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Fête de fin d’année en Haïti, le secteur culturel, entre confusion et désillusion

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À quelques jours de la célébration des fêtes de fin d’année en Haïti, organiser des événements culturels suscite des interrogations quant à l’insécurité qui prend de l’ampleur au fil des jours.

Certains groupes musicaux, Carimi, Beldjaz, Option, et tant d’autres encore commencent déjà à annuler leurs tournées en Haïti. Certains évoquent des raisons particulières, comme la préparation de leur album qui ne leur permettent pas de rentrer au pays pour la noêl.

Par ailleurs, si l’on doit se référer aux années antérieures, traditionellement la population haïtienne, dès le début du mois de novembre, pouvait déjà sentir l’avènement de la noël par la diffusion des chansons faites en la circonstance dans les medias, l’embouteillage créé à travers les rues par les marchandes de jouet, la décoration des bâtiments publics et privés.

On dirait que, cette année, les choses sont devenues encore plus compliquées que jamais. Les tarifs de participation à une festivité quelconque ou à un bal augmentent exagérément, à en croire certains mélomanes qui se demandent où est l’état dans tout cela. En outre, les chansons de noël se font rares.

De l’avis de plus d’un, cette année les fêtes de Noël ne vont pas apporter le bonheur attendu. Certaines personnes se plaignent de la vie et se demandent comment ils pourront offrir quelque chose à leurs proches .Toutefois, elles souhaitent que les groupes musicaux évoluant à l’étranger, rentrent au pays. Donc, elles nourrissent l’espoir de trouver quelque chose leur permettant de faire à certaines exigences et se divertir un peu.

Par ailleurs, à noter que des artistes étrangers de renom comme Sean Paul, Corneille sont déjà attendus en Haïti pour les fêtes de fins d’années.

James Jovin

Une lumière s’est éteinte.

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Deux ans depuis que le palais national, majestueux édifice, est à terre. Trois années après le séisme, il a complètement été effacé. Vide est la place qui a été le siège de toutes les bêtises démocratiques, autant que des heures de triomphe marquant au fer les mémoires. Balayé et emporté le palais. De ce patrimoine qui rendait son peuple si fier, il ne reste plus rien. Nulle part où accrocher une guirlande, une ampoule, encore moins où camper le beau sapin. La frénésie de Noël, sa magie ne trouvent qu’un tombeau. Pourtant, les ruines nous avait habitués à leur forme grotesque pareille à un échafaud chancelant, se soutenant pierre après pierre, refusant de céder à l’oubli ni à l’usure du temps.

Hélas, on s’en souvient encore, du haut de certains toits, les regards portaient sur le centre-ville. Une lumière parmi d’autres brillait d’un feu si scintillant que, à plusieurs mètres, ses éclats forçaient l’admiration. Un frisson parcourait alors l’échine, quand le vent froid de décembre agressait la peau. On n’en avait cure, car cet étincellement dans la nuit de l’amour à Port-au-Prince réchauffait le cœur, réchauffait les âmes.

Cette lumière, elle n’est plus. On a espéré la voir illuminer le palais, pendant ces trois années. Il se serait alors relevé de sa chute pour accueillir une énième fois la fête de la Nativité, les bons vœux augurant d’une meilleure année ; recueillir entre ses murs et ses clôtures le retentissement des rires innocents d’enfants, mêlés au sourire de la trêve des guerres, déclarées ou larvées, entre adultes. Le voir debout dans sa superbe, s’enorgueillir de l’enthousiasme des fils de la terre qui l’a vu s’ériger. On a espéré. Mais on savait. Et c’est arrivé.

Une lumière s’est éteinte. Elle s’en est allée, emportant avec elle un espoir étouffé, une chimère qu’il ne faudra plus nourrir. Elle gardera son merveilleux et laissera des souvenirs. D’autres en prendront la place. Mais elle ne sera plus.

Péguy F. C. Pierre peguyfcpierre@gmail.com
Credit: le Nouvelliste

Le Festival de l’Amitié à Jacmel, une première édition réussie.

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Jacmel, ville attrayante et destination touristique depuis plus d’une trentaine d’années, a été le théâtre de plusieurs manifestations culturelles du jeudi 6 au dimanche 9 décembre 2012, dans le cadre du Festival de l’Amitié qui a réuni artisans, artistes, chorégraphes, peintres, sculpteurs… dans ladite ville pour célébrer la créativité haïtienne et ainsi mettre en valeur les talents des artistes. Récit d’un week-end festif magique qui a rassemblé des milliers de Jacméliens.

