, on peut faire beaucoup de choses », a lancé le chef du gouvernement qui questionnait ses différents ministres sur leurs projets pour le Grand Nord et en particulier la ville du Cap-Haïtien.

Le ministre de l’Intérieur, Thierry Mayard-Paul, qui a eu le temps d’intervenir à cette séance de travail, a présenté le « plan du Grand Nord » qui vise à mettre les infrastructures en place et réaménager la région en étudiant la vulnérabilité des constructions en vue de faire face aux risques sismiques auxquels le département du Nord est exposé.

A la fin de cette réunion de travail diffusée en direct par plusieurs chaînes de télévision, le PM n’a pas caché sa satisfaction pour un tel événement, un « signe de transparence et de décentralisation » selon lui, alors que d’autres le qualifient de « show médiatique ».

 « Nous avons bien travaillé, maintenant, il faut passer à l’action », a recommandé le chef du gouvernement à ses troupes.

Valéry Daudier
Credit: Le Nouvelliste

Le groupe « Klass » de Richie face au grand défi du moment

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Le chemin de la vie n’est pas vraiment linéaire et aplani. Et, il n’est pas toujours tapissé de fleurs. Parfois il est jonché d’épines et, en des endroits, il est très rocailleux et serpenté. Souvent, nos sens physiques nous trompent. Personne n’aimerait échouer dans la vie. Faut-il bien qu’on se rappelle que le succès est le fruit du travail.  Le récit allégorique de la création nous l’avait bien dit après la chute de l’homme du Jardin d’Eden : tu gagneras ton pain à la sueur de ton front. Richie qui, aujourd’hui, a créé son propre groupe « Klass », sait que c’est seulement par le travail qu’il pourra trouver la vraie clef du succès. On ne peut pas court-circuiter -pa gen wout pa bwa. C’est comme chercher la pierre philosophale.

L’homme qui fait bien son ouvrage vit de son métier 

Le peintre vit de son pinceau et de sa peinture, le vrai musicien de son instrument et de sa musique. Cela n’exclut pas nos artistes haïtiens. À la lumière d’un tel principe, Richie travaille d’arrache pied pour présenter une formation musicale digne de ce nom et être capable de reconfirmer son talent. Personne ne doute de sa capacité et de son talent de musicien,  batteur, compositeur et producteur de musique. Son nom a résonné et résonne encore fort dans le monde du Konpa Dirèk et au-delà des frontières.

Le public pense que l’univers musical haïtien manque un décor pour être parfait : la créativité artistique. Nous confondons souvent nouveauté et changement. D’après les sondages,  on pense que le groupe Klass pourra apporter du nouveau dans le monde de la musique dansante haïtienne. Le public se dit fatigué de la pratique commune de nos musiciens et de la nature traditionnelle de la musique qu’ils produisent-men m ti bagay yo.

Après avoir choisi le 23 juin, comme première date de la sortie du groupe, Richie ne se sentant pas prêt et à son aise comme il le voulait, a dû annuler cette grande première de Klass. Il avait jugé bon de retourner à la table à dessin pour ajouter des couleurs plus vivantes et captivantes au tableau. Il en a profité pour corriger les imperfections et effacer certaines lignes de construction qui pourraient nuire aux yeux des mélomanes avertis. Une seconde sortie était prévue pour Juillet. Un inconvénient survient, créant ce fâcheux contretemps qui a bousculé l’attente et l’espoir du grand public.

Il semblerait qu’au mois d’Août, la grande surprise sera enfin connue. Cette fois, Richie se garde de préciser une date, sachant qu’après trois coups ratés, sa chance de convaincre le public sera considérablement réduite et il n’aura qu’un choix : laisser le champ de jeu. Il comprend que l’avenir est imprévisible. Richie a simplement fait preuve de prudence. En baseball, on dit three (3)  strikes you’re out.  Le maestro de Klass est plus intelligent qu’on ne l’aurait pensé.

