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Aprann pliye kò’ w !

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Enregistrée chez lui dans son studio de Péguy-Ville le temps d’une nuit, ”Pliye kò’w”, la plus courte méringue du moment, a tout de suite eu l’approbation des frères, soeurs et même du père de l’aîné des Martelly. « Je me rappelle, dit Olivier en riant, papa m te di m sa a tou hit. Je ne voulais pas faire une longue musique ni un morceau habituel. Je voulais quelque chose d’amusant, qui allait retenir l’attention de tout le monde, mais qui surtout avait un slogan facile. » Dans le bureau de Ticket, mercredi matin, Olivier, sac au dos, renvoie plus l’image du musicien passionné que celui du responsable de « Soccer for change », le mouvement qu’il a lancé. En jeans et baskets, bien que son maillot vert vif soit frappé du logo de « Foutbòl pou chanjman », le jeune homme est plus reposé que la dernière fois que je l’ai croisé dans son bureau au Palais National. « La méringue est venue facilement. J’ai d’abord fait le beat, puis j’ai écrit les paroles avec Roody, un ami. Mais tout était prêt après une nuit. Je voulais aussi que le morceau soit sur toutes les lèvres avant les trois jours gras et je pense que l’objectif est atteint. » Onzième dans le top 20 des méringues les plus diffusées sur la bande FM ces deux dernières semaines, ”Pliye kò’w” a relativement fait son travail auprès du public. Avec la vidéo qui a tout de suite suivi le morceau, la danse aussi. « Chak moun fè pliye kò’w la fason pa yo », explique Olivier, jovial. « Dans les provinces ou à Port-au-Prince, partout où je passe, les gens m’arrêtent et me font un pliye kò’w. C’est devenu comme une salutation ». ”Pliye kò’w”, inspirée de ”Tòde kò’w”, la danse de la méringue carnavalesque 2012 de Kreyòl La, est « dans kanaval la ». Avec les vidéos prises à partir de son iPhone, le fils du président prend plaisir à montrer à qui le veut ses fans si hardis. Pour ceux qui s’obstinent à croire qu’Olivier Martelly n’aurait pas dû utiliser le terme « Wana » dans sa méringue, ce dernier répond ceci : « Wana et zokiki étaient les mots les plus populaires de 2012. Je ne les ai pas utilisés à un mauvais escient. Quand on parle de Wana on parle d’une femme. C’est comme si je disais ”Sarah”, par exemple. Il n’y a rien de vulgaire dans la méringue. Je me devais de toucher toutes les couches sociales et tous les clans avec la musique, et c’est ce que j’ai fait. Oui, j’ai reçu des critiques, mais franchement, je n’en ai pas tenu compte, parce que de toute façon, on ne peut pas plaire à tout le monde ». De même pour son featuring avec le beatmaker G-Dolph pour sa méringue, Olivier classe cette collaboration comme un « trip » et un « support au rabòday ». Oui, BigO sera au Cap. La question se posait-elle ? Les trois jours gras le verront sur le char de son frère T-Micky, avec qui il partagera la vedette. « Ça ne me dérange pas du tout d’être sur le même char que Sandro. Au contraire. Nous allons faire ”un malheur” à nous deux », affirme Olivier, plus qu’heureux d’avoir la chance de participer au défilé carnavalesque. « Week-end sa a nou pral fè moun Jacmel pliye kò yo. Le carnaval de Jacmel devient de plus en plus important, tant au niveau touristique, culturel et musical. Les groupes l’utilisent comme une sorte de répétition avant les grands jours. » (rires) Pour ce qui à trait à ses projets futurs, le chanteur a déjà une musique prête pour le temps mort après le carnaval. « ’Brase lari a’ est mon nouveau bébé. Elle sera disponible après la période carnavalesque. Je ne me démarque pas de mon style habituel et je pense qu’elle sera appréciée du grand public. » En attendant les 10, 11 et 12 février prochains pour voir comment le boulevard du Cap accueillera les fils présidentiels, tout moun pliye kò’ n !
Gaëlle C. Alexis
Credit: Le Nouvelliste

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