Cette grande démonstration multi-artistique, proposée par la Fondation MWÈM en partenariat avec Fastforward et soutenue par  le Programme Arcades, a ceci d’original qu’elle a  rassemblé des professionnels de l’art –haïtiens ou étrangers- évoluant tant en Haïti que dans la diaspora. Dans un souci de professionnalisation des métiers de l’art, des ateliers de recyclage  en « K-woochoo », de souffle de verre et de danse contemporaine ont été respectivement animés par Gary Pierre Charles, Stéphanie Pereira (avec la participation de  Gérald Collard)  et Jenny Mézile, chorégraphe d’origine haïtienne vivant actuellement en Côte d’Ivoire. Outre l’aspect de transmission et de partage de connaissances techniques, des spectacles de danse, des  concerts de musique et des projections de films ont eu lieu à l’Alliance française (partenaire du festival), à la Fondation Voie Lactée et sur la grande place Toussaint Louverture.

Micheline Laudun Denis, légende haïtienne de la musique classique, a rendu un hommage à  Célie Lamour, Jacmélienne et virtuose du piano,  le jeudi 6 décembre 2012 à l’hôtel Florita, rue du Commerce. En début de cette première journée de festivités, une exposition d’œuvres  des tenants de l’art actuel  -Ronald Mevs et Killy- a eu lieu à la galerie d’art Nader. Amoureux des métiers d’art, savant artisan, multidisciplinaire, Ronald Mevs, installé à Jacmel depuis plus de vingt ans, travaille le métal, l’acier, la pierre et fait de la gravure et donne son appui aux jeunes artisans de la ville de Jacmel. Ses créations,  intemporelles, prétend-il,  puisque qu’elles n’ont pas la conscience d’une époque, d’une civilisation ou d’un peuple, donnent à voir la contraction harmonieuse et la beauté du monde. Elles témoignent sa gratitude envers la nature qui lui fournit les matériaux nécessaires pour réaliser ses œuvres dans une dynamique de recherches, d’expérimentation et de dépassement du déjà fait.

Pour Killy, l’art, non statique, cru, doit évoluer et faire appel à d’autres méthodes  techniques et considérations esthétiques. Ses paillettes collées sur les murs de la galerie traduisent la douleur de cette femme, rongée par la misère et qui pleure. « C’est ça l’art, traduire des sentiments et mettre à nu nos émotions », avance-t-il. Après cette expo de l’art actuel haïtien, un show de jongleurs du collectif Cirque Kreyol de Port-au-Prince a été proposé, devant des centaines de festivaliers  rassemblés devant l’hôtel avant de s’engouffrer au resto  Florita pour se laisser emballer par la bonne musique.

Il est 7 h 10 p.m. Micheline Laudun Denis, élégante et heureuse de partager sa scène avec la chorégraphe Jenny Mézile et la rappeuse populaire Princess Eud, a déclaré: « Être ici ce soir est pour moi un motif de grande fierté. Rendre hommage à Célie Lamour, musicienne, poétesse, témoigne de ma gratitude envers elle. Ce programme musical conçu en son honneur contient certains morceaux de Jean S. Bach et de Frédéric Champlain, auteurs de prédilection de Célie Lamour ». Micheline Laudun Denis, ce petit bout de femme, continue encore d’étonner le monde. Calme derrière son piano, elle interprète des morceaux connus du répertoire des auteurs classiques susmentionnés, -sur un slam de la rappeuse Eud-,  avec la complicité de la chorégraphe Jenny Mézile chez qui volupté et sensualité se confondent.   Luck Mervil, interprétant son titre à succès « Ti Mari » avec Princess Eud, a mis le feu dans le cœur d’une foule en délire et débordante de joie.  Un moment haletant, excitant !  Le grand public, composé de Jacméliens et d’étrangers,  avait déjà pu apprécier le vendredi 7 novembre la chorégraphie présentée par Jenny Mézile sur la place Toussaint Louverture et la performance exceptionnelle  de l’artiste franco-haïtien Carlton Rara au Florita.

Une foire des métiers d’art a eu lieu les samedi 8 et dimanche 9 décembre au profit des enfants en situation économique difficile  à l’ACFFC (Art Creation Foundation For Children) créée en 2003 par Georges Metellus grâce à l’aide du Suisse  Juddy Hoffman (responsable de l’organisme Aide pour Artisans).

Selon Georges, directeur exécutif de l’ACFFC, le Festival de l’Amitié est une initiative louable et fait avancer l’économie de la ville. Mais sa plus grande fierté est de pouvoir aider des enfants qui mendient dans les rues et vivant en domesticité. « Ce qui me rend le plus fier, c’est le fait de nourrir 105 enfants et de prendre soin d’eux et de les encadrer dans ce qu’ils font, grâce aux fonds de la Fondation  et le festival a permis à ces jeunes enfants -âgés entre 5 et 20  ans-  de mettre en valeur  leurs créations », se réjouit-il lors d’un entretien accordé au Nouvelliste à l’hôtel Florita.