L’empressement ne fait pas naître le jour 

Je remarque qu’un phénomène d’osmose prend forme entre le grand public et Richie. Celui-là essaie de pressurer Richie pour le forcer à sa grande première prématurément.  Richie, de son côté, fait marcher le public à son propre rythme.  Il est impératif que Richie choisisse et publie une date définitive d’ouverture des classes. Les élèves doivent s’inscrire et préparer leurs fournitures classiques avant que commence l’année scolaire. La rentrée sera-t-elle pour Septembre ou Octobre? Tout le monde espère que Richie et son corps professoral réussissent aux examens de l’école normale dès Août. Ce ne sera pas une épreuve facile pour le groupe Klass. Et, il n’y aura pas d’ajournement pour Septembre. Le groupe Klass doit aussi subir les examens de New York comme le groupe Zenglen l’avait fait.

Certains ne comprennent pas trop bien la position de Richie. L’artiste doit tester le terrain et l’eau. Il sait bien que l’eau de la HMI est chaude, bien que tout semble marquer le pas sur place dans cette industrie qui brûle à petit feu. Je profite de l’occasion pour dire à Richie que le temps est à l’acte et non à la parole-acta non verba. Bien souvent, après une longue attente, la patience reflète une certaine peur. Richie ne peut avoir peur de rien puisqu’il a déjà fait école. Le groupe Zenglen en est une preuve. Il lui suffit simplement de trouver les grands secrets des mystères de la réussite et les paramètres importants de l’équation du succès.

Richie a un grand défi à relever  

Je pense que Jean Hérard Richard (Richie) a vu, entendu et vécu les grands faits du monde musical haïtien. Je suis sûr qu’il connait ses qualités, tout aussi bien ses défauts et ses faiblesses. Il saura comment contourner les obstacles qui se dresseront sur le chemin qu’il va emprunter pour arriver au succès. Sur cette autoroute rocailleuse, épineuse, serpentée et à pentes raides, il y a plusieurs sorties (exits) menant vers la voie locale conduisant au grand Boulevard de l’Oubli, où séjournent d’autres musiciens qui, dans le passé,  se trouvaient dans la même situation que vit Richie aujourd’hui.

Le maestro de Klass doit se servir de son GPS pour ne pas prendre la mauvaise sortie de l’autoroute. Toutes les sorties se ressemblent et les signaux lumineux ne fonctionnent pas. Espérons que l’histoire ne se répète plus. Le temps actuel et  l’espace différent de ceux du XXe siècle. Pensons positivement. Les temps ont vraiment  changé.  GPS signifie  Ground Positioning System, c’est un indicateur de direction de routes, un système de géolocation par satellite. Certains pays ne l’ont pas encore.

Le succès et l’excès de vitesse ou de zèle ne sont pas compatibles. Qui va lentement arrive sûrement. Je saisis cette opportunité pour rappeler à Richie que le succès dépendra de lui et des autres. Mais,  il sera le seul responsable de l’échec du groupe si les espérances ne sont pas satisfaites. Danger, Haute tension ! En gros, Richie sera l’architecte de son propre succès et le sera également de son échec.  Pensons encore positivement.  Tout le monde connaît le rêve que caresse Richie : réussir avec la plus grande distinction. Comme il le sait déjà, tout ce que l’esprit conçoit est réalisable. Il suffit de trouver les moyens efficaces pour les concrétiser. J’imagine que Richie croit aussi en Dieu. À tous les croyants, Matthieu 21 verset 22 dit : tout ce que vous demanderez avec foi par la prière vous l’obtiendrez.

Le groupe Klass entre la compétition et la polémique.  

Nous avons souvent tendance dans le vernaculaire haïtien à inter- changer certains mots ou les utiliser sans leur attribuer leur sens propre.  Nous appelons « frigidaires » tous les réfrigérateurs, peu importe la marque. Aujourd’hui le mot à la mode en Haïti, c’est le verbe atterrir, « ateri », par exemple on dit : pour faire atterrir ce projet-pwojet sa a p ateri, ou bien les démarches vont atterrir-demash yo ap ateri. Même au sens figuré, ce mot n’a aucun lien d’usage mais tout le monde devine de quoi on parle quand on l’utilise.

On aurait tendance à dire ou se demander si le groupe Klass va « atterrir », signifiant s’il va réussir dans l’industrie musicale haïtienne ou s’il va bien se placer sur l’échiquier de la HMI. En musique, on confond souvent les mots « compétition » et « polémique ». La vie est la plus grande compétition qui puisse exister. Le mot compétition voudrait dire concurrence, sans idée d’adversité méchante,  entre deux ou plusieurs groupes d’une même école ou d’écoles différentes jouant la même forme de musique, où la qualité et la substance musicales permettent de déterminer le meilleur de l’ensemble.