Pour Michou Joissaint, 17 ans, la plus grande satisfaction est non seulement le fait d’exposer ses œuvres, mais aussi que des étrangers aient pu apprécier et acheter nos produits. Une démonstration de soufflé de verre a eu lieu au Florita le samedi 8 par les artisans Turin Jocelyn et Jean Pierre Jules André. Pour ces participants aux ateliers de soufflé de verre animés par Gérald Collard et Stéphanie Pereira, « notre capacité de production a augmenté et on peut s’estimer être des artisans de grand calibre pouvant réaliser de grandes choses ».

Ce beau festival, dirigé et coordonné par une équipe de professionnels de l’audiovisuel de la Fondation MWEM  (initiatrice en Haïti de l’activité Sinema anba zetwal), a été clôturé par la projection de deux  poignants films documentaires (Woch nan soleil de Patricia Benoît et Dépòté réalisé par Rachelle Magloire et Chantal Regnault) et par deux  mégaconcerts de musique sur la place Toussaint Louverture où plusieurs artistes ont performé, tels Thurgot Théodat (qui a animé, dans le cadre du FA, des ateliers sur la musique jazz), Princess Eud, Dead Krazy, le groupe Hot Men et les 45 Soldiers (deux groupes populaires de la ville de Jacmel) et Jean Bernard Thomas qui, dans un accès de patriotisme, invitait  des milliers de Jacméliens à aimer leur pays.

Dans ce morceau titré « Gen Fanm » dédié spécialement à Laurence et à toute l’équipe de MWEM pour leur ténacité, leur courage dans l’aventure de FA, il rend hommage à la femme haïtienne qui est, selon lui, « un être très important » et qui mérite d’être honoré. Le Festival de l’Amitié a connu un vrai succès pour une première édition, mis à part quelques petits problèmes techniques et logistiques.

Rosny Ladouceur rosnyladouceur@gmail.com
Credit: le Nouvelliste

Round Midnight : Médiation Vs Médiatisation

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Nous avons, depuis un certain temps, adopter la tendance à vider nos contentieux en public, notamment, dans les stations de Radio. Ainsi, le devoir de réserve prend le large et une dispute  banale entre deux protagonistes se transforme, arrivée sur les ondes, en pugilat verbal avec des conséquences irréversibles.” Les gens heureux n’ont pas d’histoire”  ait l’adage, ou serait ce que la discrétion et la retenue sont des ingrédients de la recette du Bonheur.

Les récents événements au sein du meilleur groupe Konpa des douze dernières années n’échappent pas à ces règles. Ti Mako M&S de son vrai nom Lubin Maxime,  intervenait mardi soir 18 septembre sur les ondes de Radio Solidarité, à l’émission Mardi-Alternative, afin de rassurer le public de la pérennité du groupe. “Les contentieux sont vidés après 2heure d’appel-conférence” annonce-t-il. Il tente de calmer le jeu, de faire oublier la valse des déclarations apocalyptiques qui ont précédée la sienne. Le manager du groupe essaie de se réapproprier le conflit qui somme toute est du domaine interne de Djakout. Le manager sait bien que des semaines voire des mois de conflit ne sauraient se dissiper en quelques 120 minutes de conférence, même avec toute la bonne volonté du monde. Néanmoins, il a fait ce que lui dictait la gravite du moment; calmer le jeu pour qu’éventuellement les discussions se poursuivent dans la sérénité et loin des projecteurs.

Mais voilà que Rolls Lainé rapplique. Il appelle à son tour à la même émission, confirme (sans conviction et sans convaincre) les dires de son Manager mais se sent obligé, au passage, de vider son cœur. Ce n’est pas le porte-parole qui parlait puisqu’étant impliqué dans le conflit, ce fut l’humain blesse, se sentant traque et trahi qui se lança dans un monologue d’amertume, envers ses compagnons. Dans la foulée, arriva la valse de propos regrettables lorsqu’entre autre : Laine assimila le conflit a l’intérieur de Djakout#1 à l’expression “de l’incapacité de l’Homme noir à s’unir dans un but commun et positif à long terme”. Et Vlan!

Rolls Lainé est un gentilhomme que j’apprécie beaucoup. Mais, voilà qu’autour de minuit, après une longue et éprouvante journée, dans une énième entrevue sur un sujet délicat, Lainé crache sur plus de 800 millions d’individus à la peau noire. Je suis convaincu qu’avec le recul et sans la pression médiatique qu’il s’est lui-même imposé, Rolls n’en serait pas à véhiculer de tels préjugés. Je n’ose pas imaginer les réactions, aujourd’hui si de tels propos, dans des circonstances similaires, seraient sortis de la bouche d’un Roberto, de Ti Joe ou de David Dupoux ou n’importe quel musicien a la peau claire.

Il est indéniable que dans un conflit des comportements au sein des membres du groupe soient condamnables mais ceci regarde avant tout, le groupe. Le public n’a pas à être invité à ce strip-tease moral. Josias Pierre, en fin de compte a propose que les musiciens se mettent des garde-fous et renforcent l’institutionnalisation de l’Entreprise. Les frustrations doivent être évacués mais doit-on le faire sur la place publique. Il ne faut pas confondre Médiation et Médiatisation.

Aly Acacia

La belle aventure de Nu Look bat de l’aile…

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Ce que plusieurs mélomanes redoutaient est sur le point d’arriver. Nu Look, ce magnifique groupe musical qui récolte des succès en boucle depuis sa formation, fait face à sa deuxième crise majeure aprèsle départ spectaculaire de Gazmann en janvier 2010 pour aller former dISIP. Une crise qui, nous le craignons, risque d’ouvrir la voie à sa désagrégation complète sur la scène du Konpa direct

Le torchon brule depuis quelques semaines au sein de ce groupe entre Arly Larivière, la plaque tournante de la production musicale, et Ederse ‘’Pipo’’ Stanis, le chanteur lead, transfuge de Bèl Jazz.  Très peu de temps après l’engagement de celui-ci pour prendre la commande du ‘’ban devan’’ du groupe en remplacement de Gazmann, le géant en taille et talent, certaines fuites dans les medias laissaient entrevoir un malaise profond entre Pipo et Arly. Incompatibilité de caractère. Lutte âpre mais voilée pour être la superstar du groupe etc.

A la base, selon ces mêmes fuites, le désir brulant d’Arly de sortir définitivement de l’ombre, accolé à son clavier, pour prendre beaucoup plus de place et s’affubler de son chapeau de superstar. Le génie capois en paroles et musique aurait décidé de prendre les devants pour éviter que l’épisode inattendu de Gazmann ne se répète avec Pipo au cas ou ce dernier déciderait de prendre la porte de sortie. Il est auteur-compositeur-interprète et producteur de studio émérite, adulé par la gent féminine. Pas question que la responsabilité du succès du groupe repose sur le dos d’un seul chanteur que ses propres productions starisent dans le game. Pour preuve, sur plusieurs flyers promo des soirées de Nu Look, on ne voit qu’Arly quand le groupe doit partager la scène.

De la place, le charmeur capois au crâne rasé en a prise. Même trop. Plusieurs fans et journalistes ont constaté l’effet envoutant de son charisme sur scène, jusque là en hibernation, et qui éclipse quasiment Pipo, avec un tempérament plutôt introverti. Malheureusement, son rôle comme chanteur lead dans le Konpa moderne est d’assurer l’animation enflammée du ”ban devan”. Il y avait ce fameux et époustouflant face-à-face Djakout # 1 – Nu Look le 23 novembre 2011 à Miami, remportée, disait on, haut les mains par Nu Look grâce à la force de frappe de…Arly.

Le clou s’est définitivement enfoncé dans la plaie avec la création de ‘’Arly & Friends’’, une sorte de groupe parallèle qui joue, majoritairement, du Konpa dans lequel Arly officie en maitre et seigneur en compagnie de certaines virtuoses dont  Ti Harold, Shedly Abraham, Tom Mitchel etc.  Une véritable dream team.

L’un des signes prémonitoires de cette lente descente aux enfers du groupe remonte à la soirée d’anniversaire de Mizik Mizik le 3 novembre dernier au Club Indigo où Nu Look devait partager la scène avec l’équipe de Fabrice à titre de groupe invité. Une remarquable soirée en perspective au bord de la plage  pour les mélomanes. De grandes affiches promo surplombaient plusieurs rues à Pétion-ville et on y voyait les frimousses joyeuses d’Arly et de Pipo sous de celles de Fabrice, Keke, Manno et Eric.

Coup de théâtre. Quelques jours avant la date butoir, on apprenait qu’en lieu et place de Nu Look, c’est”Arly & Friends”qui ouvrira le bal d’anniversaire à cause, selon les organisateurs, d’un précédent malentendu entre Nu Look et le Club Indigo. Les organisateurs ont inventé toute sorte de subterfuges pour faire avaler le gros crapaud à la presse musicale. Mais personne n’est dupe. Le glas était sonné pour Nu Look. Il ne s’agissait qu’une question de jours même si, comme d’habitude, Arkinson ‘’Zagalo’’ Bèlizaire, leur représentant en Haïti, a intervenu sur plusieurs radios pour lire fièrement la programmation chargée du groupe pour sa tournée traditionnelle  de décembre.