Le mot polémique signifie dispute ou controverse qui conduit souvent à des attaques personnelles touchant  la vie privée d’un musicien ou d’un groupe. Il existait une polémique entre T-Vice et Sweet Micky, mais qui plus tard s’était révélée du pur showbiz. Robert Martino a été pendant un court temps le guitariste de Sweet Micky. À deux, ils avaient présenté une prestation à Amazura Club à Queens, New York. C’était la soirée du père et du fils. Ce fut une belle affiche, T-Vice versus Sweet Micky. La polémique entre Djakout et T-Vice continue. Fort souvent, certains groupes se jettent dans la polémique pour essayer de cacher leur faiblesse. Ils utilisent la polémique comme tremplin.

La polémique se définit mieux en période de carnaval. Nos ainés se souviennent encore de Madan Clément de Nemours (Compas Direct) et Siya de Wébert Sicot (Cadence Rampa). Quand les fans de Nemours chantaient « gade m tou limen, se nan otofonik Siya te pran Sicot se sak fè l sòti san sal konsa », ceux de Sicot  répondaient,  sispann limen balèn nan dada madan kleman …. Même si l’histoire se révélait vraie ou fausse, c’était pour amuser les fanatiques des deux camps. Sicot et Nemours furent de bons amis. Pourtant, les fans se battaient entre eux. Si Richie embrasse la polémique au lieu de la compétition, ce sera la fin prématurée de son groupe Klass, comme une mort infantile – Klass ap mouri depi nan vant.

La compétition s’annonce déjà pour le groupe Klass 

Je suis pour la compétition et non la polémique, semble dire Richie. Il doit se ceindre la ceinture jusqu’au cent cinquantième trou – mare senti l ak tèt li sere. La compétition ne sera pas facile. De janvier 2012, période de départ de Richie du Zenglen, à aujourd’hui, les données ont déjà changé, van an vire nan lot direksyon  e  pa gen wout pa bwa. C’est du passé. Il faut braver le temps et le vent. Richie a un riche passé musical. À présent, il se débrouille du bec et des ongles pour ne pas décevoir le public et ses fans. Il fait la une aujourd’hui. Son futur et celui du groupe Klass dépendent de lui et de ses musiciens. Les fans et les compétiteurs attendent avec patience. Les compétiteurs aimeraient aussi que le groupe Klass s’intègre au plus vite dans la HMI. Déjà, une association de promoteurs parle d’une soirée Zenglen versus Klass ou Klass versus Magnum Band à New York pour décembre 2012 ou pour début 2013. Qui dit mieux ?

Je le redis aujourd’hui pour me faire comprendre. Le passé nous sert d’expérience, c’est la référence. Le présent c’est l’actualité, la réalité que nous vivons aujourd’hui. Le futur c’est l’inconnu, c’est ce qu’ensemble les autres nous permettront de réaliser. Richie ne pourra jamais réussir sans les autres. Sans l’existence des autres groupes, on ne pourra pas non plus bien évaluer le groupe Klass. Peu importe nos divergences, notre classe sociale, notre appartenance religieuse et / ou politique dans la vie,  nous coexistons. La tolérance s’avère nécessaire.  La loi de la coexistence humaine nous le commande.

Seuls les dictionnaires nous font croire que le Succès vient avant le Travail, simplement parce que la lettre « S » précède la « T » dans l’alphabet. Pour l’homme honnête et conscient, c’est l’inverse. Il faut travailler pour vivre et réussir dans ses entreprises. Et, pour bien vivre il faut comprendre et respecter les lois naturelles qui gouvernent la vie et auxquelles l’homme doit se soumettre. Il y a un principe de base de la vie qui pourra servir de guide face aux dures exigences du temps: quand on n’a pas ce qu’on aime, on  apprend à aimer ce qu’on a. Donc, on doit se rabattre sur les groupes musicaux qui existent déjà sur le marché, en attendant la sortie du groupe Klass de Richie. Il faut laisser résonner la voix de la conscience et faire preuve de patience. Vous y êtes ?

robertnoel22@yahoo.com

Anderson Cooper says he’s gay, happy and proud

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In a lengthy e-mail message to the Daily Beast‘s Andrew Sullivan that was posted to the site on Monday, CNN’s Anderson Cooper comes out publicly as gay.