Finies les cachoteries. Nu Look vient de crever l’abcès. Dans une note de presse publiée aujourd’hui 7 décembre (cliquez ici pour lire la note de presse) en deux langues (Anglais et Français), le groupe annonce ‘‘ (…) l’annulation de ses affiches pour ce week-end à Fort Myers et Labadee Manoir et l’arrêt temporaire de ses activités jusqu’à nouvel ordre’’. Plus loin, on peut lire dans cette même note que le ‘’Le groupe profitera de cette pause pour restructurer son administration et éventuellement recruter de nouveaux talents’’. De nouveaux talents ? S’agit-il de Chanteur ? Guitariste ? Percussionnistes ? Aucune précision sur les postes à combler. Aucune référence non plus à une quelconque démission ou révocation. En d’autres termes, Nu Look projette d’ajouter de nouveaux talents et Pipo fait bel et bien partie du personnel musical du groupe. Logiquement.

Cependant, la note comporte quelques incohérences assez évidentes. Par exemple, à la fin de celle-ci, le groupe publie son calendrier de prestation live en Haïti qui débutera le 20 décembre alors qu’il est dit dans la note que les circonstances ont engendré un ‘’arrêt temporaire de ses activités jusqu’à nouvel ordre’’. Curieusement, ce ‘’nouvel ordre’’ est déjà annoncé puisque le groupe entamera sa tournée le 20 décembre, à moins qu’il essaie de rouler la presse musicale dans la farine en refusant de cracher le gros morceau officiellement.

Les scenarii possible

Au cas ou Nu Look disparaitrait sur la scène Konpa, il ne fait aucun doute qu’Arly consacrera, désormais, toutes ses énergies et son talent divin à ‘’Arly & Friends’’. D’ailleurs, il est entrain de cuisiner un album solo à cet effet. Du nombre de ses ‘’friends’’, on retrouvera probablement l’excellent Ralph Condé. Pour les autres musiciens de Nu Look, il faudrait, très probablement, qu’il remette leur CV à jour. Dans certains milieux ‘’huppés’’ en Haïti, il y a apparemment, une forte demande pour ‘’Arly & Friends’’ géré par Dream Promo, jeune compagnie de promotion et de gestion d’artistes qui comprend aussi Luck Mervil dans son écurie. Adieu veau, vache, cochon, couvée pour Zigizag Productions qui, jusque là, détenait les rennes de Nu Look en Haïti. Combien de temps le momentum ‘’Arly & Friends’’ va-t-il tenir ? Personne ne sait. Ce dont on sait, par contre, le cerveau du capois regorge de neurones très actifs pour nous sortir encore des dizaines de mélodies craquantes et des paroles à l’eau de rose, secrets de ses hits à n’en plus finir.

Quant à Pipo, les rumeurs commencent à gonfler sur le web sur sa prochaine destination qui, peut être, ne sera point sa destination finale. Ces rumeurs visent toutes ‘’Klass’’ sous la direction du professeur Richie. Il y aurait déjà eu des réunions d’affaire pour le placer à coté de Klemay. Depuis le départ de Hollywood,  ce jeune feu follet, capois comme Richie, se démène comme un diable dans un bénitier pour maintenir le groove du ”ban devan” de Klass.  Il s’en sort pas mal, selon plusieurs observateurs. Cependant, son timbre de voix se rapproche beaucoup de celui de Pipo. Bref.

Il est bruit aussi que BelJazz, en période de mise de jambe après la sortie  de ‘’Sa Ki Rive’’, leur 2èmedernier album studio, lui ferait des yeux doux pour qu’il retourne au bercail. Enfin, certains évoquent l’éventualité que Pipo monte son propre groupe musical pour mettre fin à cette galère qui nuit beaucoup à sa réputation malgré son énorme talent de chanteur.

Dans l’un ou l’autre scénario pour chacun des protagonistes, le grand perdant sera les mélomanes qui verront fondre comme beurre au soleil l’un des groupes les plus représentatifs du Konpa Direct.

Dans ‘’Confirmation’’, Arly a sorti, d’un ton sarcastique, ‘’Gad on pwoblèm’’ (Quel problème !), une phrase simple qu’on pourrait assimiler à un slogan. Elle s’est rapidement transformée en hashtag sur Twitter et trotte sur presque toutes les lèvres. Et bien, c’est confirmé. Nu Look patauge dans de sérieux problèmes.

djecee


 

 

Murielle Créations nous revient

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Il y a quelques années, Murielle Leconte était à la une de la presse locale. Très malade, elle a dû fermer boutique et se soumettre à une surveillance médicale. Après plusieurs soirées de collecte de fonds organisées çà et là, pour aider la designer à faire face aux exigences sanitaires, Femmes en Démocratie, le Comité du cinquantième anniversaire de Tropicana et le Caribbean Group ont réalisé le week-end dernier plusieurs activités pour aider cette figure de la mode à reprendre du service.

Murielle a vieilli de quelques années sans avoir pour autant la moindre ride sur le visage. Le combat qu’elle mène depuis très longtemps, semble-t-il, a été contre l’effet du temps sur sa beauté. Elle est belle… comme toujours ! Elle conserve le sens de la discipline et d’une femme acharnée au travail. Cela étonne.
A Break Time Restaurant, le vendredi 7 décembre dernier, la décoration est refaite. Moins de chaises, plus de tables et de couleurs, car des magiciennes de la mode sont là, elles préparent l’espace pour la première journée d’exposition en l’honneur de Murielle Leconte. Maguy Durcé de MagArt, Phélicia Dell de Vèvè Collections, Simone Ambroise de Kay Atizan, Libecca Manoucheka, Cartine V. Leconte-Obas, Réginald Scott et Claude Rose-Laure sont à la tête de l’équipe qui fait les arrangements finaux. Au milieu d’eux, une femme qui a laissé ses cannes pour se joindre aux travaux. C’est Murielle, celle qu’on surnomme ‘’Femme de combat et de créativité’’. Un peu fatiguée, mais trop travailleuse pour rester à observer, elle place les bijoux sur les étagères, reçoit des cadeaux et propose l’agencement des choses : « Je veux que le tableau que Frankétienne vient de m’offrir soit exposé ici. Mais on ne le vendra aux enchères que samedi, lors du bal de Tropicana», dit-elle à Simone Ambroise. Attendue pour être escortée à une réunion apparemment très urgente, elle nous explique en peu de mots l’objectif de cette activité : « Honorer Murielle et aider son atelier à reprendre du service. »
Le temps de deux photos, elle nous fait son joli sourire. Le week-end dernier a ramené son cinquante-troisième anniversaire de naissance et les vingt-trois ans de Murielle Créations. Elle jouira au maximum de ce moment fort, car dès lundi, elle retourne à l’hôpital, pour sûrement en revenir plus motivée à nous créer des chefs-d’œuvre trois ans après.
Bonne fête, Murielle !

Plésius Junior LOUIS (JPL 109) junior.jpl007@yahoo.fr
Credit: Le Nouvelliste

Festival de la poésie à Jérémie

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Jérémie, la ville des poètes, accueille,du 8 au 14 octobre 2012, la deuxième édition du festival de la poésie. Le centre culturel Jean-François Brierre, organisateur de cette grande manifestation annuelle, veut placer cet événement sous le signe du tourisme local en vue de permettre à tout un chacun de goûter des instants inoubliables dans la Grand’Anse.

Toute une brochette de poètes, de romanciers et d’artistes ont pris rendez-vous à la Grand’Anse pour couler des instants de poésie. Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette deuxième édition : lecture de textes poétiques, montage de textes, exposition des œuvres de poètes haïtiens et d’ouvrages d’auteurs publiés en 2012, conférences-débats sur la vie et l’œuvre des trois poètes centenaires : (Magloire Saint-Aude, Roussan Camille et Félix M. Leroy), ateliers d’écriture poétique, romanesque et théâtrale. Et puisque la poésie fait bon ménage avec la musique, les soirées seront soutenues musicalement par Wooly Saint-Louis Jean, Félix Jean Guillaume, Harry Juste et le populaire Wanito.

Pour une participation active des jeunes au cours de ces activités, un éventail d’ateliers : 10 ateliers d’écriture poétique pour 10 groupes de jeunes de dix communes de la Grand’Anse. Des ateliers d’écriture romanesque seront animés par Kettly Mars et Gary Victor. Un natif de Jérémie, Syto Cavé, dirigera un atelier de théâtre. Deux ateliers sur la peinture seront tenus respectivement par le Jacmélien Rénold Laurent et le Beaumontrois Mérès Wèche. (Ce dernier qui a peint, l’année dernière pour le festival, un portrait de Frankétienne cultive plusieurs talents : journaliste, écrivain, peintre, etc ). Les deux ateliers sur la musique reviendront à Wooly Saint-Louis Jean et Félix Jean Guillaume.