Sullivan, who writes that he has counted Cooper as a friend for more than two decades, says in the article that he asked Cooper to weigh in on a recent Entertainment Weekly piece that examined the trend of gay people coming out in a “more … matter-of-fact way” than in the past. Sullivan, who is openly gay and an advocate of same-sex marriage, says he asked for Cooper’s opinion “for reasons that are probably obvious to most.”

And in an e-mailed response, which Sullivan writes the “Anderson Cooper 360″ anchor gave him permission to post, Cooper writes that he’s thought about the topic over the years, and has decided to be clear about the fact that he’s gay.

Cooper says he refrained from being so straightforward in the past because he was trying “to maintain some level of privacy in my life,” for both personal and professional reasons.

“As long as a journalist shows fairness and honesty in his or her work, their private life shouldn’t matter,” Cooper writes. “I’ve stuck to those principles for my entire professional career, even when I’ve been directly asked ‘the gay question,’ which happens occasionally.”

Recently, however, Cooper says he’s been reminded “that … the tide of history only advances when people make themselves fully visible. There continue to be far too many incidences of bullying of young people, as well as discrimination and violence against people of all ages, based on their sexual orientation, and I believe there is value in making clear where I stand.”

He said he wasn’t comfortable with the assumption by some that because he wasn’t speaking about his sexuality, he was trying to hide something – an impression that he finds “distressing because it is simply not true.”

And so, for the record, Cooper writes: “The fact is, I’m gay, always have been, always will be, and I couldn’t be any more happy, comfortable with myself, and proud.”

He adds that he’s always been this open with family, friends and colleagues. “In a perfect world, I don’t think it’s anyone else’s business, but I do think there is value in standing up and being counted,” Cooper says.

“The ability to love another person is one of God’s greatest gifts, and I thank God every day for enabling me to give and share love with the people in my life,” Cooper says in closing. “I still consider myself a reserved person and I hope this doesn’t mean an end to a small amount of personal space. But I do think visibility is important, more important than preserving my reporter’s shield of privacy.”

Few Hometown Heroes at a Hip-Hop Showcase

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EAST RUTHERFORD, N.J. – As hip-hop rites of passage go, the annual Summer Jam, hosted by the New York radio station Hot 97, is ostensibly an event of genre-wide significance, but really its an opportunity for local boosterism. Summer Jam is supposed to be a reminder not just of the importance of New York hip-hop but also of New York as vital turf where outsiders come to prove themselves.
Its going to take place on a tropical island owned by the couples super-rich friend, said the blonde entertainment reporter. And her dress will be created by the fashion designer who did all those Oscar gowns. The scrum that took over the New Meadowlands Stadium stage here toward the end of this five-hour show on Sunday night was vintage Summer Jam in attitude and structure. There were easily 100 people muscling for space – some of them rappers, most hangers-on – and the performance not so artfully but thrillingly crashed together a fistful of recent hits. The ringleaders of this barely controlled explosion were the screech-voiced DJ Khaled and the casually sharp rapper Rick Ross

Obama To Make Reassuring Eye Contact With Every Last American

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ROCKLAND, ME-In an attempt to convince an anxious populace that his legislative agenda is working and that everything is going to be all right, President Barack Obama embarked on a 50-state, 30,000-town tour Monday during which he plans to gaze assuredly into the eyes of each American citizen, one at a time.

I know a lot of people out there are nervous. They are worried about unemployment, the oil spill in the Gulf, and whether or not I am making the right choices in Washington, Obama said during a rally at Rockland District High School. “To those Americans, I offer you this inspiring, confident gaze.

Obama then stepped down from his podium, walked into the 2,000-person audience, and peered comfortingly into each persons eyes. After taking 45 minutes to methodically work his way from the front row all the way to the balcony, and punctuating each look with a gentle pat on the shoulder, Obama returned to the stage, collected himself, and addressed the silent group before him.
There, he said.All better.

In their announcement of the “2010 Eye-to-Eye Tour,” White House officials said that Obama will first spend two weeks making eye contact with the 55 million residents of the densely populated Northeastern states, looking into their eyes and, if necessary, offering them an encouraging head nod. Obama will then continue down the East Coast before taking on the tours biggest challenge: gazing with confidence into the eyes of a hostile Southern electorate that largely rejects his policies.