Quelques invités au festival

Voici la liste partielle des poètes et romanciers invités: Josaphat-Robert Large, Claude C. Pierre, Gary Victor, Mérès Wèche, Dominique Batraville, Syto Cavé, Christophe Philippe Charles, Amos Dugé, Jean-Claude Fignolé, Emmanuel Ménard, Henri-Robert Jolibois, Robert Edith Lataillade, Serge Picard, Fresnel Larosilière, Rénold Laurent, Maurice Léonce, Jean-Robert Léonidas, Billy Lundi, Kettly Mars, Emmelie Prophète, Allemagne Dorestant, Jimmy Saint-Louis,Clausel Midy, Mackenzie Orcel, Riquet Dorimain, Francisque Mayas. D’autres personnalités comme celles du circuit de la production et de la diffusion du livre, Anaïse Chavenet de Communications Plus, par exemple sont aussi invitées.

« L’immense succès qu’a connu ce festival l’année dernière et son impact nettement positif sur la production artistique et littéraire, tant au niveau régional qu’au niveau national, exigent la réédition d’un tel évènement », s’est félicité le président du Centre culturel Jean F. Brierre, Me Jean Guy-Marie Louis.

Pour rejouer la carte culturelle et touristique, comme l’année dernière, des guides du centre culturel vous feront visiter le fort Marfranc le jour de l’inauguration de la Bibliothèque de Marfranc . Ils vous amèneront en excursion à Dame-Marie sur les traces des treize de « Jeune Haïti ». Vous découvrirez les Abricots, le paradis des Indiens où l’écrivain Jean-Claude Fignolé fignole sa prose.

Au cours du festival de la poésie, un ensemble de manifestations rythmera la Grand’Anse : une foire du livre avec vingt-cinq  auteurs en signature, théâtre, musique, danse et exposition de peinture.

 « Le Festival national de la poésie – organisé en partenariat avec le Foyer Culturel de Jérémie, l’Alliance française de Jérémie, l’Ecole supérieure catholique de droit de Jérémie, le Centre Numa Drouin, la mairie de Jérémie, la mairie des Abricots, la mairie de Dame-Marie, la Bibliothèque nationale, Communication  Plus et l’Institut français en Haïti, – est conçu en vue de créer un lieu de rencontre où tous les poètes du pays peuvent poser ensemble les problèmes de la poésie, échanger leurs expériences et les partager avec les jeunes. Il permettra aussi de maintenir Jérémie sur la carte culturelle d’Haïti et de perpétuer  son titre de ‘’Cité des poètes’’ », a déclaré Me Jean Guy-Marie Louis, tout en énumérant quelques objectifs spécifiques que poursuit le festival :organiser un forum national des poètes haïtiens; lancer le prix de poésie Jean F. Brierre ; faciliter l’interaction entre les jeunes poètes et leurs aînés; stimuler l’intérêt des jeunes pour la production artistique et littéraire; renforcer la décentralisation culturelle ; promouvoir de nouvelles formes d’expression artistique et culturelle dans la Grand’Anse.

Du 8 au 14 octobre, la poésie coulera à flot dans la Grand’Anse. Les poètes seront en harmonie avec les muses.

Claude Bernard Sérant serantclaudebernard@yahoo.fr
 Credit: Le Nouvelliste

Ils ont réveillé le maestro Nemours Jean-Baptiste

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 Nemours Jean-Baptiste  sombrait déjà dans l’oubli. Cette nouvelle génération d’Haïtiens ne connaît pas le père du « Compas direct » ou du moins, elle en a entendu parler de façon sporadique  au cours de certaines  émissions « retro » . Très peu de signes manifestes ont aidé à conserver les souvenirs de ce grand chef d’orchestre qui a marqué son époque . Les jeunes animateurs de musique populaire en parlent  très peu , parce que, sans doute, ils ne disposent pas d’informations . Les pouvoirs publics n’ont pas fait assez d’efforts pour hisser Nemours Jean-Baptiste au tableau d’honneur .

               Il paraît pourtant que tout espoir n’est pas perdu pour la sauvegarde du patrimoine et de la culture nationale . Richard Devil a frappé fort sur la table en annonçant une conférence-débat sur Nemours Jean-Baptiste à l’auberge de la Radio télévision nationale d’Haïti le dimanche 23 septembre 2012 à 4h p.m. C’est une initiative très louable qui mérite d’être encouragée . C’est un geste de grandeur et de revalorisation fait à l’égard d’un des plus grands musiciens du siècle passé.

« Et Cetera marketing» et la RTNH ont fait de leur mieux pour arracher  le maestro de son profond sommeil en confiant la tâche  à des panélistes dont la réputation n’est plus à faire pour enseigner la leçon « Nemours Jean-Baptiste » aux apprenants qui ont fait le  déplacement. Nous apprécions à sa juste valeur l’effort qui a été fait ; cependant certaines corrections sont nécessaires pour parler d’un homme aussi important, nous parlons du maestro Nemours Jean-Baptiste.

Influences  de Nemours Jean-Baptiste sur l’économie du pays

Pour répondre à une invitation de l’orchestre  Nemours Jean-Baptiste à Cabane Choucoune à Pétion-Ville, il fallait faire beaucoup d’efforts, chacun des efforts produits par le mélomane  alimente un secteur d’activités. Nous n’allons pas les énumérer tous, mais nous pouvons prendre quelques exemples juste pour soutenir notre argumentation:-on envoie son costume chez le nettoyeur,-on s’assure que la voiture est en bon état de fonctionnement avec de l’essence,-on paie les billets d’entrée; puis on consomme et on donne des pourboires pour le service, pour la surveillance de la voiture. Chacun de ces gestes va dans des secteurs spécifiques. Peut-être qu’on ne prend pas assez de temps pour réfléchir sur la question.

           Une soirée dansante comme activité principale crée autour d’elle des activités  secondaires génératrices de revenus. Tout le monde vibre. Plus il y a des gens à faire le même mouvement, plus cela renforce et stabilise les secteurs. Lorsque cela se produit avec une certaine fréquence, l’argent change de main facilement et rapidement, il y a une grande circulation monétaire qui rend tout le monde joyeux.

              L’activité principale est la soirée dansante qui est la variable indépendante ou la proposition principale. On ne peut  pas avoir de propositions subordonnées sans proposition principale. Celui qui multiplie ces activités est un agent économique important. On parle très souvent du musicien  lorsqu’on se réfère au maestro, mais on néglige trop souvent l’aspect économique de la soirée dansante.

       Un homme qui a fait circuler tant d’argent, créé autant d’ouvertures et stabilisé tant de secteurs, ne trouve pas d’institutions de renom pour sponsoriser une conférence-débat  donnée  en son nom. On oublie vite. On oublie trop vite. Ne rêvez pas. Nous parlons de Nemours Jean-Baptiste.

             Nous disons un grand merci à la Croix-Rouge haïtienne, une institution qui n’a tiré aucun bénéfice direct de l’orchestre Nemours Jean-Baptiste, de nous avoir permis de vivre ce moment mémorable en l’honneur du maestro. M.  Devil a travaillé avec les moyens du bord. Nous avons vu le pamphlet, Nemours mérite mieux que cela ! M. Devil, ne vous arrêtez pas en si bon chemin, c’est sûr que vous aurez toujours le soutien de ces intervenants qui l’ont connu de même que l’appui du DG de la RTNH, persévérez, la victoire n’appartient  qu’à ceux qui luttent.

        L’organisation du panel

Les panélistes sont des instructeurs, c’est-à-dire des gens qui détiennent l’information et qui sont décidés de la communiquer. Le maestro étant un personnage à plusieurs casquettes , il faudrait:

 1)- un panel aussi diversifié que le maestro lui-même;

2)- donner plus de temps aux panélistes pour qu’ils  développent leurs moyens;

3)- parler autant du citoyen Nemours Jean-Baptiste que du maestro;

4)- Pour un sujet aussi important, un dimanche 4 h de l’après-midi ne représente ni l’heure, ni le moment idéal pour une invitation de cette envergure;

5)- présenter le maestro en images avec son équipe, en pleine répétition et  sur scène;

6)- tourner la musique de l’orchestre pendant les temps morts;

7)- respecter les invités en commençant à l’heure;

8)- inviter les médias à couvrir la conférence et la considérer comme un évènement culturel sans précédent ;

9)-présenter des propositions concrètes pour faire connaître le maestro de toutes les générations d’Haïtiens;

10)- décorer la salle avec les couleurs de l’orchestre;

11)- parler surtout de la vie du maestro après sa retraite;

12)- exposer tout ce qu’on trouve sur la vie de l’orchestre et sur l’homme avant la conférence ;

13)- pour parler d’un agent économique  aussi influent, il faut des sponsors importants pour  vendre l’image de l’institution et le produit Nemours Jean-Baptiste.

Les intervenants ont promis de donner une suite favorable à cette grande première . Sponsors, à vous de jouer !

 islamlouisetienne@yahoo.fr

Credit: le Nouvelliste

Solitude ( Beegens)

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Saaaa se timoun Leyogann kap evolue nan Canada. Ann apresye videyo saaaa.

Kraze brize ( Don Beegens) Wikinson D’Haiti

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